Documentation et Archives

Au service de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche

Echos janvier 2019


 Mardi 29 janvier 2019 – Navalona R

Autosuffisance en riz en 2020 : Une grande priorité pour le ministre Lucien Ranarivelo

« Nous allons signer à la fin de cette semaine le contrat-programme nous permettant de déterminer les objectifs à atteindre dans le court terme ». Le nouveau ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo, l’a évoqué lors d’une passation de service entre ces deux prédécesseurs, à savoir, le ministre Harison Randriarimanana et le ministre Augustin Andriamananoro, hier. En attendant, il accorde une grande priorité à l’atteinte de l’autosuffisance en riz en 2020. « Ce sera un symbole fort pour Madagascar dans le cadre de la célébration du 60e année de son Indépendance », a-t-il déclaré. Le ministre de tutelle exhorte ainsi tous les staffs de ses trois départements à s’impliquer davantage pour atteindre les objectifs qui seront fixés, et ce, dans le dessein de soutenir le développement économique de la Grande Ile. Son prédécesseur reste confiant et serein étant donné que le nouveau ministre n’est autre que le directeur général de l’Agriculture connaissant bien les rouages de son département et les différents projets en cours. Et dans le domaine de la pêche, « le développement de la pêche traditionnelle et de la pêche industrielle constitue également une priorité. La gestion et la bonne gouvernance de ces sous- secteurs sont  ainsi de mise », a-t-il évoqué. Par ailleurs, le ministre de tutelle priorise le développement de la pisciculture qui a des impacts positifs sur le niveau de vie des paysans.

 

 Mardi 29 janvier 2019 – Riana R

Agriculture : Lucien Ranarivelo vise l’autosuffisance en riz

Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, nouveau ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de  la pêche a pris officiellement son poste, hier après la nomination des membres du gouvernement Ntsay, le 24 janvier dernier. La cérémonie de passation a eu lieu avec les deux ministres sortant Harison Randriarimanana (ancien ministre de l’Agriculture et de l’élevage) et Augustin Andriamananoro (ancien ministre de la Pêche et des ressources halieutiques), à Anosy et à Ampandrianomby.

Etant l’ancien directeur général adjoint du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo  se fixe comme priorité l’atteinte de l’autosuffisance en riz d’ici 2020, c’est-à-dire l’an prochain. Celui-ci a également évoqué  le contrat programme martelé depuis plusieurs jours qui sera signé incessamment par les membres du gouvernement. «Ce contrat programme renferme les points focaux à atteindre au niveau de chaque ministère», a-t-il précisé. Avant d’ajouter que «Les travaux réalisés par l’ancien ministre durant ces 15 derniers mois seront poursuivis».

 

    Mardi 29 janvier 2019 – Njaka A.

MAEP : fahaleovantena ara-bary amin’ny taona 2020
Tontosa, omaly ny famindram-pahefana indroa miantaona teo amin’ny minisitra vaovao, hisahana ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep), Ranarivelo Lucien, sy ireo minisitra roa nodimbiasany, nitantana ny Fambolena sy ny fiompiana, Randriarimanana Harison, sy ny Jono, Andriamananoro Augustin. Tsiahivina fa natambatra ho iray ireo minisitera roa ireo, amin’izao fotoana izao.
Nohitsin’ny minisitra Ranarivelo Lucien, fa laharam-pahemehana ato anatin’ny fotoana fohy, ny famolavolana ny Fifanarahana drafitrasa hiarahany ao anatin’ny governemanta (contrat programme), sy  ny hanatrarana ny fahavitan-tena amin’ny famokaram-bary eto Madagasikara, amin’ny taona 2020. Nentaniny ireo mpikambana rehetra ao anatin’ny mpiara-miasa aminy akaiky handray anjara bebe kokoa amin’ny fanatanterahana ireo sy ny tanjona hafa hofaritana rehetra.

 

 Mercredi 23 janvier 2019 – Riana R.

Filière riz : un programme d’accroissement rizicole en gestation

L’augmentation de la production rizicole fait partie des priorités  du ministère de tutelle, face à la hausse continue de la consommation locale. La note conceptuelle du Programme d’accroissement rizicole intensif (Pari) a été élaborée lors d’ un atelier organisé à Antsirabe, la semaine dernière.

Les zones d’intervention du programme Pari, les groupes cibles et les différentes composantes ont été abordés durant cet atelier qui a réuni plusieurs techniciens agricoles. En effet, le Pari fait partie des programmes mis en œuvre dans le cadre de la Stratégie nationale de développement rizicole (SNDR).

La SNDR, mise en œuvre. initialement pour la période 2009-2018, a été élaborée à la suite de l’adhésion de Madagascar à l’Initiative de la coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (Card) en 2008. Cette initiative concerne 23 pays d’Afrique sub-saharienne ainsi que leurs institutions de développement et de recherche, d’organisme de financement.

Révision

Mais plusieurs facteurs (cadrage macro-économique, stratégies sectorielles et sous sectorielles, le  changement climatique) ont amené les pays membres de la Card à se concerter et réviser le document SNDR, élaboré en 2008, pour la période 2016-2020. «La nouvelle dynamique à impulser au secteur rizicole, dans le cadre de cette stratégie révisée, contribuera à faire de Madagascar un pays rizicole surpassant la production nécessaire à l’autoconsommation en riz et, fournissant un surplus de qualité exportable. La vision est d’atteindre l’autosuffisance en riz, évoluer en un grenier régional et un modèle de développement rizicole durable pour l’Afrique sub-saharienne», indique-t-on auprès du ministère de l’Agriculture.

Faible production

Toutefois, la production rizicole à Madagascar n’arrive pas encore à répondre à la demande locale. Car, sur  les 2.600.000 t de riz dont Madagascar a besoin par an, la production tourne autour de 2.000.000 de tonnes. La Grande île procède ainsi à l’importation de riz chaque année. Le volume d’importation du pays est de quelque 400.000 t chaque année. 2017 a été une année record en importation rizicole pour Madagascar, durant laquelle la Grande île a importé jusqu’à 570.000 t de riz. Cela, en raison de la grande sècheresse survenue dans plusieurs régions au début de cette année.

En termes de production, Madagascar est classé au 19e rang avec 1,2 million d’hectares de rizières et près de 3 millions de tonnes de paddy produits chaque année, selon le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

  Mercredi 23 janvier 2019 – Hanitra R

Mécanisation agricole à Madagascar : Un concept innovant qui mérite réflexion, face à l’accès difficile des paysans aux outils mécanisés

Plus de 95% des exploitants agricoles à Madagascar, utilisent la force humaine pour leurs activités, soit moins de 5% qui ont recours à des outils mécanisés.

La mécanisation agricole, bien qu’initiée à Madagascar depuis des années, reste inaccessible pour l’écrasante majorité des paysans. L’existence, depuis près de 37 ans, d’un centre de formation en machinisme agricole – sis à Antsirabe – a permis de former près de 3500 apprenants. Cependant, ce savoir-faire ne se reflète suffisamment pas sur les réalités des paysans qui constituent plus des trois- quarts de la population malgache. Le nombre de personnes qualifiées en machinisme agricole est une goutte d’eau dans l’océan, au regard des près de 20 millions de paysans, producteurs agricoles.

 Accessibilité financière. Par ailleurs, l’accès aux machines agricoles reste limité, voire inexistant pour nombre de paysans, essentiellement des petits exploitants agricoles et des ruraux pratiquant l’agriculture familiale. Ils restent majoritairement déconnectés des voies d’accès aux outils mécanisés, notamment en raison du facteur coût et du déficit en structures organisées pour améliorer l’accessibilité. Les outils mécanisés aident pourtant à augmenter considérablement le rendement et rendent certaines tâches moins pénibles tout en gagnant du temps dans leur réalisation. Les initiatives en vue de développer la mécanisation agricole se multiplient, ces dernières années, à l’instar de la foire consacrée à la mécanisation agricole et plusieurs autres manifestations similaires. Il va sans dire que l’accès généralisé des paysans aux outils mécanisés et aux autres éléments importants de la production tels les intrants agricoles : fertilisants, plants et semences, produits phytosanitaires… constitue un des moyens les plus rapides pour développer le secteur agricole à Madagascar.

FIAB. Ailleurs en Afrique, l’accès aux outils mécanisés se développe mieux. Des initiatives innovantes émergent pour faciliter la mécanisation agricole, permettant d’accroître le potentiel des petites exploitations agricoles sur le continent. Révélé lors de l’ « International Green Week » qui se déroule actuellement en Allemagne – jusqu’au 27 janvier 2019 – le concept consiste à proposer une gamme de machines agricoles, dont le tracteur, et des services d’assistance (livraison de pièces, d’outils d’atelier, formation à l’utilisation des machines et partage d’expertises) afin de garantir un fonctionnement continu des opérations mécanisées. Une partie du matériel est expédiée dans une « boîte » (d’où le nom de l’initiative : « Farm in a box » ou FIAB). La boîte en question est un conteneur de transport modifié, qui a vocation à être ensuite utilisé comme bureau ou atelier. L’objectif est de développer la mécanisation agricole et toutes les infrastructures connexes dans les communautés rurales africaines jusque-là mal desservies. Faut-il rappeler qu’en Afrique subsaharienne, 65 % de l’énergie requise pour la préparation des terres sont fournis par l’homme.

 Location. Proposée par AGCO (Your Agriculture Company), un leader mondial de la construction et de la distribution de matériels agricoles, cette initiative permet ainsi aux petits exploitants de disposer des machines nécessaires pour développer leurs exploitations et rentabiliser leurs activités. « Conçue en tant que solution polyvalente, la FIAB est un centre de soutien agricole local, proposant des services de mécanisation agricole aux communautés rurales », précise-t-on au sein d’AGCO.  Avant d’ajouter que des études montrent l’existence d’une forte demande pour les machines agricoles dans ces zones reculées, mais que des obstacles – accessibilité financière, disponibilité, services d’entretien et de réparation, compétences et formation inadéquates – sont un frein à la mécanisation. La solution est alors d’offrir aux petits exploitants des services de location, permettant d’avoir accès à du matériel agricole sans avoir à investir en capital.

 Franchise. L’offre comprend des programmes de formation, d’assistance, un suivi et des conseils techniques fournis par un centre spécialisé de soutien opérationnel. La FIAB, qui fait office de plateforme entrepreneuriale, fonctionne selon le système de la franchise avec des franchisés désignés et formés, ainsi que des partenaires de distribution nationaux. Les détenteurs de franchise sont généralement des exploitants agricoles relativement bien établis et qui apportent un appui reconnu à la communauté agricole dans leur domaine de spécialisation. Ce système de franchise contribue à renforcer les capacités des petites entreprises et fournit des opportunités professionnelles aux entrepreneurs, aux fournisseurs de services et aux agro-commerçants possédant des magasins spécialisés en outillage agricole, présents dans les zones rurales africaines.

Sécurité alimentaire. En tant qu’expert local de ce savoir-faire, le partenaire franchisé loue, aux agriculteurs et petits exploitants locaux, les machines agricoles et met également à disposition une personne qui pourra conduire l’engin et les former pour les accompagner dans le développement de leurs processus de production et de leur rendement agricole. Ainsi, les franchisés accroissent leurs activités et créent de nouvelles opportunités d’emploi localement. Les communautés bénéficient d’économies renforcées par l’enrichissement de la chaîne de valeur agricole.

Ce concept a été présenté comme une solution permettant à des millions de petits exploitants en Afrique de devenir autonomes afin de garantir la sécurité alimentaire. Les approches de mécanisation agricole personnalisées, inclusives et intégrées peuvent améliorer la condition des familles agricoles et créer des opportunités de croissance économique dans les zones rurales. Bref, un concept qui mérite réflexion, quant à son adaptabilité à Madagascar.

 

 Mardi 22 janvier 2019- R Mathieu

Hanentanana ny tantsaha : iompiana trondro ny tanimbary

Hanentanana ny rehetra, indrindra ny tantsaha, ny fiompiana trondro an-tanimbary. 180.000 t isan-taona ny tsy fahampian’ny tinady amin’izao fotoana izao. Isika anefa, manana velarana tanimbary azo iompiana trondro tsara. Misy karazany telo ny fiompiana trondro: an-tanimbary, anaty dobo sy dobo mitsingevana. Ny fiompiana anaty tanimbary, raha ny fanazavan’ny teknisianina, ahazoana vokatra tsara sy ahafahafana mampitombo ny voka-bary, noho ny trondro afaka mampakatra ny tsiron-tany.

Tsy mifanitsaka mihitsy ny fiompiana an-tanimbary sy ny voly vary fa mifameno, raha ny fanazavan’ny teknisianina ihany. Mifameno amin’ny asa hafa ihany koa ny fiompiana, toy ny fanaovana provandy, sakafon’ireo trondro ireo. Efa misy ireo mpamatsy izany any amin’ny faritra ahitana mpiompy maro, toy ny eto Analamanga sy ny any Vatovavy Fitovinany. Misy ny sady mpiompy no mpanodina provandy. Fidiram-bola ho an’ny tantsaha avokoa izany, raha voafehy tsara ny teknika. Manome fiofanana momba izany fihariana izany ny avy ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny fiompiana.

 

Vendredi 19 janvier 2019- R Mathieu

Noho ny asan ‘ny IFVM: fongana ny andiam-balala amin’izao fotoana izao

Fongana ny andiam-balala eto amintsika amin’izao fotoana izao, araka ny fanazavana nomen’ny Ivontoerana famongorana ny valala eto Madagasikara (IFVM), ao anatin’ny minisiteran’ny Fambolena sy fiompiana. Hetsika telo natomboka ny taona 2016, ka volan’ny fanjakana malagasy, tsy misy fanampiana avy any ivelany, nentina nanaovana izany.

2016-2017, natao ny « Angaredona » nandrarahana fanafody namonoana andiam-balala amina velaran-tany 268 000 ha. Ny volana mey 2017, ripaka ny andiam-balala tamin’ny faritra maro ; nitohy indray ny ady nanaovana ny  “Rodobe”, taona 2017 -2018 amina velaran-tany 35 000 ha nahitana andiam-balala ; hetsika fahatelo ny “Savahao” nanomboka ny volana septambra 2018. Natao savahao tokoa ireo toerana mampiahiahy, mety ahitana valala mandeha singany. Tsy maintsy arahi-maso ireny valala mandeha singany ireny, raha ny fanazavan’ny teknisianin’ny IFVM, satria ireny ihany no manatody mampirongatra azy indray. 750 ha nanaovana io hetsika “Savahao” io hatramin’izao ataon’ireo teknisianina mitety faritra.

Tsiahivina fa nandritra ny fitokanana ny laboratoara an’ny IFVM, teny Nanisana ny 10 janoary teo, nambara fa nidina ambany dia ambany ny vokatry ny fambolena, indrindra tato anatin’ny 10 taona farany. Tsy noho ny valala ihany fa eo koa ny faharatsian’ny toetr’andro, ny fahantran’ny mpamboly, sy ny tsy fisian’ny fotodrafitrasa hampivoarana ny fambolena. Koa nanome toky ireo mpamboly ny IFVM manomboka izao fa tsy atahorana intsony ny valala. Na izany aza, tsy tokony ho varimbariana ary mila lanjalanjaina ny fampiasana fanafody simika tsy hanimba ny voly hafa sy ny tontolo iainana.

 

 Lundi 14 janvier 2019 – Njaka A.

Andapa : miroborobo ny fiompiana trondro marakely

Karazan-trondro tsy hita raha tsy eto Madagasikara ny marakely, manana anarana siantifika hoe paratilapia polleni. Tena ahitana azy ny renirano rehetra any amin’ny faritra avaratr’i Madagasikara. Afaka miaina amin’ny toerana manana maripana manomboka 12°C sy ny mihoatra, manana haavo 1.500 m. Miloko mainty ity trondro ity, sady ahitana pentina mangirana toy ny manga, mahatonga azy antsoina hoe marakely. Mirefy hatrany amin’ny 28 sm ny halavan’ny trondro lahy. Mihinana ny zava-drehetra hitany ny marakely, hatramin’ny trondro madinika.

Zaraina maimaimpoana

Sokajin’ny Fikambanana iraisam-pirenena misahana ny tontolo iainana (IUCN) ho biby marefo ity trondro ity, ary anisan’ny tena atahorana ny fahasimban’ny toeram-ponenany, ny fihotsahan’ny riaka. Manoloana izany, manao ezaka manokana ny Fikambanan’ny mpiompy zana-trondro tsy miankina any Andapa (APPA) amin’ny fiompiana azy anaty dobo. Nambaran’ny filohany, i Guy Tam Hyock, fa zarain’ny fikambanana maimaimpoana amin’ny tantsaha mpiompy trondro ny zanaka marakely. Fepetra takina amin’izy ireo, ho tambin’izany ny fandrotsahana ny 25%-n’ny trondro ompiany any anaty renirano.

Loharanom-baovao: Conservation international

 

   Lundi 14 janvier 2019 – R.R

Situation acridienne : la phase de rémission

La situation acridienne en 2018 est en phase de rémission, d’après le ministère de l’Agriculture et de l’élevage. En 2018, la surface infestée cumulée est de 32.583 ha, dont 31.009 ha traitée, soit un taux de réalisation de 95%.

«La stratégie de lutte menée par le centre, telle que les opérations Angaredona et Rodobe ; mais aussi l’implication des paysans sous forme de Vondron’olona ifotony miady amin’ ny valala, ont fortement contribué à l’atteinte de ces objectifs», indique-t-on auprès du ministère de tutelle.

La création de l’Ivotoerana famongorana ny valala eto Madagascar (IFVM) a également permis d’accélérer la lutte antiacridienne  au niveau national. Depuis sa création en janvier 2017, le centre a maîtrisé positivement la situation acridienne en seulement deux campagnes.

 

   Samedi 5 janvier 2019

AGRICULTURE : La rencontre des ministres de l’Océan Indien en préparation

La Grande Ile devra abriter la rencontre des ministres chargés de l’Agriculture des Etats membres de la Commission de l’Océan Indien (COI), cette année. Aussi le ministre Malgache, Harison Randriarimanana s’est rendu à l’Ile Maurice pour discuter de la préparation de ce grand évènement, avec le secrétaire général de la COI, Hamada Madi Bolero, il y a quelques jours. Ce fut également une occasion pour les deux parties de faire le point sur la mise en œuvre du Programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnel (PRESAN).

Ce programme qui se fixe comme objectif de contribuer activement à la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’Indianocéanie nécessitera 150 millions de dollars pour les cinq ans à venir. Celui-ci prendra en compte l’accroissement des productions agricoles d’intérêt régional, par l’augmentation de leur productivité, la réduction de la dépendance régionale aux importations de produits agricoles et alimentaires, ou encore la relance d’un commerce intra-régional de produits agricoles et halieutiques.

 

 Vendredi 4 janvier 2019

Approche SRI : Bénéfique pour les ménages

À Madagascar, le Fonds international de développement agricole (FIDA) a financé entre 2006 et 2018 plusieurs projets de promotion et de mise à l’échelle du système de riziculture intensive (SRI).L’accent a été mis sur le changement de pratiques agricoles avec l’installation de “champs-écoles paysans” où les agriculteurs ont été formés à l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et de produits phytosanitaires, mais aussi d’outils innovants comme des germoirs biodégradables.

À Menabe et Melaky, deux régions dans l’ouest du pays, les investissements ont bénéficié à 26 600 ménages, contre les 16 000 initialement ciblés ; 3 393 hectares de nouvelles rizières ont été irrigués, en plus des 2 195 hectares sur lesquels les systèmes d’irrigation ont été améliorés. Les rendements moyens ont plus que doublé et le revenu moyen annuel des ménages bénéficiaires est passé de 1,3 million MGA (325 €) à 2,8 millions MGA (710 €), soit une augmentation de 118 %. Cette approche SRI – expérimentée à Madagascar depuis les années 1980 et réussie dans d’autres régions du pays – a ici été correctement répliquée et adaptée aux régions du Menabe et du Melaky, où cela a permis de toucher un large nombre de bénéficiaires et de durablement améliorer leur production…

Vincent Defait : SPORE 191 qui est le magazine trimestriel du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA).

 

 Jeudi 3 janvier 2019 – Didier Rambelo

Litchi : Le prolongement de la campagne d’exportation en étude

Deux semaines après le début de la campagne de litchi, les exportateurs, alors qu’ils avaient déjà presque atteint leurs quotas d’exportation, continuent encore à recevoir des fruits venant des collecteurs. Les professionnels regroupés au sein du Groupement des exportateurs de litchi de Madagascar (GEL) ont fait savoir que la qualité du litchi s’améliore au fur et à mesure que la fin de la campagne approche. Ces investisseurs se demandent alors s’ils sont arrivés à un stade où il faudra réfléchir sur les possibilités d’étendre la période d’expédition des fruits jusqu’à la fin du mois de janvier.

 

Un membre du GEL, Simon Rakotondrahova a en effet expliqué, que la date de maturation des fruits a tendance à se décaler année après année. C’est pour cette raison que le litchi continue à sortir des champs à quelques jours de la fin de la campagne. «En deux semaines, les entreprises exportatrices ont déjà chargé 22.000 tonnes de litchi à bord des bateaux conventionnels, mais les collecteurs n’étaient pas près d’épuiser les productions dans les plantations», a-t-il souligné. Cet exportateur pense que le changement climatique a un impact sur le cycle de maturité des fruits sur la côte Est de l’île.

Pour éviter de gâcher les produits, les exportateurs songent sérieusement à explorer de nouveaux marchés, outre ceux vers lesquels les acteurs de la filière se sont tournés ces dernières années. Ainsi, l’Afrique du Sud vient de lever dernièrement ses barrières non-tarifaires alors que les entreprises malgaches se font de la place en Russie et aussi au Brésil. Or, la Grande île dispose malgré cela d’un excédent de production, du fait du décalage du calendrier de maturation du litchi. Une production qui, selon les professionnels, devrait pouvoir être écoulée sur le marché chinois qui est également demandeur. Avec la célébration du nouvel An chinois, ces consommateurs peuvent absorber une bonne partie de la production malgache. Ces acteurs estiment qu’ils peuvent tenir un rythme d’envoi constant durant le mois de janvier.

 

   Mercredi 2 janvier 2019 – Racl.R

PLAE IV : Du reboisement à vocation énergétique dans l’Isalo

Le programme de la coopération vise l’amélioration de la gestion durable des ressources naturelles à Madagascar, le Programme de lutte antiérosive (PLA IV) vise la promotion du reboisement à vocation énergétique, les mesures de lutte antiérosive et la sécurisation foncière des sites, objet d’aménagement. Une convention de financement a été signée entre le gestionnaire des parcs nationaux à Madagascar et le  ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MINAE). Ainsi, un projet de reboisement au niveau de la commune de Ranohira, au bénéfice des communautés riveraines du parc national d’Isalo, sera entrepris.L’objectif du projet en général est d’assurer l’approvisionnement des ménages urbains et ruraux en bois de chauffe et en charbon de bois. Le second objectif à atteindre, est la protection des sites agricoles importants, en particulier des périmètres irrigués, contre l’érosion et l’ensablement. C’est un phénomène qui est très courant à Madagascar. Le troisième objectif concerne l’augmentation des revenus des groupes cibles et en dernier lieu, la réduction de la pression sur les forêts naturelles. Dans le cadre de la coopération germano- malagasy,la KfW finance depuis 1998 le PLAE qui poursuit une démarche innovante de lutte antiérosive et de gestion durable des ressources naturelles à Madagascar. Le programme vise actuellement en priorité la dimension « forêt énergie » à grande échelle, et la sécurisation foncière.Jusqu’à présent, le PLAE a été mis en œuvre dans les régions de Boeny, Diana et Betsiboka dans le cadre de la phase III (2014-2019). GFA Consulting, à travers son équipe d’experts, est chargé d’appuyer le ministère de l’Agriculture et de l’élevage à l’extension des activités dans les régions de Sofia, Ihorombe, Haute Matsiatra et Amoron’i Mania. Cette extension est réalisée dans le cadre du PLAE IV qui a une durée de quatre ans (2017-2021). L’élément clé du programme est l’implication des populations par le soutien aux structures socio-organisationnelles pour la réalisation des investissements et leur gestion par les groupes cibles.

 

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