FILIERE CREVETTE COTIERE DE PECHE


1. DESCRIPTION DE LA FILIERE

1.1. Le milieu naturel
Les crevettes côtières pêchées à Madagascar sont composées de cinq espèces, à savoir : Penaeus indicus, Metapenaeus monoceros , Penaeus semisulcatus, Penaeus monodon ou et Penaeus japonicus..
1.2. Les techniques et les produits
Les pêcheurs traditionnels exercent leurs activités au moyen de pirogues en général non motorisées, d'une longueur de 4 à 9 mètres, et ne sortent pas des baies et des estuaires.
La pêche industrielle utilise des chalutiers de taille importante (15 à 30 mètres),:
1.3. Les acteurs

ARMATEURS
Nombre d'embarcations
BASE

AVOTRA

3

Nosy-be

DONNE

6

Nosy-be

HASSANALY HELY

1

Nosy-be

MARIE THERESE

3

Nosy-be

PECHE EXPORT

4

Mahajanga

PECHERIE DE MELAKY-MENABE

9

Morondava

SOGEDIPROMA

3

Mahajanga

SOPEMO

7

Morondava

La pêche artisanale emploie environ 650 personnes dont 250 marins et 400 personnes à terre.

SOCIETES
Nombre de chalutiers
BASE

AQUAMEN

5

Toliara

CRUSTAPECHE

2

Mahajanga

GROUPE KALETA

3

Toliara

PECHE EXPORT

6

Mahajanga

PECHERIES DU MELAKY MENABE

3

Maintirano

PECHERIES DE NOSSI-BE

12

Nosy-be

REFRIGEPECHE OUEST

5

Mahajanga

REFRIGEPECHE EST

6

Toamasina

SOMAPECHE

26

Mahajanga


1.4. Les structures et modes d'organisation
1.4.1. Structures de production
Les pêcheurs traditionnels travaillent soit individuellement soit en équipe de 2 à 4 personnes selon l'engin de pêche utilisé. Des associations, coopératives et autres groupements de pêcheurs sont créés sur l'initiative de différents projets à caractères économiques, sociaux ou environnementaux pour faciliter la transmission des informations, les discussions et l'encadrement.
Les sociétés de pêche industrielles et artisanales ont créé, en 1994, le Groupement des Armateurs à la Pêche Crevettière de Madagascar ou GAPCM, devenu par la suite Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar. Cette association veut se présenter comme un partenaire de l'administration pour la gestion de l'exploitation des crevettes à Madagascar.

1.4.2. Structures d 'appui
Le GAPCM est l'initiateur du programme Zones d'Aménagement Concerté (ZAC) qui vise à mettre en place des plate-formes de concertation devant permettre à tous les acteurs concernés de pérenniser l'exploitation des ressources, dont les crevettes, et d'en optimiser les profits tirés par chacun.
1.4.3. Structure de commercialisation
Plusieurs petites et moyennes sociétés de collecte des captures des pêcheurs traditionnels ont adhéré à l'association Groupement des Exportateurs des Produits de la Mer ou GEXPROMER, qui, pour le moment, essaie de trouver des solutions pour la mise aux normes de son usine de traitement et de conditionnement,
Les sociétés industrielles exportent aussi leur production, seules, avec leur maison-mère ou des sociétés de distribution basées à l'extérieur.
1.4.4. Structures de gestion
La gestion de la pêche crevettière implique plusieurs structures du MAEP..

1.5. L'économie globale de la filière
Les crevettes de pêche occupent, en valeur, la première place des produits halieutiques exportés par Madagascar.
Les crevettes de pêche sont vendues principalement au Japon et en France.
La production de crevette par pêche oscille autour de 12.000 tonnes par an. La part de la pêche traditionnelle est relativement importante (29,3% en 2001).

2. CONTEXTE ECONOMIQUE ACTUEL
2.1. Opportunités
Offre inférieure à la demande sur le marché international
Concurrence réduite sur le marché européen, car certains pays sont sous embargo ou sévèrement contrôlés (Chine, Thaïlande)
2.2. Atouts
Pêcherie relativement bien gérée (40 années d'existence)
Qualité des crevettes malgaches reconnue sur le marché international
Sociétés industrielles utilisant des équipements et installations aux normes

3. POLITIQUE (GRANDES LIGNES)

Il s'agit d'assurer, par l'exportation des crevettes de pêche, une source permanente de devises pour l'Etat, de faire participer la filière à la satisfaction des besoins alimentaires de la population, par le biais des poissons d'accompagnement, d'améliorer le revenu et les conditions de vie des pêcheurs traditionnels et de pérenniser les emplois créés.
3.1. Objectifs
- éviter la baisse de la production,
- mieux valoriser la ressource,
3.2. Stratégies
- geler le nombre de licence de chalutage et réduire l'effort de pêche global
- examiner les mesures nécessaires pour améliorer la performance de la pêche crevettière,
- améliorer la gestion de la pêche crevettière, notamment l'interaction entre ses divers segments (traditionnel, artisanal, industriel),
- utiliser pleinement les nouveaux outils d'analyse et d'aide à la décision,
- accroître la contribution de la pêche industrielle et artisanale à l'approvisionnement du marché local en poisson
3.3. Grands axes d'actions
- mise en place de mécanismes de concertation pour l'aménagement de la pêcherie, particulièrement, la mise en œuvre du programme de Zones d'Aménagement Concerté,
- renforcement du suivi et du contrôle de la pêcherie (système statistique permanent, contrôle et surveillance, sécurité en mer, contrôle de qualité des produits à l'exportation, amélioration du fonctionnement de l'administration des pêches),
- harmonisation de la répartition des zones de pêche entre les pêches traditionnelle, artisanale et industrielle en fonction des objectifs fixés,
- analyse de l'impact de la Gestion Locale Sécurisée (GELOSE) sur la gestion rationnelle des zones côtières,
- analyse de l'importance du rôle des petites et moyennes entreprises de collecte exportatrices dans l'exportation des crevettes,
- diminution des pertes après captures de la pêche traditionnelle,
- appui à la structuration des groupements des pêcheurs,
- étude technico-économique pour analyser la faisabilité de l'augmentation des débarquements et de la commercialisation des poissons d'accompagnement du chalutage crevettier .