
Le riz demeure la denrée
alimentaire la plus largement consommée par les
différentes couches de la population malagasy.
Au cours de l’année 2005, les marchés
ruraux du SIMR n’ont pas connu de problème
d’approvisionnement en riz. La couverture des besoins
en riz du milieu rural est assurée par la production
des différentes régions et/ou par la mise
en vente de riz provenant de l’extérieur
des régions.
Evolution trimestrielle
des prix moyens de riz local et importé (en Ar/kg)

En raison de l’imminence
de la période de soudure, les marchés ruraux
du riz renouent avec l’inflation et la courbe de
prix retrouve l’allure ascendante observée
un an plus tôt. Au 3ème trimestre 2005, le
prix du riz a connu une augmentation de 10% par rapport
au 2ème trimestre 2005. Le riz importé s’achète
en moyenne à 1030 ariary le kilo, soit 15,5 % de
plus que le prix du riz local. La tendance à la
hausse du prix du riz local reste assez timide.
Evolution trimestrielle
et mensuelle du prix du riz local et du riz importé
Au cours du 3ème
trimestre 2005, le comportement des marchés ruraux
traduit une certaine régularité de leur
approvisionnement en riz local. En ce qui concerne le
prix du riz importé, le niveau le plus élevé
a été atteint au mois de juillet 2005, notamment
dans la Région d’Atsinanana.
Variation trimestrielle
du prix du riz local par région au 3ème
trimestre 2005 (en Ar/kg)

Bien que dans les Régions
de Boeni et de Menabe, les fluctuations des prix du riz
local représentent plus ou moins 5%, la hausse
globale de prix est estimée à 9,11% sur
l’ensemble des régions. Les variations excessives
de prix font état d’un accroissement de plus
de 25% au niveau des marchés ruraux des Régions
d’Atsinanana, de Bongolava, de Vakinankaratra et
de Vatovavy Fitovinany. A l’inverse, les seuls marchés
ruraux à avoir enregistré une baisse notoire
de plus de 10% sont ceux des Régions de DIANA et
de la Sofia.
MAÏS, MANIOC
ET PATATE DOUCE
En général,
la production rizicole ne permet pas de couvrir les besoins
annuels en riz des ménages. La plupart d’entre
eux sont contraints de combiner la consommation de riz
avec celle d’autres produits vivriers comme le maïs,
le manioc ou la patate douce. L’augmentation du
prix du riz ne manque pas d’influer le prix des
autres produits vivriers susceptibles de servir de complément
ou de substitut.
Evolution trimestrielle du prix
moyen de maïs, de manioc et de patate douce (en Ar/kg)

L’évolution des cours trimestriels du maïs
continue de se conformer à celle du riz, sans que
le manioc et la patate douce en soient pour autant affectés.
En d’autres termes, la préférence
des consommateurs se porte davantage sur le maïs
que sur les deux autres produits de substitution du riz.
Cependant, le prix du maïs demeure largement inférieur
à celui du riz.
Evolution mensuelle des prix moyens du maïs,
du manioc et de la patate douce de juillet à septembre
2005

De toutes les Régions,
les marchés ruraux de Menabe affichent le prix
moyen le plus élevé de maïs qui se
vend à 725 ariary le kilo au 3ème trimestre
2005. Ailleurs, dans les Régions de Bongolava,
Sofia et DIANA, les prix n’arrivent même pas
à hauteur de 500 Ar/kg au mois de septembre 2005.
Le manioc et la patate douce vendus aux marchés
ruraux de la Région d’Ihorombe s’avèrent
être les plus chers du mois de septembre 2005. Le
prix du kilo de manioc a atteint plus de 440 ariary et
celui de la patate douce a été supérieur
à 550 ariary.
POMME DE TERRE
Sur les Hautes Terres,
de par sa culture qui peut se pratiquer sur trois saisons
et le revenu qu’elle procure aux producteurs, la
pomme de terre est devenue une spéculation prometteuse.
A ce titre, elle revêt un intérêt grandissant
pour l’économie nationale, à tel point
que le Gouvernement malgache se préoccupe de la
promotion de variétés exportables (Spunta
et Meva).
Prix moyen de la pomme de terre
par région au 3ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

La Région de Vakinankaratra
est réputée pour être la principale
région productrice de pomme de terre. La moyenne
des prix relevés pour cette région a été
de 277 Ar/kg, soit le prix le plus bas du 3ème
trimestre 2005. Pourtant, dans les régions non
productrices (SAVA, DIANA et Boeni), le kilo de pomme
de terre s’achète à plus de 900 ariary
au mois de septembre 2005.

BANANE
La banane fait partie
des fruits qui peuvent se vendre en toute saison au niveau
des marchés ruraux.
En moins d’une année,
le prix de la banane est passé de 350 Ar/kg à
500 Ar/kg. La baisse notoire de la production nationale
en constitue la raison majeure, du fait de la pratique
de cultures sur brûlis ou tavy et des dégâts
de cultures causés par la maladie de Panama.
Prix moyen de
la banane par région au 3ème trimestre 2005
(en Ar/kg)
Dans les zones de production
et/ou dans les zones d’accès facile pour
l’approvisionnement des marchés, le kilo
de banane se vend autour de 400 ariary, voire à
près de 300 ariary dans la Région de Vatovavy
Fitovinany. Il revient à plus de 600 ariary dans
les Régions d’Alaotra Mangoro, Ihorombe et
Amoron’i Mania, pour culminer au cours du mois de
septembre 2005 à 1000 ariary aux marchés
ruraux de la Région de Boeni.
PE-TSAÏ
Le pe-tsaï figure
parmi les légumes communément consommés
en milieu rural, tout en procurant un gain de revenu substantiel
à leurs producteurs. En fonction de la proximité
des zones de production et des centres de consommation,
les variations des prix du pe-tsaï font ressortir
un écart important de plus de 500 Ar/kg entre le
niveau de prix le plus bas et le niveau de plus élevé.
Prix moyen du
pe-tsaï par région au 3ème trimestre
2005 (en Ar/kg)
Depuis le mois de juillet
2005, le prix du pe-tsaï a franchi la barre de 600
ariary le kilo dans les Régions d’Amoron’i
Mania et d’Ihorombe. Les marchés ruraux des
Régions d’Analamanga et de Vakinankaratra
sont les seuls à vendre le pe-tsaï aux environs
de 200 ariary le kilo.

Dans la plupart des régions
intéressées par le SIMR, l’apport
protéique d’origine animale est assuré
par la consommation de viande de porc, de zébu
ou de poulet,
A l’approche des
festivités de fin d’année, les risques
d’envolée des prix et la tendance au creusement
des écarts de prix entre ces trois produits se
font sentir sur la quasi-totalité des marchés
ruraux.
Evolution trimestrielle
des prix moyens de viande de bœuf, de viande de porc
et de poulet gasy (en Ar/kg).

La viande de bœuf
à 2500 Ar/kg au 3ème trimestre de l’année
2004 est proposée, en 2005 à la même
période, à 3000 Ar/kg. Simultanément,
la hausse des prix de la viande de porc et du poulet gasy
se poursuit, à tel point que le kilo de viande
de porc dépasse le seuil de 4000 ariary.
Evolution mensuelle
des prix moyens de la viande de bœuf, de la viande
de porc et du poulet gasy par région de juillet
à septembre 2005
Aux mois d’août
et de septembre 2005, comme l’épidémie
aviaire ne constitue plus une réelle menace pour
le cheptel aviaire, l’on assiste à la reprise
de la hausse du prix de poulet gasy. Cette tendance s’apparente
à la courbe d’évolution de prix de
la viande de porc. En début du 3ème trimestre
2005, le poulet gasy se vend à 3382Ar/kg, suite
à un léger accroissement de 165 ariary.
Au niveau des régions
disposant de potentiels relativement importants, les poissons
séchés constituent non seulement une source
d’apport en protéine, mais ils procurent
également un gain de revenu appréciable.
Evolution trimestrielle
des prix moyens de poissons d’eau douce et de mer
séchés (en Ar/kg)
Dans la mesure où
ces produits sont particulièrement recherchés
dans les zones rurales où la viande fait défaut,
le prix des poissons séchés n’a cessé
d’augmenter au cours des deux dernières années.
Si l’on se réfère aux 2ème
et 3ème trimestre 2005, les hausses de prix des
poissons séchés ont été respectivement
de 6,6% pour les poissons d’eau douce séchés
et de 6,8% pour les poissons de mer séchés,
en suivant la tendance à la hausse du prix des
viandes de porc, de bœuf et de poulet gasy.
Evolution des
prix moyens de poissons séchés par région
de juillet à septembre 2005

Comparativement au reste
des régions, les marchés ruraux de la Région
d’Analamanga enregistrent les prix moyens les plus
élevés, tant pour les poissons d’eau
douce séchés que pour les poissons de mer
séchés. Dans les Régions d’Atsinanana
et de Boeni, les poissons de mer séchés
sont vendus aux prix les plus bas.
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