IRRIGATION BIEN ENTRETENUE
 
  Le MAEP et le Gouvernement de Madagascar se soucient du problème du développement rural parce que d’après des chiffres statistiques, la pauvreté est encore et avant tout un problème rural. Soixante dix pour cent des pauvres de la planète vivent et dépendent encore de l'agriculture. Aussi si l’on veut enrichir un monde, il faut penser à l’embellissement et à l’amélioration des conditions de vie de cette population du monde rural. Accroître une production plus efficiente a pour conséquences directes de sauver les populations rurales de leur faim, et donc d’assurer le développement du pays.
Contrairement à ce que peuvent penser les autres sur l’apport du secteur agricole dans le PIB malgache (30 %), le secteur Agriculture est loin d’être un secteur de faible importance, ou un secteur non prioritaire dans le processus de développement. S’y investir c’est se développer soit même. L'histoire de tous les pays, tels que le Canada et les États-Unis, démontre que l'agriculture joue un rôle absolument essentiel aux premières étapes du développement.
Si la population du globe atteindra 2,5 milliards en 2025, et que la population urbaine triplera d’ici 30 ans, il faut que le taux d’accroissement de notre production dépassera ces accélérations pour la même période. La solution pour Madagascar consiste alors soit à doubler et à tripler sa production d’ici 2009 et 2012, soit à diminuer notre croissance démographique, pour qu’il se développe moins vite par rapport à la production actuelle.

Pour accéder à cette voie d’intensification agricole, l'irrigation par gravitation tiendra une place importante dans la course. Sans besoin de pompage, elle est une des plus rentables ressources pour produire, avec ses coûts relativement bas et pas sensible au prix des facteurs externes tels que pétrole ou prix des machines. Mais vu l’état de l’existant actuel, à lui seul ce système n’arrive pas à assurer notre objectif d’intensification de la vision 2012. Pour assurer l’objectif de produire plus, il faut prendre recours à d’autres systèmes d’irrigation.

Parler de l’irrigation c’est aussi parler du drainage car dès la fin des années 60, le père de la Révolution verte, M.S. Swaminathan, avait noté que «L’irrigation sans dispositif de drainage risque de rendre les sols alcalins ou salins". Et l’usage excessif des pesticides et des herbicides peut perturber l’équilibre biologique. Aussi pour réussir, il faut tenir compte de ces mises en garde. Voilà pourquoi le MAEP par l’intervention de ses divers services techniques, met à la disposition des acteurs de développement des conseils et techniques relatifs à cette course de la révolution verte.

Diverses mesures ont été prises :
- utiliser à la fois de l’agriculture biologique, par l’utilisation des engrais organiques en complément des engrais chimiques
- nettoyer et assainir périodiquement les systèmes de drainage et d’irrigation
- assurer une bonne maîtrise de l’eau
Par ailleurs, le CFAMA ou Centre de Formation de Machinisme Agricole d’Antsirabe, (comme beaucoup d’autres projets acteurs de la révolution verte à Madagascar), participe activement dans la mise en œuvre de la diversification de système d’irrigation par pompage manuel à moindre coup. Des programmes sont actuellement en cours…

RAZAFIKOTO Jean Daulse