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Echos de la presse Mai 2014

courrierdemada       Mercredi 14 mai 2014 – Dimisoa

Développement des productions agricoles : des chercheurs étrangers y ont contribué

Divers facteurs handicapent le développement des productions agricoles à Madagascar. Parmi ceux-ci, on peut citer la dégradation de l’environnement due au changement climatique, accompagnée d’une exploitation excessive des superficies cultivables, entre autres les cultures sur brûlis. Il y a également le non-respect de la protection des bassins versants qui entraîne une exposition risquée aux érosions.

À cet effet, deux agronomes chercheurs du CIRAD, Roger Michellon et Frank Enjalric, ont apporté leurs contributions, d’une part à la protection des milieux naturels, plus précisément les zones cultivables, et d’autre part à l’accroissement de la productivité agricole par l’agriculture de conservation.

Ces deux experts agronomes ont travaillé via diverses institutions et projets de développement rural presque sur tout le territoire national. Ils ont par exemple porté mains fortes au Centre national Fofifa et aux opérateurs de développement rural, dont le groupe GSDM, Fafiala, Fifamanor, BVPI/SEHP, BV LAC, Plae, AD2M, PSASA et Soa du Gret dans la région de l’Androy.

À noter que suite à une longue période de recherches sur différentes régions en terre Malgache en œuvrant avec divers organismes de développement, notamment en matière d’agriculture de conservation, ces deux agronomes chercheurs du CIRAD ont été décorés respectivement du grade de Chevalier de l’Ordre National au nom du président de la République de Madagascar, en reconnaissance à la réalisation de leurs missions dans le pays. La remise de ce titre a été effectuée par le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Roland Ravatomanga, lors d’une cérémonie organisée à cet effet la semaine dernière.

 

 courrierdemada Mercredi 14 mai 2014

Prix du riz : une tendance à la baisse constatée

Une baisse du prix du riz, aliment de base des Malgaches, a été constatée dans l’agglomération d’Antananarivo depuis le mois de mars 2014. Selon l’analyse de l’Observatoire du Riz, cette tendance s’explique par la période de grande moisson. Outre cela, l’abondance du riz importé sur le marché ne fait que favoriser cette baisse, conformément à la loi de l’offre et de la demande. Ainsi, le prix du paddy dans les greniers à riz de Madagascar a connu une forte baisse : de 18 % à Andapa, 12 % à Betafo et à Marovoay ainsi qu’à Mahabo, 6 % à Miarinarivo et 5 % à Amparafaravola. La tendance est inverse à Bealanana où le prix n’a pas encore baissé jusqu’à l’arrivée de la récolte du « vary asara » ou riz irrigué de deuxième saison.

L’Observatoire du Riz a également confirmé la baisse des prix au kilo en 2014 par rapport à 2013. Un écart de plus de 100 Ariary a été observé à Miarinarivo, à Betafo, à Marovoay et à Amparafaravola. Seule la région d’Andapa a échappé à cette baisse, à cause du mauvais temps qui a perturbé l’opération de séchage et de commercialisation.

Prix inférieur à celui de 2013

Cette année, le cours moyen national du riz blanc a été sensiblement égal à celui de l’année 2013. Néanmoins, une baisse relative de 6 % a été enregistrée entre février et mars 2014. Le prix moyen pondéré est passé de 1 375 Ariary à 1 297 Ariary. La grande récolte est toujours à la source de cette situation. La plus forte baisse a été enregistrée à Fianarantsoa I et Antsiranana I. Pour Antananarivo, le prix du riz blanc en mars 2014 est inférieur à celui de mars 2013, avec une marge de 17 Ariary par kilo.

Toutefois, la situation demeure critique dans le nord de Madagascar, avec un prix de 1 600 Ariary par kilo, après avoir atteint des records historiques en début d’année. À noter que l’année dernière, la récolte a été mauvaise dans les principaux bassins. Par ailleurs, un dysfonctionnement du réseau de commercialisation était un autre facteur aggravant.

Importation record

Ainsi, le prix du riz importé s’est rapproché du prix de parité financière à l’importation, ce qui rend les importations moins rentables. Les six derniers mois ont été une aubaine pour les exportateurs. Entre les mois de février et mars 2014, le prix de parité financière à l’importation a progressé de 2 % à cause de la faible valeur de l’Ariary face au dollar et à la hausse du fret maritime.

De source auprès de la Direction Générale des Douanes, 187 000 tonnes de riz ont été importées durant le premier trimestre 2014. C’est un record historique à cette période de l’année. Le cumul des importations de juillet 2013 à mars 2014 s’élève à 452 000 tonnes. Contribuant à la baisse des prix sur le marché, cette importation constitue une véritable lame à double tranchant. Certes, cette tendance générale à la baisse des prix est du pain béni pour les consommateurs urbains, mais elle pénalise fortement les producteurs en entraînant la chute vertigineuse de leur pouvoir d’achat.

Updated: 21 mai 2014 — 13 h 08 min
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