CONTEXTES
ET SEMENCES AMELIOREES A MADAGASCAR
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LES CARACTERES DE L’AGRICULTURE MALGACHE.
Population rurale
-La population rurale malgache est acteur et bénéficiaire
des actions du développement,
actuellement caractérisée par des faits marquants :
•
famille nombreuse ayant difficilement accès aux services sociaux (santé, éducation),
•
niveau d’instruction très bas,
• conditions de production difficiles,
- accès très limité aux moyens et facteurs de production,
- exiguïté et dispersion des parcelles de cultures,
- enclavement des zones à forte potentialité agricole, entraînant
l’insécurité alimentaire et la non valorisation des produits
agricoles.
Exploitations agricoles
•
Superficie réduite,
•
Régions difficilement accessibles,
• Pratiques culturales traditionnelles
•
Sans utilisation d’intrants (ni engrais, ni semences de qualité),
•
Sous – équipées,
- Rendement très faible,
- Et, prix aux producteurs dérisoires.
OBJECTIFS
-Dans son Programme d’Activités 2007-2012 cadré dans le
document MAP (Madagascar Action Plan), le MAEP spécialement dans l’engagement
4 en matière de Développement Rural, base ses efforts à développer
un monde rural dynamique et à réduire la pauvreté dans
ce milieu.
-La Révolution Verte dans laquelle prospéreront les régions
rurales en augmentant substantiellement la production sera effective par la
mise en œuvre d’un système national de production semencière
compte tenu de l’impact direct des semences améliorées
sur le rendement des cultures et en conséquence sur l’accroissement
de la production agricole.
Orientations pour atteindre l’objectif
-Incitation à l’émergence des acteurs économiques
en milieu rural, partenaires du développement,
-Promotion des initiatives privées et du savoir-faire,
-Et, intensification et modernisation leviers du développement agricole.
- Semences incontournables
Semences: définition selon la législation
semencière.
« SEMENCE ET PLANT » : tout matériel végétal
destiné à la production sexuée ou asexuée provenant
d’une multiplication des graines, des parties des plants, d’un plant
d’une variété ou cultivar ou d’un clone d’une
espèce.
Contexte Actuel des Semences
-semences : un corps végétal utilisé aux fins de reproduction
et d’ensemencement appartenant à des variétés ou
hybrides de plantes cultivables dotées de propriétés biologiques
ou technologiques adéquates et obtenu selon des procédés
spécifiques et garantissant tout à la fois le maintien de leurs
caractéristiques et propriétés initiales et un rendement
satisfaisant.
CONTEXTE ACTUEL DES SEMENCES
-Cette semence, base de la Révolution Verte est un facteur incontournable
de la production agricole.
-Selon la FAO, « l’un des placements doté de l’effet
multiplicateur le plus élevé de toute l’économie
de l’exploitation agricole pour l’augmentation de la productivité et
l’amélioration des qualités du produit agricole .
-C’est donc la matière première de base pour l’agriculture.
-Les agriculteurs malagasy ont bien longtemps compris l’importance
des semences.
-Ainsi, ont-ils empiriquement procédé à l’acquisition,
par exemple, par une récolte par épi et triage des graines de
céréales, remplacer les variétés d’arbres
fruitiers, des plantes à racines…
-La vente après la production de certaines semences en cuillère
sur les marchés nationaux sont des preuves qu’ils ont déjà saisi
la différence entre « graines à semer » et « semences ».
-C’est ainsi qu’ils ont pratiqué le troc (pour les céréales)
dans un certain rapport (1 : 1.5) pour les semailles.
-Les stations de recherche et de multiplication de semences sont les pôles
de développement où les paysans peuvent:
-venir et choisir leurs
nouvelles variétés,
-apprendre les techniques appropriées de production mais elles ne sont
pas toujours accessibles à tous (nombre limité, éloignement, …
-Actuellement, par les actions cumulatives de vulgarisation et de formation
entreprises par divers projets et opérations
-l’industrie semencière nationale a déjà des bases.
-Enrichissement de notre patrimoine phytogenétique par du matériel
végétal performant ( FOFIFA).
-Les établissements de la recherche travaillent avec les Institutions
internationales
-Des résultats probants sont disponibles, vulgarisés et adoptés
par nos agriculteurs.
-Installation progressive des établissements producteurs et distributeurs
de semences dans les régions après le désengagement de
l’Etat du secteur de production et de commercialisation.
-Des sociétés privées nationales et à capitaux étrangers
sont déjà dans la course, notamment pour les espèces porteuses
telles l’arboriculture, l’horticulture, les plantes à parfum
en appliquant l’approche filière.
-Des sites de l’Interprofession sont organisés à Antananarivo
et Toamasina (CTHA, CTHT)
-Le Silo National des Graines Forestières ou SNGF.
-Le SNGF (Silo National des Graines Forestières ) avec des associations
environnementalistes s’occupe des espèces à essence forestière.
-Il produit et distribue également des légumineuses fourragères
et importe des semences de fourrage herbacé.
-Les pépinières villageoises et les fleuristes « professionnels
et artisanaux » des villes se développent considérablement
ces derniers temps.
-Les cultures industrielles (tabac, coton, sisal, canne à sucre …)
ne rencontrent pas de problèmes en matière de semences et plants.
La majeure partie des graines sont importées directement.
-Les agriculteurs sont sous la pression du marché ( produits de qualité et
répondant aux normes).
- Ils comprennent que l’emploi des semences certifiées est un
des moyens pour accéder aux débouchés potentiels:
- Usines locales
- Exportation.
-L’agriculture devra s’orienter vers le marché.
-L’approvisionnement en semences de qualité constitue un maillon
important.
-Cet approvisionnement nécessite la collaboration étroite entre
les acteurs de la filière.
-L’Association Malagasy pour la Promotion des Semences (AMPROSEM)organise
et anime l’ensemble de la profession.
-Participe activement à l’installation de l’antenne africaine
de la Fédération Internationale des Semences.
-Est membre de l’AFSTA.
Telle est la situation qui prévaut maintenant dans la FILIÈRE
SEMENCE
LEGISLATION SEMENCIERE
-L’expérience montre que l’industrie semencière ne
parvient point à se développer d’une manière satisfaisante
là où fait défaut une législation appropriée.
-Pour sauvegarder les intérêts des acteurs semenciers et ceux
des usagers:
- la loi relative à la législation semencière n°94-038
LEGISLATION SEMENCIERE malagasy a été promulguée le
03 Janvier 1995.
Objet et champ d’application
-Vise l’organisation de la filière semence, de la Recherche à la
distribution.
-Stimule et réglemente les activités semencières dont
la commercialisation avec import et export.
-S’applique aux semences et plants des genres et espèces végétales
que le Ministère chargé de l’Agriculture publie par arrêté la
liste.
Organisation institutionnelle
L’autorité compétente est le Ministère de l’Agriculture
de l’élevage et de la Pêche.
Il est chargé de :
- L’enregistrement des variétés,
- La tenue du catalogue et divers registres,
- L’exécution des opérations de contrôle et de certification,
- Et les autres attributions pour les réalisations des objectifs de
la loi.
-Le Ministre est aidé par un Conseil National des Semences(CONASEM)
et des Conseils Régionaux des semences (CORESEM):
- Analyser la politique semencière au niveau national et régional,
- Proposer des conseils en matière de promotion et diffusion des semences.
- Le CONASEM travaille avec des comités techniques spécialisés:
- Comité des Normes,
- Comité d’Admission des variétés au Catalogue.
Activités semencières
-La loi garantit à toute personne physique ou morale ayant l’agrément
technique et obtenu le statut d’Établissement semencier des Ministères
concernés le droit de participer à toutes les activités
semencières.
-C’est donc une incitation des privés et professionnels à investir
dans la filière semencière.
Obtention et titre de protection
-En matière de création ou obtention variétale, on ne
délivre pas de Brevet mais on accorde un droit d’obtention ou
droit à protection.
-La loi énumère les conditions à satisfaire pour qu’un
organisme de recherche puisse bénéficier de ce droit et titre
de protection.
Contrôle et Certification
-Les opérations de contrôle et certification des semences sont
l’expression du pouvoir de coercition appartenant à l’Etat,
-Ainsi, la loi institue au sein du Ministère de l’Agriculture,
une Autorité Désignée et dénommée
Service Officiel de Contrôle des Semences.
Contrôle et Certification
-Elle est chargée de la surveillance, fondée sur les principes
d’exigences minimales, de la production et de la commercialisation des
semences, au moyen des visites des parcelles semencières, des laboratoires
d’analyses ,des stations d’essais …
-Ces activités de police et d’éducation influent fortement
sur le niveau de qualité des semences.
Infractions et sanctions
-La loi indique expressément les principaux agissements constituant
des infractions.
-Les pénalités :
-d’ordre pécuniaire
-la confiscation des semences objet de l’infraction
-le retrait de l’agrément
-la suspension de l’autorisation et permis d’import-export, suivant
la gravité des infractions .
-Le tribunal compétent en matière pénale
est la juridiction de droit commun
Résumé
-La loi semencière codifie le désengagement de l’Etat sur
le secteur semencier en répartissant le rôle de l’Etat et
les attributions du secteur privé :
-Responsabilisation et implication des privés dans le développement
de la filière
-Exercice par l’Etat de ses fonctions régaliennes
-Rôle de régulation et de contrôle
-Rôle de promoteur, d’appui par la création d’un
environnement propice à l’essor des établissements semenciers
et l’utilisation des semences de qualité (certifiées)
Attributions du CONASEM
selon le décret d’application
Le Conseil National des Semences, en tant qu’organe consultatif est chargé de
proposer et d’assurer le suivi de la politique nationale en matière
de :
-production et de commercialisation des semences,
-promotion de l’utilisation de semences de qualité,
-formation et information des différents acteurs de la filière,
-Et d’étudier et d’approuver, avant homologation, les règlements
techniques relatifs aux semences
Attributions du CONASEM selon le décret d’application
-de proposer les conditions techniques d’admission au statut d’Établissement
semencier.
-de statuer sur le matériel végétal pour admission au
Catalogue National des espèces et variétés des plantes
cultivées ou sa radiation.
-de donner son avis sur les demandes d’agrément, de suspension
ou de retrait d’un Établissement Semencier.
Le CONASEM est assisté à cet effet par deux comités spécialisés
:
•
Comité Technique d’Admission des variétés au Catalogue
ou CTAC.
•
Comité des Normes de Semences ou CN.
Composition du CONASEM
-deux représentants du Ministère chargé de l’Agriculture,
dont le Service chargé de l’Inspection Phytosanitaire,
-un représentant du Ministère chargé des Eaux et Forêts,
-un représentant du Ministère chargé de la Recherche Scientifique,
-un représentant des Institutions de la Recherche agronomique,
-deux représentants des Associations de Producteurs de Semences dont
un représentant des Groupements de Paysans Semenciers,
-un représentant des distributeurs de semences,
-un représentant du Tranoben’ny Tantsaha.
Fonctionnement du CONASEM
-Les membres du CONASEM sont nommés par arrêté du Ministre
chargé de l’Agriculture sur proposition des départements
et organismes concernés, pour un mandat de trois ans.
-La Présidence est assurée par un membre élu par ses pairs.
-Le Service Officiel de Contrôle des Semences(SOC), assure le Secrétariat
permanent du CONASEM.
-Le Conseil peut autant que de besoin, adjoindre toute personne dont la présence
est jugée utile pour des questions relevant de leur champ de compétence
ou de leur domaine d’action avec voix consultative.
-Les fonctions de Président et des membres du CONASEM sont gratuites.
Cependant, des indemnités de session ou le remboursement des frais occasionnés
pour leur participation aux séances du Conseil peuvent être alloués.
SOURCE : Service Officiel de Contrôle des Semences et Plants