ARACHIDE
Famille : Papilionacées
Nom latin : Arachis Hypogea
Nom malgache : Voanjo katra
Voanjobazaha
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1.
BUTS DE LA CULTURE
L'arachide est cultivée pour ses graines qui servent
surtout de matières premières pour l'extraction
d'une huile utilisée en cuisine et savonnerie.
Les sous-produits d'huilerie sont nombreux :
- Les tourteaux (alimentation du bétail)
- Les farines de tourteaux
- Les coques qui servent, après broyage, de combustible
- Consommation locale (arachide de bouche)
- Enfin les fanes correctement récoltées et séchées
ont une valeur fourragère très élevée
- 0,4 UF/Kg
2. BOTANIQUE
2.1. Origine
Il semble établi que l'arachide soit originaire
de l'Amérique Tropicale : Pérou Brésil
ou Argentine.
2.2. Description
2.2.1. Racines (Voir schéma n°1)
Le système radiculaire est puissant.
Il est constitué par une racine primaire pivotante qui
s'enfonce verticalement dans le sol jusqu'à plus de 1
m de profondeur. Le système radiculaire ne comporte pas
de poils absorbants. L'absorption de l'eau et des sels minéraux
se fait surtout par le parenchyme cortical des radicelles.
2.2.2. Tiges
On distingue une tige principale toujours érigée
et un nombre variable de ramification qui peuvent être
ascendantes ou courir sur une partie de leur longueur sur le
sol pour les formes rampantes.
Toutes ces tiges ont de 20 à 70 cm de long suivant les
variétés et les conditions de culture
Leur couleur varie du vert clair au vert foncé.
2.2.3. Feuilles
Elles sont pennées et possèdent 4 folioles.
Ces folioles sont de forme ovales, opposées par paire
et de couleur verte plus ou moins foncée. Elles sont
portées par un pétiole de 4 à 9 cm de long.
A la base de ce pétiole, on trouve 2 stipules longs de
2 à 3 cm, soudés partiellement au pétiole
et engainant la tige.
Les feuilles présentent une position diurne et une position
nocturne. Le jour, les feuilles sont bien dressées et
les folioles largement ouvertes. La nuit, les pétioles
se courbent vers le sol et les folioles se rapprochent deux
à deux.
2.2.4. Inflorescences (voir schéma n° 7)
Elles apparaissent à l'aisselle d'une feuille,
d'un rameau ou, plus rarement, de la tige principale.
Sur les tiges de l'arachide, on trouve une série de nuds
qui peuvent être :
- Soit végétatifs, ils ne donnent naissance qu'à
des feuilles
- Soit reproducteurs, ils donnent naissance à une inflorescence
- Soit stériles : ils devaient donner naissance à
une inflorescence qui n'est pas développé.
L'inflorescence apparaît donc à l'aisselle d'une
feuille d'un nud reproducteur
2.2.5. Fleurs (voir schéma n°2 et n°3)
L'arachide possède 2 catégories de fleurs
: des fleurs aériennes et des fleurs souterraines.
Toutes ces fleurs sont du type papilionacée et elles
sont fertiles.
- Fleurs aériennes : elles sont en général
de couleur jaune d'or avec souvent des stries rosées
à la base de l'étendard La fécondation
est en général autogame. Après fécondation,
la base de l'ovaire s'allonge pour donner naissance à
un organe appelé gynophore, à l'extrémité
duquel le fruit va se développer après sa pénétration
dans le sol.
- Fleurs souterraines : elles apparaissent au début de
la floraison aérienne. Elles sont cléistogammes,
c'est-à-dire qu'elles ne s'ouvrent pas et que l'autofécondation
est par conséquent rigoureusement assurée.
2.2.6. Fruits (voir schéma n°4)
Ce sont des gousses ovoïdes ou cylindriques longues
de 1 à 8 cm et large de 0,5 à 2 cm. Leurs poids
varie de 1 à 2,5 g en moyenne. Elles comprennent une
coque et des graines.
Les gousses sont groupées à la base du pied pour
les variétés à port érigé,
ou réparties le long des rameaux pour les variétés
rampantes.
2.2.7. Graines
On trouve de 1 à 5 par gousse
Elles sont formées :
- D'un tégument séminal rosé ou saumon,
parfois plusieurs couleurs
- D'une amande comportant deux cotylédons gorgés
de matières grasses
- D'un embryon que l'on distingue facilement
Leur poids varie de 0,2 à 2 g
La proportion des graines par rapport au poids de la gousse
entière varie de 68 à 80%
La faculté germinative des arachides en gousse dure au
moins un an.
2.3. Classification
Il existe un grand nombre de classification botanique
de très nombreuses variétés d'arachide
cultivées dans le monde. D'une manière plus pratique
afin de suivre les règles commerciales, on classe les
principales variétés en trois catégories
:
- Arachides d'huilerie,
- Arachides de bouche,
- Arachides à deux fins,
A Madagascar, l'IRAM conseille la culture des principales variétés
suivantes :
¢ Arachides d'huilerie : (on tient compte du rendement
de la richesse en huile)
- Hybride 33 - SA 291
- Petit espagnol - Tsinefo
- SA 156 - Boha
¢ Arachides de bouche : (on exige une couleur claire et
uniforme des gousses, de grosses graines et au moins deux graines
par gousse)
- Virginia Bunch 280
¢ Arachides à deux fins : (qui peuvent servir pour
l'extraction de l'huile ou comme arachide de bouche à
cause de leur belle présentation)
- Valencia 247
Toutes ces variétés sont donc essentiellement
des variétés à port érigé.
2.4. Phase végétative
2.4.1. Phase de germination
Dès qu'elle se trouve en contact avec l'humidité
du sol, la graine gonfle.
24 à 48 heures après sa mise dans le sol, la radicule
apparaît.
5 à 6 jours après le semis, la graine arrive au
niveau de la surface du sol et les cotylédons s'ouvrent.
La germination est hypogée.
2.4.2. Phase de croissance (voir schéma n°5)
La tige principale commence par croître lentement.
Lorsqu'elle atteint 2 à 3 cm de long, les deux rameaux
cotylédonaires apparaissent à la base. Un peu
plus tard, deux autres rameaux apparaissent en croix par rapport
aux précédents.
Les premières nodosités apparaissent sur les racines
3 semaines environ après la germination.
Les cotylédons persistent très longtemps et se
présentent comme deux petits moignons ridés.
2.4.3. Phase de floraison
Elle commence en général de 20 à
40 jours après la levée. Elle peut se prolonger
durant 2 à 3 mois. Cette durée dépend beaucoup
de l'humidité du sol.
La phase de floraison utile, c'est-à-dire la durée
d'émission de fleurs qui donneront de gousses mûres,
dure de 15 à 20 jours en moyenne.
2.4.4. Phase de fructification (voir schéma n°6)
Une semaine après fécondation, la base
de l'ovaire s'allonge et se dirige vers le sol.
Trois conditions sont nécessaires pour que l'arachide
fructifie convenablement :
- Le gynophore s'allonge et ne s'enfonce dans le sol que pour
une humidité minimum de l'air et du sol.
- L'obscurité est nécessaire pour que les gynophores
développent une gousse à leur extrémité.
A la lumière, l'ovaire ne se développe pas
- Le sol et l'eau du sol doivent contenir un pourcentage minimum
d'oxygène d'où l'utilité des sols légers
et des binages fréquents
2.4.5. Phase de maturation
L'arachide est une plante annuelle. La plupart des variétés
mettent en moyenne 4 mois pour accomplir leur cycle végétatif.
A Madagascar, ce cycle dure 100 à 140 j en moyenne :
- Germination à début de floraison : 30 à
40 j
- Floraison utile : 15 à 20 j
- Maturation : 55 à 80 j
3. ÉCOLOGIE
3.1. Besoins en chaleur
L'arachide a de gros besoins en chaleur. Il lui faut
une moyenne optimum qui varie de 28° à 35° durant
son cycle végétatif :
- Pour la germination, c'est aux alentours de 32° - 34°
- Pour la floraison et la fructification 24° - 33°
- Les températures de 15° à 45° apparaissent
comme extrêmes en deçà et au-delà
desquelles la germination est inhibée.
3.2. Besoins en eau
Il faut à l'arachide pour boucler son cycle végétatif
à une hauteur d'eau comprise entre 400 et 1.200 mm. ;
afin de favoriser la maturation et la récolte, il est
préférable que la dernière partie du cycle
soit plus sèche.
3.3. Besoins en lumière
Au stade de germination, la lumière freine la
vitesse d'inhibition des graines et le développement
des racines.
Au stade de fructification, l'exposition des gynophores à
la lumière retarde leur croissance et les fruits ne peuvent
se développer qu'à l'obscurité.
3.4. Besoins en sols
Il importe que texture et structure concourent à
réaliser :
- Un bon drainage et de bonnes conditions d'aération
du sol
- Une pénétration facile des gynophores dans le
sol
- Un arrachage aisé de la récolte
Les sols légers conviennent donc bien à l'arachide.
Pour le pH, il doit être compris entre 6,5 et 7,5
3.5. Besoins en altitude
L'arachide pousse jusqu'à 1.500 m.
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- Ihosy - Ankazoabo - Antsiranana
- Ankazoabo Ihosy
- Sakay - Itasy - Ambalavao
- Alaotra - Antsiranana
- Ankaramena
- Province Tuléar
- Sud et sud-ouest
- Ambilobe
Ankazoabo - Soavina
- Ankaizina - Fiherenana
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Hybride 33
Petit espagnol
Mwitunde
SA - 156
1034
Tsifeno - Boha
52 - 103 - et 61 - 24
Virginia - Bunch 280
Valencia 247
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100 - 120 jours
120 jours
130 - 150 jours
145 jours
150 jours
120 jours
100 - 110 jours
120 - 130 jours
90 - 120 jours
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5. TECHNIQUES CULTURALES
Il existe trois types de culture de l'arachide à Madagascar
:
- La culture pluviale : c'est la plus courante. Elle couvre 90% des
surfaces consacrées à l'arachide et elle produit 80%
de la production totale.
- La culture de décrue : on la rencontre sur les baiboho de
la Côte-Est. Ce type de culture donne les plus forts rendements
et la plus belle qualité des gousses.
- La culture irriguée : que nous ne citons que pour mémoire
5.1. Semences
5.1.1. Choix de semences
Les arachides de semences doivent être récoltées
par beau temps, séchées sur perroquet durant un mois,
égoussés soigneusement et mises en sac dans un local
bien sec.
Une bonne semence doit :
- Avoir atteint sa pleine maturité : une graine mûre
et lisse et bien remplie
- Elle doit être bien constituée, intacte, c'est-à-dire
posséder sa pellicule
- Elle ne doit pas présenter des blessures d'attaques d'insectes
ou de traces de maladies.
- Une fois les semences bien choisies, il faut contrôler leur
faculté germinative et leur énergie germinative : on
n'utilisera que des semences ayant une faculté germinative
de 90% et une énergie germinative de 80% au bout de 3 jours.
5.1.2. Traitement des semences
Pour protéger les graines pendant leur germination
puis les jeunes plants le plus longtemps possible contre les insectes,
les corbeaux et les maladies, on traite les semences avec un insecticide,
un corvifuge et un fongicide. Et que pour que tous ces produits adhèrent
bien à la surface des semences, on ajoute un adhésif
: du carboxyméthylcellulose
5.2. Semis
5.2.1. Choix de la date de semis
En culture traditionnelle, le semis est en général
trop tardif.
En culture pluviale, on préconise un semis d'autant plus précoce
que la région est à faible pluviométrie ou à
saison de pluies trop courte. Aussi choisit-on la date de semis et
la variété de manière à ce que la récolte
ait lieu peu de temps après l'arrêt des pluies. Ceci
est très important pour les variétés qui ont
une dormance très courte, comme Valencia et qui peuvent germer
avant l'arrachage.
- Extrême Sud : Semis fin novembre, début décembre
- Reste de la Province de Tuléar : Semis du 10 au 20 décembre
(variétés tardives) du 20 au 30 décembre (variétés
hâtives)
- Hauts-Plateaux : semis début décembre variétés
tardives, fin décembre - début janvier variétés
hâtives
- Lac Alaotra : semi-début décembre variétés
tardives et semis fin décembre variétés précoces
- Province Majunga : Semis 1ère quinzaine décembre variétés
tardives et 1ère quinzaine de janvier variétés
hâtives
- Province Diégo-Suarez : semi-début décembre
variétés tardives
Semis 1ère quinzaine de janvier variétés hâtives
En culture de décrue, il faut attendre le ressuyage du sol
après la décrue et procéder au semis le plus
rapidement possible afin que la plante puisse trouver assez d'eau
dans le sol. Ce semis se fait d'avril à juin suivant la région.
En culture irriguée, le semis se fait en décembre, donc
au début des pluies. Les irrigations ne servent que comme appoint
d'eau lorsque les pluies sont trop faibles ou trop mal réparties.
5.2.2. Préparation du sol
Culture pluviale : épandage de la fumure puis il faut
faire un labour léger de 10 à 20 cm de profondeur, au
début de novembre. Pulvériser les mottes et affiner
avec l'aide d'hersages croisés.
Culture de décrue ; après décrue vers fin Mars
- Avril, il faut débarrasser le terrain de la végétation
spontanée et labourer à 10 - 15 cm de profondeur puis
pulvériser les mottes. Faire le tout rapidement que possible
afin de pouvoir semer dans une terre fraîche et humide.
Culture irriguée : préparation du sol identique à
celle de la culture pluviale. Confectionner des billons de 15 à
20 cm de haut entre lesquels l'eau d'irrigation pourra s'écouler,
et faire des billons jumelés distants de 30 cm.
5.2.3. Modes de semis
Le semis doit se faire en lignes et en poquets. En terrain
en pente, les lignes doivent suivre les courbes de niveau.
En culture traditionnelle on met 2 à 3 graines par trou, les
écartements varient avec la variété et l'époque
de semis. On trouve souvent des densités de 50.000 à
80.000 pieds à l'hectare.
En culture améliorée, on insiste sur l'intérêt
qu'offrent les fortes densités (meilleure couverture du sol
et meilleure résistance à la rosette). On préconise
les densités variant de 160.000 à 300.000 pieds à
l'hectare.
Les distances entre les lignes et sur les lignes peuvent être
les suivantes :
40 x 10 cm soit 250.000 pieds/ha
20 x 20 cm soit 250.000 pieds/ha
25 x 25 cm soit 160.000 pieds/ha
50 x 10 cm soit 200.000 pieds/ha
Les écartements de 20 ou 25 cm entre les lignes sont recommandés
pour les semis et l'entretien à la main, tandis que 40 ou 50
cm sur les lignes sont recommandés pour le semis au semoir
et l'entretien à la houe.
5.2.4. Quantité de semences
Pour une compacité moyenne de 200.000 pieds/ha, on
utilise 80 à 85 kg de graines à raison de 1 graine par
poquet.
Pour 100 kg d'arachides en gousses donnant 70 à 75 kg de graines,
on utilisera pour la compacité précédente 120
kg d'arachides en coque.
5.2.5. Fertilisation
. Fumure organique : on ne doit pas cultiver l'arachide en
tête de classement sur une parcelle fumée au fumier de
ferme. Ce dernier, surtout s'il est frais, provoque un fort développement
de la partie aérienne et provoque l'apparition des gousses
vides. Il vaut mieux placer l'arachide en seconde position dans une
rotation.
Cependant, dans les sols très pauvres il est bon de mettre
10 à 20 T/ha de fumier bien décomposé.
. Fumure minérale : à Madagascar, les cultures d'arachide
se font essentiellement sur des sols ferralitiques et sur des sols
ferrugineux tropicaux qui sont tous deux caractérisés
par leur grande pauvreté en sels minéraux.
Aussi convient-il de commencer la fumure minérale en faisant
la 1ère année une fumure de redressement à base
de : - acide phosphorique : 300 u/ha sous forme de phosphate tricalcique.
- Potasse : 60 u/ha sous forme de chlorure de potassium
- Dolomie : 1 T/ha
Les années suivantes une fumure d'entretien annuelle suffira
:
- Azote : 15 u/ha sous forme de sulfate d'ammoniaque, épandu
en une seule fois au moment de semis
- Acide phosphorique : 40 u/ha sous forme de phosphate bicalcique,
enfoui lors du labour
- Potasse : 30 u/ha sous forme de chlorure de potassium enfoui également
lors du labour.
5.2.6. Entretiens
L'arachide redoute surtout la concurrence des mauvaises herbes
et la sécheresse du sol.
Après semis on recommande de pratiquer un binage léger.
Après la levée, il est parfois utile de procéder
au remplacement des manquants.
2 à 3 semaines après semis, il faut faire un premier
sarclage-binage, second sarclage-binage 1 mois après le 1er.
Un 3ème sarclage-binage peut être nécessaire.
Vers 2,5 à 3 mois, c'est-à-dire vers la fin de floraison,
il est utile de procéder à un buttage. Celui-ci favorise
la fructification et atténue l'érosion du sol.
L'emploi des herbicides maintient la culture propre durant 5 à
8 semaines. Un seul désherbage est alors nécessaire
par la suite.
5.3. Récolte et Rendement
5.3.1. Récolte
Lors de la récolte, du fait de la floraison échelonnée
dans le temps de l'arachide, toutes les gousses ne sont pas mûres
en même temps. En principe, on récolte lorsque 10% des
gousses ne sont pas mûres.
Si on récolte trop tôt, le pourcentage non mûr
est important, le rendement est très faible.
Si on récolte tardivement la terre durcit et l'arrachage devient
compliqué, les gousses et les fanes perdent leur qualité.
En culture pluviale, la récolte se pratique en avril- mai.
En culture de baiboho d'août à septembre
En culture irriguée : en avril
La première opération de la récolte est l'arrachage
La seconde opération est le séchage. Au moment de la
récolte, la teneur en eau des tiges et des feuilles est de
60 à 80% et celle des gousses environ 35% Pour une bonne conservation,
il faut abaisser rapidement la teneur en eau des gousses aux environs
de 15% puis lentement jusqu'à 8 à 10%, puis on les rassemble
sur un perroquet, les feuilles, à l'extérieur et les
gousses à l'intérieur. On laisse les pieds d'arachide
durant 4 à 6 semaines sur le perroquet.
La troisième opération de la récolte est l'égoussage.
Cette opération peut se faire à la main par battage
avec un bâton ou mécaniquement.
5.3.2. Rendement
Les rendements sont très variables :
- En culture de décrue, les extrêmes varient de 800 à
3.000 kg de gousses sèches à l'hectare, la moyenne se
situe entre 1.200 et 1.750 kg.
- En culture pluviale, les extrêmes varient de 500 à
2.000 kg de gousses sèches à l'hectare, la moyenne est
de 700 à 900 kg
- En culture irriguée, les rendements varient de 2.000 à
3.000 kg/ha.
Le poids de fourrage récolté est supérieur à
celui des gousses. Dans les bonnes cultures, on récolte 2 à
3 tonnes de fourrage.
6. MALADIES
6.1. Maladies
¢ Pourriture du collet des plantes : cette pourriture
est due à de nombreux champignons qui peuvent causer de graves
dégâts dans les jeunes semis. La plantule flétrit
et meurt.
¢ Maladie à scléroses : due à un champignon
qui provoque la nécrose du collet et de la base des tiges.
Les zones envahies portent un mycélium blanc (petits points
globuleux 1 mm)
¢ Bactériose : due à une bactérie, les plants
attaqués se fanent brusquement.
¢ Cercosporiose : c'est l'une des maladies les plus graves et
les plus répandues pour l'arachide. Sur les feuilles on trouve
des taches de 1 à 12mm de diamètre circulaire et de
couleur brune.
¢ Rosette : due à un virus. La plante est rabougrie, les
entre-nuds courts et les feuilles petites. Ce virus est transmis
par les pucerons. La récolte des pieds atteints est nulle.
¢ Pourriture des gousses et des graines : due à des champignons
qui se développent surtout lorsque le taux d'humidité
des gousses est trop élevé. Les graines atteintes sont
inconsommables et impropres à la culture.
6.2. Ennemis
- Coléoptères : qui rongent les semences, puis
les feuilles et les fleurs
- Hetéronychus : qui coupent les pieds d'arachide au-dessous
du niveau du sol
- Citadelles : qui piquent les folioles pour sucer la sève
!
- Punaises : qui piquent les jeunes pousses et les feuilles qui flétrissent
et noircissent.
- Pucerons : qui piquent les jeunes pousses et les feuilles pour sucer
la sève. Ils transmettent la rosette.
- Charançons qui rongent les feuilles et les graines des gousses
stockées
- Acariens : qui piquent les feuilles pour se nourrir de la sève.
- Cochenilles : qui piquent les racines et les gousses dans le sol.
- Nématodes : qui provoquent la formation des galles sur le
pivot, les racines latérales, les gynophores et les gousses.
- Termites : qui peuvent détruire les racines, ronger les tiges
et perforer les gousses.
- Grillons : qui coupent les jeunes tiges.
- Corbeaux : qui consomment les graines, et déterrent les gousses
mûres.
- Bruches : qui pénètrent à l'intérieur
des gousses des arachides stockées et rongent les graines.
- Rats : qui prélèvent un nombre important de gousses
lors de la maturation et de la récolte.
- Sangliers : qui consomment les gousses en voie de maturation
7. UTILISATION DES PRODUITS ET SOUS-PRODUITS
Les cultures d'arachide sont soit destinées à
la fabrication de l'huile, soit à la préparation des
arachides de bouche.
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7.1. Suite des opérations pour l'extraction
de l'huile
- Arachide en gousses :
- Nettoyage --------------------------------->
- Décorticage ------------------------------->
- Dépelliculage ----------------------------->
- Broyage------------------------------------>
- Chauffage et humidification ------------>
- 1er Pressurage------------------------------>
- 2ème Pressurage---------------------------->
- Démucilagination------------------------->
- Neutralisation------------------------------>
- Décoloration------------------------------->
- Désodorisation---------------------------->
- Stockage
Mise en fûts ou en bouteilles ou en bidon huile d'arachide
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Gousses propres
Graines + débris de coques
Graines démunies de leur pellicule
Pâte
Pâte chaude et humide
Huile et tourteaux de 1ère pression
Huile et tourteaux de 2ème pression
Huile dépourvue de mucilage
Huile sans acides gras libre
Huile d'une belle couleur
Huile de mauvaise odeur
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L'huile ainsi obtenue doit être stockée dans des réservoirs
très propres, à l'abri de la lumière, de la chaleur
et de l'humidité.
En ce qui concerne les alfatoxines, on estime que l'huile brute en
renferme 5% de la quantité contenue dans les graines (95% dans
les tourteaux) mais que les opérations de raffinage, si elles
sont bien faites, suppriment toute trace de ces substances toxiques.
7.2. Suite des opérations pour la préparation
des arachides de bouche
- Arachides en gousses
- Triage----------------------------------->
- Lavage et brossage------------------->
- Séchage-------------------------------->
- Triage
- Stockage
Arachides de bouche
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Gousses de bonne présentation
Gousses propres et brillantes
Gousses sèches
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Les arachides de bouche ainsi préparées sont désinfectées
avant leur stockage. On doit obligatoirement employer un fumigeant
(bromure de méthyle ou mélange de dichlorure d'éthylène
et de tétrachlorure de carbone) durant 24 heures. Puis le
stockage se fait dans des magasins réfrigérés
en atmosphère de gaz carbonique ou d'azote.
7.3. Résultats
Les gousses d'arachide renferment 68 à 80% de graines
et 20 à 32% de coques.
Les graines sont composées de : 72,6% de cotylédons
4,1% de tégument séminal
3,3% d'embryon
La teneur en huile des cotylédons varie de 45 à 53%.
A Madagascar, on compte que les arachides décortiquées
donnent :
30% d'huile de 1ère qualité (alimentation)
5 à 10% d'huile de seconde qualité (savonnerie)
55% de tourteaux
7.4. Sous-produits
- Tourteaux : suivant le mode d'extraction de l'huile, on
peut obtenir 3 sortes de tourteaux :
" Tourteaux pailleux dont la valeur alimentaire est très
faible
" Tourteau coloré en rose
" Tourteau blanc très nutritif et digestible
Les tourteaux colorés et blancs ont une très grande
valeur alimentaire : 40 à 50% de matières azotées,
1 à 8% de matières grasses, des vitamines et des sels
minéraux
- Les pellicules : elles peuvent remplacer certains sons dans les
rations animales. Elles contiennent : 15,75% de matières
azotées, 1,5% de matières grasses, 25% de cellulose
et 5,5% de matières minérales.
- Les sons : ils contiennent : 16,5 à 21,5% de matières
azotées, 15 à 26,5% de matières grasses, 20,5
à 17,7% de celluloses et 5 à 6% de matières
minérales.
- La farine : elle est fabriquée soit à partir des
graines entières, soit surtout à partir des tourteaux.
Elle sert à l'alimentation animale mais surtout à
l'alimentation humaine
8. BIBLIOGRAPHIE
- Fiche technique d'Agriculture spéciale par P. HUBERT,
ingénieur d'agronomie
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