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BUT DE LA CULTURE
Le gingembre ressemble beaucoup au curcuma et se cultive
pratiquement à peu près de la même
manière. Le gingembre est cultivé pour
ses rhizomes qui, asséché est employé comme épice à cause
de son arôme délicat et de sa saveur plus
ou moins brûlante. Il constitue également
un des éléments de la poudre de carry.
Les boulangers et les confiseurs l'utilisent pour la
fabrication du pain d'épice. Il est employé dans
le saumurage et pour la conservation de viande. Le curcuma
est employé en cuisine dans la fabrication de
la moutarde. Il sert aussi dans la confection des pickles
et entre pour une bonne part dans la préparation
de carry.
2 ÉCOLOGIE
2.1 Besoins en température
Le gingembre demande un climat tropical où la température
est élevée au moins une partie de l'année.
Le gel l'oblige à passer au repos végétatif.
2.2 Besoins en eau
Il exige une pluviométrie
moyenne annuelle supérieure à 2
000 mm. Dans les régions moins arrosées,
une irrigation d'appoint s'avère nécessaire
si la pluviométrie est inférieure à 1
000 mm.
2.3 Besoins en ensoleillement
Il exige un grand ensoleillement
2.4 Besoins en sols
Le sol idéal pour la culture
du gingembre et du curcuma paraît bien être
constitué par le bon sol de jardin,
humifère, assez léger, facile à travailler,
se ressuyant bien car il craint l'excès
d'humidité. Les alluvions légères
conviennent aussi parfaitement.
Des sols limoneux légers ou sablo-argileux conviennent
très bien.
2.5 Besoins en altitude
Leur culture s'étage entre 500
et 1.500 mm d'altitude
3 VARIÉTÉS
Le fait que les 2 plantes soient toujours reproduites
par voie asexuée explique le très petit
nombre de variétés :
3.1 Variétés de gingembre
Elles sont au nombre de deux
¢ Le gingembre blanc ou gingembre jaune appelé aussi turmerie ginger
¢ Le gingembre bleu appelé aussi flint ginger
4 VARIÉTÉS DE CURCUMA
On distingue
¢ L'alleney Turmerie, jaune orangé ;
¢ Le Madras Turmerie, plus estimé, jaune citron ;
¢ Le Haïti Turmerie, jaune orange foncé.
5 TECHNIQUES CULTURALES
5.1 Multiplication
Elle se fait par voie asexuée. Comme
il faut attendre 2 à 3 mois pour planter des
morceaux de rhizomes issus d'une plantation, on peut
laisser les plants dans le sol en attendant la plantation.
Les recouvrir d'un paillis régulièrement
renouvelé pour éviter la dessiccation.
5.2 Préparation du sol
Cette préparation du sol commence
avec les premières pluies. Elle a
une grande importance et doit être
faite avec soin car la partie utile de la
plante est souterraine. Il est donc indispensable
de pulvériser finement le sol pour
ne pas gêner le développement
des rhizomes.
On prépare des planches de 3 m de long et 0,90 m de
large séparées par des sentiers de 25 à 30
cm de large.
5.3 Plantation
On utilise des éclats de rhizomes
frais qui doivent porter chacun de 3 à 5
yeux. Ils seront prélevés et
coupés à l'aide d'un couteau
bien tranchant d'environ 2,5 cm de longueur.
La quantité de semence employée varie de 900 à 1.350
kg à l'ha
Les germes peuvent apparaître avant la plantation
Les jeunes pousses apparaissent vers le 10ème au 15ème
jour qui suit la plantation.
La levée est complète à la 3ème
semaine.
Distance de plantation
Suivant les variétés
et la fertilité du sol, la distance
varie de :
15 x 25 cm
25 x 30 cm
30 x 30 cm
5.3.1 Profondeur
Les éclats de rhizomes sont plantés entre
10 à 15 cm de profondeur.
5.3.2 Fertilisation
Ce sont des plantes épuisantes.
Mettre dans chaque trou une ou deux poignées
de fumier ou d'un mélange de fumier
et de cendre, ce qui représente une
fumure de base de 10 à 12 tonnes et
de plus de 2 T de cendre à l'ha.
5.4 Entretien
Les planches une fois plantées
sont recouvertes d'une épaisse couche
de feuilles ayant la propriété de
pourrir rapidement (Vomiquier), servant ainsi
d'engrais vert. Mais le but principal est
de protéger le sol de surface de l'ardeur
du soleil.
Lorsque les jeunes plants sont bien développés,
on nettoie les planches par un sarclage soigneux. Puis on procède à un
nouveau paillage identique au premier. Ce paillage est repeté à la
fin du 3ème mois.
On a constaté que l'action du paillage avait un effet
rémanent et profitait non seulement à la culture
du gingembre, mais aussi à celles qui la suivent.
5.5 Récolte
Le signe qui permet de juger que
le gingembre est bon à récolter
est le jaunissement des tiges feuillées
et leur flétrissement.
On récolte les rhizomes de gingembre destinés à la
conserverie avant maturité sinon ils deviennent trop
fibreux et trop âcres.
Les rhizomes destinés à faire du gingembre sec
ou en poudre sont récoltés à maturité :
9 à 10 mois
La récolte est faite très soigneusement à l'aide
d'une bêche ou d'une fourche.
Éviter de blesser les rhizomes. Il est indispensable de les nettoyer immédiatement
et de les débarrasser sans tarder des racines et de la terre adhérente.
Laver les rhizomes et les sécher au soleil où ils prennent cette
couleur jaune claire qui leur est propre.
5.6 Rendement
Il varie d'un pays à l'autre,
de 20 à 30 T/ha. A Beforona il est
de 15 tonnes à l'hectare.
Le gingembre frais donne seulement 20 à 30% de gingembre
sec.
6 MALADIES ET ENNEMIS
6.1 Maladies
Sur les feuilles, plusieurs champignons produisent
des taches sur les deux plantes
6.2 Ennemis
Les ennemis du gingembre et du curcuma
sont communs. On connaît notamment
sur les rhizomes la pourriture rouge et la
pourriture sèche et noire causées
respectivement par (Nectriella Zingiberi)
et (Rosellinia Zingiberi)
Différentes espèces de Pythium causent une décomposition
des racines et une fonte de semis
7 BIBLIOGRAPHIE
- Mémento de l'Agronome - Ministère de
la Coopération et de Développement 1991.