MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE L'ELEVAGE ET DE LA PECHE
     
SYSTEME D'INFORMATION SUR LES MARCHES RURAUX (SIMR)
S.I.M.R
Depuis 2006 la Publication du Bulletin SIMR de la DSI MAEP se fait tous les Bimestres
Bulletin N°12:
Mars-Avril 2007
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 Bulletin N°12: Le Système d’Information sur les Marchés Ruraux (SIMR) traite quatre catégories de produits, à savoir les produits vivriers, les fruits et légumes, les produits d’élevage et les produits de pêche, pour un total de 52 produits suivis régulièrement. Ces produits ont fait l’objet de relevé de prix hebdomadaire au niveau de deux marchés ruraux par région. Le 2ème bimestre 2007 auquel ce bulletin est consacré correspond au début de la période de récolte de certains produits. Les dépressions tropicales suivies de fortes précipitations ont eu des impacts sur les prix des produits agricoles.

Bulletin N°11:
Janvier-Février 2007
(Download .pdf 132 ko)
Bulletin N°10
Novembre -Décembre 2006
(Download .pdf 128 Ko)
Bulletin N°9
Septembre-Octobre 2006
(Download .pdf 655 ko)
Bulletin N°8
Juillet-Août 2006
(Download .pdf 116 ko)

Bulletin N°7
Mai-Juin 2006
(Download pdf 81 ko)

Bulletin N°6
Mars-Avril
2006
( . pdf 58 ko)

Bulletin N°5
Janvier-Février
2006
( . pdf 195 ko)

Bulletin N° 4
Octobre– Décembre 2005

Le Système d’Information sur les Marchés Ruraux (SIMR) traite quatre catégories de produits, à savoir les produits vivriers, les fruits et légumes, les produits d’élevage et les produits de pêche, pour un total de 52 produits suivis régulièrement. Ces produits ont fait l’objet de relevé hebdomadaire de prix au niveau de deux marchés ruraux par région, soit actuellement 36 marchés pour 18 Directions Régionales de Développement Rural (DRDR). En se référant essentiellement à la récolte de riz du deuxième trimestre 2005, le quatrième trimestre 2005 auquel ce bulletin est consacré correspond au début de la période de soudure.

RIZ

Les efforts du Gouvernement ainsi que les conditions climatiques propices à la culture du riz à Madagascar ont permis d’obtenir une hausse de 14% de la production rizicole pour la campagne 2004 - 2005.

Graphique 1 : Evolution trimestrielle des prix moyens de riz local et importé (en Ar/kg)

Quoi qu’il en soit, au fur et à mesure que l’on s’achemine vers la période de soudure, les fluctuations du cours du riz sur les marchés locaux focalisent de plus en plus l’attention des ménages malgaches. Or, contre toute attente, le prix du riz local ne semble pas accuser une hausse particulière au 4ème trimestre 2005. D’une manière générale, les prix du riz au cours de ce dernier trimestre 2005 se stabilisent autour de 900 Ar/kg par rapport au niveau des prix observé un an plus tôt.

En fait, l’importation massive de riz d’octobre à décembre 2005 risque de favoriser une mévente de riz qui se ressentira sur l’infléchissement du prix de riz importé et l’alignement de ce prix aux cours du riz local.

Tableau 1 : Evolution trimestrielle et mensuelle de prix de riz local et de riz importé

Le niveau de prix le plus élevé enregistré pour la variété Tsipala s’établit en moyenne à 924 Ar/kg au 4ème trimestre 2005. La variété Makalioka qui provient principalement de la Région d’Alaotra Mangoro arrive en seconde position, pour une moyenne de prix de 918 Ar/kg au cours de la même période.

Graphique 2 : Prix moyen de riz local par région au 4ème trimestre 2005 (en Ar/kg)



La disparité de prix entre les régions tient au fait qu’au dernier trimestre de l’année 2005, le riz de première saison ou vary aloha n’a pas encore été récolté sur les Hautes Terres. Les prix les plus élevés avoisinent les 1000 Ar/kg dans les Régions d’Amoron’i Mania, de Haute Matsiatra et de Vakinankaratra.

En partie, le déstockage des GCV a contribué à la contraction du prix du riz local, notamment dans la Région d’Alaotra Mangoro (794 Ar/kg). La récolte du vary jeby dans la Région de Sofia a permis la vente du kilo de riz local à 824 Ar/kg. Les marchés de Vatovavy Fitovinany regorgent de riz se vendant en moyenne à 796 Ar/kg au 4ème trimestre 2005.

MAIS, MANIOC ET PATATE DOUCE

Bien que le riz constitue l’aliment de base pour l’ensemble des régions, le maïs, le manioc et la patate douce n’en occupent pas moins une certaine importance dans l’alimentation de la population malagasy.

Graphique 3 : Evolution trimestrielle du prix moyen de maïs, de manioc et de patate douce (en Ar/kg)

Si l’on se réfère aux deux derniers trimestres de l’année 2005, le prix du maïs n’a cessé d’augmenter à la même allure que pour la courbe d’évolution des prix du riz. La reprise de la hausse de prix de cette céréale est attribuée à l’utilisation du maïs dans l’alimentation humaine, sachant l’incapacité de la plupart des ménages ruraux pour s’assurer une consommation exclusive à base de riz.

Dans ce contexte, la patate douce trouve également son intérêt pour sa contribution à la satisfaction des besoins alimentaires. En effet, au 4ème trimestre 2005, le prix de ce produit vivrier a connu une légère hausse de 5,6% par rapport au précédent trimestre.

Tableau 2 : Evolution mensuelle des prix moyens de maïs, de manioc et de patate douce d’octobre à décembre 2005

En décembre 2005, les prix du maïs les plus élevés des marchés ruraux ont atteint respectivement dans la Région d’Ihorombe 961 Ar/kg et dans la Région de Menabe 854 Ar/kg.

Nonobstant l’importance de la production maïsicole dans la Région de Vakinankaratra, le prix du maïs y est maintenu à un niveau assez élevé. Ce comportement du marché de maïs s’explique par l’incorporation du maïs dans la fabrication de provende pour l’alimentation animale et la transformation industrielle pour la brasserie.

Quant au manioc frais, sa vente se fait rare sur les marchés ruraux, au profit de ses dérivés sous forme de manioc séché ou en poudre.

Graphique 4 : Evolution trimestrielle des prix moyens de manioc en poudre, séché et frais (en Ar/kg)



Les produits transformés du manioc coûtent plus chers que le produit frais. Une demande non négligeable pour le manioc séché a favorisé la hausse de son prix à 504 Ar/kg au dernier trimestre 2005. Une variation de plus de 15% par rapport au 3ème trimestre 2005 a été alors enregistrée.

LITCHI

Le litchi constitue l’un des rares fruits de saison qui continue de bénéficier des opportunités d’exportation sur les marchés européens. Or, l’incapacité de la filière à se conformer aux normes édictées par les pays importateurs a entraîné la dépréciation du litchi malgache. Alors, ce produit se voit de plus en plus concurrencé par l’entrée en lice d’autres pays susceptibles d’offrir des produits de qualité.

Graphique 5 : Prix moyens de litchi au cours des campagnes 2004 et 2005 (en Ar/kg)

En conséquence, les producteurs locaux n’ont eu d’autres issues que de se rabattre sur les marchés intérieurs. Il s’ensuivit une chute inévitable du prix du litchi passant de 570 Ar/kg en 2004 à 480 Ar/kg en 2005, soit une diminution de 20% par rapport au cours de l’année passée. L’handicap du litchi malgache s’en trouve d’autant plus inquiétant avec le vieillissement des plantations, risquant de compromettre le maintien de la suprématie du litchi malgache sur les marchés d’exportation.

TOMATE

La tomate figure parmi les légumes frais les plus demandés sur les marchés.

Graphique 6 : Prix moyens de tomate par région au 4ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

Dans les Régions d’Alaotra Mangoro, de Vakinankaratra et de Bongolava, le 4ème trimestre 2005 correspond à la période de récolte des tomates cultivées en contre-saison sur rizières. Ces régions productrices proposent la tomate aux prix respectifs de 218 Ar/kg, 362 Ar/kg et 368 Ar/kg sur les marchés ruraux. Au mois de décembre 2005, la tomate a dû se vendre à un prix dérisoire de 170 Ar/kg dans la Région d’Alaotra Mangoro, alors que les Régions de Vatovavy Fitovinany et d’Ihorombe enregistrent les prix les plus élevés (984 Ar/kg et 974 Ar/kg).

En vue de l’amélioration des filières de production animale, les efforts nationaux s’orientent vers l’accroissement des disponibilités en viande au niveau des différentes régions.

Graphique 7 : Evolution trimestrielle des prix moyens de viande de bœuf, de viande de porc et de poulet gasy (en Ar/kg).

A l’approche des festivités de fin d’année, le prix de la viande de bœuf tourne autour de 3000 Ar/kg, tandis que les marchés de la viande de porc et des volailles sont confrontés à la hausse récurrente de prix. En particulier, le poulet gasy s’expose le plus au risque d’envolée de prix, en se vendant à 3744 Ar/kg au 4ème trimestre 2005 soit une augmentation de 17% par rapport au 3ème trimestre 2005.

Tableau 3 : Evolution mensuelle des prix moyens de viande de bœuf, de viande de porc et de poulet gasy par région d’octobre à décembre 2005

L’approvisionnement des marchés ruraux des Régions d’Analamanga et de DIANA à partir des régions excentriques explique l’élévation particulière des prix de la viande de bœuf dans ces deux régions. Au cours du dernier trimestre de l’année 2005, le kilo a atteint 3600 ariary. Le même niveau de prix s’observe dans la Région de Bongolava par où transitent les bœufs destinés à d’autres centres de consommation.

Par rapport à d’autres sources d’apports protéiques disponibles sur les marchés hebdomadaires, à l’instar des viandes de porc ou de zébu, les poissons séchés peuvent se conserver plus longtemps, en prévision d’une consommation échelonnée dans le temps. Cet avantage permet aux poissons d’eau douce séchés comme aux poissons de mer séchés de l’emporter sur la préférence des consommateurs.

Graphique 9 : Evolution trimestrielle des prix moyens de poissons d’eau douce et de mer séchés (en Ar/kg)

Il en résulte une hausse persistante du prix des poissons séchés entre le 3ème trimestre et le 4ème trimestre 2005, d’autant plus inévitable avec l’interdiction temporaire de la pêche sur l’ensemble du territoire national. En effet, l’indisponibilité des poissons frais au niveau des marchés ruraux a restreint le choix des consommateurs.

Tableau 4 : Evolution mensuelle des prix moyens de poisson d’eau douce séché et de poisson de mer séché par région d’octobre à décembre 2005

La Région d’Analamanga affiche les prix moyens les plus élevés de poissons séchés, valant en moyenne 4104 Ar/kg pour les poissons d’eau douce et 3018 Ar/kg pour les poissons de mer. Ces prix rencontrés au cours du dernier trimestre 2005 sont imputables à l’éloignement des zones de production. Les marchés de poissons d’eau douce séchés les moins chers sur les Hauts-Plateaux sont ceux de la Région de Vakinankaratra, avec des prix variant entre 1987 Ar/kg et 2008 Ar/kg. La proximité du lac Tatamarina à Betafo leur garantit un approvisionnement à des coûts moins excessifs.

     DIRECTION DES SYSTEMES D’INFORMATION
     B.P 301 – 101 Antananarivo Madagascar

     Téléphone : 22.542.13 / 22.617.60 Télécopie : 22.351.53

     E-mail : see_dsse@freenet.mg / maep.see2@freenet.mg / jmrakotovao@freenet.mg

     Ce bulletin est publié dans le site internet du MAEP : www.maep.gov.mg

     Financement du SIMR : Banque Mondiale via le Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR)

     Réalisation : Direction des Systèmes d’Information du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche

 

SYSTEME D'INFORMATION SUR LES MARCHES RURAUX
S.I.M.R

Bulletin N° 3
Juillet-Septembre 2005

SERVICE DES ETUDES ET DU SUIVI-EVALUATION

Le Système d’Information sur les Marchés Ruraux (SIMR) traite quatre catégories de produits, à savoir les produits vivriers, les fruits et légumes, les produits d’élevage et les produits de pêche, pour un total de 52 produits suivis régulièrement. Ces produits ont fait l’objet de relevé hebdomadaire de prix au niveau de deux marchés ruraux par région, soit actuellement 36 marchés pour 18 Directions Régionales de Développement Rural (DRDR). Etant donné que la principale récolte s’est effectuée au deuxième trimestre 2005, le troisième trimestre 2005 auquel ce bulletin est consacré correspond généralement à une transition vers la période de soudure.

Les Unités Régionales de la Statistique Agricole (URSA) transmettent les fiches de relevé de prix à la Direction des Systèmes d’Information (DSI). Celle-ci dispose du Service des Etudes et du Suivi-Evaluation (SESE) pour la maintenance de la base de données, la gestion des informations et les relations avec les utilisateurs. Les bulletins SIMR sont élaborés à l’issue du traitement des fiches de relevé. Les informations sur le prix des produits peuvent être obtenues directement auprès du SESE ou en consultant le site Web du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, à l’adresse suivante : www.maep.gov.mg.

 

Le riz demeure la denrée alimentaire la plus largement consommée par les différentes couches de la population malagasy. Au cours de l’année 2005, les marchés ruraux du SIMR n’ont pas connu de problème d’approvisionnement en riz. La couverture des besoins en riz du milieu rural est assurée par la production des différentes régions et/ou par la mise en vente de riz provenant de l’extérieur des régions.

Evolution trimestrielle des prix moyens de riz local et importé (en Ar/kg)

En raison de l’imminence de la période de soudure, les marchés ruraux du riz renouent avec l’inflation et la courbe de prix retrouve l’allure ascendante observée un an plus tôt. Au 3ème trimestre 2005, le prix du riz a connu une augmentation de 10% par rapport au 2ème trimestre 2005. Le riz importé s’achète en moyenne à 1030 ariary le kilo, soit 15,5 % de plus que le prix du riz local. La tendance à la hausse du prix du riz local reste assez timide.

Evolution trimestrielle et mensuelle du prix du riz local et du riz importé

Au cours du 3ème trimestre 2005, le comportement des marchés ruraux traduit une certaine régularité de leur approvisionnement en riz local. En ce qui concerne le prix du riz importé, le niveau le plus élevé a été atteint au mois de juillet 2005, notamment dans la Région d’Atsinanana.

Variation trimestrielle du prix du riz local par région au 3ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

Bien que dans les Régions de Boeni et de Menabe, les fluctuations des prix du riz local représentent plus ou moins 5%, la hausse globale de prix est estimée à 9,11% sur l’ensemble des régions. Les variations excessives de prix font état d’un accroissement de plus de 25% au niveau des marchés ruraux des Régions d’Atsinanana, de Bongolava, de Vakinankaratra et de Vatovavy Fitovinany. A l’inverse, les seuls marchés ruraux à avoir enregistré une baisse notoire de plus de 10% sont ceux des Régions de DIANA et de la Sofia.

MAÏS, MANIOC ET PATATE DOUCE

En général, la production rizicole ne permet pas de couvrir les besoins annuels en riz des ménages. La plupart d’entre eux sont contraints de combiner la consommation de riz avec celle d’autres produits vivriers comme le maïs, le manioc ou la patate douce. L’augmentation du prix du riz ne manque pas d’influer le prix des autres produits vivriers susceptibles de servir de complément ou de substitut.

Evolution trimestrielle du prix moyen de maïs, de manioc et de patate douce (en Ar/kg)



L’évolution des cours trimestriels du maïs continue de se conformer à celle du riz, sans que le manioc et la patate douce en soient pour autant affectés. En d’autres termes, la préférence des consommateurs se porte davantage sur le maïs que sur les deux autres produits de substitution du riz. Cependant, le prix du maïs demeure largement inférieur à celui du riz.

Evolution mensuelle des prix moyens du maïs, du manioc et de la patate douce de juillet à septembre 2005

De toutes les Régions, les marchés ruraux de Menabe affichent le prix moyen le plus élevé de maïs qui se vend à 725 ariary le kilo au 3ème trimestre 2005. Ailleurs, dans les Régions de Bongolava, Sofia et DIANA, les prix n’arrivent même pas à hauteur de 500 Ar/kg au mois de septembre 2005. Le manioc et la patate douce vendus aux marchés ruraux de la Région d’Ihorombe s’avèrent être les plus chers du mois de septembre 2005. Le prix du kilo de manioc a atteint plus de 440 ariary et celui de la patate douce a été supérieur à 550 ariary.

POMME DE TERRE

Sur les Hautes Terres, de par sa culture qui peut se pratiquer sur trois saisons et le revenu qu’elle procure aux producteurs, la pomme de terre est devenue une spéculation prometteuse. A ce titre, elle revêt un intérêt grandissant pour l’économie nationale, à tel point que le Gouvernement malgache se préoccupe de la promotion de variétés exportables (Spunta et Meva).

Prix moyen de la pomme de terre par région au 3ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

La Région de Vakinankaratra est réputée pour être la principale région productrice de pomme de terre. La moyenne des prix relevés pour cette région a été de 277 Ar/kg, soit le prix le plus bas du 3ème trimestre 2005. Pourtant, dans les régions non productrices (SAVA, DIANA et Boeni), le kilo de pomme de terre s’achète à plus de 900 ariary au mois de septembre 2005.

BANANE

La banane fait partie des fruits qui peuvent se vendre en toute saison au niveau des marchés ruraux.

En moins d’une année, le prix de la banane est passé de 350 Ar/kg à 500 Ar/kg. La baisse notoire de la production nationale en constitue la raison majeure, du fait de la pratique de cultures sur brûlis ou tavy et des dégâts de cultures causés par la maladie de Panama.

Prix moyen de la banane par région au 3ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

Dans les zones de production et/ou dans les zones d’accès facile pour l’approvisionnement des marchés, le kilo de banane se vend autour de 400 ariary, voire à près de 300 ariary dans la Région de Vatovavy Fitovinany. Il revient à plus de 600 ariary dans les Régions d’Alaotra Mangoro, Ihorombe et Amoron’i Mania, pour culminer au cours du mois de septembre 2005 à 1000 ariary aux marchés ruraux de la Région de Boeni.

PE-TSAÏ

Le pe-tsaï figure parmi les légumes communément consommés en milieu rural, tout en procurant un gain de revenu substantiel à leurs producteurs. En fonction de la proximité des zones de production et des centres de consommation, les variations des prix du pe-tsaï font ressortir un écart important de plus de 500 Ar/kg entre le niveau de prix le plus bas et le niveau de plus élevé.

Prix moyen du pe-tsaï par région au 3ème trimestre 2005 (en Ar/kg)

Depuis le mois de juillet 2005, le prix du pe-tsaï a franchi la barre de 600 ariary le kilo dans les Régions d’Amoron’i Mania et d’Ihorombe. Les marchés ruraux des Régions d’Analamanga et de Vakinankaratra sont les seuls à vendre le pe-tsaï aux environs de 200 ariary le kilo.

Dans la plupart des régions intéressées par le SIMR, l’apport protéique d’origine animale est assuré par la consommation de viande de porc, de zébu ou de poulet,

A l’approche des festivités de fin d’année, les risques d’envolée des prix et la tendance au creusement des écarts de prix entre ces trois produits se font sentir sur la quasi-totalité des marchés ruraux.

Evolution trimestrielle des prix moyens de viande de bœuf, de viande de porc et de poulet gasy (en Ar/kg).

La viande de bœuf à 2500 Ar/kg au 3ème trimestre de l’année 2004 est proposée, en 2005 à la même période, à 3000 Ar/kg. Simultanément, la hausse des prix de la viande de porc et du poulet gasy se poursuit, à tel point que le kilo de viande de porc dépasse le seuil de 4000 ariary.

Evolution mensuelle des prix moyens de la viande de bœuf, de la viande de porc et du poulet gasy par région de juillet à septembre 2005

Aux mois d’août et de septembre 2005, comme l’épidémie aviaire ne constitue plus une réelle menace pour le cheptel aviaire, l’on assiste à la reprise de la hausse du prix de poulet gasy. Cette tendance s’apparente à la courbe d’évolution de prix de la viande de porc. En début du 3ème trimestre 2005, le poulet gasy se vend à 3382Ar/kg, suite à un léger accroissement de 165 ariary.

Au niveau des régions disposant de potentiels relativement importants, les poissons séchés constituent non seulement une source d’apport en protéine, mais ils procurent également un gain de revenu appréciable.

Evolution trimestrielle des prix moyens de poissons d’eau douce et de mer séchés (en Ar/kg)

Dans la mesure où ces produits sont particulièrement recherchés dans les zones rurales où la viande fait défaut, le prix des poissons séchés n’a cessé d’augmenter au cours des deux dernières années. Si l’on se réfère aux 2ème et 3ème trimestre 2005, les hausses de prix des poissons séchés ont été respectivement de 6,6% pour les poissons d’eau douce séchés et de 6,8% pour les poissons de mer séchés, en suivant la tendance à la hausse du prix des viandes de porc, de bœuf et de poulet gasy.

Evolution des prix moyens de poissons séchés par région de juillet à septembre 2005

Comparativement au reste des régions, les marchés ruraux de la Région d’Analamanga enregistrent les prix moyens les plus élevés, tant pour les poissons d’eau douce séchés que pour les poissons de mer séchés. Dans les Régions d’Atsinanana et de Boeni, les poissons de mer séchés sont vendus aux prix les plus bas.

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SYSTEME D'INFORMATION SUR LES MARCHES RURAUX
S.I.M.R

Bulletin N° 2
Mai-Juillet 2005
SERVICE DES ETUDES ECONOMIQUES

Le système d'Information sur les Marchés Ruraux (S.I.M.R) traite actuellement cinquante deux produits agricoles relevant de quatre catégories de produits différents à savoir produits vivriers, produits halieutiques, produits d'élevage, fruits et légumes. Les Unités Régionales de la Statistique Agricole (U.R.S.A) procèdent au relevé hebdomadaire de prix au niveau de deux marchés ruraux par région, soit actuellement 36 marchés pour 18 Directions Régionales de Développement Rural (D.R.D.R).

Les fiches de relevés dûment remplis sont acheminées à la Direction des Systèmes d'Information (D.S.I), en vue de l'actualisation de la base de données et de l'élaboration des bulletins du S.I.M.R. Les informations exhaustives sur les produits agricoles sont disponibles auprès du Service des Etudes et du Suivi-Evaluation (S.E.S.E) et cette publication paraît aussi dans le Site Web du MAEP www.maep.gov.mg.

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SYSTEME D'INFORMATION SUR LES MARCHES RURAUX
S.I.M.R

Bulletin N° 1
Mars-Avril 2005
SERVICE DES ETUDES ECONOMIQUES
Introduction

Dans le cadre de la gestion, de la planification, du suivi et de l’évaluation des interventions en faveur du développement rural, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a chargé la Direction de la Statistique et du Suivi-Evaluation (DSSE) de fournir aux différentes instances dirigeantes, les informations nécessaires à toute prise de décision concernant le développement du Secteur de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

A ce titre, la DSSE a mis en place les Unités Régionales de la Statistique Agricole (URSA) qui sont actuellement opérationnelles au niveau de 18 Directions Régionales de Développement Rural (DRDR) sur les 22 mises en place (cf. carte des DRDR) au sein de La Direction Générale du Développement des Régions basée à Anosy - Antananarivo Renivohitra (Tel : 22 666 96 ).

Les URSA sont rattachées au Service de la Planification Régionale et du Suivi-Evaluation (SPRSE) des 18 Directions Régionales de Développement Rural (DRDR). Les SPRSE étant, sur le plan technique, le prolongement de la Direction de la Statistique et du Suivi-Evaluation du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Les URSA ont trois missions fondamentales :
- Coordonner et superviser les activités statistiques du programme national au niveau régional;
- Collecter les informations de conjoncture et les statistiques courantes;
- Jouer le rôle d’interface entre le Service central de la statistique et la Région.

Pour le fonctionnement du « SYSTEME D’INFORMATION SUR LES MARCHES RURAUX » ou SIMR, une collaboration de travail entre le Service des Etudes Economiques au sein de la Direction de la Statistique et du Suivi-Evaluation et les Unités Régionales de la Statistique Agricole a été établie.

Dans ce cadre, une des activités confiées à l’URSA est la collecte des données en matière de prix des produits sur les marchés ruraux.

  Les traits caractéristiques du SIMR

La méthodologie de travail de ce système est définie comme suit :
- Cinquante deux produits agricoles relevant de quatre catégories différentes font l’objet de relevé hebdomadaire de prix de marchés ruraux : produits vivriers, halieutiques, élevage, fruits et légumes ;
- Deux marchés par région, soit 36 pour l’ensemble, sont concernés par le relevé de prix, dont l’un se trouve au niveau central de la région (les chefs lieu de province sont sous la responsabilité de l’INSTAT pour le relevé de prix) et l’autre à une distance de 15 à 40 km de la ville. Les agents de l’URSA doivent effectuer les relevés sur les marchés entre huit heures et onze heures ;
- Relevé de prix auprès de trois vendeurs différents assez éloignés les uns des autres et se trouvant dans le même marché ;
- Pesage systématique et si besoin tarage des unités informelles utilisées par les vendeurs afin de convertir en unité conventionnelle ;
- La fiche de relevé comprend d’une part l’entête du Ministère, les informations sur les enquêteurs, le jour de l’enquête et l’identification du marché et d’autre part un tableau formé par des colonnes comprenant : la désignation des produits, les unités utilisées par les trois vendeurs avec les prix des produits concernés correspondant aux unités conventionnelles ;
- Envoi des fiches de relevé dûment remplies, directement à l’adresse postale indiquée à cet effet, tout en gardant un exemplaire. Ou bien envoi par courrier électronique après saisie sous Excel des données recueillies ;
- Traitement et analyse des données au niveau central ;
- Elaboration d’un bulletin semestriel et diffusion aux utilisateurs notamment les décideurs, les opérateurs ainsi que les producteurs.

Une négociation avec la radio locale au niveau région est en cours pour la diffusion des informations sur les prix. Le relevé mensuel de prix des facteurs de production comme les intrants (engrais, semences, produits phytosanitaires…), des produits d’exportation au niveau des producteurs ainsi que le coût de la main d’œuvre est à envisager (cf.Annexe).


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