Articles dans la presse mars 2020

Jeudi 5 mars 2020-R Mathieu

https://www.newsmada.com/2020/03/05/faritra-alaotra-tsy-ahiahina-ny-voka-bary-aminity-taona-ity-hoy-ny-minisitera/

Faritra Alaotra: « Tsy ahiahina ny voka-bary amin’ity taona ity », hoy ny minisitera

Tohodrano telo simba any namin’ny faritra Alaotra vokatry ny tondra-drano maro, saika nandritra ny volana febroary lasa teo.  Ny tohodrano iray ao amin’ny kaominina Tanambe, Ampita andrefana aloha no efa vita, araka ny nambaran’ny ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena, fiompiana, jono. Nilaza ny ao amin’ny minisitera fa nitondrana fanampiana masomboly ireo tantsaha, afahana miverina mamboly fanindroany. Ny ao amin’ny minisitera ihany, nilaza fa tsy ahina ny voka-bary amin’ity taona ity, na teo aza ireny andro ratsy ireny.

Aorian’ny fotoana toa ireny, tsy maintsy jerena ny vahaolana vonjimaika sy maharitra ho fanampiana ireo tantsaha ireo.  Hatrany amin’ny 60 ha ny fantatra fa simban’ny rano ny voly vary ka izao hiverenana izao indray. Misy anefa ireo mpamboly tsy mahazo izany masomboly izany noho ny toerana lavitra, na fitsinjarana azy tsy mitovy eny anivon’ny kaominina. Tsy vitsy ny mpamboly mangataka fanohanana, mampita ny fitarainan’izy ireo manomboka ao amin’ny kaominina hatrany amin’ny faritra, ary ny ao amin’ny faritra indray tokony hitondra izany any amin’ny minisitera.

Tsy izay anefa no hita fa ny minisitera mamaritra mialoha ny fepetra raisiny, tonga amin’izao fizarana masomboly izao. Amin’ny mpamboly sasany anefa, tsy olana ny masomboly fa ny fikojakojana ny tohadrano sy ny lakan-drano. Tsy vao sambany akory ny fotoam-pahavaratra fa raha tsara fipetraka ireny fotodrafitrasa ireny, tsy misy fiantraikany any amin’ny tanimbary. Asan’ny minisiteran’ny Fambolena izany, fa manana adidy lehibe ihany koa ny mpamboly sy ny mpitantana isan’ambaratonga any amin’ny faritra.

 Mardi 3 mars 2020 – Riana R.

https://www.newsmada.com/2020/03/03/cooperation-le-japon-appuie-lindustrialisation-de-la-riziculture/

Coopération : le Japon appuie l’industrialisation de la riziculture

Le gouvernement japonais renforce son appui au secteur rizicole à Madagascar. Un nouveau projet visant à améliorer la productivité rizicole dans les 22 régions débutera à partir du second semestre cette année. L’accord de sa mise en œuvre a été signé, hier au ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) à Anosy.

Le projet d’appui à l’amélioration de la productivité et de l’industrialisation du secteur riz est une suite logique des deux phases du Projet d’amélioration de la productivité rizicole (Papriz) mis en œuvre à Madagascar depuis février 2010. « On s’est basé sur les résultats concrets  des Papriz I et II », a fait savoir Shinji Umemoto, représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) à Madagascar.

L’autosuffisance alimentaire est l’une des priorités de l’Etat malgache en ce moment. Une production additionnelle de 500.000 t de paddy, l’équivalent de 350.000 t de riz blanc, est prévue d’ici l’année 2024, a indiqué Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture.

«Le Japon compte ap­puyer le gouvernement malgache à travers ce nouveau projet», a poursuivi le premier responsable de la Jica dans le pays. Parmi les innovations de ce projet figurent le renforcement des capacités des organisations paysannes pour devenir des coopératives, la facilitation de l’accès aux intrants, l’équipement agricole, la mécanisation agricole et l’amélioration post-récolte.

La riziculture relancée à temps

Malgré les fortes intempéries survenues en janvier dans plusieurs zones productrices de riz, Lucien Ranarivelo tente de rassurer en expliquant  que «La prochaine récolte n’est pas compromise. Les agriculteurs ont pu relancer les activités rizicoles, à travers des in­trants et des semences remis par l’Etat ».

Dans la région Alaotra Mangoro, l’un des greniers à riz de Madagascar, 5.000 ha de rizières ont été détruits dans les districts d’Amba­ton­drazaka et Amparafara­vola, les principales zones productrices de riz. Néan­moins, 3.000 ha de rizières ont pu être sauvés, d’après la Direction régionale de l’agriculture, l’élevage et la pêche (Draep) d’Alaotra Mangoro.

Près de 2% de la superficie totale des rizières a été détruite durant les pluies diluviennes durant le mois de janvier. Zaka Randriam­peno, premier responsable de la Draep d’Alaotra Man­goro, a indiqué à ce propos que  « La campagne rizicole n’est pas compromise dans l’Alaotra, mais ces 2% sont d’une importance majeure pour les riziculteurs ».

A propos des objectifs fixés par le Maep, Lucien Ranarivelo  a lancé que « L’au­tosuffisance en riz sera atteinte durant le mandat du régime actuel ». Pour rappel, ce département ministériel a annoncé l’atteinte de l’autosuffisance en riz d’ici juin 2020.

 Mardi 3 mars 2020 – R. Mathieu

https://www.newsmada.com/2020/03/03/fambolena-hanatsara-hatrany-ny-voly-vary-ny-jica/

Fambolena: hanatsara hatrany ny voly vary ny Jica

Nankatoavin’ny Jica*, foibe any Tokyo, Japana, ny tatitra momba ny fanadihadiana amin’ny antsipiriany ny amin’ny tetikasa fanohanana fanatsarana ny famokaram-bary, Papriz*. Vita sonia ny 6 desambra 2019 izany tetikasa izany. Dingana manaraka, natao sonia omaly, ny fampiharana ny tetikasa iarahan’ny Jica sy ny minisiteran’ny Fambolena, ny fiompiana ary ny jono. Hatomboka amin’ny enim-bolana faharoa amin’ity taona ity ny fanaovana izany.

Tanjona ny fahampiam-bokatra eto an-toerana, ny fahavitan-tena sakafo, sy ny hahafahana manondrana vary any amin’ireo firenena manodidina. Dimy taona ny faharetan’ny fiaraha-miasa amin’ny governemanta japoney ho fampitomboana ny voka-bary hahatrarana ny fahavitan-tena sakafo. Manankina izany amin’ny Jica ny governemanta japoney, ary manendry olona hitantana izany ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena, ny fiompiana ary ny jono ny governemanta malagasy. Paikady amin’ny fanatsarana ny voly vary ny hitantana ny tetikasa.

Tafiditra ao anatin’ny fanatsarana ny voly vary aty Afrika, natomboky ny Jica hatramin’ny  2008 izao, manana tanjona amin’ny fampitomboana ny voka-bary. Faritra 22 manerana ny Nosy ny hanatanterahana izany, 11 ireo efa nanaovana Papriz niandraiketan’ny minisiteran’ny Fambolena, 11 hafa hanaovana andrana.

Nanao sonia ny fifanarahana amin’izao tetikasa izao ny solontenan’ny Jica eto Madagasikara, i Umemoto Shinji, sy ny minisitry Fambolena, ny fiompiana ary ny jono, Ranarivelo Lucien. Nanatrika izany koa ireo teknisianina samihafa ao amin’ny minisitera. Hatramin’izao aloha, tsy ampy ny vokatra eto an-toerana ka betsaka ny vary hafarana avy any ivelany, tsy latsaky ny 500 000 t isan-taona.

 Mardi 3 mars 2020 – Navalona R.

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/03/03/papriz-iii-prevu-demarrer-en-juillet-2020/

PAPRiz III : Prévu démarrer en juillet 2020

Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche et la Jica sont à pied d’œuvre pour concrétiser la réalisation d’un nouveau projet intitulé « Projet d’Appui pour l’Amélioration de la Productivité et de l’Industrialisation du Secteur Riz » à Madagascar. « Ce projet  que l’on peut qualifier de PAPRiz dans sa phase III, est prévu démarrer au plus tôt en juillet 2020 et durera 4 ans. Cela fait suite aux résultats obtenus des deux phases précédentes du PAPRiz. Nous allons étendre nos interventions dans toutes les 22 régions de l’île contre 11 régions auparavant. Le renforcement de la capacité des organisations paysannes à former des coopératives, la facilitation de l’accès aux intrants agricoles, y compris les semences de qualité, la mécanisation agricole et l’amélioration post-récolte sont les particularités de ce nouveau projet. Notre objectif est de soutenir le gouvernement malgache dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire tout en pouvant exporter du riz vers les pays voisins », a déclaré Umemoto Shinji, représentant résident de la Jica, lors de la signature de la convention relative au projet hier à Anosy. Pour sa part, le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, a soulevé que ce nouveau projet contribuera à l’atteinte de l’objectif de production additionnelle de 500 000 tonnes de paddy, soit 325 000 tonnes de riz blanc, avant 2024. Quant à l’objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz en juin 2020, il a évoqué que les intempéries survenues dans les régions productrices n’ont pas eu assez d’impact sur cette campagne de 2020. En effet, « Les paysans ont pu se rattraper en recommençant à cultiver, d’autant plus que l’Etat leur a fourni des intrants. Dans d’autres régions, les fortes pluies étaient une aubaine pour les producteurs », a-t-il conclu.

 Mardi 3 mars 2020 – Navalona R.

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/03/03/vanille-de-nombreux-acteurs-contre-les-prix-de-reference-a-350-usd-kg/

Vanille : De nombreux acteurs contre les prix de référence à 350 USD/kg 

De nombreux acteurs, y compris la majorité des exportateurs de vanille, sont unanimes pour s’opposer à cet avis au public émis par le ministère en charge du Commerce le 25 février 2020 concernant les prix de référence de ce produit faisant l’identité économique de Madagascar. 

En fait, cet avis stipule que « après consultation des acteurs de la filière vanille de Madagascar, il a été concerté qu’à dater du mercredi 26 février 2020, les prix de référence pour la vanille de Madagascar se déclinent comme suit : le prix FOB de référence minimum pour la vanille à l’exportation est de 350 USD/kg tandis que le prix de référence sur le marché local pour la vanille préparée stabilisée est de 900 000 Ariary/kg ». De nombreux acteurs, y compris la majorité des exportateurs agréés, se disent être très étonnés  car ils n’ont jamais été consultés sur la détermination de ces prix de référence. « Sur quelle base a-t-on obtenu ces chiffres ? En effet, commercialement et techniquement parlant, il est tout à fait impossible de vendre de la vanille à ces prix là. Le cours mondial de la vanille s’élève actuellement aux alentours de 200 USD/kg. Aucun opérateur économique formel et rationnel n’ose ainsi effectuer une vente à perte, car cela ne reflète pas du tout les prix réels sur le marché, tant sur le plan local qu’international. A qui profite cette situation ? », se demandent-ils.

Surstock de 800 tonnes. Il faut savoir que les exportateurs de vanille ont du mal à trouver un contrat d’achat avec un prix de 250 USD/kg, selon leurs dires. Et ils ont ajouté que si l’on achète de la vanille verte à 900 000 Ar/kg auprès des planteurs, comment allons-nous alors l’écouler sur le marché international puisque les acheteurs n’acceptent que les prix avoisinant actuellement les 200 USD/kg ? Des importateurs de vanille sont du même avis qu’eux. « Imposer ces prix de référence à 350 USD/kg constitue une mauvaise décision car cela ne fait que pousser davantage les clients internationaux vers les autres pays producteurs concurrents comme la Guinée Papouasie, le Vietnam et l’Ouganda. Ce sera ainsi un grand danger imminent pour Madagascar », ont-ils prévenu. Notons que le ministère de tutelle a accepté de prolonger la date de clôture de la campagne d’exportation de 2019 -2020 jusqu’au 31 mai 2020 au lieu d’être le 31 mars 2020, suite à la demande des acteurs de la filière, et ce, par voie d’arrêté ministériel du 25 février 2020. Une décision louée par les exportateurs. Mais face à ce grand danger imminent qui plane sur Madagascar, et compte tenu de la baisse de la demande sur le marché international, ceux-ci réclament que cette campagne doit encore continuer. Ce qui permettra de liquider un surstock estimé à 800 tonnes en ce moment, sans compter la prochaine récolte qui s’annonce précoce pour cette année, et ce, moyennant les prix dictés par la loi de l’offre et de la demande.

Mesures drastiques. En outre, ces exportateurs soutiennent que la mauvaise qualité de la vanille exportée ces derniers temps a contribué à la dégringolade de son prix. D’aucuns reconnaissent que la forte fluctuation des prix de l’or noir ne convient à personne. Comme solution urgente, ces exportateurs formels ne cessent d’interpeller l’Etat à prendre des mesures drastiques pour éliminer, tout d’abord, les opportunistes nationaux et étrangers. « Des opérateurs de bois de rose se sont engagés à collecter de la vanille auprès des producteurs à des prix exorbitants sans se souciant des prix sur le marché international. En effet, ils font du blanchiment d’argent mais en toute impunité. D’ailleurs, ils n’ont aucune contrainte vis-à-vis de l’administration et des banques. A part cela, des étrangers qui viennent puis repartent après avoir pu exporter de la vanille, sans avoir accompli leur devoir fiscal, doivent être également surveillés. Il faut imposer à ces derniers une caution fiscale, entre autres, après l’obtention de leur visa long séjour », ont-ils évoqué. Rappelons que le Samifin (Service de Renseignement Financier de Madagascar a déjà dénoncé des déclarations d’opérations suspectes de blanchiment dans la filière vanille mais aucune suite n’a eu lieu.

De commun accord. En tout cas, « cet avis au public n’a pas du tout une force de loi, étant donné que ce n’est même pas un Décret. Mais si jamais l’Etat persiste à intervenir sur le marché en fixant ces prix de la vanille, cette décision unilatérale va à l’encontre du respect de la loi des marchés, basée sur l’évolution de l’offre et de la demande. Même les bailleurs de fonds ne vont pas cautionner cette forme d’interventionnisme déguisée de l’Etat. En outre, le rapatriement de devises sera compromis si le pays n’arrive pas à exporter avec ces prix de référence », d’après les explications d’un économiste. Par ailleurs, on a appris de sources informées que lors de la réunion entre certains opérateurs et le ministre du Commerce qui s’est tenue dernièrement dans la SAVA, il y aurait eu des propos assez violents dans les échanges entre ces opérateurs. Mais pour bien stabiliser le marché de la vanille, les acteurs de la filière suggèrent de fixer un prix de commun accord avec toutes les parties prenantes dont, entre autres, l’Administration, les opérateurs locaux et les acheteurs. Et ce, sur une période de trois ans, quels que soient le volume de la récolte et le cataclysme naturel enduré. Comme c’était le cas durant la 2e République où il y avait toujours des réunions permanentes entre ces parties prenantes. Ou bien, il faut respecter la loi du marché. C’est d’ailleurs la raison d’être du Comité national de la vanille que le ministère de tutelle entend mettre en place bientôt.