Articles dans la presse Juillet 2019

 Mercredi 31 juillet 2019 – Arh.

Grand Sud : des jardins potagers au milieu des terres arides

Elles ont créé des jardins potagers dans la zone aride du Grand Sud. Elles assurent leur subsistance et créent même des demandes sur les marchés. Elles, ce sont les communautés villageoises d’Itampolo, district de Bekily, et Tameantsoa, district de Betioky.

Difficile d’imaginer que des espaces verts outre les forêts épineuses et les cactus, fleurissent dans les terres arides et désertiques du sud de Madagascar. Une sècheresse récurrente mine cette partie du pays depuis des années et affecte surtout la subsistance et la sécurité alimentaire des communautés locales.

Néanmoins, les communautés d’Itampolo et de Ta­meantsoa ont créé des périmètres irrigués pour planter (PPI)  afin de renforcer leur résilience face à l’insécurité alimentaire engendrée par la sécheresse. Grâce à l’assistance technique, matérielle et financière du Programme alimentaire mondial (Pam) et ses partenaires, ces communautés pratiquent aujourd’hui la culture maraichère et vivrière.

« Ici, à Itampolo, nous avons aménagé 5 ha de terre pour créer depuis l’année dernière un jardin potager, dont 2 ha pour les cultures maraichères (tomate, chou de Chine, carotte, épinard, courgette, aubergine, et légumes…) et le reste pour les cultures vivrières (maïs, lentille, niembe, patates douces, manioc) », a expliqué Jean Jacques Rakotomalala, représentant de la Transmad littorale sud qui s’occupe de l’adduction d’eau du périmètre. Le Pam a octroyé des matériels (kits micro-irrigation, arrosoirs …) et des semences.

Ce périmètre irrigué qui nécessite jusqu’à 300 m3 d’eau par mois, dispose de sept points alimentés par un château d’eau de 10 m3 qui est équipé de pompe solaire, à Mantagny. Grâce à des cultures à cycle court, la récolte se fait tous les deux à trois mois.

Résilience et activités génératrices de revenus

Ce genre d’initiative a no­tamment permis de renforcer la résilience des ménages face à la sécheresse et à la famine. D’après Maeva Tiana, l’une des femmes bénéficiaires de ce projet, «Avant, la majorité des ménages ne mangeaient qu’une fois par jour. Aujourd’hui, nous pouvons di­versifier notre alimentation et avoir des revenus supplémentaires».

Depuis l’opérationnalisation de ce périmètre irrigué, l’année dernière, les bénéficiaires du projet, notamment les quelque 80 personnes qui entretiennent le jardin, ont produit jusqu’à 1,2 t de carottes, 50 kg d’épinard et de chou de Chine, du haricot vert ainsi que de 20 kg de lentilles et 25 kg de niembe qu’ils garderont comme semences pour la prochaine saison des pluies. Les bénéficiaires vendent une partie de la production pour alimenter la caisse de l’association afin d’acheter ses matériels et ses semences.

La même initiative est également reproduite dans la commune de Tameantsoa, mais avec des périmètres plus modestes.  Et, ce sont les femmes membres de l’association Miray Fo qui entretiennent les jardins potagers

 

Mercredi 31 juillet 2019 – Riana R.

Projet Ad2m : le réaménagement des périmètres irrigués en progression

Une délégation du Fonds international de développement agricole (Fida) a effectué une descente dans le district de Maintirano, cette semaine. Elle a constaté de visu les avancées des travaux menés dans le cadre de la seconde phase du projet d’Appui au développement du Menabe et du Melaky (AD2M), lancé en 2017.

La mission du Fida a visité les sites de Beboka et de Marifilaly, deux périmètres irrigués en reconstruction après plusieurs décennies de détérioration. Leur réaménagement a commencé en 2017. Le périmètre irrigué de Beboka, située dans la commune d’Antsalova, permettra d’irriguer 1 600 ha de rizières, au bénéfice de 900 ménages dans la région Melaky.

Concernant le périmètre de Marifilaly, dans la commune de Marohazo à Maintirano, son aménagement bénéficiera à 830 ménages. La réhabilitation de cette infrastructure permettra d’atteindre une production rizicole de 8 400 tonnes. Pour rappel, l’aménagement des périmètres irrigués dans la région à travers le projet AD2M permettra d’irriguer jusqu’à 6 350 ha de terre dans les districts de Maintirano et d’Antsalova, région Melaky. Il compte 5 300 ménages bénéficiaires.

En outre, le projet AD2M appuie également la formation des producteurs locaux. Ces formations portent notamment sur la consolidation des acquis des producteurs bénéficiaires de la 1ère phase du projet et la préparation des futurs bénéficiaires des périmètres à aménager et à réhabiliter. Enfin, l’éducation nutritionnelle sur 20 sites concernant 2 000 personnes et la mise en place de 440 jardins potagers font partie du programme.

 

 Mardi 30 juillet 2019 – Manou

Alaotra : appui aux paysans

La population de la région Alaotra-Mangoro bénéficie de la deuxième édition du «Fonds de développement agricole» (FDA).

Le Fonds de développement agricole d’Alaotra-Mangoro a approuvé le financement de plus de 80 familles de la Commune rurale d’Ilafy, après études de leurs dossiers. Les bénéficiaires disposeront de 70 à 90% de financement non remboursable, en plus de leur apport pour la réalisation de leurs projets. La rigueur est de mise toutefois sur la gestion de cette aide puisque le fonds utilisé à des fins autres que le projet initial, ne sera pas toléré et sera retiré à son bénéficiaire, d’après le directeur régional du FDA Alaotra-Mangoro, Judicaël Flavien Ramindo. Des contrôles stricts seront procédés dès le déblocage de la 1 ère tranche du financement pour éviter d’éventuels dérapages, selon le FDA.

La première édition a financé des projets axés sur la production de poussins au moyen de couveuses dans la Commune rurale d’Ilafy dans cette région.

 

  Mardi 30 juillet 2019 – N.A.

ALAOTRA MANGORO : Hovitaina alohan’ny taom-pambolena manaraka ny tohadrano ao Bavava sy Sahamaloto

Laharam-pahamehan’ny fanjakana ny fananganana ireo tohadrano roa ireo, hoy ny minisitra  tompon’andraikitra noho iny Faritra iny miantoka ny famatsiana vary eto Madagasikara. Hanampy antsika amin’ny fampitomboana ny fanajariana ireo velaran-tany azo volena ihany koa  ny mpiara-miombon’antoka ara-bola.

“Niaraka tamin’ny Filohan’ny Repoblika aho fony izy nanao fitsidihana tany Alaotra  tamin’ny volana mey lasa teo, nanao fanamby tamin’ny vahoakan’Alaotra izahay tamin’izany fa tsy maintsy arenina ireo tohadrano roa ireo ka izahay ato amin’ny minisitera dia  manatanteraka izany satria laharam-pahamehan’ny fanjakana mihitsy izany famokaram-bary izany, mba hahatrarana ny fahaleovantena ara-tsakafo”, hoy ny Minisitry ny fambolena  sy ny fiompiana ary ny Jono, Ranarivelo Lucien, nanazava.
Nilaza ihany koa ny minisitra fa ny tetibolan’ity minisitera ity tao anatin’ny tetibolam-panjakana nasiam-panitsiana 2019 dia natao hampiasaina amin’ny fanajariana ireo lemaka  rehetra manerana an’i Madagasikara.

Vinavinaina any ho any amin’ny 1 200 000ha any ho any araka izany ny lemaka  efa  nohajariana manerana ny Nosy ary tafiditra ao anatin’io ny ao amin’ny Faritra Alaotra-Mangoro. Araka ny fanazavana hatrany, ny 45 isan-jaton’ny velaran-tany voalaza etsy  ambony ihany no mahafehy tanteraka ny fitantanan-drano fa ny 55 isan-jato ambiny kosa  dia mbola mila fanarenana sy fananganana fotodrafitrasa famatsian-drano vaovao avokoa.  “Efa niaraka nidinika tamin’ireo mpiara-miombon’antoka izahay ary efa mazava fa hamampy antsika izy ireo mba ho farafahakeliny  ny 70 isan-jaton’ny tany no voajary eto Madagasikara”, hoy ny fanampim-panazavany.

 

 Mardi 30 juillet 2019 – Riana R.

Riziculture : Entretien des réseaux hydro-agricoles

Dans le dessein de mieux préparer la campagne rizicole 2019-2020, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et la pêche (Maep) a lancé une vaste campagne de mobilisation citoyenne pour l’entretien et l’assainissement des réseaux hydro-agricoles dans tout Madagascar. 

La hausse de la production rizicole passe iné­vitablement par la maîtrise de l’eau. Deux mois avant le début de la campagne culturale, le ministère de l’Agriculture, l’élevage et la pêche (Maep) mobilise les citoyens, les producteurs et les associations des usagers de l’eau (AUE) dans chaque fokotany pour contribuer à l’assainissement et à l’entretien des réseaux hydro-agricoles au niveau national.

On a recensé près de 1 200 000 ha de périmètres irrigués au pays. Le contrat programme 2019 signé par le ministère en charge de l’agriculture prévoit la réhabilitation de 30 000 ha et l’aménagement de 10 000 ha de nouveaux périmètres. Aussi, profitant de l’élan Ta­gna­maro, le ministère a lancé deux mois d’entretien des canaux d’irrigation et de drainage.

Coup d’envoi

Le lancement de cette vaste campagne a eu lieu le 27 juillet dernier à Am­bohipanja, périmètre d’An­kadikely, commune d’Anka­dikely, district d’Avara­dra­no, avec le curage, le regabaritage et le nettoyage d’un canal de 500 m d’un périmètre de 100 ha.

En outre, les travaux d’entretien d’un réseau hydro-agricole de 32 km dans l’Atsimo Andrefana ont permis d’aménager 3 200 ha dans le périmètre de Taheza, commune rurale de Bezaha. La direction régionale du Maep a dirigé ce «Tagnamaro». Il a vu la participation de la fédération des usagers de l’eau regroupant 16 associations, des membres du secteur privé, des étudiants de l’Efta et des agents pénitenciers.

L’autosuffisance en riz sera atteinte

Dans la foulée, l’autosuffisance en riz dès l’an prochain fait également partie du contrat programme du ministère de l’Agri­culture, de l’élevage et de la pêche. A ce sujet, «Cet objectif sera atteint», a rassuré le ministre, Lucien Ranarivelo.

«La prévision de production pour juin 2020 est de 4,5 millions de tonnes de paddy, alors que la production rizicole lors de la dernière campagne a déjà atteint les

4,3 millions de tonnes» a-t-il révélé. «L’autosuffisance en riz signifie une disponibilité du produit sur le marché avec la stabilité du prix ou un prix légèrement en baisse. Nous pourrons ensuite exporter vers les îles voisines ou les pays du continent africain», a-t-il conclu.

 

 Mardi 30 juillet 2019 – Riana R.

Filière crabe : fermeture de la pêche à partir du 1er août

Le ministère de l’Agriculture, l’élevage et la pêche (Maep) annonce la fermeture de la pêche aux crabes à compter du début août jusqu’au 31 octobre 2019. Elle permet d’assurer la gestion rationnelle de cette ressource halieutique. Et, le ministère de tutelle a pris cette mesure indispensable à la gestion durable de cette filière porteuse, pour faire face à la surexploitation.

A ce sujet, le ministère collabore chaque année avec la Surveillance de la pêche, la Police nationale et la Gen­darmerie nationale.

Selon le constat des professionnels de cette filière, le non-respect de la saison de ponte des crabes et l’utilisation des outils de pêche qui ne sont pas conformes aux normes en vigueur, ont des conséquences considérables sur la filière. La plupart des crabes pêchés ne respectent pas effectivement le calibrage requis sur le marché international, ce qui représente d’énormes pertes pour les opérateurs.

Depuis le 1er janvier 2017, le gouvernement a appliqué un plan de gestion et d’aménagement de la pêche aux crabes et a limité à 10 cm la taille minimale de capture autorisée. La pêche et la commercialisation des femelles ovées et des crabes mous sont également interdites.

 

 Mardi 30 juillet 2019

Fitombon’ny drakaka sy ny makamba

Misy velarana ala honko manodidina ny 236.400 ha eto Madagasikara ny taona 2018, anisan’ny midadasika indrindra aty amin’ny ranomasimbe Indianina. Natao manerana ny morontsiraka andrefana rehetra sy niavaka ny fankalazana ny Andro iraisam-pirenena momba ny ala honko ny 26 jolay teo.

Ankoatra ny fiarovana ny tontolo iainana, toerana fitombon’ny drakaka sy ny makamba ny ala honko, iankinan’ny lalam-pihariana iray. Raha voakajy tsara izany, hahazoana drakaka hatramin’ny 2,5 t isaky ny 1km2. Ny velarana rehetra misy ny ala, hahazoana drakaka mitentina efatra tapitrisa dolara isan-taona, raha ny voalazan’ny WWF.

Maro ny hetsika natao nialoha sy nandritra ny fotoam-pankalazana ny Andro iraisam-pirenena momba ny ala honko. Tany Toliara, 23 hatramin’ny 26 jolay, nanaovana atrikasa momba ny fitantanana sy fiarovana izany. Nampahafantatra ny fanadihadiana lalina nataony momba io karazan-kazo io ny WWF, teo anelanelan’ny taona 1995 sy 2018.

Tany amin’ny morontsiraka andrefana : fambolena honko ny natao, ny 26 jolay, tany Betania, Morondava, Masoarivo, ary Maintirano ; fambolena, toy izany koa, ny 26 sy 27 jolay amina velarana 100 ha any Antsohibondrona sy Ambilobe ; ary 26 jolay, voany antapitrisany novolena any Boanamary, Mahajanga, fiaraha-miasan’ny faritra Boeny sy ny mpanohana. Ny zava-bita tamin’ireo fotoana ireo rehetra ireo, noho ny fiaraha-miasan’ny minisiteran’ny Tontolo iainana sy ny minisiteran’ny Fambolena, tohanan’ny mpiara-miombon’antoka maro, anisan’izany ny WWF.

 

  Mardi 30 juillet 2019 – Njaka A.

Maep sy IPM : fifanarahana ho an’ny vokatry ny fambolena

Natao sonia, tamin’ity volana jolay ity, ny fifanarahana eo amin’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep), sy ny Institut Pasteur de Madagasikara (IPM). Ao anatin’ny Tetikasa hampitomboana ny vokatra avy amin’ny fambolena sy hiarovana ny fananan-tany (Casef) ity fifanarahana ity, vatsin’ny Banky iraisam-pirenena (BM) ara-bola, hanatanterahana ny Fandaharanasa ho an’ny fambolena, ny fiompiana ary ny jono (PSAEP).

Ao anatin’ity tetikasa Casef ity ny hamatsiana fitaovana ho an’ny laboratoara ho an’ny IPM, ahafahan’ny mpandraharaha eto an-toerana manao fatrana singa “micropolluants” organika (avy amin’ny zavamaniry), hanadihadiana ny vokatra sy sakafo avy amin’ny fambolena haparitaka eny amin’ny tsena eto Madagasikara, isam-paritra ary ny aondrana any ivelany.  Sambany eto amintsika ny nisian’izany satria voatery natao tany ivelany, toa ny any Eoropa na atsy Maorisy ny fanadihadiana ka midangana sady lafo ary mandany fotoana ho an’ny mpandraharaha eto amintsika.

Manaraka ny fenitra iraisam-pirenena

Hampiakatra ny kalitaon’ny vokatra sy ny sakafo avy amin’ny fambolena vokarintsika izany, ahafahana mifaninana eo amin’ny tsena, sady hampiroborobo ny famokarana eto Madagasikara. Manaraka ny fenitra iraisam-pirenena mikasika ny fiarovana ny zavamaniry (CIPV), isorohana ny famerenana ny vokatra aondrantsika any ivelany, hampitombo ny fidiram-bolan’ny tantsaha sy ny mpamokatra, sns.

Marihina fa tafiditra ao anatin’ity fifanarahana ity ny famindram-pitantanana amin’ny IPM  ireo fitaovana azon’ny fanjakana malagasy ao anatin’ny tetikasa Casef. Tafiditra ao anatin’izany fitaovana izany ny “chromatograhie liquide” (LC), ny chromatographie gazeuse (GC), miampy kojakoja samihafa. Anisan’ny ampiasana ny GC ny fitiliana ny hatsaran’ny ilomenaka, vokatra fanondrantsika any ivelany, nefa mila kalitao sy fanaraha-maso hentitra.

 

 Mardi 30 juillet 2019 – Navalona R.

Entretien des réseaux hydro-agricoles : Sensibilisation du MAEP avec les Barea

Une vaste campagne de mobilisation citoyenne est lancée par l’Etat via le « Tagnamaro ». Pour le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), il sensibilise la population toute entière à contribuer à l’assainissement et à l’entretien des réseaux hydro-agricoles dans tout Madagascar, et ce, avec le soutien des Barea. « Le but est de mieux préparer la grande campagne rizicole 2019-2020 en améliorant la maîtrise de leau et de l’irrigation, dans le cadre de l’esprit de solidarité nationale. Ce qui permettra d’atteindre l’objectif de l’autosuffisance alimentaire dès juin 2020, soit à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’Indépendance de la Grande Ile, qui est inscrit dans le programme IEM », a déclaré le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à Ampandrianomby.

Coup d’envoi lancé. Ainsi, dans le cadre de cette action « Tagnamaro », « nous mobilisons tous les producteurs et les ménages ainsi que les associations des usagers de l’eau au niveau de chaque fokontany ou de chaque commune à participer à l’entretien de tous ces canaux d’irrigation et de drainage. Cette action durera deux mois avant la campagne culturale de grande saison, prévue en octobre prochain. Certes, la solidarité de tous qui importe mais nous allons quand même récompenser ceux qui sont méritants en leur offrant des primes », a-t-il poursuivi. Le coup d’envoi de cette action « Tagnamaro », a été lancé dans le fokontany d’Ambohipanja, commune d’Ankadikely Ilafy. Ainsi, 100ha de rizières ont pu être irrigués grâce aux travaux de curage, de faucardage et de drainage d’un réseau de 500 mètres par l’équipe du ministère conduite par le Numéro Un de l’Agriculture. En revanche, dans l’Atsimo Andrefana, les travaux d’entretien du réseau hydro-agricole long de 32km ont permis d’aménager 3 200ha dans le périmètre de Taheza, commune rurale de Bezaha. Ce « Tagnamaro » a été dirigé par la direction régionale du MAEP avec la fédération des usagers de l’eau regroupant 16 associations ainsi que du secteur privé, des étudiants de l’EFTA et des agents pénitenciers.

4,5 millions de tonnes de paddy. En revenant sur l’autosuffisance alimentaire du pays, le ministre de tutelle a assuré que cet objectif sera atteint. En effet, « si la prévision de production est de 4,5 millions de tonnes de paddy en juin 2020, la production rizicole lors de la dernière campagne a déjà atteint 4,3 millions de tonnes. L’autosuffisance en riz signifie une disponibilité de cette denrée sur le marché avec un prix stable ou légèrement en baisse. Et l’on pourra ensuite exporter vers les îles voisines ou les pays de l’Afrique de l’Est », d’après toujours ses explications. Dans la même foulée, le ministère de tutelle procédera avec ses partenaires techniques et financiers comme la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), au recensement général de l’agriculture afin de disposer des statistiques fiables. En effet, « la dernière mise à jour date de 2004.Et à part ces actions d’entretien des réseaux hydro-agricoles, près de 30 000ha de nouvelles rizières seront irriguées cette année », a soulevé le ministre Lucien Ranarivelo. Et au niveau de l’élevage, le MAEP mobilisera également tous les citoyens en lançant le « Tagnamaro » pour assurer l’entretien et le nettoyage des abattoirs dans tout Madagascar. Quant au secteur pêche, cette mobilisation citoyenne se manifeste par la plantation des mangroves. A cette occasion, le ministre de tutelle a annoncé que la pêche aux crabes est suspendue à compter du début août jusqu’au 31 octobre 2019, en vue d’assurer la gestion rationnelle de cette ressource halieutique.

 

 Lundi 29 juillet 2019 – Rindra R.

Fertilité du sol : Des experts marocains dans nos murs

La formation concerne les techniques de prélèvement et d’analyse des échantillons de sols en vue d’évaluer le niveau de fertilité des différents types de sol afin de déterminer les besoins en éléments fertilisants adaptés.

Dans le cadre de la coopération entre Madagascar et Maroc, deux experts marocains sont en mission dans la grande Île du lundi 22 juillet au 3 août 2019. La mission a pour objet d’effectuer une session de formation afin de renforcer la capacité des chercheurs et des techniciens du Centre National de la Recherche Appliquée au Développement Rural (FOFIFA), dans le domaine de la fertilité des sols, la fertilisation des cultures et la cartographie des sols.
La formation concerne les techniques de prélèvement et d’analyse des échantillons de sols en vue d’évaluer le niveau de fertilité des différents types de sol afin de déterminer les besoins en éléments fertilisants adaptés. Elle porte également sur les besoins en éléments minéraux des cultures en vue d’une bonne pratique agricole, axée sur une fertilisation raisonnée des sols.
Cette formation s’inscrit dans la continuation du programme de coopération entre Madagascar et Maroc à travers l’Office Chérifiens des Phosphates pour le renforcement de capacité des techniciens et chercheurs du FOFIFA et du MAEP dans l’Elaboration de la carte de fertilité des sols à Madagascar, qui permettra aux autorités sectorielles malgaches de disposer d’un outil d’aide à la décision pour bâtir une stratégie de développement durable du secteur agricole à Madagascar.

A titre de rappel, le projet a débuté en 2017. Depuis, un laboratoire mobile et plusieurs autres équipements ont été mis à disposition de la FOFIFA pour la réalisation de la caravane de fertilité. Près de 100 000 ha de superficie ont été analysées dans deux régions productrices de la grande Île dont Alaotra et Vakinankaratra. La mise à niveau des équipements du laboratoire de Tsimbazaza a également été réalisée et 11 cadres ont bénéficié au Maroc de programmes de renforcement des capacités dans l’analyse des sols, le système d’informations géographiques appliquées à la cartographie des sols et le contrôle de qualité des fertilisants.
Cette session de formation est organisée suivant la formule formation des formateurs pour permettre de toucher en cascade un plus grand nombre de techniciens et chercheurs du FOFIFA et du MAEP. Elle se déroulera en deux étapes notamment une séance théorique en salle et des séances de pratique au laboratoire de pédologie du FOFIFA à Tsimbazaza. Selon le DG du FOFIFA, Aimé Lala Razafinjara, une autre session de formation portant sur le système d’informations géographiques appliquées à la cartographie des sols serait organisée dans les mois à venir.

 

 Lundi 29 juillet 2019 – Charles RAZA

MAEP – protection des végétaux à Toliara : Des semences de coton qui risquent d’être porteuses de maladies

Dès 2018, l’Etat malgache  a  interdit  pour deux ans toute importation et vente de semences de coton. Ainsi remarque-t-on une pénurie de semences de qualité, fiables en ce moment. Pourquoi cette interdiction ? « Il ne s’agit pas d’un problème de coût, mais des mesures de protection phytosanitaire, tendant à empêcher l’introduction de maladies nouvelles ou d’espèces trans-génétiques », selon une source proche de la Région Atsimo- Andrefana. Est-ce que le ministère de l’Agriculture aurait eu vent de l’existence de semences étrangères introduites de manière sauvage à Madagascar ? La situation est préoccupante. Face à cette lacune, Pic II (Pôle Intégré de Croissance, financement Banque  mondiale) a fait venir un expert, à Toliara le 10 juillet dernier en provenance du CIRAD de Montpellier (Centre International de coopération, en Recherche Agronomique et Développement). Mission ? L’expert Bruno Bachelier était mandaté pour faire un état des lieux de la situation actuelle et proposer des solutions, ainsi qu’un plan d’action visant à relancer et pérenniser la production de semences de qualité. La direction régionale de végétaux, le Conseil Inter Coton (CIC)  ainsi que diverses Directions régionales et organismes concernés par la filière coton : DRICA, DREF, ONG Helvetas et Mazava, WHH et Indosuma cherchent des solutions. Les producteurs se posent des questions et le consommateur baigne  dans l’ignorance. En attendant, il suspecte l’arrivée prochaine de poison dans son assiette.

 

 Lundi 29 juillet 2019 – Arh.

Agriculture : la transformation de manioc pour l’autonomisation des femmes

On peut aujourd’hui conserver le manioc, une denrée rapidement périssable, pendant plus d’une année grâce à la transformation. Parmi ces méthodes de conservation et de transformation figure le gari.

Les partenaires techniques et financiers, dont le Pam et l’ONN, ont visité l’usine de transformation à Bevala Amboasary Atsimo et à Ambovombe la semaine dernière. Les activités en question concernent principalement la transformation du manioc en gari, une semoule obtenue après fermentation, déshydratation et torréfaction.

«Nous produisons actu­ellement cinq tonnes de farine de manioc par mois », a expliqué Vola Razanany, président de la coopérative Mitambatrasoa de Bevala. Et, une vingtaine de personnes consacrent leur journée à la transformation de manioc en gari. La coopérative reçoit des aides matérielles et des appuis techniques de la part des partenaires du projet, mais tous les producteurs et agriculteurs de la localité peuvent faire appel aux femmes de l’association s’ils veu­lent transformer leur ma­nioc.

« On ne peut conserver le manioc que très peu de temps, trois jours quand il est frais. Pourtant, en le trans­formant, on peut le conserver jusqu’à trois ans. On peut ensuite l’utiliser dans diverses recettes (gâ­teau, biscuits…). Nous avons commercialisé les produits finis notamment dans les établissements scolaires comme ceux de Tameantsoa Betioky, de Behabo et d’Anda­latanosy Bekily », a-t-elle confié.

Les retombées

En effet, les retombées, no­tamment économiques, du projet vont bien au-delà de la subsistance des petits producteurs. Les activités constituent un véritable moyen de lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans la mesure où le projet soutient les paysans producteurs de manioc en créant des sources de revenus pour des centaines de ménages dans des régions où les con­séquences de l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont particulièrement visibles.

Méthode importée d’Afri­que de l’Ouest, le gari permet essentiellement d’éviter le gaspillage. Mieux encore, elle peut fournir une base alimentaire pour résoudre l’insécurité alimentaire. Ce projet cible particulièrement trois régions à savoir l’An­droy, l’Anosy et l’Atsimo Andrefana, les plus touchées par l’insécurité alimentaire.

Toutes ces activités font partie du programme « Ap­pui aux petits producteurs à l’accès au marché » du Pam, en collaboration avec le mi­nistère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ; l’Or­ganisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international pour le développement agricole (Fida).

 

   Lundi 29 juillet 2019 – Njaka A.

« Tagnamaro » : fanatsarana ny fambolem-bary

Natomboka, ny sabotsy 27 jolay teo, teny amin’ny lemak’Ambohipanja, kaominina Ankadikely Ilafy, distrika Avaradrano, ny paikady manokana raisin’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep). Nampidirina ao anatin’ny fanaovana ny hetsika Tagnamaro ny politika hampitomboana ny vokatry ny fambolena, indrindra ny vary, hanatrarana ny fahavitan-tena ara-tsakafo, amin’ny taona 2020, araka ny nofaritana ao anatin’ny IEM. Nanaovana tagnamaro ny fanadiovana ny lakandrano sy ny tatatra, mirefy 500 metatra, manondraka lemaka 100 ha eny Ambohipanja, notarihin’ny minisitra (Maep), Ranarivelo Lucien.

Noraisin’ny Maep ity paikady ity hiomanana amin’ny fotoam-pambolem-bary 2019-2020, ka hatao manerana ny Nosy. Marihina fa mahatratra 1.200.000 ha ny lemaka voajary eto Madagasikara fantatra. Koa, tanjona amin’izao tetikasa izao, ny hanarenana velaran-tany 30.000 ha sy lemaka vaovao mirefy 10.000 ha. Mandritra ny roa volana ny hanatanterahan’ny Maep ity ezaka manokana ity amin’ny alalan’ny Tagnamaro.

 

 Vendredi 26 juillet 2019 – Nandrianina A.

Filière vanille : 85% de la production locale étaient exportées

La vanille tient une place importante dans l’économie de Madagascar, son exportation constitue une des trois premières sources de devises du pays avec les recettes des zones franches industrielles et celles des crustacées. Les opérateurs de vanille doivent régulariser leurs situations auprès du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Ceux qui sont déjà agrémentés doivent renouveler leur engagement. Ceux qui ne l’ont pas devraient s’y conformer. A noter que ces opérateurs ont jusqu’au 30 août pour le faire. Pour rappel, en 2018, la valeur totale de l’exportation de la vanille de Madagascar se chiffrait à 855 millions de dollars. L’an dernier, 140 opérateurs de vanille ont été recensés à Madagascar. 85% de la production de vanille locale étaient exportées vers les quatre principaux pays importateurs à savoir 34.2% pour la France, 28.8% pour les États-Unis, 13.4% pour l’Allemagne et 9.4% pour le Canada. Certes, Madagascar connaît de plus en plus de difficultés à écouler ses produits sur le marché international à cause principalement de la concurrence des autres pays producteurs qui se fait de plus en plus sentir et aux succédanées de la vanille que sont la vanilline artificielle et surtout la vanille biosynthétique. En outre, la qualité́ de notre vanille s’est dégradée. Tout cela en raison de l’insécurité galopante et les mauvaises pratiques culturales. Une des solutions aux problèmes actuellement est l’amélioration de la qualité́ de la vanille afin de reconquérir les parts de marché perdues et d’en conquérir de nouvelles ainsi que d’obtenir un meilleur prix de vente.

 

 Mercredi 24 juillet 2019 – Riana R.

Riziculture : des coopératives subventionnées

Deux mois avant le début de la grande campagne rizicole, l’Etat compte faciliter l’accès des riziculteurs aux intrants nécessaires pour augmenter la production. Le Fonds de développement agricole (FDA)  prévoit de subventionner les coopératives qui pratiquent la technique Papriz dans trois régions productrices. Un accord a été signé, hier, entre le FDA et le projet Papriz II.

L’autosuffisance en riz à Madagascar, dès juin 2020, fait partie du contrat-programme du mi­nistère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, depuis l’avènement du nouveau régime cette année. Le nouveau partenariat entre le FDA et le Papriz II  (Projet d’amélioration de la productivité rizicole et de gestion de bassins-versants et périmètres irrigués), signé hier, au ministère de l’Agriculture à Anosy, vise en partie à atteindre cet ambitieux objectif. A travers cette collaboration, le projet Papriz assure l’utilisation des pa­quets technique et le FDA apporte l’appui financier aux coopératives.

D’après Fanja Rahanta­malala, directrice générale du FDA, «La subvention attribuée aux coopératives dépendra de leurs besoins et leur projet. On a décidé de les subventionner car elles ont une activité tournée vers le marché. Ce qui permettra une amélioration des revenus des paysans producteurs membres». A ce sujet, une coopérative sise à Amoron’i Mania a déjà bé­néficié d’une subvention de 96 millions d’ariary du FDA, si le coût total de leur projet s’est élevé à 112 millions d’ariary.

 Trois régions d’intervention

A travers les actions menées actuellement dans les zones productrices, l’Etat compte augmenter la production rizicole de 500.000 tonnes, à raison d’un rendement de 5 tonnes à l’hectare au niveau de trois principales zones productrices, Va­kinankaratra, Alaotra Man­goro et Amoron’i Mania.

En outre, le ministère de l’Agriculture envisage une campagne de sensibilisation auprès des paysans producteurs, sur l’entretien des infrastructures hydroagricoles, la maîtrise de l’eau et les techniques d’irrigation, aux mois d’août et septembre. «Les paysans les plus performants seront primés», a fait savoir le directeur général de l’Agriculture, Lantonirina Ramaroson.

 

 Mercredi 24 juillet 2019 – Anja Randriamahefa

Implantation de puces sur les zébus : En passe de devenir une réalité

Après Tsiroanomandidy, le projet d’implantation de puces électroniques sur les zébus sera lancé ce 24 juillet dans la commune d’Ankaramena dans la région d’Anôsy.

Après le succès des Barea de Madagascar lors de la CAN 2019, c’est au tour des zébus du sud de se mettre en lumière. Cette fois avec les puces électroniques, qui ont tant fait parler d’elles durant la dernière présidentielle. Mais avant l’installation desdites puces, les responsables menés par Abdon Marie Ravelonandro, chef de la région Anôsy, se sont rendus dans la commune d’Ankaramena le samedi 20 juillet, pour préparer la journée de lancement de ce projet, mais aussi procéder à une formation des gendarmes, des vétérinaires ainsi que des éleveurs de zébus. « Nous avons décidé de nous rendre dans la commune d’Ankaramena pour apporter plus d’explications sur le fonctionnement des puces électroniques aux éleveurs de zébus. Ils sont entièrement convaincus par ce projet et nous ont affirmé qu’ils viendront en masse avec leurs zébus le jour venu », a déclaré le chef de région Abdon Marie Ravelonandro. Propos soutenus par le maire d’Ankaramena Arline Atallah qui a affirmé que « la population locale est très satisfaite de cette initiative, même si certains ont été quelque peu déçus parce qu’ils croyaient que c’était l’ensemble des zébus de la commune qui recevraient les puces électroniques ! ». Rappelons que la commune d’Ankaramena qui compte 12 « fokontany » représente la zone où l’on trouve le plus d’éleveurs de zébus dans le pays, et que, de par ce fait, il est important de renforcer la lutte contre les voleurs de zébus dans cette partie de Madagascar.

Une puce par groupe. « Une puce pour un groupe de cinquante zébus », ce sera la stratégie adoptée selon les dires du chef de région Anôsy. Pour ce dernier, c’est une technique qui sera certainement efficace, et les théories comme quoi ce projet ne peut fonctionner dans les communes reculées sont fausses ; « ce n’est pas parce que les habitants des communes reculées n’utilisent pas d’ordinateur que les puces électroniques ne fonctionneront pas, ce ne sont pas les habitants qui vont localiser les puces mais les ordinateurs des forces de l’ordre », a-t-il expliqué. « Concernant les possibles impacts négatifs des puces sur la santé des zébus, il n’y en a pas ; ce sont des techniciens compétents et qui maîtrisent totalement les zébus de Madagascar qui ont mis au point ces puces électroniques », a-t-il ajouté, avant de terminer son discours sur une touche humoristique : « ces puces améliorent même la santé des zébus ! ». Suite des événements dans les prochains jours.

 

 Mercredi 24 juillet 2019 – Navalona R.

FDA-PAPRIZ2 : Subvention aux coopératives de trois régions

Un accord de partenariat vient d’être signé entre le projet PAPRIZ2 (Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole et de Gestion des Bassins versants et Périmètres Irrigués- phase 2) et le FDA (Fonds de Développement Agricole). Le premier est un projet de coopération technique entre Madagascar et le Japon via la JICA (Agence de coopération internationale du Japon) ; tandis que le deuxième est un outil de financement mis en place au sein du ministère en charge de l’Agriculture, pour faciliter l’accès des producteurs aux services et aux facteurs de production. Dans le cadre de cet accord de partenariat, le FDA fournira une subvention aux coopératives présentant leurs projets de développement rizicole. Celles-ci bénéficieront en même temps des « packages » techniques du projet PAPRIZ2, permettant d’améliorer le rendement de productivité agricole et de renforcer leur capacité en matière de gestion de coopérative.

Contrat-programme. « L’objectif consiste à faciliter l’accès des riziculteurs membres de ces coopératives aux intrants agricoles tels que les engrais et les semences nécessaires, ainsi qu’aux matériels agricoles pour la préparation de leur campagne de production rizicole. Trois régions sont ciblées cette année, à savoir l’Alaotra Mangoro, l’Amoron’i Mania et le Vakinankaratra », a expliqué Ramarolahy Sahondra, le coordonnateur national de PAPRIZ2, lors de la signature de cet accord de partenariat hier. Le FDA, pour sa part, alloue une subvention suivant les besoins des coopératives. « C’est ainsi variable selon la demande des coopératives. A Amoron’i Mania, entre autres, une coopérative a bénéficié d’un fonds de 112 millions d’ariary, dont 96 millions d’ariary du FDA, pour pouvoir démarrer sa campagne rizicole cette année. On y recense à peu près 36 coopératives agricoles », a évoqué Fanja Rahantamalala, le directeur général du FDA.

Fonds de revolving. Parlant des réalisations du PAPRIZ, le rendement moyen dans ses zones d’intervention a atteint plus de 5 tonnes/ha. Plus de 45.000 ha de périmètres sont irrigués. Et les riziculteurs appliquant le « package » technique fourni par le projet sont actuellement plus de 52 700 ménages. « Ces derniers seront approvisionnés en intrants et matériels agricoles pendant la campagne culturale. Ils les remboursent ensuite au moment de la récolte afin de servir de fonds de revolving pour les autres riziculteurs. Ce qui permettra d’assurer la pérennisation de leurs activités. Pour la phase 2 du projet, une hausse de la production rizicole est en vue dans ces onze régions d’intervention », a fait savoir Kanazawa Hiroyuki, expert en création de modèle de vulgarisation au sein de la JICA. Le Secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Tilahy Désiré a quant à lui soulevé que tout cela contribue à l’atteinte de l’autosuffisance en riz de Madagascar dès juin 2020, suivant le contrat-programme du ministère.

 

 Mardi 23 juillet 2019

Manioc : Les collecteurs fixent les prix

A Betafo, le prix du manioc sec a baissé de 50 Ar/kg cette semaine. Cependant, ce prix est en hausse de 38% par rapport à celui de la même période en 2018, qui est également le cas pour Miarinarivo, dont le prix de 2019 accuse un différentiel de17%.

Dans les zones en difficultés alimentaires, les prix du manioc secs sont restés les mêmes que la première semaine de juillet, sauf pour Tsihombe, où le prix a été en retrait de 400 Ar suite à l’arrivée massive du manioc sur le marché. Par ailleurs, par rapport à la même période de 2018, le prix a triplé à Amboasary-Atsimo, augmenté de 20% à Tsihombe, et 29% à Vangaindrano. Notons toutefois des baisses de prix à Taolagnaro (- 60%), Mananjary (-50%), et Beloha (-25%).

Dans ce contexte, il importe de rappeler les données disponibles publiées par MAEP UPDR – OCEAN CONSULTANT, Filières de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et Actions du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche qui font état que le manioc est cultivé dans toutes les régions de Madagascar et constitue le deuxième aliment énergétique de base de la population. Il occupe la deuxième place aussi bien en superficie cultivée qu’en volume de production annuelle après le riz…Et les provinces de Fianarantsoa et de Toliary fournissent plus de 65% de la production.La production moyenne de manioc totalise près de 2 400 000 t/an. Le rendement moyen va de 7 t/ha en milieu paysan jusqu’à 20-30 t/ha dans les cultures industrielles. 60% de la production est auto consommée, le reste est destiné à la vente (25%) et à d’autres utilisations(15%).

En outre, les memes informations indiquent que le gros handicap pour la vente de manioc est le transport, étant donné le poids et le volume des produits. Et c’est dans ce domaine que se ressent le manque d’organisation des producteurs qui n’ont pas la capacité de regrouper les produits et d’affréter des camions. En effet, sur des distances courtes (environ 10 km), le transport se fait à dos d’hommes ou par charrettes, mais sur des distances plus longues les producteurs utilisent les taxis-brousses ou attendent tout simplement le passage des collecteurs au village. Dans ce cas, ces collecteurs fixent les prix. Les collecteurs qui achètent au niveau des villages ou des marchés locaux. Les transporteurs / collecteurs. Les grossistes notamment à Anosibe Antananarivo.

 

 Mardi 23 juillet 2019 – A.N.

Production rizicole : Des petits pas vers l’autosuffisance ?

Les chiffres ayant été récemment communiqués sont du moins encourageants. En effet, une baisse de 53% des importations a été enregistrée par les douanes à raison de 174 000 tonnes riz importé depuis janvier contre 367 000 tonnes à la même période de l’année dernière. En parallèle, « Le résultat de l’enquête d’impact en juin 2019 fait sortir une augmentation de 2.28t/ha par rapport au résultat de l’enquête en 2016 », selon le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Ces résultats sont dus à la technique PAPRIZ qui visait justement à améliorer le rendement par hectare. Un résultat satisfaisant d’après le ministère qui fait part d’un rendement rizicole de 5,53t/ha, ce qui est « largement supérieur par rapport à l’objectif fixé ».

 

 Mardi 23 juillet 2019 – Solange Heriniaina

93 Corporation – Du riz noir cultivé dans l’île

Une nouvelle couleur dans les assiettes. 93 Corporation propose du riz mais cette fois-ci, sa couleur n’est plus blanche mais noire. L’équipe est allée chercher les semences à l’autre bout du monde avant de les développer à Madagascar. « Nous avons deux variétés de riz, à savoir la variété ronde à gros grain court et une autre au grain plus long et plus fin qui est le riz noir de Camargue. Il faut tout de même noter que ce riz vient de Chine. Nous avons même organisé un voyage juste pour chercher les semences dans un petit village au cœur des montagnes du Vietnam.

Le riz de Camargue est aussi d’origine chinoise mais a été cultivé par la suite en France avant d’être sélectionné pour améliorer son rendement. Effectivement, durant de nombreuses semaines, des recherches sur terrain ont été menées pour trouver des semences dans le sud de la France, dans la Camargue sauvage », raconte James Michael Stuart, représentant de 93 Corporation.

Malgré son origine, le riz noir s’adapte bien au climat de Madagascar puisqu’il peut être cultivé partout comme le riz normal. En effet, c’est de la même espèce mais d’une variété différente. Toutefois, son rendement reste faible. « Le riz noir ne supporte pas les inondations du fait de sa petite taille. Son rendement reste très faible, entre 0,5 et 0,7 tonne par hectare. Sa maturation non homogène complique grandement les récoltes. De ce fait, les épis doivent être récoltés un par un et à plusieurs reprises. En plus, la petite taille de la paille ne donne pas de foin, contrairement au riz malagasy », poursuit-il. En ce moment, 93 Corporation tente de concevoir du riz hybride qui est un croisement entre le riz Nérone et le riz malagasy. « Nous disposons de 5 ans minimum, ou peut-être dix. Pour le moment, cette hybridation garde la couleur noire, le goût et l’odeur mais perd par contre la petite taille, soit 60 à 70 cm de haut », constate-t-il.  Ce projet est le fruit d’un partenariat avec la Ferme des mille fleurs.

 

 Lundi 22 juillet 2019 – Navalona R.

Filières agricoles et agro-alimentaires : Un nouveau laboratoire pour détecter les résidus de pesticide

L’acquisition de ces équipements de laboratoire fait partie intégrante des dispositifs mis en place par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, pour éradiquer les cas de refoulement aux frontières de nos produits d’exportation.

L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) vient d’être équipé d’un laboratoire suite à sa convention de partenariat avec le projet de Croissance Agricole et de Sécurisation Foncière (CASEF) financé par la Banque Mondiale et sous tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Cette action entre dans le cadre de l’appui à l’agrobusiness. Ainsi, les opérateurs économiques œuvrant dans les filières agricoles et agroalimentaires peuvent désormais effectuer des analyses au niveau de ce nouveau laboratoire pour pouvoir détecter les résidus de pesticide, le dosage des micro-polluants et contaminants organiques, dans leurs produits agricoles et agro-alimentaires qui seront destinés sur le marché local, régional et international. C’est une grande première à Madagascar.

Accès aux marchés. En effet, les exportateurs nationaux étaient auparavant obligés de recourir au service de laboratoire en Europe ou à Maurice, pour pouvoir mener ces analyses qui sont indispensables sur le marché international. Ce qui engendre un énorme surcoût en termes d’argent et de temps. Il faut savoir que certains opérateurs n’ont pas pu accéder au laboratoire étranger, à défaut de moyens. Ce qui a entraîné une augmentation du taux de refoulement des produits expédiés à l’étranger ou de leur retrait dans le circuit de distribution sur les marchés. La mise à la disposition de ces nouveaux équipements à l’IPM facilite ainsi l’accès des opérateurs économiques locaux aux marchés, tant local, régional qu’international. La promotion des filières agricoles et agro-alimentaires d’une grande valeur ajoutée, n’est pas en reste. Ce qui contribue en même temps à l’amélioration des revenus des producteurs et à l’expansion de l’économie agricole à Madagascar.

Mise en conformité aux normes. Notons que ces équipements de laboratoire remis à l’IPM sont composés d’une chromatographie liquide et une chromatographie gazeuse ainsi que ses accessoires. C’est utilisé pour analyser le dosage et le screening des résidus de pesticides, de médicaments vétérinaires et hormones, de mycotoxines et de l’histamine. Cela permet également de contrôler la pureté des huiles essentielles, le dosage de certains pesticides et le dosage des volatils. En effet, le respect de ces dosages contribue à la mise en conformité des produits agricoles aux normes de la Convention Internationale de la Protection des Végétaux à laquelle Madagascar a adhéré. L’acquisition de ces équipements de laboratoire fait ainsi partie intégrante des dispositifs mis en place par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, pour éradiquer les cas de refoulement aux frontières de nos produits d’exportation. Cela constitue une contrainte majeure handicapant le développement des filières agricoles et agroalimentaires dans le pays.

Accréditation internationale. Force est de reconnaître que, cet appui financé par le projet CASEF s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du secteur agricole afin de rendre plus compétitif le pays sur le commerce international. En fait, les analyses effectuées par les opérateurs économiques nationaux auprès de l’Institut Pasteur de Madagascar bénéficieront d’une accréditation internationale. Ce qui garantira la fiabilité de ses résultats. En outre, les tarifs applicables aux opérateurs demandeurs seront fixés de commun accord entre le ministère de tutelle et l’IPM à partir de l’étude préalable de rentabilité économique. La convention de partenariat entre les deux parties durera cinq ans, et ce, à compter de ce mois de juillet 2019.

 

 Lundi 22 juillet 2019 – Navalona R.

Entrepreneuriat rural : 2 700 jeunes formés aux métiers d’agriculture

Une signature de convention de partenariat  a eu lieu entre les ministères en charge de l’Agriculture et de la Jeunesse et Sports dans le but de promouvoir l’entrepreneuriat rural en faveur des jeunes au sein des maisons des jeunes et des espaces des jeunes.  Cela consiste à former 2 700 jeunes ruraux représentant onze régions en matière d’entrepreneuriat rural, par le biais de la mise en œuvre du programme FORMAPROD ou programme de Formation Professionnelle et d’Amélioration de la Productivité Agricole. Ce programme financé par le FIDA (Fonds International de Développement Agricole) et sous tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, vise en fait à préparer les nouvelles générations de jeunes ruraux aux métiers d’agriculture en leur prodiguant une formation professionnelle, comme son nom l’indique. Et à l’issue de cette formation en cascade, un concours de meilleure exécution de projets des jeunes bénéficiaires de partenariat entre les deux ministères concernés, sera lancé.

Budget de 97 500 000 ariary. Parlant de cette convention de partenariat, 30 orienteurs de maisons de jeunes et 21 conseillers en insertion professionnelle bénéficieront en premier lieu d’un renforcement de capacité. Ils assurent ensuite la formation de ces 2.700 jeunes ruraux ciblés au niveau des onze régions à savoir : Atsinanana, Analanjirofo, Analamanga, Menabe, Melaky, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Vatovavy Fitovinany, Sofia, Anosy et Androy. Après la formation théorique, ces derniers seront dotés de petits matériels agricoles et des intrants pour pouvoir démarrer leurs activités. Ils seront en plus accompagnés dans le cadre de leur insertion professionnel. Notons qu’un budget de l’ordre de 97.500.000 ariary est alloué à la mise en œuvre de cette convention de partenariat entre les ministères en charge de l’Agriculture et en de la Jeunesse et Sport. Il s’agit notamment d’une convention qui va s’étaler sur une période de 30 mois.

Résultat satisfaisant. Rappelons qu’une première convention de partenariat a déjà eu lieu entre les deux parties, et ce, pour une durée d’un an. A l’issue de ce partenariat, 29 orienteurs des maisons de jeunes ont pu accueillir et orienter 850 jeunes ruraux, tandis que 374 jeunes ruraux ont bénéficié d’une formation professionnelle avec l’appui du FORMAPROD. Il a été évoqué que le résultat a été satisfaisant. Raison de la poursuite de ce partenariat entre les deux parties.

 

  Lundi 22 juillet 2019 – R. Mathieu

Lemaka Bas Mangoky: nomena hisafidy karazam-bary volena ny tantsaha

Ifantohana manokana miaraka amin’ny Banky afrikanina momba ny fampandrosoana (Bad) ny fampiroboroboana ny fambolena ao amin’ny lemaka Bas Mangoky. Ankoatra ny fanatsarana ny fotodrafitrasa, nentina any an-toerana ny vokatry ny fikarohana karazam-bary.

Tafiditra ao anatin’ny tetikasa Priaso (1) ny fikarohana karazam-bary mety any amin’ny faritra Atsimo Andrefana. Ny herinandro lasa teo, niarahana tamin’ny tantsaha mpamboly amin’ny lemaka Bas Mangoky, ny vokatry ny fikarohana. Nisy karazam-bary 18, ka 14 ny avy amin’ny Africarice ary efatra ny avy amin’ny Fofifa. Nomena sehatra malalaka hisafidy amin’izay mety aminy na PVS (2) ny tantsaha, hanatsara kokoa ny vokatra raha oharina amin’ny efa fanao tany aloha.

Raha eo anivon’ny Africarice, firenena maro aty Afrika ny efa nitondrana izany nanomboka tamin’ny fanaovana andrana, misy maharitra telo taona, tonga amin’ny fambolena karazam-bary mifanaraka amin’ny toe-tany sy ny toetr’andro, hatramin’ny fomba amam-panaon’ny mpamboly. Toy izany koa ny atao any amin’ny lemaka Bas Mangoky.

Tonga any an-toerana ny teknisianina avy ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena nampiofana sy nampahalala ireo tantsaha momba ireo karazam-bary ireo. Momba izay safidy izay indrindra, nampahalalana azy ireo ny dingana natao momba ny fikarohana mialoha izao fanaparihana azy izao.

Atao izay hahamora ny fanapariahana sy ny handraisan’ny tantsaha azy, koa raha hita ny fahombiazana amin’ny taom-pambolena fampiharana azy, hatao izay hanatevenana azy hahazoana masomboly vaovao ho an’ny taom-pambolena manaraka. Hampahafantarana ny sampam-pikarohana ihany koa izay karazam-bary nahitana fahombiazana teo amin’ny vokatra.

Tanjona ny hahazoam-bokatra 10 t/ha

Tanjona ny hahazoam-bokatra 10 t/ha, efa vitan’ny tany Afrikanina sasany (Gabon, ohatra), any amin’ny lemaka Bas Mangoky, manomboka amin’ny fanajariana ireo fotodrafitrasa, tonga amin’izao teknika vaovao izao. Fianakaviana iray alina mahery ny mahita tombontsoa any an-toerana. Tohanan’ny Bad amin’ny famatsiam-bola ny lemaka Bas Mangoky nefa tsy any ihany ny faritra mpamboly vary eto amin’ny Nosy mila tosika amin’ny lafiny maro. Ny fanjakana koa moa, zatra miandry famatsiam-bola avy any ivelany.

 

 Samedi 20 juillet 2019 – Arh.

Formaprod : accompagnement des 2.700 jeunes ruraux pour leur projet

Le programme de Formation professionnelle et d’amélioration de la productivité agricole (Formaprod) projette d’accompagner 2.700 jeunes ruraux dans leur insertion professionnelle, jusqu’à 2021.

Dans ce cadre, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) et le ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) ont signé hier, à Anosy, une convention de partenariat.

Cette convention de partenariat dotée d’un budget de 97,5 millions d’ariary d’une durée de 30 mois, va promouvoir l’entrepreneuriat rural des jeunes au sein des Maisons des jeunes et Espa­ces jeunes. Le projet touche 11 régions, à savoir Antsi­nanana, Analanjirofo, Ana­la­manga, Menabe, Amo­ron’i Mania, Matsiatra Am­bony, Vatovavy Fitovinany, Sofia et deux nouvelles zones d’intervention, Anosy et Androy.

«Suite à une première convention d’une année, les deux ministères continueront le partenariat jusqu’à la fin de l’année 2021. Ce nouveau partenariat se focalisera sur le renforcement des capacités de 30 orienteurs des Maisons des jeunes et de 22 conseillers en insertion professionnelle du programme Formaprod. Ces personnes formées prendront en main à leur tour les 2.700 jeunes ruraux», a expliqué Tilahy Désiré Andrianara­nintsoa, secrétaire général du MAEP. Les jeunes bénéficiaires participeront à un concours pour le meilleur projet.

Orientation des jeunes

Le fait est qu’à Mada­gascar, deux tiers de la population sont des jeunes de moins de 25 ans dont la majorité opère dans le secteur de l’agriculture avec un grand A. «Si l’on devait donner de l’emploi à la majorité des diplômés du pays, l’une des options les plus efficaces serait la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes», a indiqué pour sa part Lova­tiako Mi­chel Ralaivao, secrétaire gé­néral du MJS.

En effet, la première convention d’une durée de deux ans a été jugée satisfaisante et ce, malgré quelques points à améliorer dans sa mise en œuvre. «A l’issue de la première phase dans neuf régions l’année dernière, 29 orienteurs des Maisons des jeunes ont pu être formés sur l’accueil et l’orientation des jeunes aux métiers agricoles et ruraux. Ils ont par la suite accueilli et orienté 850 jeunes et ont pu former 374 jeunes avec l’appui du programme Formaprod», a rapporté Tilahy Désiré Andrianara­nin­tsoa.

«Si les deux ministères progressent ensemble dans cette voie, nous sommes confiants que les problèmes de lutte contre la pauvreté seront résolus», a conclu ainsi le secrétaire général du MJS.

 

 Jeudi 18 juillet 2019 – Mampionona D.

Campagne de la vanille 2019 : La vie économique de SAVA redemarée

Quelques jours après l’ouverture officielle de la campagne de la vanille pour cette année, la vie économique de la région de SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa) semble redémarrée. Le prix de toutes les marchandises de s’est augmentée considérablement. A préciser que l’inflation est toujours au rendez vous pour les habitants de cette localité à chaque saison, une situation jamais maitrisée au cours des décennies. Actuellement alors, les opérateurs œuvrant dans ce secteur tels que les producteurs, collecteurs et  exportateurs affirment que cette saison devrait être un succès malgré l’inflation qui règne dans cette capitale de la filière vanille. Par ailleurs, la récolte précoce, le vol de vanille verte qui a connu une recrudescence particulière ces derniers temps vont impacter sur la qualité de la vanille locale. Ce qui rendra difficile la concurrence sur le marché international, à rappeler que les autres pays producteurs de tentent toujours de gagner leur place tout en profitant de la mauvaise qualité de la vanille de Madagascar.

 

 Jeudi 18 juillet 2019 – R. Mathieu

Orinasa Sirama: hamboly jirofo, ylang ylang, lavanila, vary

Vonona ny hamelo-maso ny orinasa Sirama indray ny mpikambana ao amin’ny filankevi-pitantanana. Ankoatra ny voly fary mahazatra ahafantarana azy, hiditra amin’ny karazam-boly hafa ny Sirama: ny jirofo, ny ylang ylang, ny lavanila, ny vary. Hanaovana izao tetikasa vaovao ny toerana rehetra misy ny Sirama: any Brickaville, any Namakia, any Ambilobe, ary any Nosy Be. Mialoha izany, tsy maintsy jerena ny olana rehetra, indrindra ny momba ny tany.

Koa hidina any ifotony ireo tompon’andraikitra, any Nosy Be aloha, hijerena miaraka amin’ny tompon’andraikitry ny kaominina any an-toerana sy ny fokonolona hamahana izany olana momba ny tany izany. Niangavy ny mponina ny ao amin’ny filankevi-pitantanan’ny Sirama hifanome tanana, ho saropiaro amin’ny fananan’ny Malagasy. Heverina fa velaran-tany anarivony hekitara maro ny hanatanterahana izao tetikasa vaovao izao ka voakasika amin’izany koa ny minisiteran’ny Fambolena, miaraka amin’ny minisiteran’ny Fanajariana ny tany.

Raha tsiahivina kely ny tantara, nisy fivarotana tanin’ny Sirama, nataon’ny tompon’andraikitra sasany ao amin’ny Sirama ihany, tamina mpandraharaha vahiny any Nosy Be.  Mifono kolikoly bevata izany varotra tany izany, niteraka fahaverezana asa ho an’ny olona anarivony, nefa tsy hita izay fiafaran’ io raharaha io. Lazaina hatrany eto ny ady amin’ny kolikoly fa mbola nofinofy izany hatramin’izao, indrindra raha mahakasika olona ambony toerana.

Tanjona amin’izao tetikasa vaovao izao izany ny hanomezana asa ny tanora sy ny hanova endrika hamelona ny Sirama. Tsy vitan’ny resaka ambony latabatra fotsiny anefa izany fa mitaky tetibola goavana sy fahaiza-mitantana.

 

 Mercredi 17 juillet 2019 – Navalona R.

Développement rural : Des opportunités identifiées par les étudiants de l’ES-DES

Fournir des stages pratiques à ses étudiants. Telle est l’une des particularités de l’ES-DES (Ecole Supérieure de Développement Economique et Social), et ce, grâce à son partenariat avec l’ONG ACDM (Actions Concrètes pour le Développement de Madagascar). 

« L’ES-DES travaille également en collaboration avec ses différents partenaires comme le FID (Fonds d’Intervention pour le Développement), pour ce faire. Ce dernier met en œuvre entre autres, un projet Argent Contre Travail Productif baptisé « Asa Avotra Mirindra » dans les communes rurales d’Ambohimandroso et d’Ampitatafika, dans la région du Vakinankaratra. L’objectif vise à combattre l’insécurité alimentaire tout en soutenant une productivité résiliente et respectueuse de l’environnement », a expliqué Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice de cette école de développement lors d’un point de presse hier à son siège à Behoririka. Des étudiants de l’ES-DES ont ainsi effectué un stage pendant une semaine dans ces zones d’intervention du projet. Durant lequel, ils ont pu identifier diverses opportunités qui peuvent contribuer au développement rural, à travers des enquêtes menées auprès des femmes issues des ménages les plus démunis bénéficiaires de ce projet, d’après leurs témoignages.

Solidarité. Notons que des groupes de femmes allant de 62 à 132 personnes travaillent sur les chantiers de production. Dans le cadre de ce projet, ils effectuent des activités agricoles à grande échelle telles que la plantation de manioc, de l’ananas et de haricot, ou des activités d’élevage comme la pisciculture sur une superficie appartenant aux collectivités locales décentralisées ou aux particuliers. Chaque bénéficiaire est rémunéré à raison de 4000 ariary par jour, et ce, pendant 40 jours. « Nous avons constaté un changement de comportement des femmes travaillant sur le chantier de production. Il y a encore une solidarité entre elles et une prise de décision collective. Près de 80% de la récolte seront entre autres à départager entre ces groupes de femmes ou mis en vente pour un réinvestissement dans des filières porteuses », a expliqué Andry Rasoloharimanana, étudiant en 3e Année, filière Travail Social. Quant à Fabio Rakotoson, étudiant en 3e année, parcours Agronomie, il a soulevé que les paysans espèrent un meilleur rendement grâce à l’appropriation d’une nouvelle technique de production, et à la formation reçue sur la fabrication de compost naturel.

Réinvestir. A part cela, « ce projet Argent Contre Travail Productif contribue à l’amélioration du niveau de vie des ménages bénéficiaires. En effet, leur revenu est avant limité. Mais avec cette rémunération complémentaire, ils pourront réinvestir dans le secteur agricole et de l’élevage. Il s’agit entre autres, de l’extension des parcelles cultivées ou le développement de l’élevage à cycle court, comme le poulet gasy, le porc, les volailles et la cuniculture. En plus, ils ont été formés en matière de gestion simplifiée de leur exploitation agricole », a exposé Zo Rasamimanana, étudiant en 3e Année, filière Economie. Quant à Holisambatra Rovaniaina, étudiante en 3e Année, filière Travail Social, elle a observé de son côté que, la plupart des femmes rurales travaillant sur le chantier sont obligées d’emmener leurs enfants en bas âge avec elles faute de nourrice. En tout, ces étudiants de l’ES-DES sont confiants que toutes ces opportunités permettront aux femmes issues des ménages les plus démunis, de contribuer au développement rural.

Obstacles. En dépit de tout cela, il y a quand même quelques obstacles identifiés à l’issue de leurs enquêtes. A titre d’illustration, « les filles entre 14 et 16 ans atteignant le niveau de scolarité de 3e sont contraintes de se marier afin d’aider leurs parents qui sont dans l’incapacité de financer leurs études. Or, l’éducation est la base de développement d’un pays. D’autres ménages préfèrent rester pauvres pour éviter l’attaque des « dahalo », selon leurs dires. D’ailleurs, l’insécurité règne dans ces communes d’intervention du projet. Les vols de porcs et des volailles y sont fréquents », a conclu Mioratiana, 2e Année en Economie.

 

 Mercredi 17 juillet 2019 – Arh.

Campagne de vanille : la vanille verte entre 100.000 et 300.000 ariary le kilo

La vanille verte se négocie entre 100.000 et 300.000 ariary le kilo en ce début de campagne. Autant sur le marché intérieur qu’international, le cours de l’or vert s’est presque décuplé et varie d’une région à l’autre. Tout en occultant l’effet inflationniste de cette hausse, les producteurs et opérateurs de la filière espèrent tirer un bon prix durant cette nouvelle campagne.

Madagascar compte huit régions productrices de vanille à savoir Sava, Diana, Analan­jirofo, Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsina­na­na et Anosy. Toutefois, le calendrier de la campagne de collecte et de commercialisation de cette culture de rente varie en fonction de la spécificité de chaque région. La campagne a commencé le 22 juin dernier dans le sud-est du pays et au début de ce mois pour la Sava et la plupart des zones productrices du nord.

Dans les autres régions productrices comme Vato­vavy Fitovinany, une centaine de tonnes de vanille vertes se trouve actuellement sur le marché. En ce début de campagne, le kilo se négocie entre 100.000 à 150.000 ariary au niveau des producteurs. A Tanambao Daoud, l’un des villages producteurs de la Sava, le prix se situe entre 250.000 à 300.000 ariary le kilo…

En général, la récolte est bonne dans l’ensemble des zones productrices. Les planteurs de vanille espèrent donc tirer un bon prix.

Hausse considérable des cours

Actuellement, la vanille malgache contribue à environ 7 % du PIB de la Grande île et fournit 200 000 emplois directs. Cependant, l’avenir de la filière inquiète les opérateurs et producteurs, car la commercialisation de la gousse devient incontrôlable depuis sa libéralisation.

En effet, les acteurs de la filière, en particulier les plan­teurs, craignent que l’augmentation des prix entraîne la multiplication des vols de vanille sur pied et surtout des mauvaises pratiquent dans le processus de séchage.

On a constaté que le prix des gousses de vanille de Madagascar a augmenté en 2014 et 2015. D’après les chiffres du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica), le prix de la vanille préparée s’est multiplié par neuf entre 2014 et 2018, passant de 50.000 dollars la tonne à 450.000 dollars, soit 450 dollars le kilo. La filière à elle seule a rapporté 855 millions de dollars à la caisse de l’Etat, l’année dernière.

 

 Mercredi 17 juillet 2019 – R. Mathieu

V7V sy Sava: tsara ny vokatra sy ny vidin’ny lavanila

Misokatra ny taom-piotazana lavanila any amin’ny faritra Vatovavy Fitovinany (V7V). Tsara ny vokatra amin’ity taona ity, tombanana ho 100 t ny lavanila manta. Tsara ihany koa ny vidiny, iray hetsy ariary ny kilao amin’ny lavanila manta, mora indrindra. Tsy vitsy ihany koa ireo orinasa tonga any an-toerana manangona izany vokatra izany. Ny hita ao Manakara, ny Ramanandraibe Export, ny Cotona, ny Sahanala, samy orinasa lehibe avokoa; ahitana ihany koa ireo mpandraharaha avy any avaratra tonga manangona izany vokatra izany.

Misy amin’ireo orinasa sy ny mpandraharaha ny mikarakara ny vokatra any an-toerana ihany, anisan’izany ny Ramanandraibe Export, mividy be indrindra. Raha 20 t ny vinan’ny orinasa hovidina amin’izao taom-piotazana izao, efa tafakatra 30 t izany ankehitriny. Tamin’ny taon-dasa, tsy nisy afa-tsy 3 t ihany ny azon’ny orinasa Ramanandraibe Export. Na izany aza, nilaza ny mpamokatra fa mbola tsy ampy ny mpividy.

Tsara vidy kokoa ny any Sava

Misokatra, toy izany koa, ny taom-piotazana any amin’ny faritra Sava ka any amin’ny kaominina Tanambao Daoda, distrikan’i Sambava, ny nanokafana izany. Tsara ny vokatra any amin’io kaominina io ka izay ny antony nanomezana toerana azy ho fantatry ny mpandraharaha. Nitombo ny vokatra, noho ny fitombon’ny tany novolena sy ny fanarahana ny lamina napetraka hahatsara kalitao ny lavanila any amin’iny faritra iny. Tsara vidy kokoa ny lavanila manta any Sava, tafakatra hatrany amin’ny telo hetsy na dimy alina sy roa hetsy ariary ny kilao.

Amin’izao fisokafan’ny taom-piotazana izao, mitaky fananana karatra ho an’ireo mpandraharaha te hiditra amin’izany lalam-pihariana izany ny minisiteran’ny Varotra. Ho matihanina eo amin’ny asa, indrindra ho fisorahana ny asa an-jorony (informel) hiditra amin’ny ara-dalàna.

 

 Mercredi 17 juillet 2019 – Arh.

Production rizicole : 778,6 millions de tonnes en 2018

La production mondiale de riz a augmenté de 1,5% en 2018 et se chiffre à 778,6 millions de tonnes, selon les données de l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relayées par l’Observatoire de statistiques internationales sur le riz (Osiriz) dans son dernier rapport sur le marché mondial du riz. Cette amélioration est liée aussi bien aux conditions climatiques clémentes que l’hémisphère nord a connues qu’aux prix à la production plus attrayants.

Néanmoins, Osiriz prévoit une baisse de la récolte pour cette année avec de 777,6 millions de tonnes. En Asie, les récoltes devraient stagner tandis qu’en Afrique, elles pourraient enregistrer une baisse de 5%.

Pourtant, la zone subsaharienne a vu sa production bondir de 6,8 % grâce à des gains enregistrés, notamment dans les pays comme Madagascar et la Tanzanie. En Afrique de l’Ouest, la poursuite des programmes gouvernementaux de soutien aux filières locales est à l’origine de l’amélioration de 4,3%.

En revanche, l’Egypte, autrefois l’un des gros producteurs de riz du continent, a connu une baisse de 23% de son stock à cause de la réduction des superficies rizicoles. En Asie, l’Inde tire la production à la hausse grâce à une croissance de 3% alors que la Chine a accusé une baisse de 1%.

 

 Mercredi 17 juillet 2019 – Arh.

Agriculture : recours éventuel aux technologies numériques

L’application stratégique des technologies numériques et les innovations telles que l’utilisation des téléphones mobiles dans l’agriculture pourraient transformer l’agriculture africaine. Cepen­dant, des obstacles ralentissent les éventuels progrès. En effet, ces technologies ne peuvent être exploitées que si les décideurs et les développeurs accordent une certaine priorité aux agriculteurs, indique le « Rapport sur la numérisation de l’agriculture en Afrique, 2018-2019 » du CTA.

Le rapport identifie au moins 390 solutions numériques actives en Afrique. Ces solutions contribuent à une augmentation de 73% de la productivité agricole et à une augmentation de 37% des revenus. Les solutions qui regroupent plus d’un service, appelées super-plateformes, contribuent à l’amélioration des rendements jusqu’à 168%, ajoute le rapport.

Ledit document fournit entre autres des recommandations telles que le développement des compétences, les investissements dans les infrastructures et l’amélioration de l’inclusivité afin de renforcer l’empreinte numérique dans le secteur agricole. Les nouvelles entreprises ont recours à une approche qui implique l’adaptation des technologies en fonction de l’engagement des utilisateurs au lieu de s’en remettre aux seuls utilisateurs enregistrés.

 

Mercredi 17 juillet 2019

Foire Internationale de l’Agriculture : La 3ème édition du 12 au 15 septembre 2019.

Bientôt, à l’orée d’une reprise d’un temps fort du calendrier cultural de Madagascar, va se tenir la troisième édition de la (Foire Internationale de l’Agriculture – Agribusiness – Agroalimentaire) plus communément connu sous l’acronyme de FIA. Véritable vitrine multisectorielle du monde de l’Agriculture avec un grand A, la prochaine FIA que nous avons qualifiée de « mondiale » va être le théâtre d’une convergence sans précédent de tous les acteurs tant internationaux, régionaux que nationaux de toute la chaine opératoire agricole. Un objectif : favoriser la conquête territoriale agraire et encourager la multiplication des petites et moyennes industries de transformation agroalimentaire.

Madagascar, Ile Verte !

Rétablir les valeurs cardinales de la biodiversité « en grand danger » de la Grande île valait bien l’injonction émergentiste de « Madagascar, île Verte ! » en opposition à l’expression consacrée de « Madagascar, l’île rouge » faisant référence à une terre latéritique résultant pour partie d’un trait culturel aujourd’hui néfaste d’un peuple « Mangeurs de forêt » pour reprendre le titre d’un ouvrage de référence de l’anthropologue Georges Condominas.

La bonne nouvelle – et nous pouvons évoquer ici une expérience vécue et réussie à Andramasina – c’est que quelle que soit la nature du sol, aussi appauvrit soit-il, l’on peut reconstituer une forêt, y compris avec des espèces endémiques. Palissandre, bois de rose, ébène, et autres espèces sylvicoles poussent et pourront progressivement reverdir Madagascar.

Aussi, n’hésitons pas à voir et à imaginer les actions en grand et mobilisons chaque citoyen pour qu’il s’auto contraigne à un reboisement utile et durable pour qu’au final ce soit source d’un enrichissement patriotique et écologique et pour le plus grand bénéfice de tous.

Quoi qu’il en soit en accompagnement de nos différentes plateformes sur le thème générique de « Madagascar, sur la route de l’émergence », nous allons durant cette prochaine édition de

la FIA (Foire Internationale de l’Agriculture – Agribusiness – Agroalimentaire)  systématiquement réveiller nos consciences écologiques pour que perdure « Ad vitam æternam » l’exception environnementale malagasy.

Economie Bleue !

Ce concept, théorisé par Gunter Pauli intégrant notamment des notions comme l’économie circulaire ou l’écologie industrielle et territoriale, autant de préoccupations qui sous tendent l’esprit d’émergence en cours d’installation dans le paysage social, économique, culturel et politique malagasy,propose que nous ayons une nouvelle approche dans l’exploitation économique des ressources des océans, lacs, fleuves et autres étendues d’eau. De fait, Madagascar peut s’enorgueillir de posséder une Zone Exclusive Economique de près d’1.140.000 km²  de périmètre marin autour de son territoire, lequel contient également plusieurs centaines d’hectares d’étendues d’eau. La prise en considération des 30% de malagasy vivant directement de la pêche traditionnelle et la nécessité de favoriser les activités aquacoles, piscicoles, rizipiscicoles et faire émerger une exploitation durable de ses ressources halieutiques qui soient respectueuses des textes en vigueur et devenu le passage obligé d’une politique générale de la pêche qui soit efficiente.  Les macroéconomistes spécialisés dans le domaine n’hésitent pas à annoncer un gain de croissance économique supplémentaire pouvant rapidement aller jusqu’à 3% et les investisseurs internationaux considèrent que l’euro ou le dollar investi dans l’économie bleue est aujourd’hui  – tout secteur confondu– celui qui est le plus rentable. Tout bonnement incroyable mais factuellement réalisable.

A travers la succession des différentes plateformes économiques, forum d’investisseurs et autres exploits sportifs pouvant favoriser une réelle cohésion nationale, il devient indispensable de dépasser l’incantation et adopter la méthode Coué incitant et encourageant tout à chacun à changer de paradigme, dans son acception la plus large, pour mettre l’ensemble des citoyens malagasy en mode « Emergence ».

Ainsi, sous le couvert mobilisateur d’un concept qui doit néanmoins être en capacité d’intégration de l’existant malagasy, la prochaine édition de la FIA (Foire Internationale de l’Agriculture – Agribusiness – Agroalimentaire)  mettra en exergue des pistes novatrices telles que l’Agritourisme,  le machinisme agricole, les cultures biologiques, la redynamisation de la riziculture où « Madagascar, grenier alimentaire de l’Océan Indien ».

Bien entendu, ces différentes orientations fortes ne sont pas exhaustives mais cet événement ne manquera pas de considérer l’ensemble des priorités du Plan Emergence Madagascar pour que nous puissions produire « in fine » une scénographie efficiente.

Rome ne s’est pas fait en un jour, mais au même titre que les footballeurs malagasy ont été récemment en capacité de transcender un parcours sportif international et ce malgré un historique physique et matériel limité, c’est cet exemple que le secteur économique et privé doit internaliser dans ses paramètres de réflexion et se mettre en capacité d’enclencher le turbo de la croissance au profit de leurs entreprises et par voie de conséquence du plus grand nombre.

 

 Mardi 16 juillet 2019- Navalona R

MAEP : Vulgarisation de 90 000 doses de vaccins contre la rage

Environ 10 à 15 personnes par an décèdent de la rage canine à Madagascar, selon les statistiques publiées par la direction de la Veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique. Cette année, 20 cas confirmés ont été enregistrés alors qu’un chien peut mordre jusqu’à 15 personnes. La vaccination des chiens constitue la méthode la plus économique pour contrôler et éliminer la rage chez l’homme. Raison pour laquelle, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a lancé la campagne de vaccination de masse gratuite contre la rage des chiens et des chats. Ainsi, « 90 000 doses de vaccins seront vulgarisées pour éradiquer cette rage. Les régions Analamanga et Alaotra Mangoro sont les plus touchées par cette maladie. L’implication de toutes les parties prenantes dont entre autres, les autorités locales et les services déconcentrés s’impose pour mener à bien cette campagne », a souligné le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors du lancement officiel de cette campagne de vaccination de masse gratuite, hier.

Briser le lien. Notons que sur les 90 000 doses de vaccin  contre la rage à utiliser, 75 000 doses de vaccin  ont été remises par la « Global Alliance for Rabies Control » (GARC), suite à une convention signée avec ce département ministériel. Les 15 000 autres doses de vaccin  ont été octroyées par le Fonds de l’Elevage. Les services des vétérinaires nationaux et les vétérinaires privés ont pour mission de mobiliser leurs expertises et leurs compétences au service du contrôle des zoonoses, y compris la rage, dans le dessein  de briser le lien entre la source des maladies animales et leur transmission à l’homme. « Cette campagne de vaccination de masse gratuite contre la rage durera deux à trois mois », a conclu le ministre de tutelle.

 

 Mardi 16 juillet 2019- R Edmond

Foire Internationale de l’Agriculture : Un événement placé sous le signe de l’économie verte et de l’émergence économique.

L’édition 2019 de la Foire Internationale de l’Agriculture mettra en exergue des pistes novatrices telles que l’agritourisme, le machinisme agricole, les cultures biologiques, la redynamisation de la riziculture pour Madagascar, grenier alimentaire de l’océan Indien.

La Foire Internationale de l’Agriculture (FIA) se tiendra du 12 au 15 septembre prochain au Forello Expo Tanjombato. Un événement qui a plus que jamais sa place dans l’économie et qui sera cette fois-ci axé sur le thème « Agribusiness – Agroalimentaire ». Première Ligne, l’agence qui organise la FIA 2019, promet un événement de qualité. « Bientôt, à l’orée d’une reprise d’un temps fort du calendrier cultural de Madagascar, va se tenir la troisième édition de la Foire Internationale de l’Agriculture – Agribusiness – Agroalimentaire, plus communément connue sous l’acronyme de FIA. Véritable vitrine multisectorielle du monde de l’Agriculture avec un grand A, la prochaine FIA que nous avons qualifiée de ‘mondiale’ va être le théâtre d’une convergence sans précédent de tous les acteurs tant internationaux, régionaux que nationaux, de toute la chaîne opératoire agricole. Un objectif : favoriser la conquête territoriale agraire et encourager la multiplication des petites et moyennes industries de transformation agroalimentaire », annonce l’agence dans son premier communiqué.

Economie verte. Une manière en somme de prôner plus que jamais l’importance de l’économie verte. L’Agence Première Ligne soutient notamment que « rétablir les valeurs cardinales de la biodiversité ‘en grand danger’ de la Grande Île valait bien l’injonction émergentiste de ‘Madagascar, île Verte !’, en opposition à l’expression consacrée de ‘Madagascar, l’île rouge’, faisant référence à une terre latéritique résultant pour partie d’un trait culturel aujourd’hui néfaste d’un peuple ‘Mangeurs de forêt’, pour reprendre le titre d’un ouvrage de référence de l’anthropologue Georges Condominas ». Bref, la FIA 2019 sera une fois de plus une occasion de mettre en exergue l’immense richesse agricole de Madagascar. Une richesse qui mérite d’être protégée et reconstituée. « La bonne nouvelle – et nous pouvons évoquer ici une expérience vécue et réussie à Andramasina – c’est que quelle que soit la nature du sol, aussi appauvrit soit-il, l’on peut reconstituer une forêt, y compris avec des espèces endémiques. Palissandre, bois de rose, ébène, et autres espèces sylvicoles poussent et pourront progressivement reverdir Madagascar. Aussi, n’hésitons pas à voir et à imaginer les actions en grand, et mobilisons chaque citoyen pour qu’il s’auto contraigne à un reboisement utile et durable, pour qu’au final ce soit source d’un enrichissement patriotique et écologique, et pour le plus grand bénéfice de tous. Quoi qu’il en soit, en accompagnement de nos différentes plateformes sur le thème générique de ‘Madagascar, sur la route de l’émergence’, nous allons, durant cette prochaine édition de la FIA, systématiquement réveiller nos consciences écologiques pour que perdure ‘Ad vitam æternam’ l’exception environnementale malgache ».

Emergence économique. La FIA 2019 sera bien évidemment placée sous le signe de l’émergence économique prônée actuellement. « Ce concept, théorisé par Gunter Pauli – intégrant notamment des notions comme l’économie circulaire ou l’écologie industrielle et territoriale, autant de préoccupations qui sous tendent l’esprit d’émergence en cours d’installation dans le paysage social, économique, culturel et politique malgache – propose que nous ayons une nouvelle approche dans l’exploitation économique des ressources des océans, lacs, fleuves et autres étendues d’eau. De fait, Madagascar peut s’enorgueillir de posséder une Zone Exclusive Economique de près d’1 140 000 km² de périmètre marin autour de son territoire, lequel contient également plusieurs centaines d’hectares d’étendues d’eau. La prise en considération des 30% de Malgaches vivant directement de la pêche traditionnelle, et la nécessité de favoriser les activités aquacoles, piscicoles, rizipiscicoles, et faire émerger une exploitation durable de ses ressources halieutiques qui soient respectueuses des textes en vigueur ; et devenu le passage obligé d’une politique générale de la pêche qui soit efficiente. Les macroéconomistes spécialisés dans le domaine n’hésitent pas à annoncer un gain de croissance économique supplémentaire pouvant rapidement aller jusqu’à 3%. Les investisseurs internationaux considèrent que l’euro ou le dollar investi dans l’économie bleue est aujourd’hui – tout secteur confondu – celui qui est le plus rentable. Tout bonnement incroyable mais factuellement réalisable »

 

 Mardi 16 juillet 2019- CR

Fy Vary : De bonnes techniques au stade d’expérimentation

Le projet Fy Vary «FertilitY sensing and Variety Amelioration for Rice Yield» est actuellement à sa deuxième année de mise en œuvre. Il en est ainsi au stade d’expérimentation de nouvelles techniques et pas encore au stade de vulgarisation. A noter que le projet Fy Vary résulte de la coopération entre le Japon et Madagascar, un projet de recherche pour le développement des techniques de culture de riz.
« Nous essayons de développer de nouvelles variétés pour avoir un meilleur rendement, mais aussi de développer des méthodes de fertilisation à travers une utilisation efficace des nutriments dans les conditions de sols à faibles intrants et peu fertiles », précise Yasuhiro Tsujimoto du Centre Japonaise de Recherches Internationales pour les Sciences Agricoles (JIRCAS). Cela a été corroboré par Rantonirina Ramaroson , directeur général de l’Agriculture, selon lequel le projet vise à développer de nouvelles technologies de production de riz permettant d’obtenir des rendements élevés dans de mauvaises conditions d’éléments nutritifs en combinant des pratiques efficaces de gestion des engrais adaptées aux caractéristiques des éléments nutritifs du terrain et de nouvelles lignes de sélection offrant une efficacité élevée d’utilisation des éléments nutritifs.
De bonnes techniques ont déjà été identifiées. Il sera possible de confirmer si la technique appliquée a eu des résultats concluants ou s’il y a eu interaction de l’environnement avec les conditions de la rizière, poursuit Yasuhiro Tsujimoto. Le projet comporte plusieurs composantes. Il en est ainsi de l’identification des caractéristiques des éléments nutritifs de rizières par le biais du développement des techniques de détection à distance et d’évaluation du sol. Vient ensuite le développement des variétés efficientes de haut rendement en utilisant les éléments nutritifs par le métissage, l’analyse générique et l’évaluation de parcelles. Les techniques de gestion effectives d’engrais sont développées sur les caractéristiques d’éléments nutritifs de diverses parcelles. Tout cela précède l’évaluation des impacts sur les revenus de ménages et la nutrition.Le 3ème Comité de Coordination Conjoint (JCC) qui s’est tenu vendredi dernier à permis de faire le point sur la situation du projet.

 

 Lundi 15 juillet 2019- José Belalahy

Projet « Fy Vary » : Les changements climatiques pris en compte

Les aléas climatiques font partie des problématiques actuelles. Le secteur de l’agriculture ne peut s’en défaire, d’où l’intérêt de prendre en compte la dimension climatique dans les approches visant à améliorer les rendements.

« Les changements climatiques ne sont pas l’objectif principal du projet Fy Vary. Nous ne pouvons néanmoins pas nous en soustraire étant donné les interactions entre nos recherches, les phénomènes et nos objectifs ». Ce sont là les propos de Yasuhiro Tsujimoto, chercheur auprès de la JIRCAS ou « Japan International Research Center for Agricultural Sciences », à Anosy vendredi dernier. Le chercheur de préciser que « les initiatives menées ont pour but de trouver les interactions entre le changement climatique et les produits objets des recherches ». Avant de prendre l’exemple de Behenjy, « La température à Behenjy est assez basse. Avec les effets des changements climatiques et la nature même du climat qui prévaut dans cette partie de l’île, nous essayons d’adapter nos recherches de façon à avoir de meilleurs rendements », a expliqué le chercheur. Il conviendrait de noter que le projet « Fy Vary » consiste à développer de nouvelles technologies et techniques dont l’objectif est l’amélioration en question des rendements agricoles.

Positifs. Deux ans après le lancement officiel du projet « Fy Vary » en 2017, quelques bons résultats des recherches menées ont été avancés à Anosy hier. Encore en stade d’expérimentation, le projet en question durera jusqu’en 2022. « De nouvelles techniques de dispersion d’engrais ont été identifiées. Nous avons aussi pu choisir quelques variétés de riz qui pourraient avoir de meilleurs rendements dans des conditions où le sol est peu fertile. Outre cela, les recherches, analyse et évaluation de la qualité nutritionnelle des sols nous ont permis de suggérer des types spécifiques d’engrais aux agriculteurs des zones concernées (Anjiro, Ankazomiriotra et Behenjy) par le projet », a lancé Yasuhiro Tsujimoto. Notre interlocuteur de préciser que « les sols des régions des hautes terres centrales sont pauvres en nutriment à cause de leur vieillesse ». Ce qui aurait des impacts importants sur la productivité des régions en question. D’où l’intérêt du projet « Fy Vary ». Par ailleurs, si les résultats des recherches dans le cadre du projet « Fy Vary » sont actuellement en phase d’expérimentation,  on attend leur vulgarisation pour qu’ils bénéficient au plus grand nombre.

 

Lundi 15 juillet 2019- Arh

Ressources halieutiques : capitaliser et valoriser les résultats de recherche

Les résultats d’études effectuées sur les ressources halieutiques, restent souvent au stade de recherche et ne sont pas utilisés pour développer le secteur. D’où le besoin de leur capitalisation.

Les participants à l’atelier de revue de la Stratégie nationale des recherches halieutiques (SNRH) qui s’est tenu les 11 et 12 juillet au Motel Anosy, ont convenu d’installer une Unité de coordination de ces résultats de recherche.

« Les statistiques et les résultats des recherches sur les ressources halieutiques, manquent ou s’éparpillent. Par ailleurs, Des activités dans ce sens s’organisent au­tour du ministère en charge de la Pêche et celui de l’En­seig­ne­ment supérieur. C’est là que surgit la nécessité de capitaliser tous ces résultats qui constituent des outils d’aide à la décision », a expliqué le Dr. Etienne Bema­naja, di­recteur de la Pêche et de l’aquaculture à l’issue de cet atelier.

Des propos confirmés par le Pr. Jean Maharavo, directeur général de la Re­cherche scientifique, qui a soulevé pour sa part que

« la valorisation de la recherche est un atout majeur dans l’amélioration de la compétitivité, notamment sur le marché international (…) Aussi, il faut avoir une base de con­naissance scientifique pour prendre des décisions politiques ».

L’Unité ou la Structure de coordination de ces ré­sultats de recherche serait ainsi hébergée au niveau du ministère en charge de la Pêche et son ins­tallation sera financée par le projet SwioFish 2 de la Banque mondiale. « Les actions en­treprises à travers ce projet de valorisation des résultats de recherche sur les ressources halieutiques vont toucher au début les filières prioritaires : crevettes, concombre de mer, crabes, poulpes, langoustes, algues… », a fait savoir le Dr. Etienne Bemanaja.

D’autres mesures en accompagnement

Outre l’installation de cette structure de coordination, la mise en place d’un mécanisme de financement pérenne pour la recherche halieutique était soulevée lors de cet atelier. Il était également question de dé­velopper le partenariat de toutes les parties prenantes à cette stratégie nationale (ONG œuvrant pour la pro­tection des ressources ma­rines, secteur privé, instituts et universités de re­cherches, ministères, etc.).

Aussi, les participants envisagent d’améliorer le cadre juridique visant à renforcer le contrôle de la pêche et la surveillance de la zone économique exclusive de Madagas­car.

En outre, toutes les parties prenantes reconnaissent l’importance de réactualiser l’évaluation et le suivi des stocks de ressources halieutiques exploitées et exploitables en vue d’un éventuel aménagement des pêcheries

 

Samedi 13 juillet 2019- Velo Ghislain

Pêche : 14 tonnes d’ailerons de requin exportés chaque année

La journée de sensibilisation sur les requins sera célébrée
demain. Madagascar abrite 80 espèces de requins dont 37 figurent dans la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. La pêche aux requins constitue une source de revenus des petits pêcheurs, des pêcheurs artisanaux ainsi que de l’Etat à travers les redevances des pêcheurs industriels. en 2017, Madagascar a exporté 14 tonnes d’ailerons de requin.
Mais les requins deviennent de plus en plus menacés de la surpêche. C’est ainsi que le gouvernement s’est attelé à développer les mesures pour assurer la conservation et la gestion durable des requins, à travers la signature du mémorandum d’entente sur les requins, l’instauration de veille pour l’exploitation durable des ressources halieutiques dont les requins telle que décrit dans le code de la pêche. Depuis 2017, le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et le ministère de l’environnement et du développement durable avec l’appui de Wildlife Conservation Society, ont développé une feuille de route pour la conservation et la gestion des requins, validée par tous les acteurs en juin 2019. ce plan élaboré répond à quatre objectifs, l’amélioration des connaissances sur les espèces de requins et de raies et leur pêche, y compris leur rôle dans l’écosystème; la mise en place de système de veille à ce que les pêches ciblées et accidentelles de requins et de raies soient durables et correctement gérées; l’amélioration de l’état de conservation des requins et des raies grâce à la récupération des espèces appauvries et enfin à la sensibilisation du public aux menaces pesant sur les requins et leur habitat.

 

Samedi 13 juillet 2019- Navalona R

Requins : Interdiction de pêche pour 37 espèces menacées

Les acteurs concernés par la mise en œuvre du plan national de conservation et de gestion durable des requins et des raies.

Madagascar regorge de 80 espèces de requins, dont 37 espèces figurent sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN).

Il s’agit, entre autres, du requin marteau, du requin léopard et du requin à pointe blanche. « Il y a maintenant une interdiction de pêche pour ces 37 espèces de requins menacées à Madagascar. C’est pourquoi les ministères en charge de la Pêche et de l’Environnement, le secteur privé, les organisations de pêcheurs, les instituts de recherche, et les ONG œuvrant dans la conservation des ressources marines, ont élaboré ensemble un plan national pour la conservation et la gestion durable des requins et des raies. Et ce, avec l’appui de Wildlife Conservation Society (WCS). Ce plan a été validé en juin dernier », a expliqué le Dr Bemananjara Etienne, le directeur général de la Pêche et de l’Aquaculture, lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Le Grand Mellis à Analakely.

Dangereux mais en danger. L’objectif vise à améliorer les connaissances sur les espèces de requins et de raies, tout en développant la recherche sur l’évaluation des stocks exploités et exploitables. L’amélioration de l’état de conservation de ces ressources marines est également de mise. La sensibilisation du grand public, face aux menaces qui pèsent sur les requins et les raies, ainsi que sur leur habitat, s’avère en même temps primordiale. En effet, « les requins jouent un rôle important tant sur le plan écologique qu’économique et social. Ils assurent l’équilibre écologique à travers la chaîne alimentaire au niveau de l’écosystème marin. Certes, ils sont dangereux, mais ils sont maintenant en danger critique en raison d’une surpêche. D’où la nécessité de leur conservation d’une manière durable », a fait savoir Lovy Rasolofomanana, le directeur de WCS. Notons que la Journée de sensibilisation sur les requins sera célébrée le 14 juillet 2019.

Baisse des captures. Sur le plan économique, la pêche des requins constitue une principale source de revenus pour bon nombre de pêcheurs traditionnels, artisanaux et industriels. Notons que les ailerons de requins et leur viande, ainsi que l’huile de requins, sont principalement destinés à l’exportation. Près de 14 tonnes d’ailerons de requins ont été exportées en 2017. « Le kilo des ailerons se vend à 52 dollars. Un pêcheur artisanal peut gagner entre 200 000 ariary et 1 million d’ariary en deux mois de pêche. Cependant, une baisse considérable des captures est observée depuis 2013, en raison de la surexploitation de ces ressources marines. C’est également dû à la dégradation de leur habitat naturel, aux impacts du changement climatique, et au développement des zones côtières. Le volume de

captures annuel n’atteint ainsi que 15 000 tonnes contre 30 000 tonnes auparavant », a exposé le directeur général du Développement Durable, Rabearivololona Ony.

 

Samedi 13 juillet 2019- Njaka A

Harena an-dranomasina : harindra ny asam-pikarohana rehetra

Natao, ny 11 sy 12 jolay teo teto Antananarivo, ny atrikasa hamolavolana ny paikadim-pirenena mikasika ny fikarohana ny harena an-dranomasina. Nambaran’ny tale jeneralin’ny Jono, i Bemanaja Etienne, ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep), fa “tanjona hampifanarahana amin’ny toetrandro sy ny zava-misy ny asam-pikarohana mikasika ny harena anaty rano. Tsapa mantsy fa tsy ampy ny fandrindrana ny asam-pikarohana mikasika ny harena anaty rano sy ranomasina hatramin’izay fa samy nanao ny azy ny seha-pikarohana samihafa, toy ny oniversite, ny ivompikarohana, ny fikambanana samihafa. Anisan’ny lesoka, ohatra, ny tsy fahafantarana mazava ny antontanisa mikasika ny tahiry anaty rano eto amintsika, ny toerana sy ny fiavian’ny karazana harena anaty ranomasina, sns.

Koa anisan’ny tanjona manokana amin’ity atrikasa ity ny handravonana sy ny handrindrana ireny rehetra ireny. Hatsangana ny vovonana hisahana izany ary hoezahina hijoro mialoha ny faran’ity taona 2019 ity. Hanamora ny fiaraha-miasa amin’ny mpiara-miombon’antoka koa izany, indrindra ny lafiny famatsiam-bola sy ny tohana teknika (PTF).

ny minisiteran’ny Tontolo iainana (MEDD), ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono (Maep), ary tohanan’ny fikambanana iraisam-pirenena Wildelife conservation society (WCS), hamolavola ity drafi-pirenena ity. Anisan’ny nanatrika ny tale jeneralin’ny Jono ao amin’ny Maep, Bemanaja Etienne. Nankatoavina ny jona 2019 teo ity drafi-pirenena ity.

 

Vendredi 12 juillet 2019- Navalona R

Pêche et aquaculture : La valorisation de la recherche halieutique s’impose

De nombreuses recherches ont été réalisées au niveau du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Cela touche entre autres, les filières langouste, crevette et concombre de mer.

D’autres recherches doivent être en même temps développées telle que la recherche sur la filière crabe. Ensuite, une valorisation de cette recherche halieutique s’impose dans le but d’assurer la transparence de la gestion durable de nos ressources marines et aquacoles. Le directeur général de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Dr Bemananjara Etienne, l’a expliqué lors de l’ouverture de l’atelier national relatif à la mise en œuvre de la stratégie nationale de la recherche halieutique qui se tient depuis hier au Motel à Anosy.

Evaluation des stocks. Dans le cadre de cet atelier national qui voit la participation de toutes les parties prenantes telles que les techniciens, les chercheurs et les universitaires, le développement des recherches appliquées à vocation commerciale et industrielle en collaboration avec le secteur privé, sera priorisé. L’amélioration d’un dispositif institutionnel de lancement de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la recherche halieutique, n’est pas en reste, afin de mettre en réseau toutes les informations scientifiques indispensables à la prise de décision en matière de gestion des pêches et de développement de l’aquaculture à Madagascar. En outre, toutes les parties prenantes reconnaissent l’importance de la réactualisation de l’évaluation et du suivi des stocks de ressources halieutiques exploitées et exploitables en vue de décider sur l’éventuel aménagement des pêcheries.

Développer le partenarait. Par ailleurs, il faut mettre en place un mécanisme de financement pérenne de la recherche halieutique tout en développant le partenariat avec d’autres entités comme les ONG  œuvrant pour la protection des ressources marines et le secteur privé. L’amélioration du cadre juridique visant à renforcer le contrôle de la pêche et de la surveillance de la zone exclusive économique de Madagascar, est également discutée dans le cadre de cet atelier qui se poursuit ce jour. Mais en revenant sur la valorisation de la recherche halieutique, le directeur général de la Recherche Scientifique, le Pr Maharavo Jean, a soulevé que c’est indispensable pour faire face à l’évolution des éco-systèmes due aux impacts du changement climatique. « Cela se manifeste notamment par la baisse de la productivité de nos ressources halieutiques qui sont destinées en grande partie à l’exportation, et ce, de manière brute », a-t-il martelé.

Exploitées à grande échelle. En revanche, « cette valorisation de la recherche contribue à l’innovation nous permettant d’être compétitif sur le marché international. Prenons le cas des sardines en boîte, entre autres. Dans la foulée, de nombreuses recherches ont été réalisées par des étudiants et chercheurs malgaches. Elles méritent d’être exploitées à grande échelle. On peut citer, par exemple, la transplantation corralienne, la transformation des algues marines en médicaments et le développement de l’aquaculture marine. A part cela, il faut une base de connaissance scientifique pour prendre des décisions politiques », a conclu le Pr Maharavo Jean.

 

Vendredi 12 juillet 2019- Jemima R

Fy Vary : Amélioration des variétés de riz

Le 3ème Comité de Coordination Conjoint (JCC) du Projet Fy Vary “FertilitY sensing and Variety Amelioration for Rice Yield” ou «SATREPS Breakthrough in Nutrient Use Efficiency for Rice by Genetic Improvement and Fertility Sensing Techniques in Africa», se tiendra ce jour au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il s’agit d’un projet de coopération entre le Gouvernement du Japon et la République de Madagascar, qui a pour objectif de développer des techniques sur l’efficacité de l’utilisation de nutriments dans des conditions de sols à faibles intrants et peu fertiles. Nombreux sont les organismes de mise en œuvre impliquées dans ce projet, aussi bien du côté Malagasy que du côté Japonais. Du côté Malagasy, les parties prenantes sont le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Centre National de Recherche Appliquée au Développement Rural ou FOFIFA, l’Université d’Antananarivo à travers le Laboratoire Radio Isotopes, et l’Office National de Nutrition. Du côté Japonais, nous pouvons citer le Centre Japonaise de Recherche Internationales pour les Sciences Agricoles (JIRCAS), l’Université de Kyoto, l’université de Tokyo et l’Université Yamanishi Eiwa. Le projet durera de 2017 à 2022 et interviendra dans 03 régions à savoir Analamanga, Vakinankaratra et Alaotra Mangoro. Le projet contribuera à l’amélioration de la production rizicole à Madagascar, un projet cohérent avec la Stratégie Nationale du Développement Rizicole du pays. Le Projet a renforcé les installations de recherche pour l’amélioration de variétés de riz et la détection à distance/analyse de sol à Madagascar, et a invité de nombreux jeunes chercheurs au Japon pour leur développement de capacité dans chaque domaine de recherche.

 

Vendredi 12 juillet 2019- Riana R

Madagascar-Japon : le développement rizicole au coeur de la coopération

Le projet Fy Vary, lancé en 2017 pour soutenir les techniques riziculturales, fait partie des nombreux projets appuyés par le gouvernement japonais à Madagascar.

Le troisième Comité de coordination conjoint (JCC) du projet Fy Vary (Fertility sensing and variety amelioration for rice yield), un projet mis en œuvre par le gouvernement malgache avec l’appui du gouvernement japonais, se tient ce jour.

Lancé en 2017 avec un financement de 12,7 mil­liards d’ariary, ce projet vise à développer des techniques efficaces sur l’utilisation de nutriments pour les sols à faibles intrants et peu fertiles. Il interviendra dans trois régions des hautes terres centrales, à savoir Ana­la­manga, Vakinankaratra et Alaotra Mangoro.

Le projet Fy vary comprend quatre axes : le développement des techniques d’évaluation et de cartographie des caractéristiques en matière de nutriments de champs, le développement des variétés pour améliorer le rendement, le développement des techniques de gestion d’engrais en exploitant les ressources génétiques, l’analyse d’impacts des techniques développées sur les revenus des paysans et leur alimentation.

Par ailleurs, cinq organismes de mise en œuvre sont impliqués dans ce projet. Il s’agit du ministère de l’Agri­culture, de l’élevage et de la pêche (Maep), le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), le Cen­tre na­tional de recherche appliquée au développement rural (Fofifa), l’Uni­versité d’Antananarivo et l’Office national de nutrition (ONN). En outre, les universités de Tokyo, de Kyoto et d’Yama­nashi Eiwa collaborent avec la partie malgache pour la concrétisation du projet.

«La riziculture constitue le fondement de l’Agriculture»

Pour le gouvernement japonais, «La riziculture constitue le fondement de l’agriculture à Madagascar et il s’avère nécessaire d’accroitre la productivité tout en améliorant la qualité des infrastructures existantes afin de rendre durable l’augmentation de la production». Force est de constater que la riziculture fait partie des piliers prioritaires de la coopération nippo-malgache.

Le Japon soutient actuellement quatre projets qui se focalisent sur l’amélioration de l’agriculture à Madagas­car. Ce sont les cas de la 2e phase du Papriz mise en œuvre depuis 2015, du Fy vary, de la construction du laboratoire de Fofifa Cala et de la réhabilitation d’une banque de semence à travers le Project on human ressources development (PHRD) avec l’appui de la Banque Mon­diale. Le Japon a également envoyé des volontaires dans quelques régions de l’île pour appuyer la redynamisation des fédérations des usagers de l’eau.

 

Jeudi 11 juillet 2019- Navalona R

Informations agrométéorologiques : Des calendriers culturaux accessibles via les téléphones mobiles.

Toutes les parties prenantes à la réalisation de cet outil d’aide à la prise de décision.

Madagascar n’est pas épargné par les impacts du changement climatique. Cela se fait sentir, notamment au niveau du secteur agricole.

Pour pouvoir s’y adapter, le Projet Adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique (PrAda), le ministère en charge de la Météorologie, à travers la direction générale de la Météorologie, et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), ont collaboré ensemble pour mettre à la disposition des paysans des informations agrométéorologiques adaptées à leurs besoins. Ainsi, « des calendriers culturaux sont désormais accessibles à tous les agriculteurs dans toutes les 22 régions de l’île via les téléphones mobiles. Quatre filières ont été priorisées pour le démarrage de ce projet. Il s’agit du riz pluvial et sur le bas fond, du maïs, de l’arachide et du gingembre », a déclaré le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo, lors de son lancement officiel hier à Ampandrianomby.

Appels gratuits. Concrètement, il suffit d’appeler la hotline 3-2-1 opérée par Airtel pour obtenir toutes ces informations agrométéorologiques, incluant d’autres conseils agricoles en messages vocaux. « Les appels sont gratuits six fois par mois via le numéro 3-2-1 pour les abonnés d’Airtel, et ce, quelle que soit la durée de chaque appel. C’est forfaitaire à 200 ariary à partir du 7e appel. En revanche, les abonnés des autres opérateurs peuvent y accéder en appelant le numéro 033 33 00 321, et ce, avec un tarif d’appel normal. Depuis la mise en œuvre effective de cet outil vendredi dernier jusqu’à hier, nous avons reçu plus de 6 000 appels », a expliqué Mamitiana Ramiarambololona, Product Manager de la société VIAMO,

partenaire de PrAda. Notons que pour les quatre spéculations priorisées, des messages spécifiques à chaque région sont élaborés. Et les informations agrométéorologiques changent tous les mois. A moyen et long terme, les calendriers culturaux, accessibles sur la hotline 3-2-1, seront actualisés chaque année  par le ministère de tutelle, la direction générale de la Météorologie, et le centre de recherche FOFIFA, avant le début de la grande campagne culturale vers le mois de septembre, sur la base des nouvelles prévisions.

Améliorer la performance. Selon le directeur pays de la GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le développement), l’accès aux informations agrométéorologiques par les petits producteurs localisés dans les zones rurales enclavées constitue une grande première à Madagascar. Ce qui permettra ainsi d’améliorer la performance des acteurs des chaînes de valeur agricoles particulièrement vulnérables au changement climatique. En fait, « le défi de ce changement climatique ne touche pas uniquement les affaires politiques et économiques, mais il y a aussi des répercussions à moyen terme sur les migrations internes et internationales. C’est ainsi dans notre intérêt de stabiliser notre avenir en profitant de tous les moyens issus des coopérations internationales », a soulevé l’Ambassadeur d’Allemagne par intérim.

 

Jeudi 11 juillet 2019- CR

Calendriers culturaux : Disponibles sur la hotline 3-2-1

Les agriculteurs ont besoin des informations agrométéorologiques appropriées afin d’adapter leurs activités au changement climatique. Pour cela, le Projet Adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique (PrAda), avec l’entreprise sociale Viamo et en partenariat avec Airtel, a accompagné ses partenaires du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ainsi que ceux de la Direction Générale de la Météorologie, pour mettre à la disposition des agriculteurs cinq calendriers culturaux sur la hotline 3-2-1 opérée par Airtel. Depuis vendredi dernier, ils sont 6.000 à avoir recouru à ce service.
Lucien Ranarivelo, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a indiqué hier à Ampandrianomby au cours de l’atelier de lancement officiel des calendriers culturaux sur la hotline 3-2-1 qu’il s’agit d’un outil d’aide efficace et privilégié à la décision. Selon ses dires, les engagements de l’Etat, à travers le programme du Président Andry Rajoelina prônent une agriculture modernisée qui devra être accompagnée par l’appropriation des outils technologiques. Au cours de la cérémonie, il a lui-même appelé la hotline qui a effectivement permis d’avoir différentes informations. Pour le directeur résident de la GIZ, les TICs constituent une solution innovante en développement durable et le lancement officiel de

l’outil ce matin est un exemple de l’excellente coopération.
La cérémonie d’hier, rehaussée de la présence de Hartmut Krausser, chargé d’affaires a.i de la République Fédérale d’Allemagne constitue une étape clé à double sens pour l’amélioration d’accès des agricultures aux informations agrométéorologiques adaptées à leurs besoins. D’un, il s’agit d’un produit d’information qui a été co-créé par le MAEP et la DGM avec l’appui du FOFIFA afin d’arriver à un produit qui ne donne pas seulement des informations agrométéorologiques facilement compréhensible par les agricultures mais qui inclut au même temps des recommandations spécifiques pour les activités agricoles à mener pendant le mois où l’agriculteur appelle. De deux, avec les calendriers culturaux à travers la téléphonie mobile, c’est la première fois que les agriculteurs à Madagascar ont accès à des informations agrométéorologiques quand ils en ont besoin et où ils en ont besoin.
Les calendriers culturaux pour les cultures riz (riz sur plateaux et riz sur bas fond), maïs, arachide et gingembre sont désormais accessibles partout à Madagascar par les téléphones mobiles même les plus basiques. Avec la collaboration d’Airtel Madagascar, les appels sont gratuits six fois par mois via le numéro 3-2-1 pour ses abonnés Airtel, et 200 Ar à partir du 7ème appel ; ou soit à partir du numéro long 033 33 00 321 pour les abonnés à d’autres opérateurs avec le tarif d’appel normal.

 

 Mercredi 10 juillet 2019 – Arh.

Production rizicole : augmentation du rendement

Le Projet d’amélioration de la productivité rizicole, de gestion des bassins versants et des périmètres irrigués (Papriz II) cherche à améliorer la performance des riziculteurs qui parviennent à produire entre 5 et 7t/ha grâce à ce paquet technique.

Grâce à l’adoption du Papriz, lancé en février 2016 dans onze régions de Mada­gascar, la production rizicole a évolué et pourrait encore augmenter de plus de 500.000 tonnes l’année prochaine. « Nous sommes ainsi confiants quant à l’atteinte de l’autosuffisance en riz d’ici l’année prochaine. On pourra même exporter davantage de riz dans les années à venir », a indiqué hier Lucien Rana­rivelo, mi­nistre de l’Agricul­ture, de l’élevage et de la pêche. « On effectuera une mobilisation des exploitants agricoles et des riziculteurs en août et en septembre afin de se préparer pour la prochaine saison culturale », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la mise en œuvre du Papriz II est basée sur une large gamme de pratiques de riziculture allant de la culture à la transformation, de la comptabilité à la commercialisation et de la protection des bassins versants. Pour cette deuxième phase, la gestion des bassins versants et des périmètres irrigués a été intégrée dans le projet afin de parer aux effets néfastes de la dégradation de l’environnement. « Sur les quelque 1,2 million d’hectares de bassins versants et de périmètres irrigués, 45% ont été réhabilités jusqu’à ce jour, notamment les infrastructures endommagées par les cyclones depuis 2009 », a indiqué le ministre. Rappelons que ce projet prendra fin en novembre 2020.

 

 Mercredi 10 juillet 2019 – Navalona R.

Programme DEFIS – OIT : Construction de 800 km de pistes via HIMO

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, via le programme DEFIS ou programme de développement des filières agricoles inclusives, a adopté l’approche de pôle de production, couplé avec le système d’agrégation agricole, afin d’assurer l’émergence économique, commerciale et industrielle. Pour ce faire, la mise en place des infrastructures structurantes s’impose. Raison pour laquelle ce département ministériel vient de signer une convention de collaboration avec l’Organisation Internationale du Travail, pour la construction de 800km de pistes, par le biais du système HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre) structuré. L’enjeu majeur de cette collaboration entre les deux parties consiste à construire des infrastructures routières rurales, selon les normes requises en y intégrant, entre autres, les mesures d’adaptation aux impacts du changement climatique, comme les crues et les inondations.

Expertise reconnue. Cela permettra de créer des emplois pour les jeunes, issus des communautés locales qui, elles mêmes, seront en même temps impliquées dans le système d’entretien de ces infrastructures, pour assurer la durabilité de celles-ci. Notons que l’OIT dispose d’une longue expérience et d’une expertise largement reconnue en matière d’approche et de technique HIMO, structurée dans les investissements en infrastructures rurales. A Madagascar, cette organisation a connu de nombreuses réalisations, à travers plusieurs projets exécutés dans les régions d’Analamanga, Vakinankaratra, Boeny, Atsimo Atsinanana et Anosy. Dans le cadre de cette collaboration, l’OIT et le programme DEFIS du ministère en charge de l’Agriculture, vont opérer dans huit régions. Ce sont les zones d’intervention de ce programme.

 

 Mercredi 10 juillet 2019 – Hanitra R.

Insécurité alimentaire : S’inspirer de l’expérience sud-coréenne

Dans les années 1960, la Corée du Sud a vécu ce que Madagascar traverse aujourd’hui en matière d’insécurité alimentaire, mais le pays a pu s’en sortir.

La Grande île pourrait-elle s’inspirer de l’expérience sud-coréenne en matière de lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire ? Il y a lieu de le penser. Au début de ce mois, une délégation sud-coréenne, composée de l’ambassadeur en personne, des représentants de l’Agence de coopération internationale de la Corée du Sud (KOICA), des experts en nutrition, ainsi que des représentants du Programme Alimentaire Mondial (PAM), a effectué une visite dans le Grand Sud de Madagascar, et a constaté de visu les réalités sur place, notamment à Ampanihy, Fotadrevo et Itampolo, en matière de malnutrition aussi bien chronique qu’aiguë. Cette visite a permis d’évaluer les besoins énormes de la population dans ces localités, et des appuis possibles que pourrait apporter la Corée du Sud et son agence d’appui KOICA. La mise sur pied d’un futur projet, dont la mise en œuvre sera confiée au PAM, est ainsi envisageable.

Un projet avant la fin de l’année. Lundi dernier, une rencontre entre l’ambassadeur de la République de Corée, Lim Sang-Woo, le coordonateur national de l’Office national de nutrition (ONN), le Dr Lucie Solofonirina et le représentant du PAM, Moumini Ouedraogo, est sans doute les prémices d’une prochaine collaboration. « Un rapport complet de cette visite permettra de voir comment renforcer la capacité de l’ONN et du PAM pour améliorer la situation en matière de nutrition dans le Grand Sud de Madagascar. Nous espérons finaliser ces études et démarrer un projet avant la fin de l’année », a affirmé l’ambassadeur de la République de Corée, Lim Sang-Woo. Pour sa part le coordonateur national de l’ONN, fait mention de l’expérience sud-coréenne en matière d’insécurité alimentaire et de malnutrition. Expérience partagée par l’ambassadeur sur la situation vécue dans les années 1960 par la Corée du Sud, similaire à l’actuelle situation malgache, mais que la Corée du Sud a su dépasser depuis longtemps. « Actuellement, nous travaillons sur les voies et moyens permettant de mettre en œuvre une stratégie durable qui permettra d’éliminer la malnutrition chronique. Car actuellement, la malnutrition aigüe sévère regagne du terrain et nous ne faisons que gérer des poches de malnutrition aiguë  sévère, localisées dans le Sud-Est et le Grand Sud, où la sécheresse et l’invasion de la chenille légionnaire n’ont pas arrangé les choses. Maintenant, il est temps de réaliser quelque chose de durable », a-t-elle affirmé.

Prendre le mal à la racine. Présent dans le Sud et dans les zones les plus reculées depuis des années, le PAM connaît les réalités du terrain. « Nous espérons pouvoir nous attaquer à la racine du mal, à savoir la prévention de la malnutrition, qui n’est pas seulement un problème d’accès à la nourriture, mais également tout ce qui touche la santé et l’hygiène », a affirmé Moumini Ouedraogo, représentant du PAM à Madagascar. L’engagement de la Corée est ainsi venu au bon moment, s’agissant de l’appui financier. Les impacts de la malnutrition chronique étant irréversibles, notamment le retard de croissance et les difficultés au niveau cognitif qui ont des répercussions sur l’apprentissage et les résultats scolaires, ainsi qu’à la productivité à l’âge adulte, il est maintenant question « d’éviter que les nouvelles générations ne tombent pas dans la même situation », conclut le représentant du PAM. En d’autres termes, le vrai défi est la prévention et pas uniquement les ripostes à la situation actuelle, dont les impacts sont déjà irréversibles pour les enfants souffrant de malnutrition chronique.

 

 Mercredi 10 juillet 2019 – Jemima R.

Agriculture : 45% des plaines endommagées par les cyclones réaménagées

Dans le cadre de la mise en œuvre de la technique du Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole et de Gestion de Bassins-versants et Périmètres Irrigués (PAPRIZ), et dans l’atteinte de l’objectif de l’autosuffisance en riz à Madagascar, il est recommandé de bien gérer et protéger les bassins versants et périmètres irrigués. Ainsi, 45% des plaines endommagées durant les passages de cyclone depuis l’année 2009 ont déjà été réaménagées, a fait savoir Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche hier en marge de l’atelier de l’évaluation sur l’autosuffisance en riz de la Grande Île.
Pour les 1 200 000 ha de plaines aménagées dans tout Madagascar, 45% seulement sont utilisées, 55% nécessitent un réaménagement. Cela rentre dans le Velirano du Président de la République sur l’extension des nouvelles plaines, et amélioration des plaines existantes. Des efforts seront déployés par le ministère de tutelle sur la sensibilisation des paysans. En mois d’août et septembre, une action de sensibilisation sera menée par le MAEP sur la gérance et la protection des bassins versants et périmètres irrigués.

Papriz

Grâce aux nouvelles pratiques vulgarisées dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole et de Gestion de Bassins-versants et Périmètres Irrigués, une hausse de rendement a été constatée dans les régions qui pratiquent cette méthode. En 2020, le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage prévoit une augmentation de 500 000 tonnes de production rizicole dans les sites du projet à Madagascar et cela va atteindre les 550 000 tonnes en 2023.
Si durant la première phase ou Papriz I, cinq régions seulement ont bénéficié de cette méthode à savoir Alaotra Mangoro, Bongolava, Itasy, Analamanga, Vakinankaratra ; 6 nouvelles Régions dans Papriz II telles que les régions Atsinanana et Analanjirofo, Boeny, Betsiboka et Menabe. Au total 11 régions pratiquent actuellement cette méthode. De ce fait le nombre de paysans qui pratiquent et maitrisent cette méthode a augmenté, d’ailleurs c’est pour cela que la récolte a été bonne cette année et va encore s’améliorer en 2020, a expliqué Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
« Cette technique Papriz, dans laquelle nous collaborons avec le gouvernement Japonais va nous aider à atteindre l’objectif du Président de la République sur l’autonomisation en riz pour Madagascar et afin que nous puissions par la suite exporter », a souligné le Ministre. Ce dernier reste confiant que l’autonomisation en riz sera atteinte l’année prochaine, la conjoncture actuelle, notamment en ce qui concerne le prix du riz au marché qui reste stable le prouve.

 

 Mercredi 10 juillet 2019

Madagascar – BAD –  Développement économique : Hier, aujourd’hui, demain

HIER : Survol macroéconomique

La croissance du PIB réel a atteint environ 05,0% en 2018, contre 04,2% en 2017. Le secteur agricole a connu une croissance de 04,5% en 2018 (contre 06,6% en 2017). Le secteur industriel, quant à lui, a connu une croissance de l’ordre de 06,7%, tirée principalement par les textiles et la fabrication d’huiles essentielles. Malgré l’épidémie de peste du début de 2018, le secteur des services a connu une croissance de 05,4%. La croissance de la demande globale en 2018 a été largement tirée par les investissements publics et privés dans les infrastructures (routes, aéroports, énergie et le port de Toamasina). La demande extérieure en textiles, vanille et huiles essentielles a également contribué à la croissance.

Le déficit budgétaire a été contenu à environ 02,3% du PIB en 2018, contre 02,4% en 2017, grâce à des mesures ciblant certaines dépenses peu prioritaires. La dette publique totale, dont 70% proviennent de créanciers multilatéraux, est passée de 38,4% du PIB en 2016 à 35,1% en 2018. Selon le Fonds monétaire international, la dette publique reste viable, le risque de surendettement extérieur restant modéré. L’inflation a légèrement diminué, passant de 08,3% en 2017 à environ 07,7% en 2018, selon les estimations. Les réserves officielles brutes ont atteint 04,1 mois d’importations en 2018. Le déficit de la balance courante s’est détérioré pour atteindre environ 02,0% du PIB en 2018, en raison d’une augmentation de 19% de la valeur des importations de pétrole et de 13% de la valeur des biens d’équipement. Les exportations sont dominées par les produits à faible valeur ajoutée, notamment les clous de girofle, la vanille et les produits miniers.

Facteurs positifs et négatifs

La croissance du PIB réel devrait être de 05,4% en 2019 et de 05,2% en 2020. Les principaux moteurs restent les suivants: transports, énergie, travaux publics, industries extractives et activités de la zone franche d’exportation. L’inflation devrait se stabiliser à 07,1% en 2019 et à 06,1% en 2020.

Madagascar possède un avantage comparatif dans certains produits de niche (girofle, litchi, vanille, fèves de cacao, café vert et huiles essentielles, e.a.) qui peuvent être facilement transformés localement avec une valeur ajoutée élevée. Une mise en oeuvre efficace de la politique industrielle et du régime des zones économiques spéciales pourrait transformer ce potentiel en emplois et en croissance économique.

Madagascar a peu bénéficié de son appartenance à la Commission de l’océan Indien, à la Communauté de développement de l’Afrique australe et au Marché commun de l’Afrique orientale et australe ainsi que de son statut de signataire de la zone de libre-échange continentale africaine. Comme d’autres États insulaires, il fait face aux coûts de transport élevés. Le déficit en infrastructures rend les transactions commerciales coûteuses et nuit à la compétitivité du secteur privé. Pour mieux s’intégrer au reste de l’Afrique, le pays devrait améliorer la logistique des principaux ports et aéroports, et le long des principaux corridors. Si l’application de normes et standards internationaux et la suppression des barrières non tarifaires pourraient stimuler les échanges avec les partenaires régionaux.

Madagascar est confronté à une incidence élevée de pauvreté et d’inégalités. Le taux d’accès à l’électricité, estimé à 15,2%, est l’un des plus bas d’Afrique. L’agriculture reste traditionnelle et très vulnérable aux chocs climatiques, tels que les cyclones et la sécheresse. D’autres chocs, tels que l’épidémie de peste de 2018, la baisse des prix des matières premières ou la hausse des prix du pétrole pourraient également compromettre les perspectives du pays.

Autre paradoxe: Madagascar, 2ème producteur mondial de litchi, continue à en importer le jus au lieu de le produire localement.

Au terme de son cycle de reconstitution triennal (FAD-14), le Fonds africain de développement aura investi quelque 48 milliards de dollars américains dans les pays à faible revenu, depuis sa création en 1973. Pour la seule période 2011-2018, le Fonds a contribué à de nombreuses avancées: un meilleur accès à l’électricité pour 11 millions de personnes; des techniques agricoles améliorées pour 90 millions de personnes; un meilleur accès au transport pour 67 millions de personnes. Quelque 714.000 petites et micro-entreprises ont bénéficié d’un financement, 36 millions de personnes de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement améliorés, et plus de 4 millions de personnes ont eu un accès à l’éducation.

Source: PEA (Perspectives économiques en Afrique) 2019

AUJOURD’HUI

Antananarivo, 1-3 juillet 2019. À l’occasion de la 15ème reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-15), dont une réunion s’est tenu au Carlton à Antananarivo, capitale de Madagascar, Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement, a plaidé en faveur du Fonds «qui joue un rôle déterminant auprès des pays du continent en situation de fragilité». La cérémonie d’ouverture de la réunion a eu lieu en présence des représentants des 33 pays donateurs du Fonds, et du Président de Madagascar, Andry Rajoelina. Il importe de savoir que l’objectif de ces réunions, de manière globale, est de situer l’état d’avancement de la matrice des engagements du FAD-14, mais également de définir les orientations stratégiques et les priorités opérationnelles du FAD-15, de tracer l’appui au développement du secteur privé dans les pays FAD, d’établir un programme de lutte contre la fragilité en Afrique et enfin de définir le cadre de financement pour le FAD-15. Pour le ministre de l’Economie et des finances, Richard Randriamandrato: «le FAD-15 vise également à appuyer les efforts dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Le groupe de la BAD intervient dans le cadre des 5 priorités ou « High Five ». Les discussions avaient déjà porté sur quatre scénarios présentés pour un pipeline réel de 7,2 milliards UC dont une grande réforme institutionnelle avec un personnel de qualité».

Dans des situations de fragilité ou de grande pauvreté, l’intervention du FAD a souvent enregistré des résultats spectaculaires. À Madagascar, les projets soutenus par le Fonds ont permis de tripler les rendements de riz dans des périmètres irrigués, faisant bondir les revenus agricoles de quelque 140%. Le projet de centrale hydroélectrique de Sahofika, à une centaine de kilomètres de la capitale malgache, doit permettre de réduire de 500% le prix de l’électricité.

Extraits de l’intervention Président de la BAD

«Alors que beaucoup de bailleurs ont abandonné Madagascar lorsque le pays a connu des soubresauts politiques, économiques et sociaux, le Fonds africain de développement est resté à ses côtés. Nous avons renforcé des institutions affaiblies, restauré l’accès à des services de base comme l’eau et l’assainissement et construit des infrastructures durables».

«Eradiquer la pauvreté, les inégalités et la fragilité est un travail de longue haleine. Répondre au changement climatique, aux inégalités de genre, combattre la corruption et la mauvaise gestion des ressources naturelles, construire des infrastructures de qualité est aussi un travail de longue haleine».

«L’ADN du FAD est de donner de l’espoir aux nations et aux populations», a insisté le président Akinwumi Adesina.

Le FAD a permis, cette année, l’inauguration du pont entre la Gambie et le Sénégal, dont les deux pays rêvaient depuis 1974. Grâce à l’autoroute entre Addis Abeba et Mombasa, le commerce entre l’Éthiopie et le Kenya a bondi de 400%. Quant au pont de Kazungula reliant le Botswana, la Namibie et la République démocratique du Congo, il réduira le temps d’attente aux frontières de 14 jours à… une heure!

Le président Adesina a exhorté les pays à se montrer généreux lors de cette 15ème reconstitution du Fonds africain de développement, lequel a transformé la vie de plus de 200 millions d’Africains entre 2011 et 2018. La dernière réunion de reconstitution du Fonds se déroulera au 3ème trimestre de cette année 2019.

Argument frappant du Président Andry Rajoelina qui a appelé le Fonds à aider son pays à redevenir le grenier rizicole de l’océan Indien alors que l’île importe annuellement, aujourd’hui, quelque 500.000 tonnes de riz: «Toutes les ressources sont à notre portée pour pouvoir répondre localement aux besoins alimentaires de la population. Il faut créer des chaînes de valeur agricoles ».

DEMAIN

«Le FAD est très important pour Madagascar. Depuis que nous nous sommes engagés avec votre pays, nous avons fait un investissement de 1,9 milliards de dollars américains, dont 1,2 milliard de dollars du FAD. C’était très important pour Madagascar d’accueillir cette réunion, pour discuter de la reconstitution du FAD», a souligné le Président Adesina. Pour rappel, le FAD et la Facilité d’Appui à la Transition constituent les outils d’intervention du groupe de la BAD.

Grâce au FAD, Madagascar a ainsi obtenu le financement de projets ayant un impact direct sur les conditions de vie de la population. Il s’agit, entre autres, de projets en énergie hydroélectrique totalisant près de 300 Mégawatts (à Sahofika et à Volobe), d’infrastructures routières (RN9 et RN12), et des aides d’urgence fournies pour lutter contre les épidémies et les catastrophes naturelles. Et le Président de la BAD de rappeler que : «Madagascar importe à hauteur de 500.000 tonnes de riz, bien qu’il ait le potentiel d’être le grenier de l’Océan Indien. Le FAD est intervenu et a soutenu de vastes systèmes d’irrigation sur 6.500 ha. Aujourd’hui, les rendements ont triplé, passant de 2 tonnes à 6 tonnes par hectare. Les revenus agricoles ont augmenté de 141 %».

Si l’on résumait l’appui financier récent du groupe de la BAD à Madagasar, il se présente comme suit: en février 2019, elle a financé 95 opérations pour un montant cumulé de 1,9 milliard de dollars;.à mi-mars, son portefeuille d’actifs à Madagascar comprenait 16 opérations d’un montant global de 377,45 millions de dollars, avec 15 projets nationaux et un projet de caractère régional. L’appui de la BAD s’est orienté sur trois grands secteurs prioritaires: les Transports (52,6% de l’appui financier); l’Agriculture (37,5%); la Gouvernance (08%). Le reste a été réparti entre les secteurs social, environnemental et énergétique.

Pour sa part, le Président de la République de Madagascar a tenu à exprimer ses remerciements au groupe de la BAD dans la concrétisation de ces projets. Il a rappelé sa volonté à  travailler de concert avec la BAD pour reconstruire le FAD dont la raison d’être est d’accompagner et de soutenir les pays bénéficiaires à atteindre les objectifs fixés. Le Président Andry Rajoelina a souligné que les priorités de la BAD, les «High Five», sont en parfaite harmonie le «velirano» (engagements à concrétiser) dans lequel il s’est personnellement engagé, vers un processus de développement réel. Voici des extraits de son discours à propos de ces priorités: «Il se trouve que ces priorités coïncident parfaitement avec la Politique Générale de l’État que nous avons mise en place afin de traduire ma vision de notre stratégie d’Émergence en actions. Le Velirano, c’est-à-dire les engagements que j’ai pris bien avant d’accéder à mes fonctions de Chef d’État s’inscrivent directement dans les High Five de la BAD puisque j’ai fixé les mêmes grandes priorités dans notre processus de développement, à savoir : – L’autosuffisance alimentaire; – L’Énergie et l’eau pour tous; – La Santé et l’éducation pour tous; – La promotion de l’habitat et la modernisation; – L’industrialisation. Pour cela, bien entendu nous prioriserons également la Sécurité, la lutte contre la corruption, la Décentralisation effective et la promotion du Tourisme. Grâce à l’aide du FAD, nous pourrons assurer l’avancement concret des projets d’infrastructures et de développement humain prévus par le Plan Émergence de Madagascar. Nous amorçons une nouvelle ère dans la vie socio-économique de notre pays puisque nous démarrons une série de réformes nécessaires pour la transformation profonde de la manière de gouverner à Madagascar».

Enfin, pour le Président Rajoelina: «l’Agriculture et la transformation agro industrielle seront le fer de lance du développement à Madagascar, car c’est l’unique manière de garantir l’autosuffisance alimentaire de la population. Unissons notre énergie, notre savoir-faire et nos capacités. Bâtissons la prospérité que mérite la population Africaine. Ensemble nous vaincrons la fatalité de la pauvreté, car avec la foi, la détermination et le travail, tout devient possible».

Dossier de Jeannot Ramambazafy – Sources: PEA, BAD et Ministère malagasy de l’Economie et des Finances

 

  Mardi 9 juillet 2019- Vonjy  A

Ady amin’ny tsy fanjarian-tsakafo: hanome 6 tapitrisa dolara ny Koica

73 ny kaominina ao anatin’ny hamehana noho ny tsy fanjarian-tsakafo tao anatin’ny telo volana voalohany tamin’ny taona, araka ny fanadihadian’ny Unicef sy ny minisiteran’ny Fahasalamana ary ny rafitra misahana izany. Ho famongorana ny olana eny ifotony taorian’ny fitsidihana nataon’ny Fandaharasan’ny Firenena mikambana momba ny sakafo (Pam) sy ny delegasiona koreanina tany atsimo nandritra ny hadimiana, hijery vahaolana maharitra hanampiana antsika ny Koreanina. “Efa niaina ny tsy fanjarian-tsakafo ny Koreanina ny taona 1970 tany ho any ary vitany ny nandresy izany”, hoy ny masoivoho koreanina eto amintsika, i Lim Sang –woo, omaly teny Anosy. Vonona ny hitondra ny traikefa sy ny vola manodidina ny 6 tapitrisa dolara ety am-piandohana izy ireo amin’ny alalan’ny Koica. Ao anatin’ny fanadihadiana ny zavatra maika hatao ny teknisianina ka hivoaka mialoha ny faran’ny taona ny sahanasa sy ny fifanaraham-piaraha-miasa eo amin’ny Malagasy sy ny Koreanina ho famongorana ny tsy fanjarian-tsakafo any atsimo. “Fisorohana no atao manan-danja tsy hiverenan’ny tsy fanjarian-tsakafo matetika ary apetraka koa ny fiaraha-miasa amin’ny minisitera voakasika: ny Fambolena, ny Fahasalamana, ny Fampianarana”, hoy ny mpandrindra nasionalin’ny ONN, ny dokotera Lucie Solofonirina.

“Efa manana rafitra misahana ny ady amin’ny tsy fanjarian-tsakafo ny Pam ka hojerena ny fanohanana ny asa efa mihodina”, hoy ny solontnn’ny Pam eto amintsika, i Moumini Ouedraogo.

Ampiana koa ny fanentanana ho an’ny vehivavy fa miantoka ny fitomboan’ny zaza ny 1 000 andro voalohany manomboka ao am-bohoka ka hatramin’ny faha-2 taon’ny zaza.

 

   Mardi 9 juillet 2019- Njaka A

Moramanga: manohana ny fiompiana trondro Ambatovy

Tsy fantatry ny maro tany aloha! Mahasarika ny ankamaroan’ny tantsaha, ankehitriny, ny fiompiana trondro any Moramanga sy ny manodidina. Tanteraka izany vokatry ny fanohanan’ny orinasa Ambatovy ny mpiompy. Hampiroboroboana ity seha-pihariana ity, maherin’ny 1 900 ny zana-trondro natolony ny fikambanana tantsaha (Miara-mijoro Ambonidobo, Fimiam, Rian’ala) ho an’ny toeram-piompiana miisa 11, ny fiandohan’ny taona teo. Nandray an-tanana ny fanajariana ny toerana, ny famatsiana sakafo hanombohana ny tetikasa ary ny fampiofanana ny tantsaha, ny orinasa Ambatovy.

Manohana sy manara-maso ny mpiompy ny teknisianin’Ambatovy amin’ny alalan’ny fampiofanana teknika. Nisy ny fitsidihana tany Itasy, nifampizarana traikefa, niaraka tamin’ny teknisianina avy amin’ny sampandraharam-paritry ny Fambolena sy ny fiompiana ary ny jono ho an’ireo mpiompy zana-trondro.

Nampiana koa izy ireo amin’ny fanamorana ny famatsiana zana-trondro ny toeram-piompiana. Mahatsapa ny tantsaha fa mora ahazoana tombony ity seha-pihariana trondro ity, sady mifameno amin’ny sehatra hafa toy ny fiompiana madinika sy ny fambolena legioma.

 

 Mardi 9 juillet 2019 – Rarivo

« Tangorona III 2019 » : efa tsy dia amin’ny vary intsony ny any Alaotra

Misy zavatra miova tsy noheverin’ny maro any amin’ny faritra Alaotra Mangoro, itambaran’Anosibe an’Ala, Andilamena, Moramanga, Amparafaravola ary Ambatondrazaka. ”Natao hanehoana izay indrindra, mba tsy ho diso fijery hoenti-mihevitra ny fomba hampisy fandrosoana aty Alaotra-Mangoro, kendrena amin’ity foara “Tangorona III” ity”, hoy ny lehiben’ny faritra misolo toerana.

Ny 31 jolay ka hatramin’ny 4 aogositra izao no tapaky ny komity manokana natsangana hanatanterahana ny foara “Tangorona III 2019”, ao Ambatondrazaka. Efa nivoaka ny didim-pitondrana miantso ireo hanao tolobidy, hiantoka ny fanatanterahana io hetsika hisehoan’ny distrika dimy io: Anosibe an’Ala, i Moramanga, Andilamena, Amparafaravola ary Ambatondrazaka, araka ny zava-misy any aminy avy.

Efa tsy mifototra loatra amina fambolem-bary na hanin-kotrana na voanjo intsony ny velon-tenan’ny mponina, raha asian-teny ny distrikan’Ambatondrazaka. Mahafeno fiara vaventy ampolony isan’andro, amin’izao fotona izao, ny vokatra voatabia, sy karazana legioma hafa, vokarin’izy ireo mankany Moramanga, mankany Toamasina, mankaty Antananarivo… Tototry ny antsanga mantsy ny tanimbary ka tsy ampy ny rano. Tsy mahaleo ny sarany nenti-namokatra ny nandraisan’ny mpanangom-bokatra ny akotry ka matiantoka ny mpamboly vary!

Distrika iray io nasian-dresaka io fa haneho ny zava-misy any aminy avy ireo distrika dimy, hahazoana mihevitra ny hisian’ny asa tena fampandrosoana any amin’ireny toerana ambaran’ny ben’ny Tanàna iray any Anosibe an’Ala any fa “hadino sy iangarana”.

 

Mardi 9 juillet 2019 – Arh.

Filières agricoles inclusives : deux millions de dollars pour 800 km de pistes

Le programme de développement des filières agricoles inclusives (Defis) du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) et l’Organi­sation internationale du travail (OIT) à Madagascar ont signé une convention de collaboration pour mettre en place des infrastructures durables. Cette convention permettra de construire 800 km de pistes avec la méthode Himo structurée dans huit régions d’intervention du programme Defis. Le montant de la convention s’élève à 2 millions de dollars.

Cette collaboration en­tre le programme Defis et l’OIT permettra de construire des pistes répondant aux normes en tenant compte des manifestations des changements climatiques comme les crues et inondations. Elle fournira également des emplois pour les communautés locales, notamment les jeunes, et assurera la durabilité de ces infrastructures en développant un système d’entretien intégrant les collectivités locales.

Lors de la signature de cette convention de collaboration, hier, à Ampandria­nomby, Pierrot Serge Ran­drianaritiana, coordonnateur du programme Defis, a expliqué que «Le projet consistera à former les communautés locales notamment les jeunes pour qu’ils puissent participer à la construction des pistes et à la maintenance tout en développant un système d’entretien qui intègre les collectivités décentralisées. Et pour cette année, un millier de personnes bénéficieront d’emplois».

Dans un premier temps, la convention prévoit la formation d’une trentaine d’entreprises ainsi qu’une quinzaine de bureaux d’études sur la conception et la construction de pistes durables. Les travaux concernant 52 km de pistes serviront de chantier-école à la formation.

Pour l’infrastructure de marché, Defis va développer des centres de collecte, des greniers communautaires, des unités de transformation primaire et évidemment des pistes de désenclavement. L’OIT va travailler en étroite collaboration avec Defis dans les huit régions d’intervention du programme dans la partie sud du pays.

L’approche Himo structurée

«De son côté, l’OIT va appliquer l’approche Himo structurée dans les investissements, comme cela a été le cas depuis 1983», a expliqué le Dr Coffi Agossou, directeur par intérim du bureau de l’OIT à Madagascar.

«Pour les emplois que nous allons créer, nous al­lons respecter non seulement le salaire minimum défini par le gouvernement. Nous allons aussi respecter les normes internationales, c’est-à-dire la santé et la sécurité sur les lieux de travail. C’est la promotion du travail décent», a-t-il souligné.

En somme, la finalité consiste à fournir des équipements et du savoir-faire aux collectivités locales afin qu’ils puissent développer eux-mêmes les infrastructures dans leur circonscription respective. Bref, une question d’autonomie et de res­ponsabilisation des terri­toires.

 

   Lundi 8 juillet 2019 – Navalona R.

Filière piscicole : Appui du projet Ambatovy aux paysans de Moramanga

La filière piscicole commence à attirer de plus en plus de paysans à Moramanga et ses environs, si avant elle encore une activité méconnue par la population. L’appui du projet Ambatovy à quelques éleveurs pionniers a fait tache d’huile. C’est pourquoi le projet continue à apporter son soutien en vue de développer cette filière porteuse. A titre d’illustration, Ambatovy a octroyé, en début d’année, plus de 1 900 alevins au profit de 11 sites piscicoles de grossissement, dont trois sites sont gérés par des associations villageoises telles que « Miara Mijoro Ambonidobo », « FIMIAM » et « RIAN’ALA ». Ces alevins sont issus de deux des cinq sites vitrines qui ont été mis en place avec le soutien d’Ambatovy, à l’instar de ces 11 sites de grossissement.

Complémentarité. Pour les sites vitrines spécialisés dans la production d’alevins, le projet a pris en charge l’aménagement des sites, l’alimentation de démarrage ainsi que la formation sur les techniques d’élevage des paysans. Ces derniers s’occupent quant à eux de la conduite d’élevage et de la sécurisation de la ferme. En outre, les techniciens d’Ambatovy assurent régulièrement les accompagnements techniques, tant au niveau de la production d’alevins que sur les sites de grossissement. Rappelons qu’au début du projet, les producteurs d’alevins ont bénéficié d’une visite d’échanges avec d’autres pisciculteurs dans la région d’Itasy, avec l’encadrement des agents de la direction régionale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, pour une partage de bonnes pratiques avec leurs homologues. Ambatovy facilite également l’approvisionnement en alevins de ces fermes auprès des sites vitrines. Compte tenu de sa rentabilité et de sa complémentarité avec les autres activités génératrices de revenus, entre autres, le petit élevage et la culture maraîchère, de nombreux paysans de la région ont déjà manifesté leur intérêt à se lancer aussi dans cette activité piscicole.

 

 Lundi 8 juillet 2019 – R.R.

Ambatovy : appui à la pisciculture à Moramanga

La filière pisciculture  est devenue une activité génératrice de revenus pour les habitants de Moramanga et ses environs, suite à l’appui apporté par Ambatovy à plusieurs pionniers.

La compagnie  a octroyé, en début d’année, plus de 1.900 alevins au profit de 11 sites piscicoles de grossissement, dont trois sont gérés par des associations villageoises (Miara Mijoro Ambonidobo, Fimiam, Rian’Ala). Ces alevins sont issus de deux des cinq sites vitrines qui, à l’instar des 11 sites de grossissement, ont été mis en place avec le soutien d’Ambatovy.

En effet, pour les sites vitrines, plutôt spécialisés dans la production d’alevins, Ambatovy a pris en charge leur aménagement, l’alimentation de démarrage ainsi que la formation sur les techniques d’élevage pour les paysans. Les éleveurs s’occupent, quant à eux, de la conduite d’élevage et de la sécurisation de la ferme.

A rappeler qu’au début du projet, les producteurs d’alevins ont bénéficié d’une visite d’échanges avec d’autres pisciculteurs dans la région d’Itasy, avec l’encadrement des agents de la Direction régionale de l’agriculture, de l’élevage, afin d’apprendre d’autres connaissances pratiques de leurs homologues. Ambatovy facilite également l’approvisionnement en alevins de ces fermes auprès des sites vitrines.

Compte tenu de sa rentabilité et sa complémentarité avec les autres activités génératrices de revenus, entre autres, le petit élevage et la culture maraîchère, de nombreux paysans de la région ont déjà manifesté leur intérêt à se rallier à ce projet de pisciculture.

 

  Dimanche 7 juillet 2019 – Solange Heriniaina

Pêche – Une potentialité à valoriser pour la croissance économique

De l’or bleu. Le secteur maritime possède une potentialité économique colossale. Une conférence s’est tenue à l’Alliance française de Tananarive (AFT), Andavamamba, samedi dernier durant le Salon de la mer. Lalaina Rakotoarisoa, consultant économique, spécialiste en macroéconomie, a ainsi minutieusement détaillé les impacts de l’économie marine sur la croissance en prenant l’exemple du secteur pêche. En effet, la majorité de la population, à savoir les couches vulnérables, pratique cette activité.

L’exploitation de ce secteur impacte alors positivement la croissance économique. « Une hausse de 1% de la croissance des activités marines génère,  en moyenne, 1,5 % de croissance économique globale. Ce gain de croissance supplémentaire peut atteindre jusqu’à 3 % », soutient Lalaina Rakotoarisoa lors de son intervention. Si le Gouvernement promeut la filière pêche, la croissance économique de Madagascar pourrait atteindre jusqu’à 8 % au lieu de 6 % seulement.

Malgré ce résultat de calcul très encourageant, cette croissance économique décroit au fil des années car la filière se trouve encore au stade traditionnel. « La pêche traditionnelle représente 75,44 % du secteur. Malgré son poids important, la pêche industrielle rapporte beaucoup plus dans la richesse nationale. C’est tout à fait normal si cette estimation sur la croissance économique se limite seulement dans le court terme », poursuit-il. Par ailleurs, notre pays rencontre encore des problèmes, entre autres l’insuffisance de la spécialisation en la matière.

A titre d’information, Madagascar possède 5 000 km de côte avec 300 000 km2 de surface marine regorgeant une multitude de richesse marine. Sur les 7 millions d’hectares d’aires protégées, une superficie de 800 000 Ha représente les ressources marines. Près de 30 % des Malagasy vivent directement des eaux fluviales et tant d’autres activités liées à la mer. De ce fait, le secteur marin reste un grand pourvoyeur de devises puisqu’il fournit jusqu’à 112 millions de dollars.

 

 Vendredi  5 juillet 2019 – Arh.

Agriculture résiliant : un projet pilote à Antananarivo

Selon les prévisions, trois quarts de la population mondiale vivront dans les zones urbaines d’ici 2050. Et, Madagascar n’échappe pas à ce phénomène. « Nous allons travailler dans la ville d’Antananarivo, choisie comme site pilote, et nous espérons qu’à l’issue du projet, nous pourrons l’étendre vers d’autres villes de Madagascar », a indiqué à cette occasion Patrice Talla Takoukam, représentant de la FAO à Madagascar.

En général, les zones rurales approvisionnent en produits alimentaires les villes. « Il faudrait ainsi encourager les activités agricoles notamment dans les zones urbaines et périurbaines », a noté pour sa part Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture. Le projet commence à compter de cette signature d’hier.

 

 Vendredi  5 juillet 2019 – Arh.

Filière crevette : Enorme potentiel malgré une faible production

La crevette de Madagascar ne représente que 1% de la production mondiale, avec une production annuelle située entre 7.000 et 9.000 tonnes. Toutefois, ce 1% fait partie des meilleures crevettes du monde. La majorité de la production crevettière malgache est destinée à l’exportation vers les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Afrique du Sud, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Angleterre…

« Malgré une rude concurrence, nous parvenons à maintenir la crevette malgache à un niveau de prix supérieur grâce à sa qualité et sa réputation, à l’instar des produits emblématiques du pays. Elle est vraiment reconnue et très considérée », a indiqué hier Brunot Claude, président du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM) lors de l’atelier international sur les crevettes et autres ressources halieutiques à l’hôtel Ibis Ankorondrano.

Et pour conserver voire améliorer la qualité de la crevette malgache, il faudrait orienter la filière dans les années à venir. « La filière est sujette à beaucoup de pressions auxquelles il faut pouvoir répondre. Il faut amortir les effets négatifs de façon à préserver les ressources. Elle a effectivement disparu dans certains pays, mais il faut éviter le même cas à Madagascar », a souligné Brunot Claude.

D’où l’idée de cet atelier qui rassemble entre autres les autorités, les principaux acteurs de l’industrie crevettière ainsi que des petits pêcheurs. Il permet de dresser, dans les meilleures conditions possibles, l’état des lieux des ressources, de leur évolution depuis une cinquantaine d’années et pour les prochaines décennies.

< align= »justify »p>Pressions sur la filière ?

La crevette assure une excellente valeur ajoutée. La ruée vers une ressource pouvant servir de source de revenus complémentaires à la population constitue la principale pression pour la filière. Malheureusement, cela intervient parfois au détriment des communautés locales qui sont traditionnellement installées dans les petits villages de pêcheurs.

Selon Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep), « La filière ne connaît pas un problème d’exploitation illicite. Cependant, l’enjeu réside autour de la problématique de la protection de l’environnement et surtout de la conciliation de l’intérêt des petits pêcheurs et des industries, en particulier, sur la délimitation des zones de pêche pour une exploitation durable ».

L’accès au marché fait partie des problèmes pour les petits pêcheurs. Il faut ainsi maintenir les prix des produits pour assurer les revenus. « De la pêche jusqu’au marché, c’est toute une chaîne de valeurs qu’il faut pouvoir maintenir », a ajouté le président du GAPCM avant de conclure que « La production est aujourd’hui stable avec une légère amélioration pas très importante. Nous restons très prudents sur l’exploitation des ressources ».

 

Jeudi 4 juillet 2019 – Jemima R.

FIER Mada 2019 : Le Business rural mis en avant

Présentation hier de la 21è édition de la FIER-Mada qui devra se dérouler du 7 au 11 août prochain au stade Makis d’Andohatapenaka.

La 21ème Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar (FIER Mada 2019) qui se tiendra du 7 au 11 Août prochain au stade Makis d’Andohatapenaka, va mettre en avant le Business Rural, tels ont été les propos du président de la FIER- Mada. Il s’agit de la combinaison de différents secteurs, agribusiness, secteur minier, artisanat, domaine de la santé, financement, culturel, social… afin de créer de l’emploi.

Durant la FIER Mada de l’année dernière, 70% des paysans participants ont réussi à contracter un ou des marchés, dont certains ont pu obtenir des contrats pour une année entière. En effet, la Foire Internationale de l’Economie rurale de Madagascar est une grande opportunité pour les paysans, les opérateurs, de trouver des marchés et de passer un accord avec des clients potentiels.

Avec son objectif de relever le défi d’aider les producteurs ruraux à trouver des marchés et des débouchés, pour qu’ils puissent rentabiliser leurs productions, la FIER- Mada est un grand évènement d’une grande envergure. Notons que FIER-Mada consistait à mettre en place et à renforcer un partenariat pérenne entre les acteurs du développement, notamment dans le domaine de l’économie rurale. FIER-Mada est donc une plateforme d’échanges annuelle entre les producteurs ruraux, les fournisseurs de services publics et privés, les acteurs économiques nationaux et étrangers et, bien évidemment, les visiteurs

À l’heure actuelle, le développement de l’entrepreneuriat dans le monde rural fait l’objet de mesures importantes. L’État joue sa partition en proposant des aides et accompagnements. le Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pèche invite tous les acteurs concernés du monde rural, les paysans à se professionnaliser.

La FIER-Mada 2019 aura la participation des 23 Régions de la Grande Ile.

 

 Mercredi 3 juillet 2019 – Njaka Andriantefiarinesy

Menabe : lasa fihariana mampidi-bola be ny fiompiana tantely

Na tsy mananosarotra aza ny fikarakarana azy, lasa fihariana mampidi-bola be ny fiompiana tantely any amin’ny faritra Menabe. Nahatratra hatrany amin’ny 2,5 tapitrisa Ar ny vola azon’ny mpiompy avy amin’ny fiompiana tantely, teo anelanelan’ny desambra 2018 hatramin’ny volana jona teo.

Vahaolana naroson’ny WWF ny fanampiana ny mponina any amin’ny tanànan’i Soanafindra Kaday, any amin’ny faritra Menabe, indrindra ny fanjonoana tafahoatra ny haza an- dranomasina, ny fiompiana tantely, nanomboka ny taona 2012. Ahafahana manampy ny vola ampiasain’ny tantsaha hanatsarana sy hampiroboroboana koa ny vola azony amin’ny fiompiana tantely. Mitarika ny fikambanan’ny mponina eny ifotony, Soafitsanga, i Said Jacquit. Nambarany fa, “manampy betsaka anay ny fiompiana tantely. Mameno ny banga amin’ny fihariana samihafa ataonay, indrindra lasa tombombarotra ambony ampangany ho an’ny mpikambana ao anatin’ny fikambanana”.

Nividianana fitaovam-pamokarana

Manana trano tantely enina ny mpikambana tsirairay ankehitriny, ary 17 iombonana ao anatin’ny fikambanana. Nitentina 2,5 tapitrisa Ar ny tantely namidin’ny fikambanana, tato anatin’ny fito volana, nanomboka ny desambra 2018 hatramin’ny volana jona 2019 teo.

Nahafahan’ny fikambanana nividy fitaovam-pamokarana ho an’ny fambolena sy ny jono ny vola azo avy amin’ny tantely, toy ny angadinomby, ny hersa ary lakana. Miisa 125 ny tokantrano mpikambana ao anatin’ny fikambanana Soanafindra.

 

  Mardi  2 juillet 2019 – Arh.

Chine-Afrique : des initiatives pour le renforcement des coopérations

Des délégations malgaches ont participé à deux événements d’envergure axés sur la promotion de la coopération sino-africaine qui se sont tenus en Chine la semaine dernière. Le premier a pour objet la réunion de mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), les 24 et 25 juin derniers. Le second concerne la première édition de l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique du 27 au 29 juin, à Changsha, province de Hunan.

Le ministre des Affaires étrangères, Naina Andriantsitohaina, a conduit la délégation malgache qui a assisté au Sommet de Beijing du FCSA. Une série de consensus, dont plusieurs accords de coopérations économiques et techniques bilatéraux et multilatéraux, ressort de cette réunion. Pour rappel, le Sommet de Beijing du FSCA s’est tenu avec succès en septembre 2018 et a inauguré une nouvelle ère de la coopération stratégique globale sino-africaine.

Après la réunion de Beijing, la première édition de l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique se présente comme une nouvelle plateforme de coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays africains. Cet événement a attiré, durant trois jours, plus de 10.000 visiteurs et négociants venant notamment de 53 pays africains. Madagascar n’a pas manqué ce grand rendez-vous en saisissant cette opportunité pour présenter ses atouts aux potentiels investisseurs du monde entier. Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics, et Lucien Ranarivelo, son homologue de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ont fait le voyage à Changsha pour assurer la promotion de Madagascar.

Des points essentiels

Pour revenir au FCSA, les participants au sommet se sont convenus sur l’importance de la construction d’une communauté de destin ainsi que le développement de la coopération stratégique globale sino-africaine. Ils se sont également engagés à poursuivre la coopération sino-africaine à travers « la Ceinture et la Route » en la mettant en synergie avec les huit initiatives majeures et les stratégies nationales de développement des pays africains.

Par ailleurs, ils militent en faveur du multilatéralisme tout en continuant à miser sur une coopération basée sur l’égalité et l’ouverture.

L’année dernière, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a dépassé encore une fois les 200 milliards de dollars et la Chine demeure, depuis dix ans, le premier partenaire commercial de l’Afrique.

 

 Mardi 2 juillet 2019 – Synèse R

Fiaraha-miasa : hamafisina ny Sina-Afrika

Anisan’ireo firenena 53 aty Afrika niatrika ny fihaonana an-tampony  ho amin’ny fiaraha-miasa Sina-Afrika (FCSA),  tany Beijing ny minisitra telo :  Andriantsitohaina Naina sy Andrianainarivelo Hajo ary koa ny minisitra Ranarivelo Lucien, ny 24 sy ny 25 jona  teo.  Nivoitra tamin’izany ny fifanaovan-tsonia eo amin’ny toekarena sy teknika. Ho antsika manokana,  nisongadina ilay antsoina  hoe  “Fifamatorana sy ny lalana” ho amin’ny fampandrosoana. Ankoatra izany,  maherin’ny  800  ireo  tetikasa fiaraha-miasa hotanterahana  ato anatin’ny  telo taona arahin’ny famatsiam-bola.  Raha ny  tamin’ny taon-dasa, tafakatra hatrany amin’ny 200  miliara dolara ny fifanakalozana ara-barotra  teo amin’ny Sina-Afrika. Nambaran’ny  filoha Sinoa, Xi Jinping, fa tokony hojerena miaraka ny tombontsoa iraisan’ny firenena Afrikanina mba hiaraka handroso.

Taorian’ny fihaonana, nisy koa ny fampirantiana ny lafiny toekarena sy  ny varotra eo amin’i Sina-Afrika natao tany Changsha.  Narahin’ny adihevitra sy ny famelabelaran-kevitra izany. Teo koa ny firesahana ny tontolon’ny  fambolena, ny  varotra, ny fampiasam-bola, ny fanorenana fotodrafitrasa… Nahasarika mpitsidika maherin’ny 10.000 izany.  Nampiseho  sy  nampahafantatra ny momba an’i Madagasikara koa ireo minisitra telo eo anivon’ny governemanta.

 

  Mardi 2 juillet 2019 – Jean Riana

Filière vanille : Vers la promotion du secteur

La filière vanille tient une place importante dans l’économie de la Grande Ile, pourtant la qualité de la vanille du pays tend à chuter d’où le besoin d’y remédier afin que la filière continue à tenir une place prépondérante sur le plan économique. Dans cette optique, une coalition de partenariat a été mise en place vers la fin de 2006 en vue d’un programme ambitieux de 10 ans pour la mise en place d’une entreprise sociale Tambatra dans la région d’Analanjirofo. Une région qui a été longtemps sous-estimée au profit de la région de Sava alors que la région possède un fort potentiel dans le secteur vanille. Pour le moment, la plus grande zone productrice reste la région de Sava, mais Analanjirofo n’en est pas des moindres. Surtout que la région est dotée de producteurs dynamiques et motivés, prêt à promouvoir la filière vanille à leur niveau en se conformant aux lois existantes. La preuve est qu’à l’heure actuelle, 1 456 producteurs sont membres de Tambatra si en 2017 il n’y avait seulement que 300 membres. Ils se sont regroupés pour éviter que le marché noir qui menace la filière ne puisse prendre de l’ampleur. Par ailleurs, une convention de partenariat entre la Direction Générale des Impôts (DGI), la NR Consult et l’ONG Fanamby a été signée hier à l’Urban Hôtel à Ambatonakanga pour montrer l’implication des producteurs à se conformer aux lois et à prouver que le changement durable peut être initié au niveau local. Il est question de mettre en place un mécanisme de coût et de tarification, tout en allant vers le secteur formel à travers la fiscalisation, ce qui est forcément favorable pour l’économie du pays. Il est à noter que la filière vanille est l’une des principales sources de devises à Madagascar. Il est donc normal de tout mettre en œuvre pour la promotion de la filière vanille et aussi de faire en sorte que le secteur se formalise tout en pensant à multiplier les revenus des familles de producteurs d’ici 10 ans.