Documentation et Archives

Au service de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche

Echos février 2019


 Mercredi 27 février 2019 – Njaka Andriantefiarinesy

Jono : 5 800 t ny makamba naondrana

Anisan’ny mampiditra vola vahiny betsaka an’i Madaagasikara ny fanondranana makamba any ivelany. Hentitra ny fanaraha-maso amin’ity seha-pihariana ity, toy ireo sambo mpanjono, ohatra.

Nisokatra tany Mahajanga, ny 25 febroary teo, ny taom-panjonoana 2019 ny hazandrano makamba. Vokatra fanondrana anisan’ny mampiditra vola vahiny ho an’i Madagasikara. Nahatratra 5 800 taonina ny makamba naondrana tany ivelany, ny taona 2018. Nitarika ity fotoana ity ny minisitry ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono  (Maep), Ranarivelo Lucien. Nanotrona azy koa ny mpikambana ao anatin’ny Vondron’ny mpiompy sy mpanjono makamba eto Madagasikara (GAPCM).

Anisan’ny tsara kalitao ny makamba eto Madagasikara, manaraka ny fenitra iraisam-pirenena, Marine Stewardship Council (MSC). Hanombanana ny tahiry ny fanatsarana ny antontam-baovao samihafa, ny fametrahana ny rafi-pitantanana hanatsarana ny jono, indrindra ny jono nentin-drazana.

Mifandray amin’ny tontolo iainana

Hentitra ny fanaraha-mason’ny Foibe mpanara-maso ny jono (CSP) ireo mpanjono makamba amin’ny morontsiraka sy ny fari-dranomasin’i Madagasikara, amin’ny alalan’ny sambo “Telonify”. Miisa 41 ireo sambo mpanjono nahazo alalana any amin’ny faritra Boeny, manome asa anarivony, antapitrisany Ariary ny tamberim-bidy sy ny hetra miditra amin’ny fanjakana sy ny rafitra samihafa. Misy ny makamba ompian’ny orinasa tsy miankina, ary manodidina ny 5 000 taonina ny jonoina an-dranomasina.

Nambaran’ny minisitra Ranarivelo Lucien fa mifandray tsy tapaka ny sehatry ny makamba sy ny fitsinjovana ny tontolo iainana. Nentaniny ny mponina hahay hikajy sy hitantana maharitra ny harena voajanahary, toy ny fiarovana ny sahandriaka, ny ady amin’ny doro tanety sy ny ala, ny fiarovana ny ala honko, toeram-panatodizan’ny makamba.

Nitsidika ny orinasa TanySoa, mpikirakira ny makamba sy ny hazandranomasina, koa ny minisitra tany Mahajanga.

 

 Mercredi 27 février 2019 – Riana R.

Pêche crevettières : 41 chalutiers obtiennent une licence

La campagne crevettière 2019 est ouverte depuis le 25 février. 41 chalutiers dans la région Boeny ont obtenu une licence de pêche pour cette nouvelle saison.

41 chalutiers  ont obtenu une licence de pêche crevettière pour la nouvelle campagne, lancée officiellement le 25 février dans la ville de Mahajanga. En effet, c’est une filière porteuse pour la partie ouest de la Grande île étant donné qu’elle représente plus d’un millier d’emplois, et une ristourne non négligeable, d’autant que les prévisions pour cette année sont de 5.000 tonnes de crevettes sauvages qui font la renommée de Madagascar sur le marché mondial.

En outre, l’aquaculture a également connu un essor considérable dans cette partie de l’île depuis les années 1990, avec de tannes propices et aménageables pour la culture de crevettes évaluées à près de 15.000 ha de surface brute (11.000 ha de surface nette).

En 2017, les recettes d’exportation de crevettes sauvages et crevettes d’aquaculture sont respectivement de 96 milliards d’ariary et 146 milliards d’ariary, selon les chiffres du ministère de la Pêche.

5.800 tonnes de crevettes exportées en 2018

En 2018, Madagascar a exporté 5.800 tonnes de ce produit halieutique. Le pays travaille actuellement sur la bonne gestion de la pêche pour mieux répondre à la norme internationale Marine stewardship council (MSC) exigée sur le marché international.

En effet, la norme MSC requiert une méthode d’évaluation du stock de crevettes, mais aussi la mise en place d’un système de cogestion des activités de pêche entre les grandes entreprises et les pêcheurs traditionnels. C’est dans ce cadre que le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a procédé à la réception technique du navire de patouille Telonify du Centre de surveillance de pêche (CSP) durant la cérémonie de lancement de la campagne 2019, pour renforcer la surveillance en mer.

 La protection des bassins versants, la lutte contre les feux de brousse et les forêts de mangroves, zone de reproduction des crevettes, sont également indispensables pour préserver cette filière porteuse.

 

 Lundi 25 février 2019 – R R.

FEPA : les visiteurs au cœur de la foire

La 11e édition de la Foire de l’élevage et des productions animales (Fepa) se tiendra du 30 mai au 2 juin au kianja Maki Andohatapenaka, a annoncé le Malagasy professionnels de l’élevage (MPE) vendredi dernier.

Cette nouvelle édition se veut plus innovante que les précédentes en intégrant les visiteurs dans le concept de la foire. Ainsi, les visiteurs bénéficieront de partage d’expériences et d’une formation gratuite venant des professionnels participants. Des conférences débats sur la situation actuelle de ces trois secteurs  feront également partie du programme.

Pas moins de 200 exposants seront attendus pour la 11e édition de la Fepa. Les produits essentiels au développement du secteur de l’élevage, de pêche et de l’agriculture seront mis en avant, entre autres, les différents intrants et matériels, les engrais et semences, les jeunes plants, mais aussi les produits transformés ainsi que ceux de l’artisanat.

Comme chaque année, des aires d’exposition d’animaux d’élevage et domestiques seront aménagées durant l’évènement.

 

 Samedi 23 février 2019 – Njaka A.

Maep : namboly zana-kazo miisa 2 000

Natao teny Imerintsiatosika (RN 1; PK 28), distrika Arivonimamo, omaly, ny fambolen-kazon’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep). Miisa 2 000 ny zana-kazo nambolena ka nanoloana ireo maty tamin’ny zana-kazo 2 500, nambolena ny taona 2018, ny 500, ary vaovao ny 1 500 amin’ny velaran-tany 1,6 ha. Karazana acacia mangium ny zana-kazo nambolena.

Nambaran’ny minisitra Ranarivelo Lucien fa tafiditra ao anatin’ny Velirano fahafolo ny fambolen-kazo. Ao anatin’ny fitantanana ny harena voajanahary maharitra sy lovain-jafy. Fampiroboroboana ny fizahantany maharitra, fanomezan-danja ny harena an-kibon’ny tany, fiarovana ny biby sy ny zavamaniry ary ny tany. Miaro ny fandripahana ny tontolo iainana ny fambolen-kazo.

 

 Samedi 23 février 2019- Navalona R

11e édition de la FEPA : Plus de 200 exposants attendus

La MPE (Malagasy Professionnels de l’Elevage) organise la 11e édition de la FEPA du 30 mai au 02 juin 2019 au stade MAKIS à Andohatapenaka.

« De nombreuses innovations auront lieu, cette fois-ci, comparées aux éditions précédentes. En effet, la FEPA sera une foire de l’Elevage, de la Pêche et de l’Agriculture. La complémentarité et la synergie entre ces trois secteurs y seront mises en exergue », a annoncé Rabearivelo Andriamananarivo, le PCA de la MPE lors d’une conférence de presse hier. « Il y aura plus de 200 exposants attendus durant cette manifestation économique d’envergure internationale. Divers produits touchant ces trois secteurs y seront exposés. On peut citer entre autres, les intrants, les équipements et matériels agricoles, les semences et les jeunes plants, les produits transformés et les produits artisanaux », a-t-il évoqué.

Exposition d’animaux. En outre, les acteurs œuvrant dans la préservation de l’environnement y participeront. D’autres innovations, « les visiteurs bénéficieront de partages d’expériences et de formations gratuites. Et de nombreux professionnels opérant dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche venant des autres pays européens et asiatiques et de l’Afrique du Sud, vont également venir à cette 11e édition de la FEPA. L’organisation des conférences-débats thématiques, n’est pas en reste », a-t-il poursuivi. Dans la même foulée, les organisateurs sollicitent à cette occasion, la population à consommer davantage notamment les produits d’élevage.  Il y aura également les aires d’exposition d’animaux d’élevage et domestiques comme les chiens de race, sans oublier les divers jeux et divertissements comme les ballades à cheval. Les démonstrations de la mécanisation agricole et de l’élevage en cage seront en même temps exposées durant la foire.

Coût de revient. Notons que cet événement est sponsorisé par Ar Biochem, le leader en matière de production et d’importation des intrants et des alimentations animales, ainsi que de la production de poussins d’un jour. « Notre objectif est de contribuer à la réduction du coût de revient des exploitants agricoles et des éleveurs », a exprimé Andriamitantsoa Jean Félicien,  responsable commercial de  l’entreprise. Quant à Heritiana Raoelimanana, représentant le ministère de tutelle, il a soulevé que l’Etat attire les investisseurs dans ces trois secteurs via la facilitation de l’accès au foncier ou la détaxation de certains matériels et équipement de production.

 

   Samedi 23 février 2019

Produits alimentaires : l’Indianocéanie va continuer à importer

Un colloque international sur la redynamisation des organisations paysannes pour un développement rural durable a été organisé du 20 au 22 février 2019, en collaboration entre la Mention Agro-Management de l’Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques de l’Université d’Antananarivo et le Programme Régional de Sécurité Alimentaire et de Nutrition (PRESAN) de la Commission de l’Océan Indien (COI) appuyé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA).

Le PRESAN

En raison de leur insularité, les États membres de la Commission de l’Océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles et Réunion) sont confrontés à de nombreux défis pour assurer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. En outre, l’accès à des aliments abordables est compromis par la faible intégration des États membres de la COI dans les circuits commerciaux régionaux et mondiaux, aggravée par la distance physique (FAO, 2017).

Les projections montrent une croissance des besoins en produits alimentaires d’environ 4,4% par an, pour une croissance démographique estimée à 2,4%. Si rien n’est fait, à l’horizon 2016-2021, ces tendances vont se poursuivre, et l’Indianocéanie va continuer à importer massivement des produits alimentaires provenant de régions lointaines, alors qu’elle dispose de potentiels agricoles considérables, notamment à Madagascar qui représente à elle seule 99% de la superficie des îles de l’espace, et un potentiel de 98% des terres cultivables, soit 2,2 millions d’hectares.

Afin de relever les défis spécifiques de la sécurité alimentaire, le 31ème Conseil des ministres de la COI a adopté en Février 2016 le Programme Régional pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle 2016-2020 (PRESAN). L’objectif de PRESAN, conçu avec l’assistance technique de la FAO, est de contribuer à la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans toutes les îles membres du COI en stimulant la production agricole régionale et le commerce intra régional et en réduisant la dépendance aux importations de produits alimentaires.

 Etant donné que Madagascar possède 98% du potentiel agricole en termes de terres dans la région de l’Océan Indien, mais également la grande majorité de la main d’œuvre agricole et de ressources humaines pour développer l’agriculture, augmenter la production et s’impliquer dans l’agro-industrie, PRESAN vise à développer la production en vue de satisfaire les besoins nationaux et d’exporter le surplus vers les autres îles qui ont un potentiel limité de production agricole.

 Le PRESAN contribue à professionnaliser les petites exploitations agricoles familiales en les agrégeant au sein des filières, afin de les faire passer à des logiques d’entreprises et ainsi leur permettre de valoriser les opportunités de marché. Le développement solidaire et équitable des exploitations agricoles familiales (EAFs), à travers leur agrégation et intégration dans les filières, par des agrégateurs (OPs, commerçants fournisseurs d’intrants…) reste un défi qui relève de la redynamisation des organisations de producteurs et de leurs membres. A terme, l’agrégation agricole conduit au renforcement du capital social, c’est-à-dire, l’ensemble des réseaux sociaux et des institutions qui facilitent l’action collective, nécessaire pour le développement agricole.

Selon le Directeur de l’Ecole supérieure des Sciences Agronomiques de l’Université d’Antananarivo, le Professeur Bruno Ramamonjisoa : « Le colloque ROP 19 se focalise sur la problématique d’une politique relative aux organisations paysannes face à la réalisation des objectifs de développement durable, notamment la sécurité alimentaire et la nutrition. »

 La Responsable de la Mention Agro-Management, Docteur Holy Farahanta Ranaivoarisoa, qui a lancé l’initiative de ce colloque a également souligné que « les objectifs sont de créer un forum d’échanges et de concertation entre les différents acteurs de développement dont les exploitants agricoles ruraux, les chercheurs, les décideurs, les organismes de développement rural, ainsi que les opérateurs économiques, d’identifier les facteurs clé de succès dans une politique de développement intégrant les OP,  d’identifier des stratégies durables pour la réussite des actions collectives en milieu rural, et enfin de réaffirmer l’importance de la recherche dans la prise de décision relative aux politiques publiques. »

La Directrice de l’Unité Régionale pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (URSAN) de la COI, Catherine Rakotomanga, a affirmé à son tour que « le PRESAN entend profiter de ce colloque, et de la diversité et la richesse des participants et intervenants afin de confirmer, améliorer, réorienter la stratégie relative à la structuration des producteurs dans le cadre des études en cours sur les chaînes de valeurs d’intérêt régional et le renforcement du système alimentaire pour une alimentation diversifiée et équilibrée des populations. ».

En effet, selon le Représentant de la FAO à Madagascar, Comores, Maurice, Seychelles, Docteur Patrice Talla Takoukam, « le colloque constitue une opportunité pour mettre en valeur les résultats préliminaires de ces études et les enrichir grâce aux travaux de recherche qui seront présentés, ainsi qu’aux discussions qui seront animées par les consultants en charge des études et de l’équipe URSAN, mais aussi de soumettre à l’épreuve les solutions proposées dans un cadre scientifique ». Et de souligner qu’ « il est impératif de reconnaître la recherche, et de promouvoir les structures dont Madagascar dispose en terme de centres de recherche et d’universités, car aucun développement durable ne peut se faire sans la recherche. »

 Cet événement constitue à la fois un appel aux acteurs du développement à se tourner vers les résultats de recherche pour valoriser ces travaux dans le cadre des actions de développement afin d’en assurer la pérennité, et une opportunité d’entamer cette démarche dans le cadre du PRESAN, ce programme régional au bénéfice de toute la population de l’Indianocéanie.

 

Jeudi 21 février 2019- Njaka R

Formaprod: Boeny miara-miasa amin’ny faritra hafa

 Nambara tamin’ny fomba ofisialy, ny 15 febroary teo, tany Mahajanga ny fiaraha-miasan’ny Fitantanam-paritry ny varotra sy ny fanjifana (DRCC) ho an’ny faritra Boeny, Atsinanana ary Analanjirofo. Hiompana amin’ny fifanakalozana sy ny fampiroboroboana ny varotra ity fiaraha-miasa ity. Mandrindra azy ny Fandaharanasa ho an’ny fampiofanana sy ny fanatsarana ny vokatra ara-pambolena (Fromaprod). Anisan’ny misongadina any Boeny ny manga, raha ny corossol kosa ny any Atsinanana sy Analanjirofo. Tanjona ny fampifandraisana ny vokatra avy amin’ireo faritra telo ireo, hampitombo ny vola miditra amin’ny tantsaha, sady hampiakatra ny tahan’ny vokatra. Hisy ny fanofanana, ny famatsiana masomboly, zana-kazo ary sakafom-biby ataon’ny Formaprod.

Tanora 19-29 taona sy ny tantsaha

Nilaza Rtoa Ravelonjatovo Sylvia Aimé, teknisian’ny Formaprod, fa anisan’ny fanafody hiadiana amin’ny homamiadana ny corossol sady azo anaovana ranom-boankazo rahateo. Azo ampiasaina amin’izay lafiny fahasalamana izay koa ny voany sy ny raviny.

Voakasik’ity tetikasa ity ny fanofanana ny tanora 19 hatramin’ny 29 taona, tsy afaka nanohy ny fianarany intsony. Eo koa ny tantsaha maniry ho matihanina handraharaha eny ambanivohitra. Mamatsy vola ny Tahirimbola iraisam-pirenena ho an’ny fampandrosoana (Fida).

Nilaza ny lehiben’ny sampandraharahan’ny fizahantany ao amin’ny faritra Boeny, Rakotonirina Jean Claude, fa hilofosana ny hahamatotra ny fiaraha-miasan’ny faritra sy ny Formaprod.

 

Jeudi 21 février 2019- LR

WCS : Bilan positif pour la cogestion des pêcheries

Le système de cogestion des pêcheries, initié par l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS), en collaboration avec le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) ainsi que les communautés locales, a porté ses fruits. Il ressort, à l’issue de l’atelier de partage sur les acquis en matière de cogestion des pêcheries hier, à l’hôtel le Grand Mélis d’Analakely, que depuis la mise en œuvre de ce programme il y a 3 années de cela dans les régions d’intervention de WCS, le niveau de capture a varié pour les pêcheurs suivant les villages et les périodes, allant de 3 kg par pêcheurs par sortie à 13 kg. Le Coordonateur de la gouvernance marine auprès de WCS, Bemahafaly Randriamanantsoa a annoncé à cette occasion que le
concept de cogestion a évolué au cours des années et a bénéficié aux communautés réparties dans les 3 aires marines protégées au niveau de Soariake dans le Sud-Ouest, Anakrea et Ankivonjy dans le Nord-Ouest et constitue un appui à la mise en place et à la gestion de 27 aires de pêches gérées localement (APGL) au Nord-Ouest, du côté de la baie d’Antongil.
Bemahafaly Randriamanantsoa a ajouté que cet atelier, conjointement organisé par WCS et le MAEP et financé par la Fondation MacArthur, a eu pour objectif de partager les acquis sur le processus de mise en place et pratique de cogestion des ressources marines au niveau des sites d’intervention de WCS. Trois objectifs spécifiques ont été soulevés à cette occasion, à savoir le partage de la pratique de cogestion des ressources halieutiques et écosystèmes aquatiques, l’échange en vue d’enrichir les pratiques et les cadres relatifs à la cogestion des ressources marines et côtières, et l’information et échange avec les acteurs dans le secteur relatif aux documents cadres en matière de transfert de gestion des ressources halieutiques (TGRH).
Le WVS a rappelé que la cogestion ou gestion collaborative ou gestion participative, a permis la participation des communautés locales à travers leur responsabilisation dans la couverture de leurs zones respectives, le contrôle et la surveillance de l’exploitation afin de prévenir les infractions et autres pillages des ressources maritimes, le suivi de la production, la contribution sur l’établissement des mesures de gestion, la conscientisation et sensibilisation des acteurs concernés, ainsi que la mise en place d’activités génératrices de revenus.

 

Jeudi 21 février 2019- Navalona R

Pêcheries : Cogestion de trois aires protégées marines

Wildlife Conservation Society (WCS) a initié la cogestion des ressources marines via la mise en place des réserves de pêche, et ce, en collaboration avec les communautés locales des pêcheurs et le ministère en charge de la Pêche. Ainsi, trois aires protégées marines sont cogérées avec ses partenaires. Il s’agit du site de Soariake à Atsimo Andrefana, de la baie d’Antongil et des baies d’Ampasindava, de Tsimipiake, d’Ambaro et de Nosy-Be. « Une capitalisation des acquis a été effectuée dans le cadre de cet atelier de partage, organisé pendant deux jours à l’hôtel Grand Mellis par le WCS en partenariat avec le ministère de tutelle et avec l’appui financier de la Fondation MacArthur », a expliqué Randriamanantsoa Bemahafaly, le coordonnateur du projet gouvernance marine au niveau du WCS, lors d’une conférence de presse hier.

Complémentaire. En fait, « la participation des communautés locales dans le cadre de la cogestion des pêcheries y est évoquée. On peut citer, entre autres, la mise en place du Comité de contrôle et surveillance local ou CCS dans le but d’éradiquer les activités de pêche illicites, la gestion des réserves de pêche et le développement des activités génératrices de revenus pour réduire la pression sur les ressources halieutiques », a-t-il poursuivi. Pour sa part, Bemanaja Etienne, un responsable au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a soulevé que ces communautés locales ont été responsabilisées afin de protéger les ressources marines. En outre, « leur implication dans le contrôle et surveillance de la pêche est complémentaire à nos actions car nous ne pouvons pas surveiller toutes les côtes long de 5 000km de l’île.  Ces communautés locales ont entre autres contribué à l’application de loi interdisant des matériels de pêche comme les sennes de plages avec des filets de moustiquaires », a conclu Sedera Ramahefalala, du Centre de Surveillance de Pêche

 

 Samedi 16 février 2019 – Navalona R.

Filière lait : 100 millions de litres/an de production nationale

On recense près de 9 millions de bovins dont environ 90 000 sont de race laitière à Madagascar.

Ceux-ci procurent une production nationale de lait autour de 100 millions de litres par an. « Ce volume de production reste encore très faible. Il en est de même pour la consommation de produits laitiers. En effet, la population malgache en consomme 5 à 7kg/habitant /an contre 20kg/habitant/an en moyenne en Afrique et 250kg/habitant/an en France », a expliqué Haingotiana Razafindraibe, le PCA de Malagasy Dairy Board (MDB) lors d’une conférence de presse hier à son siège à Anosimasina.

Lait de qualité. Cependant, le triangle laitier regroupant les hautes terres centrales, est favorable à l’élevage de vaches laitières compte tenu de son climat tropical et de l’existence de vastes plaines propices à la culture fourragère. « Le MDB a été ainsi mis en place en 2004 dans le but de promouvoir et de coordonner le développement de la filière lait à Madagascar. Pour ce faire, de nombreuses actions ont été déjà entreprises depuis ses quinze années d’existence.  Il s’agit  de la structuration de tous les acteurs opérant dans la filière or blanc, qui sont entre autres, les groupements d’éleveurs, les collecteurs, les transformateurs et les industriels. La professionnalisation de ces groupements d’éleveurs en matière de culture fourragère, de qualité,d’hygiène et d’insémination, a été également priorisée. Il y a eu une distribution des bidons en aluminium pour la conservation du lait. Maintenant, nous nous engageons à assurer l’approvisionnement en lait de qualité des consommateurs autour de la ville d’Antananarivo, via le projet ASA financé par l’Union Européenne. Des points de collecte de lait de qualité viennent d’être inaugurés. La sensibilisation de la population à consommer du lait et de ses produits dérivés, n’est pas en reste », a-t-il évoqué.

Spéculateurs. Par contre, le MDB reconnaît que des spéculateurs effectuant la collecte de lait durant la période de production, ne sont pas encore maîtrisés alors qu’ils mettent en péril l’avenir de cette filière porteuse. En effet, « les transformateurs ne sont plus approvisionnés régulièrement car ils achètent le lait entre 1.300 Ar à 1.400 Ar le litre contre 1.200 Ar en moyenne. Ils les revendent pourtant au même prix à Anosy, 67ha, Ambodin’Isotry et à Andrefan’Ambohijanahary. Les analyses effectuées ont montré que ce lait vendu dans ces quartiers contient des additifs comme le poudre de manioc, l’urine et le formol », a-t-il dénoncé. Ce groupement d’intérêt économique interpelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures car cela constitue en même temps un grand danger pour la santé publique.

Journée de fourrage. Par ailleurs, le MDB va célébrer son 15e anniversaire cette année. Pour commencer, une messe sera organisée le 20 février à l’ECAR St François Xavier à Antanimena. Une journée de fourrage grande saison aura ensuite lieu à Tsiroanomandidy le 8 mars. Ce sera suivi d’une journée de fourrage de contre saison à Fianarantsoa. Et le 01er juin 2019, une foire du lait sera organisée au palais des Sports à Mahamasina. La célébration sera clôturée par un gala-déjeuner le 23 novembre 2019.

 

   Jeudi 14 février 2019- R Mathieu

Vakinankaratra : najoro ny kaoperativa ho an’ireo mpamboly ovy

Avy any amin’ny faritra Vakinankaratra ny 80 %-n’ny vokatra ovy eto Madagasikara, indrindra avy ao amin’ny distrikan’i Betafo. Na izany aza, mbola azo lazaina ho tsy mahafehy io seha-pihariana iray io ny any an-toerana, manomboka any amin’ny fambolena hatrany amin’ny lalam-barotra. Olana voalohany, mitombo hatrany ny aretina mahazo io karazam-boly io. Noho izany, ilaina ny tohana teknika sy ny fampiasana masomboly vaovao, hatrany amin’ny tany volena, mila fanadihadiana avokoa.

Ho fikajiana ity karazam-boly ity, najoro any Vakinankaratra ny kaoperativa Tafomiavo, iombonan’ny mpamokatra ovy any an-toerana. Hahamatihanina izany seha-pihariana izany, nasiana filankevi-pitantanana io kaoperativa io hitantana azy, mametraka lasitra sy vina hampitomboana ny vokatra sy hanatsarana ny kalitao, miainga avy amin’ny masomboly vaovao. Antsoina manampy momba izany masomboly izany ny Fiompiana fambolena malagasy norvezianina (Fifamanor). Tanjon’ny kaoperativa Tafomiavo ny fanatsarana ny fari-piainan’ny tantsaha mpamboly ovy any Vakinankaratra.

Manan-danja lehibe eo amin’ny sakafo ny ovy, anisan’ny foto-tsakafo manampy ny vary, indrindra amin’ny fotoan’ny maitsoahitra. Azo volena amin’ny fotoana rehetra koa ny ovy : fahavaratra, oktobra hatramin’ny febroary ; anelanelam-potoana, febroary hatramin’ny avrily na mey; azo volena eny an-tanimbary aorian’ny fiakaran’ny voka-bary ny volana jona hatramin’ny septambra.

Fa amin’ny fotoan’ny maitsoahitra ny ankamaroan’ny tantsaha mamboly azy satria tsy sarotra raha mandritra ny fahavaratra sy miaro azy amin’ny aretina. Noho izany, tokony ho fidiram-bola lehibe ho an’ny tantsaha izany raha voafehy tsara. Hatramin’izao aloha, tombanana ho 500 000 t isan-taona ny vokatra.

 

 Jeudi 14 février 2019 – Navalona R.

Chenilles légionnaires d’automne : Près de 15 000 ha de maïsiculture infestés dans le Bongolava

La chenille légionnaire d’automne (CLA) est un ravageur alimentaire transfrontalier et multi-plante. Elle est apparue pour la première fois à Madagascar en novembre 2017. Cela constitue un grave danger pour la sécurité alimentaire pour la population et l’alimentation animale, puisque la majorité des cultures de maïs est infestée. Rien que pour la région de Bongolava, près de 15.000 ha de champs de maïs sont actuellement infestés par les chenilles légionnaires, dont 5.000 ha sont fortement envahis. Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a lancé la campagne de traitement de ces chenilles légionnaires d’automne dans le « fokontany » d’Antsapanimahazo situé à 3 km de Tsiroanomandidy.

Mesures d’urgence. « Ces actions cadrent dans la réalisation du « Velirano 9 » du président de la République qui est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire de Madagascar via l’augmentation de la production de riz, et le développement de l’élevage et de la production halieutique. Il faut ainsi soutenir les agriculteurs et innover dans de nouvelles productions agricoles tout en améliorant les capacités de production régionales », a soulevé le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors du lancement officiel de la campagne. Les actions de lutte contre la « CLA » comprennent des mesures d’urgence conjuguées avec une gestion durable et une surveillance sur une période de trois ans.

25 000 ha. La première phase d’urgence va mobiliser les ressources tant matérielles qu’humaines des DRAEP et de l’IFVM, pour intervenir dans les 20 jours à venir, sur au moins 5.000 ha dans les grands bassins de production de maïs des Régions Itasy, Bongolava, Vakinankaratra, et Atsimo Andrefana. Tandis que la seconde phase de 60 jours concernera 25.000 ha de surface dans toutes les régions. Puis la dernière phase de gestion durable de la lutte, d’une durée de deux à trois ans, verra la stabilisation de la situation et le renforcement de la capacité nationale pour permettre aux producteurs et aux différents intervenants de mener une lutte intégrée contre la CLA. Toutes ces phases sont réalisées de manière inclusive et participative mettant les communautés de producteurs de maïs au centre de la lutte intégrée contre les chenilles légionnaires d’automne.

 

 Jeudi 14 février 2019- Marc A

Lutte contre les chenilles légionnaires : Le MAEP lance les actions intégrées à Bongolava

Les agriculteurs n’en ont pas fini avec les insectes qui détruisent les champs. Après les criquets, les chenilles légionnaires rentrent dans la danse. Mais les techniciens du ministère MAEP veillent au grain. Le fléau est maîtrisé.

La Région Bongolava a été choisie par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) pour lancer officiellement la lutte intégrée contre les chenilles légionnaires d’automne (CLA). Des insectes détectés à Madagascar depuis fin 2017 et qui menacent les cultures de maïs de plusieurs localités du pays.

Dans son discours, le ministre Lucien Ranarivelo a souligné que ces actions rentrent dans le cadre de la réalisation du «Velirano 9» du Président Andry Rajoelina relatif à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Augmenter la production de riz, développer l’élevage et la production halieutique, soutenir les agriculteurs et innover dans de nouvelles productions agricoles, améliorer les capacités de production régionales, tels sont entre autres les points à réaliser pour ce faire.

«Ces actions arrivent à point nommé. Nous avons commencé à perdre espoir car nous avons tout tenté pour lutter contre l’insecte, mais en vain. Nous avons épuisé toutes les solutions», ont confié au ministre les exploitants agricoles locaux qui étaient venus en masse à la cérémonie d’hier. D’après le Directeur Régional de l’Agriculture et de l’Elevage (DRAE) de la Région Bongolava, près de 15 000 Ha de champs de maïs sont actuellement infestés par les chenilles légionnaires, dont 5000 Ha sont fortement atteints. Selon les techniciens, le traitement des champs fortement infestés nécessite l’utilisation de pesticide chimique homologué. Sous les recommandations et directives techniques de la Direction des Protections des Végétaux, le ministère a fait appel aux expériences et au soutien logistique de l’Ivotoerana Famononona Valala eto Madagasikara (IFVM) pour le traitement des 5000Ha. L’IFVM interviendra également dans 3 autres Régions, Itasy, Vakinankaratra, Atsimo Andrefana.

Le traitement des champs des exploitants agricoles durant cette phase d’urgence se fera gratuitement. Les exploitants agricoles doivent simplement signaler et s’inscrire auprès de la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (DRAEP). A titre de réponse, les équipes de la DRAEP feront une évaluation pour savoir quel genre de traitement sera adapté selon le degré d’infestation des champs de maïs.

 

Mercredi 13 février 2019- Marc A

MAEP : Renforcement de coopération avec les PTF

Madagascar raffermit ses liens de coopération non seulement avec les pays amis, mais également avec les partenaires techniques et financiers. Dans le secteur de l’Agriculture et de l’Elevage, la Banque mondiale et la FAO sont en tête de liste en termes de PTF.

Les partenaires techniques et financiers du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) ont tous annoncé leur volonté d’appuyer les efforts de développement du pays. Le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche est, rappelons-le, le levier du développement du monde rural du pays. Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche a ainsi annoncé cette détermination des partenaires internationaux à soutenir les initiatives encadrées dans le contrat programme. Plusieurs représentants et diplomates ont rendu visite au MAEP Anosy, à savoir, Coralie Gevers, Représentante de la Banque Mondiale, Patrice Talla, Représentant de la FAO, et SEM Mohamed Benjilany, ambassadeur du Maroc.
La Banque Mondiale a, entre autres, annoncé son intention de soutenir les appuis dans l’assistance technique et le renforcement de capacité ainsi que d’un apport en expertise dans le cadre de la pêche. Le MAEP a rappelé qu’en termes de projets en cours, la Banque Mondiale détient un portefeuille de 285 millions d’USD pour Madagascar.
L’Organisation Mondiale de l’Alimentation et de l’Agriculture (FAO) n’est pas en reste dans cette série de visites de courtoisie au MAEP d’Anosy lundi dernier. En effet, cette organisation soutient la Grande Île dans la lutte contre les chenilles légionnaires d’automne. Des insectes qui peuvent ruiner les cultures de maïs du pays. Ce qui nécessite ainsi des mesures importantes d’éradication. La FAO est également partenaire incontournable de la mise en œuvre des objectifs cités dans l’Initiative Emergence de Madagascar (IEM) initiée par le Président Andry Rajoelina, a annoncé le ministre Lucien Ranarivelo. L’amélioration de la productivité rizicole fait partie de ces objectifs avec lesquels la FAO est notre partenaire.
Le Maroc a également rendu visite au MAEP par le biais de son ambassadeur SEM Mohamed Benjilany. Ce Royaume est un partenaire important de Madagascar dans l’initiative de l’analyse des sols. En effet, les deux pays ont collaboré depuis plusieurs années à la mise en place d’une cartographie de fertilité. Le premier rapport de cette initiative est d’ailleurs attendu pour d’ici peu, a annoncé le ministre Lucien Ranarivelo avec une cartographie de 125.000 Ha de surface. Ainsi, les échanges entre les deux pays en termes de partage d’expériences seront également renforcés, a souligné le MAEP.

 

Mercredi 13 février 2019- R Mathieu

Boanamary-Faritra Boeny: natao ny voly hazo ho fanatsarana ny fiompiana tantely

Mahatsapa ny maro fa efa loza mitatao ny fiakaran’ny hafanana hatrany any amin’ny faritra Boeny ka nandray andraikitra namboly hazo, natao any amin’ny kaominina Boanamary, ny herinandro lasa teo. Asa niarahana amin’ny Vondron’olona ifotony, sy ny fikambanan’ny mpiompy tantely ho fanatsarana sy fiarovana io lalam-pihariana io.

Zanakazo mimoza (acacia) 1 500 ny novolena any amin’ny tanin’ireo mpikambana mpiompy tantely ireo. Miankina betsaka amin’ny fiarovana ny tontolo iainana ny fahazoana vokatra tantely tsara ka anisan’ny manatsara izany ny mimoza. Tsy ho tombontsoa ho azy ireo ihany ny voly hazo natao fa ho an’ny taranaka koa, raha nambaran’ny iray amin’ireo mpiompy tantely.

Nisy ny dinika fihaonana tamin’ny mponina taorian’ny fambolen-kazo, notarihin’ny talen’ny fampandrosoana ny faritra. Fotoana nitateran’ireo mponina ny olana tamin’ny tompon’andraikitra izany mba tena hisy marina ny fampandrosoana. Ny kaominina Boanamary, ohatra, mahavokatra betsaka, saingy tsy misy firy ny mpanangom-bokatra tonga any an-toerana ka voatery mivarotra mora ny mpamboly. I Boanamary anefa, tsy lavitra fa 30 km monja miala avy eo Mahajanga. Ratsy ny lalana mankany amin’io kaominina io na misy fifandraisana amin’ny RN4 aza.

Ratsy lalana ny kaominina maro

Namaly azy ireo ny talen’ny fampandrosoana ny faritra, Randriambololona Marcelin, fa betsaka ny vonona hampiasa vola, miainga avy amin’ny tetikasa maro nofaritan’ny faritra. Na vaovao tsara aza izany ho an’ny mponina, tsy misy fampandrosoana azo antenaina raha tsy vita ny lalana. Raha ny faritra Boeny: kaominina sivy, telo volana mandritra ny taona tsy tongan’ny fiara ; misy 12, enim-bolana ihany ny azo idiran’ny fiara (fa tsy ny fiara rehetra) ; ary valo, tsy azo aleha mandavantaona raha tsy amin’ny sarety.

 

Mardi 12 février 2019 – Njaka A.

Fiaraha-miasa japoney (Jica) : hanamboatra zezika avy amin’ny trondro maina

Noraisin’ny filoha Rajoelina Andry, ny 7 febroary teo, teny amin’ny Lapan’Iavoloha, ny minisitra japoney, miadidy ny Varotra sy ny indostria, Seki, niaraka tamin’ny masoivohon’i Japana, Sem Ogakawasara. Anisan’ny nivoitra nandritra ny fihaonana ny tetikasa vinavinain’ny Fiaraha-miasa japoney (Jica), hamokatra zezika avy amin’ny trondro maina, hanatsarana ny fambolena eto Madagasikara. Tanjona, ny ahazoana voka-bary 500.000 taonina ato anatin’ny telo taona ho avy. Manampy izany, hanome fanampiana amin’ny lafiny fahasalamana koa ny governemanta japoney. Hisy fiara ahitana fitaovam-pitsaboana, hitety ny faritra lavitra. Eo koa ny fiara mpitatitra marary, fiara mpamono afo homena isaky ny dimy taona.

Fanorenana fotodrafitrasa maro

Nampahatsiahivina nandritra ity fotoana ity ny fanohanan’i Japana amin’ny lafiny maro sy misandrahaka, toy ny fanorenana fotodrafitrasa, hanitarana ny seranan-tsambon’i Toamasina ,ankehitriny, sy ny fanarenana tetezana roa amin’ny lalam-pirenena faharoa (RN 2) any Mangoro sy Antsampanana.

Marihina fa manana ampahana renivola (47,7%) be indrindra ao amin’ny tetikasa Ambatovy ny orinasa japoney, Sumitomo Corporation. Manantena ny filoha Rajoelina Andry fa “tena samy hahazo tombontsoa amin’ity tetikasa ity avokoa ny andaniny sy ny ankilany. Ao anatin’izany ny mponina any ifotony, ho taratry ny tena fampandrosoana entin’ny tetikasa Ambatovy”.

 

 Mardi 12 février 2019 – Riana R.

Fida : le vice-président attendu à Madagascar

Stéphane Mousset, vice-président du Fonds international de développement agricole  (Fida), est attendu à Madagascar en juin prochain. L’information a été annoncée lors d’une rencontre entre le ministre de l’Agriculture, l’élevage et la pêche, Lucien Ranarivelo, et le représentant du Fida dans le pays, Rachel Senn, la semaine dernière.

Les différents projets financés par le Fida à Madagascar ont  également été discutés durant cette rencontre. Cette institution dotée d’un portefeuille de près de 200 millions de dollars, est l’un des principaux partenaires de Madagascar dans le secteur agricole. Par ailleurs, le ministre Lucien Ranarivelo a annoncé le renouvellement du cadre de programmation pays Fida  (Cosop) cette année.

 

Mardi 12 février 2019 – Marc A.

Lutte contre les chenilles légionnaires : 25.000 Ha à traiter dans les 60 jours

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) va déployer les gros moyens pour lutter de manière urgente et efficace contre la propagation des chenilles légionnaires d’automne. Ces insectes qui nuisent aux cultures de maïs sont entrés à Madagascar en 2017. Lors d’une conférence de presse, tenue au MAEP d’Anosy, le ministre Lucien Ranarivelo a ainsi annoncé que les travaux vont se départager en 2 phases. La première phase concernera une intervention dans les 20 jours à venir, sur au moins 5 000 Ha dans les grands bassins de production de maïs des Régions Itasy, Bongolava, Vakinankaratra, et AtsimoAndrefana. Ainsi, les ressources tant matérielles qu’humaines des Directions Régionales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ainsi que du Centre National de la Lutte Anti Acridienne (IFVM) appuyées par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) seront mobilisées. En second lieu, la seconde phase de 60 jours concernera l’intervention sur 25 000 Ha de surfaces dans toutes les Régions du pays.
Avec l’assistance technique de la FAO, depuis quelques semaines déjà, un système de surveillance, de riposte et de contrôle est mis en place ; dans le cadre d’une lutte intégrée contre ces chenilles légionnaires d’automne, plus de 300 techniciens sont formés et le renforcement de la Direction de Protection des Végétaux en matériels et équipements performants. Mais pour ce faire, le MAEP priorisera les actions de terrain pour lutter contre la chenille légionnaire, tout en évitant les impacts négatifs sur la santé humaine, la santé animale et l’Environnement.

Toutes ces phases seront exécutées de manière inclusive et participative mettant les communautés de producteurs de maïs au centre de la lutte intégrée contre les chenilles. Ces communautés seront formées, encadrées et renforcées de manière à bien gérer elles-mêmes cette lutte, et pour qu’elles soient capables de décider et à agir à temps pour protéger leurs cultures, améliorer leur productivité et, par conséquent, assurer leur sécurité alimentaire dans le cadre d’une gestion durable de l’environnement.

A noter que l’infestation des chenilles légionnaires d’automne touche la majorité des cultures de maïs au niveau des 22 Régions de Madagascar, constituant une grave menace pour la sécurité alimentaire de la population mais aussi pour l’alimentation animale. Raison pour laquelle le MAEP engage des mesures urgentes.

 

 Lundi 11 février 2019 – Hanitra R.

Sécurité alimentaire : Les légumineuses, de bons alliés

Economiquement accessibles, les légumineuses sont considérées comme des aliments pouvant constituer une solution aux problèmes d’insécurité alimentaire. Présentant des effets bénéfiques importants sur la santé, elles ont des avantages nutritionnels à ne pas négliger. De plus, les légumineuses, bien plus que des semences nutritives, contribuent à des systèmes alimentaires durables car jouant un rôle important dans la production alimentaire durable et dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et la nutrition. Dans le cadre de la journée mondiale des légumineuses célébrée, hier, 10 février, nombreuses étaient les informations émises un peu partout dans le monde sur les importants bénéfices tirés des légumineuses en faveur de la sécurité alimentaire.

Bienfaits. A Madagascar, les légumineuses sont bien connues de la population, mais leur usage reste parfois peu conforme aux recommandations favorables à une bonne nutrition. Rappelons que les légumineuses sont naturellement pauvres en gras et ne contiennent pas de cholestérol. Leur consommation aide ainsi à réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Les légumineuses sont également pauvres en sodium. Le sel, contribuant aux problèmes d’hypertension, ceux-ci peuvent être évités en consommant des aliments à faible teneur en sel, comme les légumineuses. Egalement sources de protéines d’origine végétale, les légumineuses se suffisent à elles-mêmes pour une partie d’un repas, sans qu’on ait besoin de l’accompagner de viande. Le fer, le potassium, l’acide folique, les fibres, sont encore autant de substances contenues dans les légumineuses, qui apportent des bienfaits pour la santé.

Pouvant être conservées pendant une longue période de temps, les légumineuses aident, par ailleurs, à contribuer à accroître la diversité des régimes alimentaires. D’où le recours aux légumineuses dans les pays en développement comme Madagascar.

 

Samedi 9 février 2019- Riana R

Lutte contre les chenilles légionnaires: la riposte nationale s’organise

L’invasion de la chenille légionnaire menace aujourd’ hui la majorité des cultures de maïs dans les 22 régions de Madagascar. La sécurité alimentaire de la population et des animaux est à craindre.

Pour lutter contre ce fléau, l’équipe du ministère de l’Agriculture, l’élevage et la pêche a présenté un plan de riposte à travers deux phases d’urgences et une dernière phase de pérennisation hier, à Anosy.

A cet effet, toutes les ressources (humaines et matérielles) auprès des directions régionales de l’agriculture, l’élevage et la pêche (DRAEP) et les IFVM (Ivontoerana famongorana ny valala eto Madagasikara) seront mobilisées dans les 20 jours à venir. Au moins 5.000 ha de culture de maïs sont ciblés par cette opération qui se déroulera dans les grands bassins de production dans les régions d’Itasy, Bongolava, Vakinankaratra, et Atsimo Andrefana.

Une seconde phase de 60 jours sera ensuite menée pour traiter les 25.000 ha de surfaces dans toutes les régions. Tandis que, la dernière phase consiste à stabiliser la situation et renforcer la capacité d’intervention au niveau national pour les deux ans à venir.

Par ailleurs, Madagascar bénéficie actuellement d’une assistance technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans le cadre d’une lutte intégrée contre cette chenille légionnaire d’automne. Sur ce, plus de 300 techniciens seront formés

 

 Samedi 9 février 2019- Njaka A

MAEP : ady amin’ny bibikely mpanimba katsaka

Laharam-pahamehan’ny minisiteran’ny Fambolena, ny fiompiana ary ny jono (MAEP) ny ady amin’ny bibikely manapotika katsaka (chenille legionnaire), ankehitriny. Efa miparitaka manerana ny faritra 22 ity bibintsaonjo ity, raha ny novambra 2017 ny nahitana azy voalohany. Maika ny famonoana azy satria miantraika any amin’ny fiharian’ny mpamboly sy ny famatsiana katsaka ity bibikely ity. Miisa 300 ny teknisianina homena fiofanana manokana hanamafisana ny fahaiza-manaony sady hovatsina fitaovana arifomba.

Haharitra telo taona ny hetsika manokana ka ao anatin’ny dingana voalohany, mandritra ny 20 andro, ny hamonoana ireo bibikely any amin’ny faritra Itasy, ny faritra Bongolava, ny faritra Vakinankaratra ary ny faritra Atsimo Andrefana, amina velaran-tany 5 000 ha.

Haharitra 60 andro ny dingana faharoa, amina velaran-tany 25 000 ha, manerana ny faritra sisa. Miara-manatanteraka ny asa ny fitantanam-paritry ny minisitera sy ny Ivontoerana misahana ny famonoana ny valala (IFVM). Manohana ny hetsika ny Tahiry iraisam-pirenena misahana ny sakafo (FAO).

 

 Mercredi 8 février 2019 – Arh.

Agriculture biologique : le potentiel de Madagascar mise en valeur

Toutes les filières de production possèdent des potentiels en matière d’agriculture biologique. Le marché est encore vaste, et très vaste pour Madagascar. Toutefois, l’offre ne couvre pas la demande de plus en plus croissante.

40% des demandes ne sont pas honorées, a confié Gaëtan Etancelin, président national du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) hier lors d’une rencontre avec la presse relative à la participation de six entreprises malgaches membres du syndicat au salon Biofach 2019.

«Aujourd’hui, le marché de l’agriculture biologique est estimé à plus de 100 millions de dollars dans le monde dont 90% part à destination de l’Europe et des Etats-Unis. La demande croît de 10% par an et a doublé entre 2007 et 2016. Nous avons constaté une croissance de 25% des ventes en grande distribution. Ce qui explique aujourd’hui le dépassement très large de la demande face à l’offre», a-t-il indiqué.

Pour Madagascar, le potentiel existe. Selon les chiffres du Symabio, Madagascar est à la 18e place des 164 pays du monde en termes de nombre d’exploitants agricoles bio qui comptent actuellement 25.000 exploitants. En termes de superficie cultivée, le pays se classe au 64e rang mondial avec 120.000 ha cultivées. En Afrique, la Grande île se trouve au 4e rang sur les 36 pays producteurs.

Rendez-vous du salon Biofach 2019

Afin de faire valoir davantage ce potentiel de la Grande île dans le domaine, six entreprises malgaches participeront à la prochaine édition du salon Biofach 2019 du 13 au 16 février à Nuremberg (Allemagne). En fait, c’est un salon leader international des produits biologiques. Pour les entreprises malgaches, le salon Biofach est une occasion d’envergure d’échange autour des dernières tendances du marché mondial des produits biologiques. Ceci afin de cibler de nouveaux marchés, créer de nouveaux contacts à travers des rencontres B to B et bien entendu de promouvoir leurs produits.

La participation des entreprises malgaches à cette foire internationale résulte de la coopération entre l’Economic development boards of Madagascar (EDBM) et l’Allemagne via son ambassade à Madagascar. L’EDBM facilitera les rencontres lors de l’événement afin de mettre Madagascar en avant comme pays propice aux investissements internationaux.

Et comme tous les ans, le salon regroupera les professionnels de l’agriculture biologique qui travaillent sur toutes les étapes de la chaîne de production : producteurs, distributeurs, acheteurs et décideurs.

 

 Vendredi 8 février 2019 – R.Edmond

Agriculture biologique : Six entreprises malgaches au « Salon Biofach 2019 » à Nuremberg

Pour les entreprises malgaches, le « Salon Biofach » est une occasion d’envergure pour échanger autour des dernières tendances du marché mondial des produits biologiques

L’agriculture biologique est plus que jamais devenue un secteur porteur à Madagascar. La Grande Ile commence à occuper une place privilégiée et se trouve au 4e rang en termes de nombre d’exploitants et au 64e rang en termes de superficie  sur les 164 pays pratiquants.

Nouveaux marchés

Cette position privilégiée va encore se conforter avec la participation de six entreprises malgaches à l’édition 2019 du Salon mondial de l’agriculture biologique Biofach qui se tiendra à Nuremberg (Allemagne) du 13 au février prochain. L’annonce de cette participation a été faite, hier au siège de l’ « Economic Development Board of Madagascar », par le « Syndicat Malagasy de l’Agriculture Biologique » (SYMABIO). Ce sera une occasion pour ces entreprises malgaches d’échanger autour des dernières tendances du marché mondial des produits biologiques. Et ce, en vue de cibler de nouveaux marchés, de créer de nouveaux contacts à travers des rencontres B to B et bien entendu de promouvoir et vendre leurs produits. « L’objectif est que chacune des entreprises du SYMABIO qui participera à cette grande foire mondiale de l’agriculture biologique puisse concrétiser au moins 2 nouveaux partenariats commerciaux ». a-t-on indiqué, lors de cette conférence de presse. En tout cas, il y aura du concret pour les agriculteurs biologiques malgaches participants dans la mesure où une liste des clients potentiels ainsi que leurs demandes et leurs exigences sera établie afin de créer des conditions favorables au montage de nouveaux partenariats. Les démarches seront par ailleurs appuyées dans le futur, par le programme « develoPPP.de », financé par le ministère fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ). Il s’agit d’un programme qui encourage l’engagement du secteur privé afin d’atteindre les objectifs de développement durable de la filière bio.

En 2018, le salon Biofach de Nuremberg a enregistré .3.000 entreprises et près de 50.000 participants venus de 134 pays.

Potentialité importante

Dans ce contexte concurrentiel de plus en plus marqué, Madagascar est reconnu comme étant un pays qui possède une potentialité importante en matière de production biologique. Un modèle de développement respectueux des hommes, de leur santé et de l’environnement constitue un contexte de développement favorable. Au niveau mondial, cette forme d’agriculture connaît actuellement une dynamique forte avec un taux de croissance de la demande de 15% par an depuis 2015. Ce qui fait que, sur 36 pays africains, la Grande Ile se place actuellement parmi les 10 premiers en termes de superficie biologique totale et de nombre d’exploitants. 25.000 exploitants d’agriculture biologique sont recensés à Madagascar avec une superficie de 120.000 ha. In fine, l’idée est de développer des filières agricoles porteuses pour une agriculture responsable et durable tournée vers le marché international.

Marché allemand

Pour en revenir au Salon de Nuremberg, il regroupera une fois de plus, les professionnels de l’agriculture biologique qui travaillent sur toutes les étapes de la chaîne de production organique : producteurs, distributeurs, acheteurs et décideurs. ​​ Une session de présentation avec l’ambassade de Madagascar en Allemagne est prévue pour appuyer le secteur privé malgache afin de percer le marché allemand et de faire la promotion des produits biologiques en provenance de Madagascar. L’EDBM dans sa mission de promotion de la filière agro-industrie facilitera les rencontres B2B lors de l’évènement et mettra en avant Madagascar, comme pays propice aux investissements internationaux. C’est dans ce contexte que l’unité « Competence Center for the PrivateSector » (CCPS), mise en place par la coopération allemande GIZ, en partenariat avec l’ « Economic Development Board of Madagascar » (EDBM), s’attelle à la création de liens d’affaires durables entre le secteur privé malgache et international. Elle vise également à renforcer le dialogue public-privé. Le CCPS soutient la participation d’entreprises à certains événements, notamment les foires et les salons à caractère économique aussi bien nationaux qu’internationaux afin de favoriser le « matchmaking » d’entreprises engagées pour le développement durable.

 

 Mercredi 6 février 2019 – Rarivo

FDA* – Alaotra-Mangoro : ezahina ampiana ireo tetikasa hita fa haharitra

Fanampiana maimaimpoana ny Tantsaha ny FDA na ny Tahiry ho fampandrosoana ny fambolena. Rafitra atao hamatsy vola ny tantsaha na vondrona tantsaha izany, raha toa ka efa  nahavonona 5 % ka hatramin’ny 30 % ny vola tadiavina hananganana sy hampihodinana ilay tetikasa izy ireo.  Araka izany, tsy manome manontolo ny vola ilaina ny FDA fa ampahany nefa tsy haverina na misy tambiny.

Laharam-pahamehana sy ampiana ireo tetikasa hita fa haharitra, hitondra tombontsoa na koa hiteraka asa maro. Misy ny Komitim-paritra, manapaka ny famatsiam-bola, ahitana ny solontenan’ny minisiteran’ny Fambolena ; ny Toekarena sy ny tetibola, ny Tranoben’ny tantsaha, ary ny banky.

Efa ahitana FDA ny faritra maro, faha-15 nametrahana izany, ny volana mey 2018, Alaotra Mangoro.  “Vao nalefa ny antso, fangatahana miisa 6000 no tonga. 3 000 avy amina disitrika iray. Nisy olona iray aza naharafitra antontan-taratasy fangatahana 60 isa ”, hoy  Randriamihamina Rado Zilia, talem-paritry ny FDA Alaotra-Mangoro. Ezahin-dry zareo koa ny tsy hanadino ireo disitrika “lavitra andriana”, mba hifandanja ny tosika mankany amin’ny fampandrosoana.

Tamin’ny famoaham-bola farany teo :  nahazo  fanampiana ny tetikasa iray any Amparafaravola, iray any Ambatondrazaka, iray any Moramanga, nomena roa avy kosa Anosibe An’Ala sy Andilamena.

*FDA: Fonds de Développement Agricole Régional

 

 Mercredi 6 février 2019 – Solange Heriniaina

Politique générale de l’Etat – Autosuffisance alimentaire en vue

100 000 hectares. Telle est la surface agricole en vue d’exploitation, selon la Politique générale de l’Etat (PGE) présenté par le Président de la République Andry Rajoelina, la semaine dernière. Mardi dernier, lors de la présentation du Programme de mise en œuvre de cette PGE au Sénat, le Premier ministre Ntsay Christian a réitéré cette volonté de l’Exécutif d’orienter le pays vers l’autosuffisance alimentaire. En effet, le riz occupe une place primordiale dans le quotidien des Malagasy. Selon le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Madagascar se trouve au deuxième rang en 2017 en matière de consommation de ce produit. D’après l’Observatoire du riz (ODR), les Malagasy consomment environ 1 000 000 de tonnes de riz par an dont 750 000 tonnes représentent la production locale.

Par conséquent, le pays importe du riz supplémentaire pour compenser le manque de 250 000 tonnes. D’après l’évaluation des dépenses fiscales 2016-2017, publiée par le ministère des Finances et Budget en novembre 2018, la valeur des importations de riz réalisées en 2017 remonte jusqu’à 249 millions de dollars contre près de 90 millions de dollars en 2016, et cela à cause de l’insuffisance des récoltes, un phénomène dû à la rareté des pluies.  A ce sujet, le volume de riz importé est passé de 260 000 tonnes à 590 000 tonnes de 2015 à 2017. De ce fait, la filière rizicole représente un axe stratégique. Tout simplement car le pays a besoin de renforcer sa production nationale afin de réduire l’importation. Dans ce cas, une fois la production nationale boostée, les récoltes augmentent. De toute manière, la population locale ainsi que l’Etat se réjouiront de cette belle perspective.

 

 Mercredi 6 février 2019 – Marc A

Autosuffisance en riz : Le FIDA et le Japon partenaires incontournables

Madagascar autosuffisante en riz en 2020. C’est une initiative qui est sur la bonne voie et appuyée par les différents partenaires techniques et financiers du pays. C’est entre autres le cas du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) et le Japon. Deux partenaires qui ont confirmé leur soutien au développement rural de la Grande Île.
En effet, SEM Ichiro Ogasawara, Ambassadeur du Japon à Madagascar a été reçu par Lucien Ranarivelo, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche hier pendant laquelle les projets dans le cadre de la coopération bilatérale des deux pays ont été passés en revue. Il s’agit du projet PAPRIZ 2, de la réhabilitation du PC23 dans la région Alaotra Mangoro. En ce qui concerne le secteur de la pêche, l’Ambassadeur a déclaré que le Japon prévoit un grand projet dans la région de Diana. Le Ministre Lucien Ranarivelo qui a souligné à la presse que le Japon entretient des liens étroits avec la Grande Île dans le domaine de l’agriculture notamment dans la vulgarisation de techniques de culture de riz et aussi sur le plan des infrastructures.
Rachel Senn, Country Program Officer du FIDA à Madagascar a également annoncé au MAEP leur volonté de développer davantage l’agriculture malagasy. Elle a ainsi souligné l’appui de son entité pour atteindre les objectifs fixés dans l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) pour ne citer que l’extension des surfaces cultivables à Madagascar ainsi que l’autosuffisance en riz en 2020. A cette occasion, le Country Program Officer du FIDA à Madagascar a également annoncé la visite du vice-président du FIDA à Madagascar vers le mois de juin de cette année. Le FIDA, avec un portefeuille de près de 200 millions de dollars, est un des principaux partenaires de Madagascar pour le développement de l’Agriculture à Madagascar. Par ailleurs, selon le Ministre, le renouvellement du Cadre de programmation pays FIDA (COSOP) est programmé pour cette année.

 

 Mardi 5 février 2019

AGRICULTURE : La rencontre des ministres de l’Océan Indien en préparation

La Grande Ile devra abriter la rencontre des ministres chargés de l’Agriculture des Etats membres de la Commission de l’Océan Indien (COI), cette année. Aussi le ministre Malgache, Harison Randriarimanana s’est rendu à l’Ile Maurice pour discuter de la préparation de ce grand évènement, avec le secrétaire général de la COI, Hamada Madi Bolero, il y a quelques jours. Ce fut également une occasion pour les deux parties de faire le point sur la mise en œuvre du Programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnel (PRESAN).

Ce programme qui se fixe comme objectif de contribuer activement à la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’Indianocéanie nécessitera 150 millions de dollars pour les cinq ans à venir. Celui-ci prendra en compte l’accroissement des productions agricoles d’intérêt régional, par l’augmentation de leur productivité, la réduction de la dépendance régionale aux importations de produits agricoles et alimentaires, ou encore la relance d’un commerce intra-régional de produits agricoles et halieutiques.

 

   Lundi 4 février 2019 – Rado Andriamampandry

CONSOMMATION : Une surabondance de riz sur le marché

Le riz abonde, au point que les opérateurs de riz sont contraints de vendre « en dessous » du cours normal. A l’heure actuelle, le sac de riz de 50 kilos auprès des importateurs de Toamasina tournerait entre 65 000 et 67 000 ariary, si celui-ci devrait être à 70 000 ariary en cette période de soudure, a indiqué le président du Groupement des importateurs de riz de Madagascar, Norbert Rakotonirina, hier. Plusieurs opérateurs ont même dû descendre jusqu’à 64 000 ariary le sac, pour espérer écouler leurs stocks, durant les périodes des fêtes, a-t-il précisé.

Celui-ci justifie cette situation par l’abondance du riz sur le marché, notamment avec les deux dernières importations conventionnelles de 25 000 tonnes de riz chinois, et de 15 000 tonnes de riz pakistanais. Le stock du riz local de la dernière campagne devra également assurer le besoin local, jusqu’au mois de mars, comme l’a indiqué le directeur régional de l’Agriculture d’Alaotra Mangoro, Samuel Rakotondrabe. Or, les opérateurs ne tarderont pas non plus à procéder à des importations conteneurisées, alors que chacun d’entre eux importent au minimum 280 tonnes. « Il y aura donc de quoi assurer l’approvisionnement du pays », rassure-t-il.

Sauf que cette abondance devra normalement réduire le prix du riz proposé aux consommateurs. En se référant au prix du riz auprès des importateurs de Toamasina qui est actuellement de 65 000 ariary le sac, le riz devra être plus abordable, même en y ajoutant les 4000 ariary par sac arrivé à Antananarivo ou les 5 000 ariary par sac arrivé à Antsirabe. Un petit calcul donnera en effet une moyenne de 1340 ariary par kilo au marché d’Anosibe par exemple. Mais force est malheureusement de constater que les ménages Malgaches achètent actuellement le riz moins cher à 1700 ariary le kilo. Au profit de qui ?

 

 Lundi 4 février 2019 – Arh.

Matériels Agricoles : appui pour les artisans

Nombreux artisans ou petites entreprises construisent aujourd’hui de petits matériels agricoles, selon leur savoir-faire mais sans aucune norme de référence. A l’issue d’un atelier de concertation le mois dernier, le ministère en charge de l’Agriculture par le biais du Centre de fabrication, de formation et d’application du machinisme et de la mécanisation agricole (Cfama) cherche à valider des normes pour ce modeste matériel.

En effet, l’établissement de ces normes vise également à fournir des forgerons de proximité pour les exploitants agricoles ou encore pour les techniciens et acteurs intervenant dans le secteur de fabrication de petits matériels.

Il est un fait où beaucoup de facteurs entrent en jeu pour assurer l’augmentation de la production à ne citer que les engrais, les semences, l’irrigation, les techniques et la mécanisation agricole… Si les animaux comme les bœufs jouent un double rôle dans l’exploitation agricole, le problème d’insécurité (vol de bœuf) contraint les agriculteurs à opter pour d’autres alternatives de production comme l’utilisation de petits matériels agricoles faciles à manipuler tels que la sarcleuse pour riz irrigué, sarcleuse  pour riz pluvial, semoir pour riz pluvial, le cyclo batteuse, batteuse à pédale…

 

  Lundi 4 février 2019 – Navalona R

TOZZI GREEN : Pionnier de la révolution agricole dans le Sud

Près de 7 000 ha ont été réhabilités grâce aux méthodes agronomiques visant à préserver et à améliorer la qualité des sols.

Le sud de Madagascar est réputé pour ses terres arides et dures, difficiles à cultiver. Après des années d’études et de recherches, Tozzi Green qui est une holding italienne implantée dans le pays depuis 2010, a pu identifier et développer des variétés de cultures qui y sont adaptées. Elle devient le pionnier de la révolution agricole, notamment dans cette partie de la Grande île. En effet, « nous avons pu réhabiliter et préserver le sol dégradé et souvent sujet à l’érosion sur une superficie totale de près de 7 000ha grâce à nos méthodes agronomiques tout en se basant sur une politique de diversification des espèces cultivées », a expliqué Alessandro Berti, le directeur général de Tozzi Green Madagascar, lors de la cérémonie de remise de distinction honorifique de Franco Tozzi, le président et fondateur du groupe Tozzi Green, en qualité de « Chevalier de l’Ordre National » vendredi dernier à l’hôtel Carlton. Celui-ci a eu cette promotion en reconnaissance de ses actions de développement en faveur de la population dans le sud- ouest de Madagascar.

Sept millions d’euros. Parmi ces 7.000 ha mis en valeur, près de 4.000 ha sont cultivés en maïs, en agriculture pluviale et des légumineuses. « Cette année, notre prévision de production s’élève à 25 000 tonnes de maïs. En outre, près de 50ha sont cultivés en soja dans le but de le transformer en huile et tourteaux de soja. Un partenariat avec John Deer, spécialisé dans le domaine de la fabrication de matériels agricoles est également en vue pour renforcer la mécanisation agricole. En effet, le développement de l’agro-écologie dans la région d’Ihorombe attire de nombreux bailleurs de fonds. Le groupe injectera près de sept millions d’euros pour cette campagne agricole et pour l’extension de la ferme Tozzi dans notre zone d’implantation », a-t-il rajouté. La société parvient entre-temps à recréer la filière géranium en effectuant une plantation sur une superficie de 80ha. Elle a d’ailleurs trouvé de gros clients internationaux acquérant les huiles essentielles de géranium.

Retombées positives. De leur côté, les autorités locales comme le maire de la commune d’Andiolava, une des collectivités décentralisées impactées par le projet, ainsi que le chef de région d’Ihorombe, ont témoigné les retombées économiques positives tirées de cette exploitation agricole à grande échelle menée par Tozzi Green Madagascar. « Il n’y a pas eu de développement dans notre localité sans l’implantation de cette société. Il n’y pas de délestage chez nous. Les infrastructures, y comprises les habitations de la population locale se sont améliorées. La sécurité sanitaire de celle-ci est également assurée. Nombreux reconnaissent le développement de notre commune, étant donné qu’Andiolava est un passage obligé vers le sud pour tout ce qui emprunte la RN7 », a exprimé Hajamanana Randriamampionona, le maire.

Projets énergies. Par ailleurs, Tozzi Green Madagascar se dit être très engagé dans les projets de développement des énergies à moindre coût dans le pays. A titre d’illustration, « le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Farahantsana avance actuellement avec un taux de réalisation de l’ordre de 50%. Destinée à produire une puissance électrique de 28 mégawatts, cette centrale est prévue être opérationnelle en février 2020. Et un autre projet de construction d’une centrale hydroélectrique va également démarrer cette année à Tsinjoarivo Ambatolampy. Elle fournira une puissance électrique de 42 Mégawatts destinée toujours à alimenter le Réseau Interconnecté d’Antananarivo. Le projet durera deux ans et sera financé à hauteur de 90 millions USD. On est en train de négocier les contrats de concession et d’achat d’énergie avec l’Etat puisque le prix de l’énergie est déjà fixé », a déclaré Allessandro Berti, le directeur général de Tozzi Green Madagascar.

 

Samedi 2 février 2019 – Arh.

Zébus et viandes : les exportations interdites

Toute exportation de viande de zébus et de zébus sur pied est interdite. Le décret y afférant a été adopté en Conseil des ministres du 31 janvier dernier au titre du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pèche.

Le cheptel bovin malgache compte huit millions de têtes, selon les derniers chiffres de ce département ministériel publié l’année dernière. Une réalité qui mérite une attention particulière puisqu’auparavant, ce cheptel devait représenter deux têtes pour chaque habitant. En fait, le pays comptait 23 millions de têtes au début des années 80, ce qui ne laisse apparemment pas le choix à l’Etat que de restreindre les exportations.

Avant cette décision, l’exportation de viande demandait des conditions et des normes sanitaires de pointe, accompagnées d’un système de ranching, tandis que l’exportation de zébus sur pied était interdite. Ces mesures ont certes été prises dans la finalité de préserver la race bovine malgache.

D’autres mesures restrictives devraient notamment appuyer cette politique de préservation. Le président de la République a d’ailleurs inscrit dans ses plans de développement le suivi du cheptel par la mise en place du système de puces électroniques. A cela s’ajoute, entre autres, l’interdiction de vente et d’abattage des veaux et des vaches.

Les restrictions

Quoi qu’il en soit, une exportation massive a certainement une répercussion, pas forcément positive, sur le marché local. De fil en aiguille, cela pourrait nuire au cheptel bovin malgache, déjà menacé d’extinction, depuis quelques années. A cela s’ajoute la question d’insécurité liée au phénomène de dahalo.

La demande ne cessera d’accroître, alors que la multiplication de l’espèce reste un défi de taille. L’échéance de trois ans d’élevage avant l’abattage de l’animal, doit également être respectée. Comme prévention, l’Etat malgache devra faire preuve de rigueur.

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