Articles dans la presse août 2019

 Samedi 31 août 2019 – Arh.
Pêche durable : Nosy Hara donne l’exemple

Madagascar Na­tio­nal Parks et WWF ont doté l’ensemble des or­ganisations communautaires de Nosy Hara, une aire marine protégée au nord de Mada­gascar, de Smart­phones pour un suivi régulier des captures de pêche, à Ampasin­da­va et à An­kinga­me­loka, de moteurs hors-bord, pour les dép­lacements dans les chenaux et en mer qui serviront également à améliorer l’activité des pêches des communautés.

10% des revenus issus de l’utilisation des moteurs sont versés au compte des comités villageois. Ces dernièrs sont également équipés en data loggers, destinés à renforcer à la fois la surveillance, mais aussi les patrouilles communautaires. A noter que l’utilisation de ces moteurs suit un cahier des charges très strict.

Dans ce sens, des représentants des communautés ont participé à une formation, portant sur la sécurité maritime, dispensée par l’Autorité portuaire, maritime et fluviale (APMF).

 Samedi 31 août 2019 – Rarivo

Voly vary: ho isany ve ny 200 ha any Andilamena ?

Misy velaran-tany vaovao any amin’ny 200 ha  azo hanitarana voly vary any amin’ny distrikan’Andilamena, raha ny nambaran’ny tao amin’ny Foibem-paritry ny fambolena sy fiompiana, ny fiandohan’ity taona ity.Voalaza ao amin’ny Politika ankapoben’ny fanjakana  navoakan’ireo gazety samy hafa,  fa velaran-tany 4 000 ha no hajariana any Alaotra amin’ny alalan’ny fiaraha-miasan’ny governemanta sinoa sy malagasy. Antenaina fa ao anatin’ izay ny any amin’ny distrikan’Andilamena.

Nambaran-dRtoa Razafindrasoa Martine, lehiben’ny Fari-piadidiana momba fambolena, fiompiana ary ny jono any amin’iny distrika farany avaratra iny fa “ny fahapotehan’ny fotodrafitrasa no tena olana. Efa tany amin’ny taona 1954 sy 1959 no nananganana ireo tohodrano telo lehibe, isan’izany, Vodivato sy Maromandia izay efa tena reraka: tsy tonga any amin’ny toerana ilaina azy intsony ny rano, satria maro be ireo sampana”. Misy faritra hoe Beakama, hatrany amin’ny 600 ha ny velarana azo volena vary raha voajary, satria mifandray  amin’ireo velarana lehibe, afaka mampita rano any aminy.

 Samedi 31 août 2019

« Farmer to Farmer » : 33 spécialistes américains dans le champ

« Farmer to farmer », littéralement, fermier à fermier est un projet d’appui agricole de l’Usaid, en partenariat avec l’Etat malgache et le programme de bénévolat et l’organisme d’exécution Cultivating new frontiers in agriculture (CNFA), qui permet de renforcer la résilience communautaire, notamment les petits agriculteurs. Il a été lancé hier au centre de recherches internationales «Valbio» à Ranomafana, de la région Va­tovavy Fitovinany.

Des bénévoles américains hautement qualifiés vont fournir une assistance technique dans les domaines de l’horticulture, l’élevage, l’aquaculture et rizicole.

« 33 spécialistes américains  en agriculture vont former des milliers de petits agriculteurs à Madagascar», a fait savoir l’Usaid, dans un communiqué. Pour ce faire, chacun d’eux interviendra dans une ferme ou travaillera en étroite collaboration avec une organisation locale.

L’objectif étant la croissance des productions, leurs ventes et l’amélioration des pratiques de gestion des entreprises. Et par conséquent, renforcer les moyens de subsistance de chaque ménage, afin de bâtir une communauté résiliente.
 Samedi 31 août 2019 – Antsa R.

Agriculture et intégration régionale : Un don de 88 milliards Ariary de l’Union Européenne

Deux nouveaux programmes en vue. Après le grand succès de l’AFAFI nord (Appui au financement de l’agriculture et aux filières inclusives) et AFAFI sud, l’Union européenne avec le Ministère de l’Economie et des Finances ont signé hier, une convention definancement pour la mise en œuvre du Programme AFAFI-Centre, avec un montant de 12 millions d’Euros, soit 48 milliards d’Ariary. Un autre Programme, le PADEIR (Programme d’Appui au Développement des Exportations et à l’Intégration Régionale) a également fait l’objet de signature de convention avec un montant de 10 millions d’Euros, soit 40 milliards d’Ariary.

Développement rural. Selon les promoteurs du projet, le programme AFAFI Centre fait partie du secteur de concentration « développement rural » du Programme Indicatif National (PIN) 2014-2020 de l’Union Européenne (UE) à Madagascar. Ce Programme vise à améliorer durablement les revenus des ménages ruraux et de leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, en particulier celle des femmes et des enfants, dans un souci de préservation de l’environnement naturel dans la zone périurbaine d’Antananarivo, et notamment sur 105communes des régions d’Analamanga et Itasy et pour une durée de cinq ans. Le Programme se focalise sur les filières de production agricole, sur la filière bois énergie, et comprend aussi des volets transversales de labellisation, accès aux marchés, réglementations, sécurisation foncière, gouvernance territoriale, environnement genre et nutrition.

Intégration. En ce qui concerne le PADEIR, le programme est financé sous forme de subventions issues du Programme Indicatif Régional du 11e FED de la zone AfOA (Afrique Orientale et Australe), contribue au développement économique durable et inclusif de Madagascar à travers une augmentation des échanges commerciaux avec l’UE et la région AfOA. Pour atteindre cet objectif, différentes activités prévues dans le cadre du programme seront mises en œuvre sur une période de cinq ans. Elles viseront essentiellement à l’amélioration de la compétitivité des filières exportatrices vers les marchés de l’UE et les marchés régionaux.

   Vendredi 29 août 2019 – Hanitra R.

Madagascar-Etats-Unis : Des projets à fortes retombées sur la sécurité alimentaire et agriculture

Plusieurs projets dans le domaine de l’agriculture et de la sécurité alimentaire ont été mis en œuvre à Madagascar dans le dessein d’améliorer les pratiques agricoles, les rendements, la sécurité alimentaire et la nutrition dans le pays. Une rencontre entre les représentants des projets et l’ambassadeur des États-Unis, Michaël P. Pelletier, le directeur général de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), John Dunlop, et le directeur de l’agribusiness au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), Marina Rakotoniaina, a eu lieu récemment pour discuter des problèmes clefs du secteur agricole à Madagascar. Il s’agissait notamment de trouver les voies et moyens d’aider les agriculteurs à accéder aux nouveaux marchés locaux, régionaux et internationaux et les moyens efficaces d’introduire de nouvelles innovations et améliorations auprès d’agriculteurs habitués à une agriculture traditionnelle.

« Asotry » et « Fararano ». Deux projets, baptisés « Asotry » et « Fararano », ont été mis en œuvre au cours des cinq dernières années dans le domaine de la sécurité alimentaire, et financés par l’USAID à hauteur de 75 millions de dollars. Le projet « Asotry », géré par ADRA (Adventist Development and Relief Agency), vise la réduction de l’insécurité alimentaire dans les communautés des régions Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et Atsimo Andrefana. Plus de 260.000 personnes ont bénéficié de ses activités. Quant au projet « Fararano », géré par CRS (Catholic Relief Services), l’objectif est de réduire l’insécurité alimentaire dans 464 villages dans les régions Atsinanana, Vatovavy Fitovinany et Atsimo Andrefana. Le projet est axé sur des objectifs liés à la santé, à la nutrition, à l’agriculture et aux moyens de subsistance et à la préparation aux catastrophes. 35.000 agriculteurs ont ainsi été formés, 95.000 mères et enfants ont bénéficié d’un appui nutritionnel, et des infrastructures d’irrigation et de drainage ont été mises en place sur 2704 hectares, tandis que 203 communautés ont été accompagnées dans l’obtention de la certification « débarrassée de la défécation à l’air libre ».

 “Peace Corps” et “Farmer-to-Farmer”. Peace Corps fait venir à Madagascar des bénévoles américains, pour travailler pendant deux ans aux côtés des dirigeants locaux afin de relever des défis urgents dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’éducation. 35 bénévoles de Peace Corps travaillent actuellement dans l’agriculture au sein des communautés de 13 régions du pays, et collaborent avec leurs homologues malgaches pour résoudre les problèmes de production alimentaire et de nutrition dans leurs communautés. Quant au Programme Farmer-to-farmer, financé par l’USAID, il consiste à recruter des agriculteurs et techniciens agricoles bénévoles hautement qualifiés et expérimentés des États-Unis, pour des partenariats à court terme dans les pays en développement. L’objectif est de créer une croissance économique durable et diversifiée dans le secteur agricole. Le programme de Madagascar est axé sur les chaînes de valeur de l’horticulture, de l’élevage, de l’aquaculture et du riz et cherche à améliorer la qualité des cultures, les rendements et les revenus des agriculteurs.

PEER. Le programme « Subventions de partenariats pour une participation accrue à la recherche » ou PEER, finance les travaux de scientifiques et d’ingénieurs des pays en développement en partenariat avec des chercheurs financés par le gouvernement américain pour relever les défis du développement mondial. Un des bénéficiaires des subventions PEER à Madagascar, le Dr. Andrianjaka Ravelomanana, travaille avec une équipe dont l’universitaire et chercheur américain Brian Fisher, pour créer une nouvelle source commerciale de protéines à base de grillons pour Madagascar. Substituer la protéine de grillons aux protéines de vache dans certains produits alimentaires peut réduire considérablement les impacts environnementaux de la consommation de viande et réduire la malnutrition à Madagascar.

  Vendredi 29 aout 2019 – Annie N.

Agriculture et sécurité alimentaire : Des défis de taille

L’agriculture et la sécurité alimentaire restent une tâche difficile pour la Grande Ile qui, malgré son potentiel, compte plusieurs milliers de ménages qui n’ont rien à se mettre sous la dent ; et ce même hors des périodes de soudure. L’objectif primordial du pays consiste tout d’abord à assurer son autosuffisance alimentaire, donc à une augmentation considérable de la production, notamment rizicole. Chaque année, on enregistre environ un demi-million de tonnes d’importation afin de subvenir à la demande locale. Ce chiffre est en baisse dans tous les cas en ce qui concerne les 4 premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2018. Toutefois, beaucoup reste à faire, car même si une nette amélioration de la production a été enregistrée pour l’année 2018, on doit encore importer un volume conséquent de riz. Outre les 5 millions d’hectares cultivables mais non exploités, le mode d’agriculture, toujours traditionnel, constitue l’un des défis à relever. Certes, le régime ambitionne une production plus industrielle et se tourne vers l’usage de semence améliorée. L’extension des surfaces à cultiver, à raison de 100 000 ha dans les 5 ans à venir figure aussi dans le programme de l’Etat. Des projets sont déjà en cours en partenariat avec les Etats-Unis, notamment dans la formation des agriculteurs, d’appui nutritionnel et d’infrastructures d’irrigation et de drainage. La Chine, la BAD et le FIDA accompagne aussi aux projets d’irrigation et d’extension du régime. Des techniques participent également à l’amélioration du rendement par hectare : une augmentation de 2,28t/ha en 3 ans. Sans oublier les sommes phénoménales qui agissent en faveur de la sécurité alimentaire. Car les chiffres indiquent 1,3 millions de Malgaches gravement touchés par l’insécurité alimentaire, dont plus de 366 000 en situation d’urgence. Les enfants sont considérablement touchés car 6 870 sur 41 772 souffrant de malnutrition d’entre eux sont atteints de malnutrition aiguë sévère. Une situation qui est de loin étonnant sachant que les aliments thérapeutiques destinés aux enfants malnutris sont détournés et en vente libre à raison de 800 ariary les 500 calories.

  Vendredi 29 août 2019 – Nandrianina A.

Pratique de l’apiculture : Contribue à la réduction des pressions sur les mangroves

L’apiculture est très présente dans la culture malgache et répandue sur l’ensemble du pays. Le miel y jouit d’une très bonne image et est utilisé traditionnellement en remplacement du sucre, en thérapie et en cosmétologie. Un revenu supplémentaire pour les paysans, surtout en période de soudure (période difficile entre deux récoltes). Ce revenu peut permettre à chaque ménage d’accéder à une éducation et à des soins de qualité dans un environnement plus sain. Le développement de l’apiculture peut contribuer à la protection de l’environnement, comme le mentionne une étude publiée par le CITE sur l’apiculture à Madagascar (2004). Une diminution des feux de brousse volontaires est constatée dans les zones où est pratiquée l’apiculture. La pratique de l’apiculture a contribué à la réduction des pressions sur les mangroves dans la baie d’Ambaro. La forêt littorale a permis aux habitants d’avoir une source de revenus supplémentaires et de préserver les mangroves. Contre une moyenne de 156 ha de déforestation annuelle entre 2013 et 2017 dans la commune de Beramanja, la déforestation est diminuée à 17 ha en 2018, rapporte le WWF. La déforestation détruit la variété et le nombre d’espèces de plantes mellifères, elle impacte lourdement la diminution des populations d’abeilles sauvages. Le faible pouvoir d’achat des populations rurales ne permet pas d’investir dans l’achat et l’entretien de ruches modernes et encore moins dans le matériel apicole adapté (extracteur, contenants, cire gaufrée etc.). L’insécurité bloque les initiatives nouvelles et l’ouverture de nouveaux débouchés). Le manque de savoir-faire dans certaines régions, d’où l’importance de l’apprentissage des techniques apicoles et du suivi de la mise en place du projet apiculture. Mais le facteur limitant le plus important est sans doute l’absence d’un marché structuré pour écouler la production.

   Vendredi 29 aout 2019

Filières agricoles : Un programme pour les ruraux vulnérables

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) met actuellement en œuvre à Madagascar le programme de développement de filières agricoles inclusives dont l’objectif global est d’améliorer les revenus et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ruraux vulnérables, la transformation des agricultures familiales par l’adoption à grande échelle de systèmes de production performants et résilients, et l’intégration des exploitations agricoles familiales dans les filières rémunératrices. Le Programme de financement de la gestion des risques de catastrophe en Afrique s’appuiera sur l’expérience du FIDA dans le sud de Madagascar et développera des synergies afin de garantir le renforcement de la résilience des populations affectées par la sècheresse.

 Vendredi 29 août 2019 – Antsa R.

Développement agricole : Des appuis mieux ciblés, évoqués par la FAO au TICAD

Les petits agriculteurs africains, les éleveurs, les pêcheurs et les communautés forestières sont essentiels pour lutter contre la faim et assurer l’accès de tous à une bonne nutrition. Leur capacité à produire de la nourriture et à tirer un revenu de cette activité est néanmoins menacée par les effets du changement climatique, les conflits et les crises économiques. C’est ce qu’a indiqué Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). « En Afrique, un travail considérable doit être fait afin d’atteindre l’objectif Faim Zéro et d’éradiquer la pauvreté. Comme le rappellent les Objectifs du développement durable, personne ne doit être laissé pour compte. Il s‘agit maintenant d’établir des partenariats qui verront la participation des gouvernements et du secteur privé mais aussi des petits agriculteurs et de la société civile. La FAO est au premier rang de ces efforts mondiaux. Elle reconnaît le rôle essentiel de l’agriculture pour lutter contre la faim et la pauvreté de manière inclusive », a soutenu le DG de la FAO.

Situation grave. Selon cette Organisation, 140 milliards USD d’investissements supplémentaires seront nécessaires chaque année afin d’éradiquer la faim et la pauvreté à travers le monde d’ici 2030 et la majeure partie de ces investissements devront cibler l’Afrique subsaharienne. Par ailleurs, la FAO met en avant le rôle crucial de la mécanisation durable. « Soulager les fermiers d’un travail manuel particulièrement difficile, en particulier les femmes, peut permettre de passer d’une agriculture de petite échelle à des entreprises plus orientées vers la logique de marché, d’améliorer les rendements et d’aider les fermiers à sortir de la pauvreté », soutient l’organisation. La forte croissance démographique à travers le monde aggrave les répercussions du changement climatique, telles que les sécheresses et les inondations. Selon la FAO, ce sont les principales causes de la hausse récente des souffrances liées à la faim, réduisant ainsi à néant les nombreux progrès réalisés dans ce sens ces dernières années. En Afrique, où depuis le début des années 90, le nombre de catastrophes liées aux conditions météorologiques extrêmes a doublé, 257 millions de personnes vont se coucher avec le ventre creux, soit 20 pour cent de la population. Sur le continent, les cas de sous-alimentation chronique coexistent avec ceux en surpoids, d’obésité et avec d’autres formes de malnutrition. En examinant ensemble les différents moyens d’intensifier leurs efforts conjoints avec les pays africains, la FAO et le Japon affirment à la 7e TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) qu’une aide ciblée et apportée en temps opportun est essentielle afin de protéger et de restaurer les moyens d’existence agricoles des populations touchées par des crises.

   Mercredi 27 août 2019 – Navalona R.

MPE : Une série de formations en élevage à cycle court organisées

Après Mahajanga, le Malagasy Professionnels de l’Elevage (MPE) effectue une tournée régionale à Toamasina en vue de prodiguer des formations en élevage à cycle court.

Suite à la demande incessante des éleveurs, le MPE (Malagasy Professionnels de l’Elevage), a organisé une série de formations en élevage à cycle court durant les mois de juillet et août  à Mahajanga. Il s’agit notamment de la formation sur la conduite d’élevage pour les filières poulet « gasy », poules pondeuses et poulets de chair ainsi que les filières piscicole, cuniculture, porcine et apicole. Notons que le MPE assure des formations techniques spécialisées allant de l’appui au démarrage de toute activité d’élevage jusqu’au suivi de l’exploitation d’un promoteur, qu’il soit particulier ou groupement d’éleveurs ou entrepreneur rural. Il intervient également sur certaines activités telles que le débecquage, la désinfection et l’insémination artificielle porcine en semence fraîche ou en semence congelée.

Perte d’investissement. En fait, la meilleure conduite d’élevage constitue une condition sine qua non  permettant d’obtenir un meilleur rendement de productivité, et par la suite, une rentabilité des investissements dans toutes ces filières porteuses. Une formation s’impose ainsi. Raison de ces tournées régionales organisées par le MPE, en commençant par Mahajanga et ensuite Toamasina. Et force est de reconnaître que nombreux sont ceux qui se lancent dans ces activités d’élevage à cycle court en poursuivant des formations prodiguées par divers organismes et associations éparpillés dans toute l’île. Toutefois, le « Malagasy Professionnels de l’Elevage » attire l’attention de tous les nouveaux venus ou de ceux qui veulent se professionnaliser dans leurs secteurs d’activité que certains organismes offrent des formations ne respectant même pas les normes requises. Ce qui peut entraîner une perte d’investissement pour tout promoteur de projet.

Activité principale rentable. Par ailleurs, le MPE apporte son appui à toute personne désirant investir dans le secteur de l’élevage. Cette association peut ainsi fournir un service d’accompagnement dans le montage de projet d’implantation d’une ferme d’élevage. Son objectif est de professionnaliser tous les acteurs œuvrant dans les filières. En effet, l’élevage ne doit plus être considéré comme une activité secondaire servant à satisfaire les besoins imprévus des exploitants mais cela peut être plutôt une activité principale rentable contribuant à l’amélioration significative de leurs sources de revenu.

 Lundi 26 Août 2019 – Arh.

Apiculture dans les mangroves : les initiatives portent leurs fruits

19 personnes bénéficient de l’appui du WWF pour développer l’apiculture dans les zones de mangroves depuis 2017. A Antsatrana Be­ramanja, dans la baie d’Am­baro, région Diana, cette initiative a porté ses fruits.

Vivant près des mangroves, Betinainy, 50 ans et père de famille de 13 enfants, est agriculteur à Antsatrana et fait partie de ces 19 personnes. Pour lui, «L’apiculture est un travail simple, qui ne demande pas trop de dépenses et ne prend pas beaucoup de temps». D’ailleurs, les encadrements techniques qu’il a reçus, lui ont permis d’élargir à grande vitesse sa production.

«Au mois de juin, j’ai déjà vendu 35 litres de miel de mangroves et j’ai réussi à passer de trois à une douzaine ruches», a-t-il affirmé. Grâce à sa nouvelle source de revenu, il peut assurer la scolarité de cinq de ses enfants.

Plus importante encore, la pratique de l’apiculture a permis de réduire les pressions sur les mangroves car, les habitants ayant maintenant une source de revenu supplémentaire, sont déterminés à la préserver. La déforestation dans la commune de Bera­manja a diminué à 17 ha en 2018 contre une moyenne de 156 ha par an entre 2013 et 2017. «Si nous persistons à détruire les mangroves, je ne pourrais plus produire le miel de mangrove», a déclaré Betinainy.

Après deux ans d’expériences dans ce domaine, il est convaincu que l’apiculture est un véritable métier, une activité passionnante et contribue en même temps à la protection des mangroves.

 Samedi 24 août 2019 – R. Mathieu

Etazonia – Madagasikara: ifantohana ny fanatsarana ny fambolena sy ny fiompiana

Maro ireo tetikasa iarahan’ny fanjakana amerikanina manatanteraka amin’i Madagasikara ho fanampiana ny tantsaha hanatsarana ny fambolena  sy ny fiompiana.

Marihina amin’ireo tetikasa voalaza ireo ny fahitana Amerikanina sy Malagasy miara-miasa amin’ny lafiny rehetra hiatrehana ny fanamby eo amin’ny sehatry ny fambolena sy ny fiompiana. Nisy ny fihaonana teo amin’ny ambasadaoron’i Etazonia, i Michael P. Pelletier, sy ny tale jeneralin’ny USAID, i John Dunlop, ary Rakotoniaina Marina, talen’ny Agribusiness ao amin’ny minisiteran’ny Fambolena, ny fiompiana sy ny jono, niaraka tamin’ny solontenan’ireo tetikasa ireo.

Nanolotra ny mombamomba ny asa ataony avy ny mpandray anjara ary navoitra avy eo ny olana sedrain’ny tantsaha eo amin’ny fambolena. Nambara ny fomba hanatsarana ny fiasan’ireo tantsaha hampitombo ny vokatra, hialana amin’ny fambolena nentim-paharazana. Avy eo, nasian-teny ny fomba hidirana amin’ny tsena eto an-toerana, ny tsenam-paritra sy ny iraisam-pirenena. Taorian’izay, nisy fambolena hazo moringa, loharanon-tsakafo manome hery sy mamelona ny raviny, ho fanamarihana ny fiaraha-miasa maharitra misy eo amin’i Etazonia sy i Madagasikara hanatsarana ny fambolena, ny fiompiana, ary ny ady amin’ny tsy fanjarian-tsakafo.

Fambolena, fiompiana, jono

Tanjon’ny minisiteran’ny Fambolena, ny fiompiana ary ny jono ny fahatrarana ny fahavitan-tena sakafo ho an’ny vahoaka malagasy sy hampanarahana ny toetr’andro ny sehatry ny fambolena. Misy fanovana lehibe entin’ny minisitera amin’izao fotoana izao ho fanavaozana sy hakana traikefa avy amin’ny lafiny rehetra. Mifototra amin’ny fanodinam-bokatra fihinana ity fanavaozana ity, hampiasam-bola avy eto an-toerana sy avy any ivelany. Ezahina ho matihanina ny mpamokatra amina sehatra misy azy. Manana andraikitra amin’izany ny fitondram-panjakana, ny fikambanana tsy miankina sy iraisam-pirenena, ny tantsaha sy ireo mpiantsehatra any ambanivohitra ary ny sehatra tsy miankina.

Tetikasa “Farmer-to-Farmer”

Mampiasa tantsaha manana traikefa sy za-draharaha manokana momba ny fambolena avy any Etazonia ny tetikasa Farmer-to-Farmer, tohanan’ny USAID. Hametrahana fiaraha-miasa fohy ezaka aty amin’ny firenena an-dalam-pandrosoana ka tanjona voalohany ny hampitombo toekarena maharitra eo amin’ny sehatry ny fambolena. Ny atao amin’izany tetikasa izany eto, ny fiompiana hazandrano, ny fambolem-bary sy ny voninkazo: manatsara ny kalitao sy ny vokatra, indrindra ny vola miditra amin’ny tantsaha ireo.

 Vendredi 23 Août 2019 – Arh.

Formation agricole : 155 jeunes professionnels diplômés

Le Centre d’appui et de formation professionnelle agricole (Cafpa) vient de certifier 155 jeunes formés au sein des sept centres de formation Cafpa de Madagascar (Mahitsy, Ambatondrazaka, Bricka­vil­le, Fianarantsoa, Main­ti­rano, Antsirabe, Antsirana­na).

64 jeunes âgés de 18 à 25 ans ont reçu le Brevet d’étude professionnelle en exploitation et entreprenariat agricole (BEP-EEA) et 91 ont obtenu le Certificat professionnel en exploitation agricole (CPEA).

L’initiative de former ces jeunes part du constat que Madagascar a besoin de producteurs expérimentés et en­gagés pour faire face aux besoins des marchés émergents en maitrisant les techniques modernes de production agricole.

 Jeudi 22 août 2019 – R. Mathieu

Faritra Vatovavy Fitovinany: tsara sy mitombo ny vokatra tantely

Manomboka miverina tsikelikely ny fahatsaran’ny vokatra tantely, indrindra any amin’ny faritra Atsimo Atsinanana sy ny faritra Vatovavy Fitovinany, nanomboka ny taona 2015. Eo ny Federasiona iombonan’ny mpamokatra tantely manohana amin’ny lafiny teknika sy ny varotra.

Raha any amin’ny faritra Vatovavy Fitovinany manokana, inenina isan-taona izy ireo ny mamokatra tantely, ankamaroan’ny vokatra aondrana any Eoropa. Najoro ny Miellerie des Pangalanes, ny taona 2013 ao Manakara, tohanan’ny Vondrona eoropeanina, manampy ireo mpiompy. Nanomboka teo, natao laharam-pahamehana ny famokarana tantely, anisan’ny lalam-pihariana ahazoana tombony betsaka sy mitondra fahasalamana ho an’ny olombelona, antony hitadiavan’ny tsena any ivelany azy betsaka.

Raha kely indrindra, 500 litatra isaky fotoam-pamokarana, 30 000 litatra mandritra ny taom-pamokarana ny any amin’ny faritra Vatovavy Fitovinany. Marihina fa vokatra mbola tsy voadio ireo fa manadio kosa ny ao amin’ny Miellerie des Pangalanes mialoha ny hanondranana azy. Misy ihany ireo mpanagom-bokatra mandray ny vokatra mbola tsy voadio, ka eo matetika miteraka olana raha tsy mifanaraka amin’ny fenitra iraisam-pirenena.

Manodidina ny 45 % ny ho an’ny tsena anatiny, aondrana any ivelany ny sisa, izay mbola tsy ampy raha ny tinady any amin’ny tsena eoropeanina. Tsy manome tombony ho an’ny lalam-pihariana raha vokatra mbola tsy voadio ny aondrana. 10 000 Ar hatramin’ny 12 000 Ar ny litatra ny handraisan’ireo mpanangom-bokatra azy.

Tsara ny vokatra nanomboka 2015

Manana tontolo voajanahary tsara mety amin’ny fiompiana tantely ny morontsiraka manontolo atsinanan’ny Nosy. Betsaka izao ny fiompiana atao amina fototra letisia, ankoatra ireo karazan-kazo mahazatra. Tsy nitsaha-nitombo ny vokatra manerana ny Nosy, nanomboka ny taona 2015, 4 400 t ; ny 2016, 7 600 t ; 14 000 t ny 2017 ; 15 400 t ny 2018, noho ny fanarahan’ireo mpiompy ny toromarika teknika maoderina. Nialana miandalana ny fomba fiompiana tranainy. Nomena torolalana koa izy ireo miady amin’ny aretina “varoises”, manimba ny fiompiana. Nahakivy ny mpiompy io karazana aretina io tany aloha, nahatonga ny sasany niala tamin’ny lalam-pihariana fiompiana tantely.

Mercredi 21 Août 2019 – Arh.

Production rizicole : 100.000 ha d’extension des périmètres cultivables

Le secteur agricole, moteur de la croissance économique. Lors de la présentation de la Politique générale de l’Etat (PGE) à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Christian Ntsay a exposé les projets d’extension de 100.000 ha de périmètres cultivables destinés à la production rizicole pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

«Pour mettre fin à l’importation de riz, 100.000 ha de terre supplémentaires vont être aménagés dans les cinq années à venir. Les travaux ont déjà débuté. Le premier objectif est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire», a déclaré le chef du gouvernement devant les parlementaires de Tsim­ba­za­za. Ces centaines de mil­liers d’hectares sont effectivement réparties dans les principales zones productrices de la Grande île.

Les travaux d’extension de 10.000 ha ont déjà commencé à Ambilobe, Antsi­ra­be, Vangaindrano, Fara­fan­gana, lazafo Vavatenina, Bea­lanana, Marovoay, Ambo­sitra, Taolagnaro, Ambovombe avec le financement du Fonds international de développement agricole (Fida), de l’Union européenne et de la Banque mondiale.

11.000 ha de rizières seront également aménagés dans la plaine de Bekapila, dans le district de Port-Bergé. Les travaux devraient débuter d’ici l’année prochaine avec l’appui du gouvernement indien. Quant au gouvernement chinois, il fi­nancera l’aménagement des 4.000 autres ha dans l’Alao­tra. Par ailleurs, la Banque africaine de développement (Bad) et le Fida appuieront l’extension et le réaménagement de 50.000 ha dans la plaine du Bas-Mangoky.

Pour Itasy, Bongolova, Vakinankaratra, Amoron’i Mania et Matsiatra Ambo­ny, 25.000 ha de rizières seront réaménagés no­tam­ment pour servir de pé­pi­nières (tanin-ketsa) pour la riziculture pluviale et ce, avec des semences améliorées.

Quid du développement du secteur agricole

Pour sa part, le gouvernement avait récemment annoncé l’augmentation du budget alloué au secteur primaire et à la promotion de l’agriculture. Aussi, le chef de l’Etat a manifesté sa vo­lonté de soutenir les jeunes exploitants agricoles lors de la cérémonie d’ouverture de la Fier-Mada à Andohata­pe­naka. Il a martelé que le dé­veloppement du secteur agricole reste un défi ma­jeur, notamment le renforcement des capacités des entrepreneurs afin de mieux intégrer le commerce international.

Etendre les superficies d’exploitation implique effectivement une professionnalisation des agriculteurs et par extension, le passage de l’agriculture fa­miliale à l’agrobusiness.

 Mardi 20 Août 2019 – Njaka A.

Fihariana omby: hanangana labatoara miisa 10

Tafiditra ao anatin’ny Politika ankapoben’ny fanjakana (PGE) koa ny fampiroboroboana ny seha-pihariana omby. Hampitomboina ny isan’ny omby ompiana ka ao anatin’izany ny hananganana toeram-piompiana maoderina, omby mifahy, any Tsiroanomandidy sy any Ambatomainty, mialoha ny faran’ity taona 2019 ity.

Hisy koa ny lamina manokana hamantarana ny fiaviany sy ny mombamomba azy. Efa natomboka ny fametrahana ny fitaovana manokana, « puce », any anaty omby. Hohatsaraina koa ny toerana famonoan’omby, na labatoara, ka miisa folo ny hatsangana amin’ny taona 2020, toy ny eny Sabotsy Namehana, ny eny Anosizato, ny any Antsirabe, ny any Mahajanga, ny any Ihosy, ny any Antsiranana, ny any Sambava, ny any Taolagnaro, ny any Antsohihy ary ny any Morondava.

 Lundi 19 août 2019

Gestion des ressources fourragères : Mise en place d’un outil fonctionnel

L’élevage de bovin est une activité pratiquée depuis de nombreuses générations à Madagascar. Malheureusement, les éleveurs n’ont pas su jusqu’à aujourd’hui, tirer pleinement profit des potentialités de ce secteur. La mauvaise gestion des parcours et des ressources fourragères représente une des principales causes de cette faible performance.

Plus, d’après les études publiées dans MADAGASCAR CONSERVATION & DEVELOPMENT VOLUME 1 4 | ISSUE 01 — 201 9 Tsiry D. Razafinarivo, Volatsara B. Rahetlah, Paulo Salgado, Neupomuscène J. Rakotozandriny, José H. Andriarimalala, Iavo Ralainindriana, Hélène Artus, Lionel Le Mezo , l’amélioration de la production bovine pourrait être obtenue à travers l’utilisation d’un outil de prédiction de la disponibilité des ressources fourragères en utilisant une approche combinée de modélisation et télédétection.

Des mesures de données agronomiques de terrain sur la biomasse fourragère ont été effectuées pour convertir les données issues de la télédétection en quantités de biomasse fourragère. Cette approche a nécessité une programmation de passage du satellite multispectral SPOT 5 en parallèle avec l’acquisition de données de terrain pour calculer des corrélations entre l’ indice de végétation (NDVI) et la biomasse végétale existante. À partir des régressions, plusieurs modèles ont été élaborés et testés pour pouvoir prédire la quantité de biomasse ainsi que la teneur en matière sèche. La programmation et la modélisation informatique ont permis de développer un logiciel “3C-BIOVIS” . L’outil prédit les informations sur la quantité de matière sèche disponible au niveau des parcelles et le nombre d’animaux pouvant être alimentés par chaque parcelle à une période donnée et dans un espace déterminé, via les données obtenues des images satellites. Cet outil a été conçu pour aider les acteurs du développement rural à prendre des décisions de manière à conseiller les éleveurs sur la façon optimale de gérer les ressources fourragères.

Rituels des us et coutumes

Et les identiques études de souligner, notamment, que  Madagascar est un pays caractérisé par de vastes zones de pâturages et de grandes variabilités spatio-temporelles quant aux précipitations. Ces variabilités font qu’ il est délicat pour les malgaches de tirer pleinement profit des ressources exploitables pour l’alimentation des ruminants. Cela affecte le développement du pays, car une grande fraction de la population subsiste grâce à l’élevage. Le cheptel bovin, symbole national de la population, est devenu la référence de l’élevage malgache. En effet, il représente une valeur en capital estimée à 36 000 milliards d’Ariary (MGA), soit environ US$ 1 ,8 milliards en 201 4 (Ministère de l’Élevage à Madagascar 201 4). Par ailleurs, le zébu est utilisé dans les rituels des us et coutumes de la population et assure plusieurs fonctions socio-économiques. Dans certaines régions de l’ île, l’ importance du troupeau est une marque de prestige, une forme d’épargne et d’ investissement (Ribot 1 987, Kaufman 2008, Waeber et al. 201 5). Les principaux atouts de la production de

viande bovine sont sa qualité pour la boucherie et son faible coût de production, notamment grâce à une alimentation sur parcours basée sur des ressources naturelles renouvelables. Allant de pair avec la filière viande, la filière lait commence à se développer dans les activités d’élevage à Madagascar. En effet, elle apparait comme l’une des filières animales présentant le potentiel de développement le plus élevé, avec une production annuelle estimée à plus de 1 00 millions de litres, toutes races confondues. La filière lait représente une valeur de 1 00 milliards de MGA (environ US$ 50 millions en 201 4) (Ministère de l’Élevage à Madagascar 201 4). La production bovine actuelle est cependant encore loin du potentiel de production de l’élevage malgache. Cette faible production est généralement liée au déficit alimentaire du cheptel, surtout durant la saison sèche, pendant laquelle les éleveurs sont confrontés à un déséquilibre entre la demande et la disponibilité en fourrage aussi bien en quantité qu’en qualité. Pourtant, Madagascar dispose encore de grandes surfaces de terrain exploitable pour l’alimentation des ruminants. Une estimation de la distribution des ressources fourragères des grandes étendues éloignées reste toutefois difficile et complexe (Coughenour et Makkar 201 4).

La production des ruminants pourrait ainsi être améliorée par la mise en place d’un outil fonctionnel pour la gestion à grande échelle de ces ressources en utilisant des imageries satellitaires.

L’outil dénommé 3C-BIOVIS

De tout ce qui précède, cet article est destiné à présenter l’outil dénommé 3C-BIOVIS qui a été développé pour aider à la gestion des ressources fourragères par une approche de modélisation et de télédétection.

Cet outil fournit des données quantifiables sur la disponibilité des ressources, pour une prise de décision optimale sur l’utilisation des parcelles et parcours fourragers. Il permet aussi de définir la quantité de fourrage vert pour alimenter le cheptel durant les saisons pluvieuses ainsi que le surplus de fourrage qui sera conservé pour les saisons sèches sous forme de foin ou d’ensilage.

Ainsi, à chaque acquisition d’une image satellite, il serait possible de gérer et d’ajuster le troupeau, ainsi que son alimentation, en de la disponibilité des fourrages au niveau de l’exploitation ou au niveau territorial.

Pour une meilleure intégration des femmes gendarmes : De nouvelles infrastructures à l’EGNA

Deux nouveaux dortoirs pour les élèves gendarmes femmes et deux salles d’eau ont été inaugurés vendredi à l’Ecole de la Gendarmerie Nationale d’Ambositra (EGNA) en présence du Commandant de la Gendarmerie Nationale, le Général de Division Njatoarisoa Andrianjanaka et du Représentant Résident Adjoint du PNUD, Monsieur Henry René Diouf après la sortie officielle du 74ème cours de la formation des élèves gendarmes et la passation de commandement du groupement d’Amoron’i Mania à l’EGNA.

Ces infrastructures ont été réhabilitées au mois de juin dernier avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la réforme du secteur de la sécurité à Madagascar financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix. A travers cet appui, le PNUD encourage la volonté et l’engagement de la gendarmerie nationale à promouvoir la participation et la valorisation des femmes dans son corps, et de combattre les obstacles et stéréotypes qui freinaient encore cette intégration. La réhabilitation de ces infrastructures adaptées aux besoins des femmes gendarmes donne suite aux sessions de renforcement de capacité sur le genre et la réforme du secteur de la sécurité déjà dispensées par le PNUD dans les écoles de la gendarmerie nationale et de la police en octobre et novembre 2018.

Le Commandant de la Gendarmerie Nationale et le Directeur de l’EGNA ont remercié le PNUD et le Système des Nations Unies pour cet appui hautement significatif pour la mise en œuvre de la politique nationale du genre et ont exhorté le PNUD à œuvrer pour la poursuite et le renforcement du partenariat entre le secteur de la sécurité nationale et les Nations Unies.

Chaque année, l’Ecole de la Gendarmerie Nationale d’Ambositra recrute 1200 élèves gendarmes dont 10% sont des femmes. En France, ce ratio est actuellement à 18%.

Parmi les 1195 nouveaux gendarmes stagiaires sortant du 74ème cours de la formation à l’EGNA de vendredi dernier, 112 sont des femmes gendarmes stagiaires. Bientôt, elles vont aussi respectivement rejoindre leurs postes répartis dans toute l’Ile.

A Madagascar, l’année 2011 marqua la sortie de la première femme officier de la Gendarmerie Nationale faisant partie de la XVIIIème promotion du peloton de formation des militaires de cadres spécialisés. Pour être gendarme, les critères d’âge, de mensuration, de capacités intellectuelles et d’aptitude physique sont essentiels. Ils sont définis selon les besoins de la sécurité de la population et de ses biens

Lundi 19 Août 2019 – Riana R.

Foire « Boeny Mionjo » : la relance économique en priorité

Devenu un rendez-vous incontournable pour les opérateurs de Boeny et bien d’autres régions, la 6e édition de la foire économique de Boeny, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de Mahajanga, se tiendra du 29 août au 1er septembre dans la ville des Fleurs.

Pour cette année, la foire est placée sous le thème « Développe­ment économique, adapté aux aléas du changement climatique ».

130 stands sont prévus, mettant en valeur les quatre secteurs qui font la re­nommée de la région Boeny, à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat. L’objectif est de renforcer et redynamiser l’économie régionale à travers les différents contacts et échanges. Outre les expositions-ventes, des conférences- débats autour du principal thème de la foire feront également partie du programme.

Cet évènement vise également à booster la croissance économique dans la région, qui est au ralenti ces dernières années. En 2017, la région a connu la plus forte inflation, avec un taux de 7,8%, en raison des problèmes d’organisation dans le stock de riz.

Pourtant, la région re­gorge d’importants potentiels économiques, en étant le deuxième grenier de Madagascar et la première ville crevettière. Elle est également la principale zone productrice de haricots Black eyes, un grain sec fortement prisé sur le commerce extérieur.

 Lundi 19 Août 2019 – Navalona R.

Programme DEFIS –Organisations paysannes : 800 000 dollars pour la mise en place de 240 Champs Ecoles Paysans

Le programme de Développement des Filières agricoles Inclusives (DEFIS) vient de signer une convention de partenariat avec des organisations paysannes dans trois régions, à savoir, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et Ihorombe.

L’objectif consiste à mettre en valeur plus de 9.000 ha de périmètres dont, 7.000 ha constituent une riziculture et 2.000 ha une plantation de maïs, qui ont été inventoriés dans ces trois régions. Pour ce faire, les deux parties s’engagent dans le cadre de cette convention de partenariat, de mettre en place 240 Champs Ecoles Paysans parmi lesquels, 160 Champs Ecoles Paysans sont destinés pour la culture rizicole et les 80 restants serviront de vitrine de développement de la culture de maïs. Le principe consiste à soutenir les agriculteurs qui exploitent ces 9.000 ha de périmètres par le biais de la formation des agriculteurs membres de ces organisations paysannes signataires de cette convention de partenariat au niveau de ces Champs Ecoles Paysans. Ceux-ci seront notamment formés sur les techniques modernes de production permettant de développer les deux filières prioritaires pour le ministère de tutelle.

Augmenter le rendement. Toujours dans le cadre de cette convention de partenariat, le programme DEFIS alloue un financement de l’ordre de 800.000 dollars pour la mise en place de ces 240 Champs Ecoles Paysans. Outre la formation technique, ces bénéficiaires seront dotés de divers matériels agricoles tels les charrues, les herses et les sarcleuses, sans oublier les semences et les engrais. Le rendement de productivité estimé sera au minimum de 4, 5 tonnes à l’hectare pour le riz et de 2 tonnes à l’hectare pour le maïs. Et à l’issue de cette formation au niveau de ces Champs Ecoles Paysans, les paysans formés seront ensuite sollicités à adopter cette technique de production plus appropriée dans leurs rizières et champs de plantation de maïs. Le partage de leurs expériences à leurs pairs n’est pas en reste, en vue d’augmenter le rendement de productivité dans tous les périmètres concernés, a-t-on expliqué. Force est de reconnaître que, la mise en place de ce genre de sites de démonstration permettra de convaincre facilement les exploitants agricoles familiaux à pratiquer de nouvelle technique de culture plus performante.

315 producteurs de semences. Notons que les organisations paysannes concernées se chargent de l’identification des parcelles de terrain destinées à mettre en place ces Champs Ecoles Paysans, ainsi que la gestion de celles-ci et l’application de la technique culturale moderne avec des agriculteurs modèles. Les bénéficiaires doivent ainsi assurer une production de qualité et en quantité qui leur permettra de tourner vers le marché. Ils seront d’ailleurs formés sur différents thèmes dont entre autres, la gestion financière, la gestion d’exploitation, l’étude de prix, le prêt et l’épargne, le marketing et la notion d’agri-business au niveau de ces Champs Ecoles Paysans. Grâce à tous ses appuis, les exploitants agricoles familiaux issus de ces trois régions ciblées, seront en mesure de devenir des entrepreneurs ruraux, a-t-on fait savoir. A part cela, le programme DEFIS va appuyer 315 paysans pour être des producteurs de semences dans ces 9.000 ha de périmètres. Et enfin, les organisations paysannes signataires de cette convention assurent la pérennisation des activités entreprises au niveau de ces Champs Ecoles Paysans au terme de l’appui de ce programme.

 Lundi 19 Août 2019 – Navalona R.

Développement de l’agri-business : Un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’EDBM

L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) met en place un programme d’appui au développement des projets touchant le secteur de l’agri-business. Celui-ci est actuellement en expansion grâce à la création d’entreprises enregistrées au niveau de cette entité se chargeant notamment de l’amélioration du climat des affaires à Madagascar pour être plus attractif et propice aux investissements. L’objectif de la mise en œuvre de ce programme consiste ainsi à faciliter les relations d’affaires entre les investisseurs nationaux et étrangers. Raison pour laquelle, l’EDBM a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour bénéficier de ce programme d’appui au développement des projets de l’agri-business.

Normes internationales. La date limite de dépôt de dossiers d’expression d’intérêt est fixée le 31 octobre 2019. Etre un propriétaire ou à la recherche de terrain, d’usines ou d’ateliers de transformation des produits agricoles, d’élevage et de la pêche, constitue entre autres, le critère d’éligibilité à ce programme. Le demandeur peut être également un promoteur de projet touchant le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a-t-on appris. Et tout cela vise à augmenter la production dans ces trois secteurs porteurs suivant les normes internationales pour atteindre l’autosuffisance alimentaire de la Grande Ile.

Accompagne les investisseurs. Rappelons que l’Economic Development Board of Madagascar est une agence de promotion des investissements dans le pays. Il s’est fixé pour objectifs de renforcer la compétitivité du secteur privé malgache, d’accroître l’Investissement Étranger Direct (IED), d’élaborer et recommander des mesures incitatives liées aux investissements privés dans le pays. Cette agence accompagne entre temps les investisseurs dans leurs démarches d’implantation et/ou d’expansion en leur fournissant des services dédiés par des Conseillers spécialisés (Chargés de Portefeuille Sectoriel) et à travers son Guichet Unique.

 Dimanche 18 août 2019 – Rova Randria

Foire internationale de l’agriculture – agribusiness – agroalimentaire – Revaloriser tous les métiers du monde rural

Agriculture, élevage et pêche. La revalorisation de ces métiers est impérative pour atteindre l’objectif, à savoir l’émergence de Madagascar. Il ne faut pas oublier que plus de 80 % de la population active travaillent dans le secteur primaire. Ce qui fait que la professionnalisation de ces métiers va permettre l’amélioration de la production sur le plan national, que ce soit en termes de quantité que de qualité. Cette amélioration de la production impactera ensuite sur tous les secteurs rattachés, allant de l’industrie au tourisme, en passant par le commerce.

Consciente de la priorité de cette initiative, la 3ème édition de la Foire internationale de l’agriculture, agribusiness et agroalimentaire (FIA) se focalisera cette année sur le thème générique de l’« Emergence du secteur agricole, moderne et professionnel ». « Aussi, cette prochaine édition de la FIA relayant à l’international les nombreuses initiatives exprimées au fil des années dans les différentes foires et kermesses régionales malagasy est un exercice indispensable pour relier le pays aux exigences de la mondialisation. L’observation des normes alimentaires internationales (Codex Alimentarius) est aujourd’hui une obligation. Pour de nombreux pays avancés, l’enjeu de l’alimentation est crucial et Madagascar est/serait en capacité non seulement d’assurer son autosuffisance alimentaire, mais également d’apporter sa contribution au niveau de la région indianocéanique et de satisfaire une démarche croissante au niveau de nos différents dispositifs régionaux tels que la SADC, le COMESA, la COI jusqu’au marché de l’Union européenne », soutient Michel D. Ramiaramanana, président du Comité d’organisation de l’événement, la semaine dernière, lors d’une conférence de presse.

Dans cet objectif de modernisation et de professionnalisation, durant les quatre jours, la FIA favorisera les échanges entre les différentes entités concernées par la filière agricole, allant de l’Organisation paysanne (OP) à la mécanisation agricole. L’idée étant d’exposer les sujets majeurs pour pousser chacun des participants à la réflexion, surtout les agripreneurs.

  Dimanche 18 août 2019 – Solange Heriniaina

Loi de Finances 2020 – Une augmentation du budget alloué à l’agriculture

Un grand pilier du développement. 80 % de la population malagasy travaillent dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. Afin de mieux promouvoir ces secteurs, le Gouvernement prévoit une augmentation du budget y afférent dans le projet de loi de Finances 2020. Le dernier Conseil des ministres, publié mercredi dernier, a d’ailleurs mentionné cette volonté du Gouvernement de soutenir le développement rural. « Il faut augmenter le budget alloué au secteur primaire et dans la promotion de l’agriculture », note le communiqué officiel.

En plus de cela, le document budgétaire portant la loi de Finances rectificatives pour 2019 souligne également cette hausse. Pour cette année, le budget général consacré à l’agriculture et l’élevage est de 504 874 565 000 d’ariary en termes de dépense. Le budget de la loi de Finances initiale (LFI) 2020 prévoit une augmentation de ce montant à 699 877 984 000 ariary. Ce qui donne une hausse  d’environ 195 milliards d’ariary.

Il y a peine deux semaines, le ministère de l’Economie et des Finances a organisé une conférence budgétaire pour la Région d’Analamanga. Le numéro 1 de ce département, Richard Randriamandrato a annoncé à cette occasion que l’Etat vise une croissance économique de 6 % pour l’année prochaine si ce taux s’élevait à 5,2 % cette année. Le secteur agricole figure parmi les moteurs de cette croissance économique. Le Président de la République Andry Rajoelina, de son côté, a réitéré son soutien aux paysans lors l’ouverture officielle de la FIER-Mada à Andohatapenaka. Il a souligné que le développement du secteur agricole reste un défi majeur, notamment dans le renforcement des capacités des entrepreneurs afin de mieux intégrer le commerce international. Toutefois, le projet « Fihariana » est déjà mis en place afin de financer les projets des jeunes.

La Politique générale de l’Etat vise une autosuffisance alimentaire d’ici cinq ans. En ce moment, les travaux d’aménagement de terrains cultivables sont déjà en cours, notamment du côté de Bas-Magoky. L’objectif consiste à atteindre 100 000 ha de terrains cultivables dans 5 ans.

 Mercredi 14 Août 2019 – Riana R.

Programme Fihariana : plusieurs projets financés dans le Vakinankaratra

Le programme Fihariana a déjà financé plusieurs projets dans quelques régions depuis son lancement officiel en mai dernier. Le président Andry Rajoelina a effectué une descente dans la région Vakinankaratra, une région bénéficiaire hier, pour constater de visu son implantation.

En fait, «Fihariana» a sélectionné le projet de production de légumes et de développement artisanal de l’association Avotra, commune Manandona (région Vakinankaratra). L’association bénéficiera d’un accompagnement pour développer sa filière artisanale et pour optimiser 30 ha de terrains cultivables afin de produire des pommes de terre et du haricot vert.

Le programme a également financé cinq projets de production laitière dans la commune d’Andranomanelatra, pour l’achat de vaches laitières et la création d’un environnement propice à la réussite d’un tel projet (étable, pâturage, suivi médical des vétérinaires…). Ces cinq projets ambitionnent de produire 12 à 20 litres de lait par vache laitière par jour si la production est de cinq litres par tête actuellement.

Durant son déplacement dans la région Vakinankaratra, Andry Rajoelina a réitéré son soutien à l’endroit des agriculteurs. Il a ainsi incité la population à se professionnaliser dans leur secteur d’activité respective et à développer leur capacité de production pour se tourner vers le commerce extérieur.

 Mercredi 14 Août 2019 – Navalona R.

3e édition de la FIA : Focus sur l’économie bleue

La Foire Internationale de l’Agriculture (FIA), dans sa 3e édition, se tiendra du 12 au 15 septembre prochain au Forello Expo Tanjombato. A cette occasion, les organisateurs vont mettre un focus sur l’économie bleue pour une émergence de Madagascar. En effet, la Grande île dispose d’une Zone Economique Exclusive d’une surface de 1 140 000km². Un plateau continental particulièrement riche en ressources halieutiques mais largement victime de la pêche INN (Illégale-Non déclarée-Non réglementée). L’état des lieux de l’économie bleue ainsi que les opportunités offertes et les projets présidentiels en cours, seront exposés dans le cadre de cette Foire Internationale de l’Agriculture. Notons que 30% de la population vivent directement de la pêche traditionnelle. Le développement des activités aquacoles, piscicoles et de la rizipisciculture s’impose ainsi. L’objectif vise à faire émerger les exploitations durables des ressources halieutiques. C’est ce qu’on a appris lors d’une conférence de presse organisée par l’agence Première Ligne hier à l’hôtel Le Louvre à Antaninarenina.

 Mercredi 14 Août 2019 – Navalona R.

Projet AMPIANA : Près de 1 500 pisciculteurs accompagnés

Lancé depuis février 2015, ce projet touchera à sa fin en septembre 2019. 

Le projet AMPIANA (Appui aux Marchés Piscicoles d’ Analamanga), financé par l’Union européenne à travers le programme ASA, vise à développer la pisciculture autour d’Antananarivo dans le but d’améliorer la disponibilité en poissons dans la Capitale. C’est mis en œuvre par le consortium qui associe l’APDRA Pisciculture Paysanne, les centres des recherches malagasy et français, FOFIFA et CIRAD, ainsi que le Malagasy Professionnels de l’Elevage. Lancé depuis février 2015, ce projet touchera à sa fin en septembre 2019.  Durant cette période, le projet AMPIANA a accompagné l’installation de près de 1 500 pisciculteurs œuvrant dans les régions Analamanga, Itasy et Vakinankaratra.

Augmentation de 10 à 20%. Son objectif vise à soutenir les exploitations artisanales pour maîtriser la conduite d’une pisciculture rentable et durable dans le cadre d’une filière organisée. Cet appui consiste entre autres, en la formation des pisciculteurs sur les techniques d’alevinage et de grossissement de carpes. La rizipisciculture est en même temps développée. « Ce qui a permis d’augmenter la production de riz de l’ordre de 10 à 20%. Entre temps, les pisciculteurs ont enregistré une production de l’ordre de 120 tonnes entre janvier et juin de cette année », a expliqué Rija Andriamarolaza, chef du projet AMPIANA, lors d’un atelier de partage et de clôture de ce projet hier à l’hôtel « Le Pavé » à Antaninarenina. 

Points de vente de poissons vivants. Dans le cadre de ses activités de recherche, le projet a contribué à l’amélioration des connaissances sur la rizipisciculture, l’élevage piscicole semi-intensive et la qualité sanitaire de cette filière porteuse. Quant au volet de la commercialisation, trois points de vente de poissons vivants appartenant aux associations de pisciculteurs, ont été construits.  Les alevineurs et les grossisseurs ont été également mis en relation. Et 26 opérateurs de marché ont été dotés de kits d’hygiène.

  Mardi 13 Août 2019 – Navalona R.

Riz hybride : Prévision de production de 5 000 tonnes en 2020

Yuan Longping, l’Académicien chinois âgé de 90 ans, est un expert en riz hybride qui est maintenant développé dans de nombreux pays comme au Vietnam, en Inde, en Europe et aux Etats-Unis.

Madagascar n’est pas en reste. En effet, la STOI (Société Trading de l’Océan Indien) lance la campagne de culture de riz hybride dans le pays dans le cadre de l’agriculture contractuelle. « Les essais menés dans des localités des régions d’Itasy, de Bongolava, de Vakinankaratra et du Menabe ont été concluants puisqu’on a enregistré un rendement de productivité atteignant entre 8 à 12 tonnes à l’hectare si le rendement moyen est de 2 à 3 tonnes/ha pour les semences de riz locales. En travaillant avec des paysans dans ces localités, nous prévoyons une production de riz hybride d’environ 5.000 tonnes lors de la campagne de récolte en février à avril 2020. Plus de 2.000 paysans s’y mettent en ce moment », a annoncé Rabetsitonta Tovonanahary, le président directeur général de la STOI lors d’une conférence de presse la semaine dernière.

Revenus quintuplés. « Nous sommes convaincus que la vulgarisation de l’utilisation de semences de riz hybride contribue à l’atteinte de l’objectif du ministère de tutelle à l’autosuffisance alimentaire. Cela permet entre temps à  lutter contre la pauvreté étant donné que les revenus des paysans pratiquants vont quintupler en raison de la hausse de leur production rizicole », a-t-il poursuivi. Dans le cadre de cette agriculture contractuelle, la STOI se charge du financement de leur campagne de production en leur dotant des intrants agricoles et des petits matériels agricoles sans oublier leurs fonds de démarrage. « A la récolte, nous achèterons leur production au même prix affiché sur le marché. Et les paysans concernés effectuent le remboursement. Cela fait sept ans que nous avons lancé cette agriculture contractuelle au niveau de la filière lingot blanc. Nous promouvons maintenant la chaîne de valeur dans la filière riz hybride. Nous faisons appel à l’Etat à soutenir toutes les entreprises qui veulent se lancer dans cette filière, au niveau de la lutte contre l’insécurité ou la mise en place des infrastructures de stockage de production des paysans et leur encadrement technique, entre autres », a-t-il enchaîné.

Position. Notons qu’une délégation de la STOI a effectué une visite en Chine tout en rencontrant cet Académicien chinois sur le riz hybride. Une production de semences de riz hybride sur une superficie de 50 ha est également en vue cette année à Madagascar. « Notre objectif est que Madagascar retrouve sa position en tant qu’exportateur de riz, qui est perdue depuis 1965 », a conclu Tovonanahary Rabetsitonta.

 Lundi 12 août 2019

Prochaine édition de la FIA : Ouverture des portes début septembre

Le thème générique de la 3ème Foire Internationale de l’Agriculture, Agribusiness et Agroalimentaire (FIA) sera « Emergence d’un secteur agricole, moderne et professionnel »

Revaloriser ostensiblement les métiers d’agriculteurs, éleveurs et pêcheurs est devenu un impératif pour atteindre l’objectif émergentiste : Madagascar, Ile Verte !

Imaginons un court instant que Madagascar devienne une puissance verte et rejoigne la courte liste des nations réputées comme étant des puissances agricoles. Ce rêve est réalisable et se trouve à la portée de nos mains.

Aussi, cette prochaine édition de la FIA relayant à l’international les nombreuses initiatives exprimées au fil des années dans les différentes foires et kermesses régionales malagasy est un exercice indispensable pour relier le pays aux exigences de la mondialisation. L’observation des normes alimentaires internationales (Codex Alimentairius) est aujourd’hui une obligation.

Pour de nombreux pays avancés, l’enjeu de l’alimentation est crucial et Madagascar est/serait en capacité non seulement d’assurer son autosuffisance alimentaire, mais également d’apporter sa contribution au niveau de la région indianocéanique, mais également de satisfaire une démarche croissante au niveau de nos différents dispositifs régionaux tels que la SADC, la Comesa, la COI jusqu’au marché de l’Union Européenne. A ceux là, il conviendrait d’ajouter les nouveaux marchés de l’Asie et en particulier celui de la Chine. Pour ce faire, nous devons avoir une politique agricole ambitieuse qui en assurant des revenus honorables au monde rural limitera également un exode rural, ferment d’une pauvreté structurelle et entrainant une précarité sociale souvent déviante.

La FIA 2019 qualifiée de « Mondiale » sera une plateforme économique où toutes les chaines opératoires  des différentes filières seront  réunis pour favoriser non seulement une plus grande visibilité  des réalités agricoles de Madagascar mais également pour forcer une cohésion et que soit ainsi assuré la croissance verte de la nation.

Durant 4 jours, de l’Organisation Paysanne (OP) à la mécanisation agricole – petite, moyenne et grande – cette dernière étant nécessaire pour une industrialisation de la filière, tous les sujets majeurs seront exposés à la curiosité du citoyen lambda mais également à la réflexion de l’Agripreneur.

Le récent atelier sur le concept émergentiste qu’est l’Agritourisme devait conclure les minutes de ces rencontres par cette maxime « De la fourche à la fourchette ». Effectivement cette affirmation très volontariste est là pour nous rappeler certes l’importance de l’Agriculture dans notre vie quotidienne, et plus pragmatiquement qu’il va nous falloir également anticiper les besoins en alimentation des prochains 500.000 touristes

Madagascar, sur la route de l’émergence, sera la dynamique politique à nouveau nôtre pour cette prochaine FIA qui ouvrira ces portes début septembre.

  Lundi 12 août 2019

Agriculture : Des milliers d’ha de rizières et de champs de maïs mis en valeur

9000ha de rizières et de champs de maïs mises en valeur par le programme DEFIS dans la région Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et Ihorombe

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche par le biais du programme DEFIS contribue à l’accomplissement de la vision n°9 du président de la république de Madagascar. Pour ce faire, une signature de convention entre le DEFIS et 10 Organisations Paysannes a eu lieu à Nanisana le 09 aout 2019. Le programme soutiendra les producteurs par la valorisation de 7000ha de rizières et 2000ha de champs de maïs dans la région Amoron’I Mania, Haute Matsiatra et Ihorombe. Pour cela, 160 champs écoles Paysans pour le riz et 80 champs écoles pour le maïs vont mettre en place, accompagné d’une dotation des matériels agricoles comme la charrue, la semence, l’engrais, la sarcleuse, le herse. Ainsi, 300t d’engrais, 30t de semence riz et 33t de semence maïs seront distribués.

Le rendement sera estimé à 2t/ha pour le maïs et 4,5t/ha- 6t/ha pour le riz si cela était de 3t/ha auparavant. La filière riz et maïs sont les priorités pour le MAEP mais le programme appui d’autres filières.

5000 paysans membres : dans 10 Organisations Paysannes plus professionnels

10 organisations Paysannes seront chargés du fonctionnement de toutes les activités afin d’atteindre les objectifs. Ce sont eux qui sont responsables de la gestion des finances, du choix du terrain pour le CEP et les paysans modèles, de l’application de l’itinéraire, et l’appui technique de ces 5000paysans. Cela est fait pour renforcer les capacités de ces OPR qui ont déjà des techniciens en son sein, de faciliter le transfert de compétence technique aux agriculteurs et enfin de maintenir les appuis après le retrait du DEFIS.

Paysans entrepreneurs

Avec cette approche apportée par le DEFIS, les paysans assureront une production de qualité et de qualité qui leur permettra de se tourner vers le marché et l’exportation. Il convient de noter qu’une formation sur la gestion financière, l’étude de prix, les prêts/ épargne, le marketing et la notion de l’agribusiness seront dispensés auprès de ces paysans dans le CEP. Ils deviendront donc de plus en plus des entrepreneurs. Les paysans eux-mêmes, d’ailleurs, vont produire leurs propres semences pour l’année précédente et ils devront être entièrement indépendants. 315 paysans vont devenir producteurs de semences dans ces périmètres.

Le montant apporté par le DEFIS pour la réalisation de ces activités est d’environ 800 000dollars.

   Lundi 12 août 2019 – Njaka Andriantefiarinesy

Fiovan’ny toetr’andro : tompon’andraikitry ny 75%-n’ny fahapotehan’ny ala ny fambolena

Miantraika any amin’ny tontolo iainana ny fambolena, vokatry ny fitomboan’ny mponina be loatra, miteraka ny fiovan’ny toetr’andro izany. Tsy mifandanja koa ny sakafon’ny tany mandroso miohatra ny any amin’ny tany mahantra.

Namoaka tatitra ny Vondron’ny manampahaizana sy mpikaroka iraisam-pirenena mikasika ny fivoaran’ny toetr’andro (GIEC). Anisan’ny nisongadina tamin’ny fanadihadiana nataony ny fahafantarana fa ampiasaina sy ajarian’ny olombelona ny 72%-n’ny velaran-tany tsy misy ranomandry, izay tsy maharitra ny ankamaroany. Avy amin’ny olombelona ny 23%-n’ny etona karbonika na gaz à effet de serre (Gez), amin’ny alalan’ny fandripahana ny ala, ny fanovana ny ala ho amin’ny fambolena sy fiompiana indostrialy ny biby. Tsindry mivantana manimba ny haibolantany ny fihariana ataon’ny olombelona, izay mahatonga mivantana ihany koa ny fiovan’ny toetr’andro, manapotika ny zavamananaina, ary indrindra ny tsy fahampian-tsakafo. Tompon’andraikitry ny 75%-n’ny fahapotehan’ny ala maneran-tany ny fambolena sy ny sakafo.

Very fotsiny ny 30%-n’ny sakafo

Araka ny fanadihadian’ny GIEC ihany, mahatratra 810 tapitrisa ny olona tsy ampy sakafo maneran-tany. Etsy ankilany anefa, very fotsiny na tsy misy mihinana ny 25 hatramin’ny 30%-n’ny sakafo vokatra rehetra eto ambonin’ny tany. Endriky ny tsy fifandanjan’ny sakafo sy ny fihinanana azy izany eo amin’ny tany mandroso miohatra amin’ny tany mahantra.

Araka ny tatitra navoakan’ny fikambanana iraisam-pirenena WWF, hita soritra eto Madagasikara, ity fanadihadiana nataon’ny GIEC ity. Anisan’ny hanamarinana izany ny firongatry ny fandripahana ny ala eto amintsika, havadiky mponina ho amin’ny fambolena.

Mahatratra 25,7 tapitrisa ny Malagasy, ankehitriny, ary tombanana ho 55 tapitrisa afaka 30 taona, amin’ny 2050. Hitombo ny vava mihinana, ka hampiasaina araka ny tokony ho izy ny tany efa ambolena ary mila arindra tsara ny fanitarana ny tany vao hojariana. Tanjona, ny hisian’ny famokarana maharitra sady manaja sy miaro ny tontolo iainana.

Mifandray ny toetr’andro, ny fambolena ary ny fiarovana ny zavamananaina

Ho an’ny WWF, mampiseho ny fifandraisana akaiky eo amin’ny toetr’andro, ny olombelona ary ny zavaboahary ity tatitry ny GIEC ity. Midika izany fa tsy afa-miala ary tsy maintsy ampidirina ao anatin’ny fiovan’ny toetr’andro sy ny fampiasana ny tany ny fiarovana maharitra ny zavamananaina sisa tavela, ny fanarenana ny zavaboahary potika, nefa mifandrindra amin’ny fiarovana ara-tsakafo ho an’ny zanak’olombelona.

Manana ny lanjany lehibe ny vahaolana ho an’ny toetr’andro mifototra amin’ny zavaboahary. Singanina amin’izany, ny anjara toeran’ny ala honko amin’ny fiatrehana ny fiovan’ny toetr’andro, asdy manampy ny fiarovana ny tontolo mananaina ho an’ny mponina eny ifotony avy. Mamerina ny fisian’ny loharano ny famerenana ny ala, manampy ny tany ho lonaka ary miverina tsikelikely amin’ny maha izy azy tany aloha ny zavaboahary sady maharitra.

Nilaza ny lehiben’ny mpanolotsaina amin’ny fiovan’ny toetr’andro, sady tompon’andraikitry ny GIEC, Stephen Cornelius, fa “mitondra hafatra mafonja ho an’ny rehetra ity fanadihadiana ity, milaza fa miantraika any amin’ny fiovan’ny toetr’andro ny fomba ampiasaintsika ny tany, ka mila hovana haingana izany”.

 Lundi 12 août 2019 – Arh

Programme Défis : valorisation de 9.000 ha de terres

Dix organisations paysannes et le programme Défis du ministère en charge de l’Agriculture investissent ensemble pour la valorisation de 9.000 ha de terrains dans les régions Amoron’i Mania, Matsiatra Ambony et Ihorombe.

Les deux parties ont signé la convention afférente à ce programme en fin de semaine à Nanisana. Et, les producteurs sont à l’honneur  en valorisant 7.000 ha de rizières et 2.000 ha de champs de maïs dans ces trois ré­gions. Pour cela, 160 Champs écoles paysans (CEP) pour le riz et 80 champs écoles pour le maïs vont être mis en place, avec une dotation de matériel agricole comme la charrue, la semence, l’engrais, la sarcleuse, la herse.

Aussi, 300 tonnes d’engrais, 30 t de semence de riz et 33 t de maïs seront distribuées. Le rendement est estimé à 2t/ha pour le maïs et 4,5t/ha- 6t/ha pour le riz si cela était de 3t/ha auparavant.

Avec cette approche, les paysans assureront une production de quantité et de qualité qui leur permettra de se tourner vers le marché et l’exportation. Dans ce sens, une formation sur la gestion financière, l’étude de prix, les prêts/ épargne, le marketing et la notion de l’agrobusiness sera dispensée auprès de ces paysans dans le CEP.

En effet, ces dix organisations paysannes seront chargées du fonctionnement de toutes les activités afin d’atteindre les objectifs. Elles s’occuperont de la gestion des finances, du choix du terrain pour le CEP et les paysans modèles, de l’application de l’itinéraire et  de l’appui technique de plus de 5.000 exploitants agricoles membres.

 Lundi 12 août 2019 – Arh

Filière baie rose : les opérateurs face à un marché très concurrentiel

La filière baie rose a trouvé sa place parmi les épices exportables de la Grande île. Certes, le volume de production augmente davantage mais la quantité produite demeure faible face à une demande croissante. Nombreux producteurs et opérateurs investissent plus dans la filière, notamment dans la région Bongolava. Cependant, ils constatent que le marché devient de plus en plus concurrentiel.

Atsinanana, Atsimo A­tsi­nanana et Anosy produisent des baies roses destinées à l’exportation, mais Bongolava dispose d’une bonne qualité, grâce au faible taux d’humidité dans les produits.

« Nous vendons actuellement à 42.000 ariary le kilo de baies roses de première qualité, classifiées en grade 1 tandis que celles de la deuxième catégorie (Grade 2) se vendent à 30.000 ariary/kg », a confié François Pascal Rakotomavo, producteur de Borikely Fierenana, à 70 km de Tsiroanomandidy, qui opère dans la filière depuis 8 ans. Par ailleurs, les opérateurs œuvrant dans la filière huile essentielle achètent les graines de grade 3 à 8.000 ariary/kg.

Malgré la hausse de la production, cet opérateur constate que le marché de­vient de plus en plus concurrentiel. « Certes, Madagascar dispose d’une meilleure qualité de baie mais le Brésil, notre principal concurrent, affiche des prix plus compétitifs. Cela décourage les producteurs. Actuellement, nous avons encore 50 kg de stock  non écoulé », a-t-il indiqué.

La baie rose de Ma­da­gas­car est exportée vers l’Italie, le Japon et la France. L’île de La Réunion, les pays de l’Amérique du sud, notamment le Brésil, la Floride et la Nouvelle-Calédonie, sont les principaux concurrents de Madagascar sur le marché international.

Une filière porteuse

D’après les témoignages, un producteur peut produire jusqu’à 200 kg de baies roses de premier grade et plus de 300 kg de grade 2 et 700 kg de grade 3 pour un hectare de terrain. « Nous possédons près de 200 pieds de poivriers de différentes tailles. Un arbre d’un an peut déjà produire des baies mais à moindre quantité, tandis qu’un grand arbre donne entre 5 et 8 kg de baies et sa durée de vie peut aller jusqu’à 50 ans. La récolte se fait à partir du mois d’avril mais jusque-là, nous ne récoltons qu’une quinzaine de kilo par mois », a expliqué notre interlocuteur.

Bongolava collecte en moyenne une trentaine de tonnes de cette épice à cha­que saison. Le rendement est encore faible mais croît davantage. En 2017, la région a produit 27 tonnes et compte améliorer ce volume pour atteindre les 80 t demandées par les exportateurs, d’ici quatre à cinq ans.

    Lundi 12 Août 2019 – Antsa R.

FIER- Mada : Grande affluence au stade Makis durant les 5 jours

Les organisateurs de la 21e Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar (FIER-Mada) peuvent se vanter d’avoir eu un grand succès durant l’édition 2019, qui s’est tenue du 7 au 11 août au stade Makis Andohatapenaka. Agribusiness, secteur des mines, artisanat, bien-être, santé, financements, etc. autant de domaines d’activités ont été représentés durant cette rencontre économique, qui comptait plus de 400 stands, occupés par les acteurs de l’économie rurale des 23 régions de Madagascar. Durant tout le week-end dernier, les visiteurs se sentaient à l’étroit, non pas parce que l’espace dédié à l’événement est petit, mais parce que les visiteurs, tout comme les participants sont venus en grande masse. Pour certains visiteurs que nous avons questionnés, les organisateurs de la FIER -Mada devraient désormais envisager à trouver un espace plus grand, pour pouvoir satisfaire la demande.

Lundi 12 Août 2019 – Velo Ghislain

Autosuffisance en riz : Le riz hybride comme solution

La politique de l’Etat ayant pour objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2020 nécessite la participation de tous les acteurs aussi bien économique qu’agricole. La plantation de riz hybrides constitue peut-être l’une des solutions dans l’atteinte de cet objectif. Pour ce qui est du riz hybride, la récolte peut atteindre les 7 à 12 tonnes à l’hectare, selon les explications de Tovonanahary Rabetsitonta, promoteur du riz hybride à Madagascar. «La culture du riz hybride ne nécessite pas de techniques sophistiqués ou différents des techniques de culture traditionnelle» a-t-il rassuré.

Actuellement, des régions se sont déjà mises dans la pratique de la culture de riz hybride, a-t-il fait savoir. «On n’est plus à l’essai maintenant, nous attendons des récoltes. Pour l’année prochaine, plus précisément en février prochain, la récolte est estimée dans les cinq milles tonnes» se réjouit Tovonanahary Rabetsitonta. Depuis cette année, la vulgarisation de cette culture a été lancée à d’autres régions de l’île.

Pour ce faire, un système d’agriculture contractuelle est mis en place. «La société fournit les semences et les engrais aux agriculteurs. Et après les récoltes, ils les remboursent, et en plus de cela, la société achète les récoltes auprès de ces agriculteurs. C’est un système gagnant-gagnant», soutient Tovonanahary Rabetsitonta, président directeur général de la société STOI, promoteur de la culture du riz hybride à Madagascar.

Même si ce genre de culture vient de la Chine, les grands producteurs de riz l’utilisent déjà. «La Chine, le Vietnam, l’Inde et même les Etats-Unis pratiquent déjà cette culture de riz hybride», a-t-il fait savoir avant de conclure que «Et c’est cette culture de riz hybride qui a participé à l’émancipation rizicole de ces pays».

 Samedi 10 Août 2019 – Navalona R.

TerraBio : Un nouveau mode de consommation

La société Guanomad se lance dans le système d’intégration verticale. Ainsi, dans le cadre de la 21e édition de la Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar (FIERMADA), elle promeut une nouvelle marque de produits agricoles biologiques dénommée Terrabio.

« Nous l’avons créé suite à une demande incessante de la population de ce genre de produits tout en développant des chaînes de valeur », a expliqué Erick Rajaonary, le PDG de Guanomad lors d’une conférence de presse sur le lancement officiel de cette marque « Terrabio » hier à son stand à la FIERMADA. Ainsi, « nous allons mettre en place un système d’agriculture contractuelle avec les groupements de paysans désirant se lancer dans l’agriculture biologique. Ils utilisent déjà les engrais biologiques produits par Guanomad. Nous leur fournirons tous les intrants nécessaires en leur prodiguant une formation sur les techniques de production plus performantes. Ensuite, un cahier de charges sera mis à leur disposition afin d’assurer le contrôle et le suivi en matière de respect des normes bio », a-t-il poursuivi.

Abordables. Et ce n’est pas tout ! « Guanomad assurera le débouché des produits agricoles, notamment les fruits et légumes de ces paysans au moment de la récolte. En effet, nous allons les acheter en vue d’approvisionner entre autres, les grandes surfaces ou les hôteliers et les restaurateurs, voire les particuliers », d’après toujours ses explications. Notons que de nombreux paysans utilisent les engrais biologiques de Guanomad dans tout Madagascar à travers ses agences et ses plus de 200 distributeurs. « Notre objectif est de sensibiliser la population à adopter un nouveau mode de consommation à travers cette marque TerraBio. En fait, les Malgaches devront maintenant consommer des produits bio pour leur bien-être. Et les fruits et légumes portant l’enseigne Terrabio, sont abordables à toutes les bourses », a fait savoir Domoina Rajaonary, Administrateur de TerraBio. Une séance de dégustation de jus de fruits bio, s’est tenue dans le cadre de cet événement.

Certification Ecocert. Et à part les paysans qui vont mettre en pratique l’agriculture contractuelle avec Guanomad, le PDG de cette entreprise a également annoncé qu’il va soutenir les jeunes qui veulent se lancer dans des projets d’agri-business ,visant à fournir des fruits et légumes bio. « Nous nous chargerons de financer l’acquisition de la certification Ecocert étant donné que ce n’est pas à la portée des paysans et des jeunes startuppers. En fait, notre leitmotiv est de contribuer au développement économique de Madagascar, en boostant le développement rural », a conclu Erick Rajaonary.

 Vendredi 9 Août 2019 – Nandrianina A.

Commune d’Ambohijanaka : Les paysans bénéficient du programme agricole Roso

Le groupe Filatex a fait procéder à une enquête dans la commune d’Ambohijanaka durant le mois de novembre 2018, afin de mettre en œuvre l’ODD N°2 faim zéro (éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable). Le programme ROSO est né à l’issue de cette enquête et sera mené à bien par l’ONG Iray Dia et financé par le groupe Filatex. Le programme est né de l’initiative du groupe Filatex à augmenter la qualité de vie des agriculteurs de la commune d’Ambohijanaka. La présentation du dit programme aux paysans a eu lieu hier dans la commune d’Ambohijanaka. Le groupe Filatex soutiendra les paysans de cette commune dans leurs activités agricoles. Le programme effectuera ses interventions dans les 12 fokontany de la commune d’Ambohijanaka, District d’Antsomondrano, Région Analamanga. Ce programme débute ce mois d’août 2019. Les activités suivantes seront effectuées pour permettre aux paysans de bénéficier du programme : création de deux groupements villageois par fokontany, transfert de bonnes pratiques agricoles (SRI, paysans semenciers, cultures maraichères favorisées, appui aux activités d’élevage), favorisation de la gestion des exploitations (gestion de l’eau et de la fertilité du sol, facilité à l’accès aux intrants agricoles, gestion du budget familial).

  Vendredi 9 Août 2019

Economie : FIER MADA jusqu’à dimanche

Ouverture hier de la 21e édition de la FIER MADA qui aura lieu jusqu’au dimanche 11 août 2019. 450 participants y exposent des produits et des services variés venant et existant dans les 23 régions de Madagascar.

FIER MADA pour les participants est une  occasion de créer des nouveaux contacts, des moments privilégiés pour apprendre des autres et améliorer les démarches pour mettre la mise en valeur des produits nationaux ?

   Jeudi 8 août 2019 – Ny Ami
« FIERMADA 2019 » : Hifanome tanana amin’ireo tantsaha ny fitondram-panjakana

Nosokafana  tamin’ny fomba ofisialy, omaly, tetsy amin’ny kianja Makis Andohatapenaka   ny andiany faha-21 amin’ny hetsika «  Fier Mada. »

Haharitra dimy andro ny hetsika ary tsy hifarana raha tsy amin’ny 11 aogositra ho avy izao.  Tonga teny an-toerana nanokatra ity hetsika ity ny filoham-pirenena, Andry Rajoelina sy ireo  mpikambana ao amin’ny governemanta. Isan’ny lohahevitry ny «  Fiermada  » tamin’ity  andiany faha-21 ny fikatsahana fampandrosoana maharitra amin’ny alalan’ny fampiasana  ireo harena voajanahary eto Madagasikara sy ny fifampiresahana mivantana amin’ireo  tantsaha eny ifotony mba hahafahana mamoaka ny vokatra vokariny.

Nampitaraina ny mpikarakara ity hetsika ity hatramin’izany ny faharatsian’ny fotodrafitrasan’ny tantsaha sy ny tsy fahazoan’izy ireo tohana avy amin’ny fanjakana. Nambaran’ny tompon’andraikitra fa « miady irery ny tantsaha satria sady ratsy ny lalana hamoaham-bokatra  no tsy  misy ny lalam-barotra. » Manoloana izany dia nanambara ny filoha, Andry Rajoelina  fa  tafiditra ao anatin’ny laharam-pahamehan’ny fanjakana ankehitriny ny fanohanana ny  tantsaha  na inona na inona sehatra misy azy. Efa maro ny tantsaha notohanana tamin’ny  alalan’ny tetikasa «  Fihariana  », hoy ny filoha ary efa misy lalana hafa ihany koa amin’izao hanampiana mivantana ny tantsaha ka isan’ireny ny fanamboaran-dalana manerana ny  faritra maro eran’i Madagasikara.

«  Mila mitady lalam-barotra mankany ivelany isika ary mila avoaka ny vokatra any  amin’ny faritra rehetra, ka hamoraina ny fahazoan’ireo tanora hiroso amin’ny fandraharahana, ampiana fampiofanana azony ary hampitomboina ihany koa ny tohana ara-bola  » hoy ny  Filoha Andry Rajoelina. Notsindrian’ny Filoha manokana fa efa mandeha amin’izao fotoana  izao ny fanamboarana ny lalana any amin’ireo faritra rehetra mamokatra eto Madagasikara  mba hahatratrarana ny fahaleovan-tena ara-tsakafo amin’ny taona 2020, ka isan’ireny ny  lalam-pirenena faha-44 sy ny lalam-pirenena mampitohy an’ Ambilobe-Vohamer.

70% nahita lalam-barotra

Ho an’ny minisiteran’ny fambolena sy ny fiompiana ary ny Jono kosa dia nambaran’izy ireo  fa efa nisy ny dingana natao nanatsarana ny fandraharahan’ny tanora. Tafiditra ao  anatin’izany ny tetikasa Pejar nanohanana ny tanora hisehatra misimisy kokoa eo amin’ny  tontolon’ny famoronana asa. Raha ny tarehimarika  dia maherin’ny 70 isan-jaton’ireo olona  nampiranty ny vokatra tamin’ny Fiermada tamin’ny taona 2017 no efa nahita lalam-barotra manokana namoahana ny vokatr’ izy ireo tamin’ity andiany faha-21 ity. Nitombo  ihany koa ny mpampiraty satria tranoheva manodidina ny 450 eo ho eo no hita teny an-toerana ary saika tazana teny avokoa ireo rehetra mifanaraka amin’ny filan’ny tantsaha toy ny tohana ara-bola, tetikasa hanatsarana ny fambolena sy ny fiompiana.

Jeudi 8 Août 2019- Sajo sy Njaka A.
Fier-mada 2019: tosika ho an’ny fambolena sy ny fiompiana

Atao eny amin’ny kianja Maki Andohatapenaka, ny foara Fier-Mada, andiany faha-21, nanomboka omaly ary hifarana amin’ny  alahady 11 aogositra. Fotoana entina hanohanana ny sehatry ny fambolena sy ny fiompiana ary ny jono. Miisa 450 ny tranoheva, ahitana ny seha-pihariana samihafa, toy ny famokarana, ny fanodinam-bokatra, ny fitaovam- pamokarana, ny zezika sy ny masomboly ary ny fanafody, ny sehatra ara-bola (mikraofinansa sy banky), sns.

Nanokatra ity hetsika, omaly, ity ny filoha Rajoelina, nanehoany fa vonona hiara-kiasa sy hanohana ny tantsaha sy ny mpamokatra ny fanjakana. Efa misy ny ezaka ataon’ny fanjakana hampiroboroboana ny sehatry ny fambolena, toy ny fanamorana ny dingana atao amin’ny lafiny fananan-tany, hampirisika ny tantsaha hanitatra ny velaran-tany hajariany. Eo koa ny fandaharanasa Fihariana, manohana ny mpandraharaha hahita famatsiam-bola sy fiofanana ho matihanina.

Manampy ireo, efa voasoratra ao anatin’ny Tetibolam-panjakana nohavaozina (LFR 2019), ny fanorenana sy ny fanavaozana ny fotodrafitrasa, toy ny lalana ohatra, hanamorana ny fitaterana ny vokatra. Tafiditra ao anatin’izany ny fanarenana ny lalam-pirenena faha-44, mankany Ambatondrazaka, sompitr’i Madagasikara.

Manohana kaoperativa 15 ny Ambatovy

Mandray anjara amin’ity Fier-Mada 2019 ity koa ireo kaoperativa tantsaha miisa 15, tohanan’ny orinasa Tetikasa Ambatovy. Avy any amin’ny faritra Alaotra Mangoro sy Atsinanana izy ireo, avy any amin’ny tanàna na kaominina andalovan’ny fantsombe miainga any Ambatovy Moramanga hatrany Toamasina. Anisan’ny tohana nomen’Ambatovy azy ireo, ny fampiofanana momba ny fambolena sy fiompiana, ny famatsiana masomboly, ny fanorona fikarohana lalam-barotra, sns. Nilaza Rtoa Sarah Minah, sekretera jeneraly ny kaoperativa Felamamy, fa “mahavelombolo ny vokatra, izahay tantsaha indray no tsy maharaka ny lalam-barotra”. Tsy maharaka ny filan’ny tsena ny vokatra, toy ny kanelina, ny garana, sns.

Nanamarika ny filoha Rajoelina fa tsy nahafa-po azy ny fikarakarana, ny fanomanana, ny toerana, ka hanampy ny fikarakarana ny andiany faha-22 izy. Hatao amin’ny toerana tsara kokoa, hatao maimaimpoana ny dokambarotra any amin’ny haino aman-jerim-panjakana, mba ho fantatra manerana ny Nosy.

 Jeudi 8 Août 2019 – Riana R
Fier Mada : l’économie rurale à relancer

Placée sous le thème de la professionnalisation et de la promotion du business rural, la 21e édition de la Foire internationale de l’économie rurale (Fier Mada) a débuté hier, au Stade Maki Andohatapenaka. C’est un rendez-vous incontournable de tous les acteurs et parties prenantes dans le secteur de l’agriculture, mais également une opportunité majeure pour les exploitants locaux de mettre en avant leurs produits.

La Fier mada a connu un début timide cette an­née. Mais comme à l’ac­coutumée, l’affluence at­teindra son pic vers le 4e et le 5e jour de la foire. Pour la première fois également, un président de la République a parrainé la cérémonie d’ouverture de cette manifestation économique phare du secteur agricole. C’était l’occasion pour Andry Rajoelina d’insister sur la nécessité de relancer l’économie rurale à Madagascar.

Les résultats préliminaires du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) publiés le 6 août dernier révèlent que 80 % de la population malgache vi­vent toujours en zone rurale. Le développement rural reste ainsi un défi majeur pour la Grande île.

A ce propos, Andry Ra­jo­e­lina a avancé «La né­cessité de substituer l’agrobusiness au système de l’agriculture familiale à Ma­da­gas­car à travers la facilitation des démarches dans le domaine foncier, la formation et les appuis financiers». «La lutte contre la pauvreté à Madagascar pas­se inévitablement par le développement du monde rural», a-t-il poursuivi.

Manque d’infrastructure

Force est de constater qu’une exploitation sur un terrain de 300 à 400 ares avec une technique peu mécanisée et une faible utilisation d’engrais et autres fertilisants caractérise l’agriculture à Madagascar.

Jaques Ramanantsoa, l’initiateur de la Fier Mada, a soutenu dans ce sens que le monde rural a besoin d’infrastructures et de formations pour pouvoir répondre aux demandes du marché. « Voilà pourquoi nous avons placé cette nouvelle édition sous le thème du business rural », a-t-il soutenu.

Toutefois, 70 % des exploi­tants ruraux participants à la 21e édition de la Fier Mada ont déjà trouvé des contrats et une piste pour développer leurs activités. La plupart d’entre eux sont membres d’une coopérative et bénéficient du soutien des programmes destinés à accompagner les exploitants ruraux. Le programme de Formation professionnelle et d’amélioration de la productivité agricole (Formaprod) ou encore le Programme de promotion de l’entreprenariat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-industrie (Pejaa) font partie des initiatives de l’Etat pour soutenir le secteur.

 Jeudi 8 Août 2019 – Navalona R

21e édition de FIERMADA : Le Président Rajoelina va soutenir les paysans

La Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar (FIERMADA), dans sa 21e édition, se déroule au stade Makis à Andohatapenaka et qui a débuté hier et prendra fin dimanche11août 2019.

Plus de 450 stands y sont érigés. De nombreux paysans représentant toutes les régions de l’île y exposeront leurs produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Les artisans et les transformateurs de produits agricoles, y trouveront également leur compte. En effet, cette foire d’envergure internationale constitue une plateforme de rencontre et d’échange entre tous les acteurs du monde rural, allant des producteurs et des fournisseurs en passant par les transformateurs et les prestataires de service , ainsi que les opérateurs. « Je vais soutenir les paysans à développer leurs activités, et ce, d’une manière professionnelle. C’est une promesse qui sera transformée en acte », a déclaré le Président Andry Nirina Rajoelina, lors de l’ouverture officielle de la 21e édition de la FIERMADA hier.

Agri-business. Ainsi, « à la prochaine édition de cette manifestation économique, j’apporterai mon appui à son organisation. D’autant plus, la FIERMADA devra se tenir dans un endroit plus spacieux comme au Centre de Conférence International, afin d’attirer de nombreux visiteurs. En fait, les paysans participants sont à la recherche de débouchés de leurs produits agricoles. Ils devront entre temps, faire connaître leurs produits via une campagne publicitaire gratuite au niveau de la chaîne de télévision nationale », a-t-il évoqué. Notons que les actions prioritaires de l’Etat constituent entre autres, l’autosuffisance alimentaire, le développement industriel, le tourisme et la création d’emplois, ainsi que le développement du secteur minier qui contribue à la lutte contre la pauvreté. Le Chef de l’Etat sollicite ainsi les paysans à passer de l’agriculture familiale à l’agri-business en se professionnalisant et en faisant une extension de leur superficie d’exploitation. Il a pris comme exemple l’augmentation de la production de cacao de dix fois plus que la production actuelle qui n’atteint que 9 000 tonnes, alors que Ghana et la Côte d’Ivoire produisent à raison de deux millions de tonnes par an. « Notre cacao qui est de qualité a reçu un label à New York cette année, mais la superficie exploitée reste toujours la même depuis la colonisation. Une facilitation d’accès au foncier s’impose ainsi pour atteindre cet objectif », a enchaîné le Président Andry Rajoelina.

200 milliards d’ariary. En outre, il va appuyer techniquement et financièrement les paysans en lançant le programme « FIHARIANA ». « C’est une grande première à Madagascar. Je vais faire une tournée régionale en commençant par la région de l’Itasy pour les faire connaître ce programme. Vous, les paysans, vous devez soumettre votre dossier de candidature pour obtenir un financement. Dans le cadre de ce programme, un financement de l’ordre de 200 milliards d’ariary sera mobilisé. Il faut également viser le marché international en se professionnalisant », a fait savoir le Chef de l’Etat. Pour les organisateurs, l’objectif de la FIERMADA consiste à promouvoir le business rural. Des conférences-débat relatifs à ce sujet auront d’ailleurs lieu dans le cadre de cet événement. A part les produits agricoles biologiques spécifiques à chaque région, les produits de la pêche, les produits du bien-être à base de matière première naturelle, les pépinières de plantes dont les bois de rose et les volailles, seront à l’honneur.

 Jeudi 8 Août 2019

Point de vue : L’agriculture, source de tout développement

Le Président de la République était conscient des attentes du pays en matière de développement lors de l’ouverture de la 21ème édition de la Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar (FIER MADA). Le développement de la Nation ne peut démarrer que par l’agriculture et la transformation. C’est en nourrissant la population avec ses propres moyens que le pays peut survivre. Ceci dit, la croissance du secteur agricole doit au moins assurer la croissance démographique du pays pour que les 25 millions de Malagasy puissent réellement manger à leur faim.

L’économie rurale requiert en revanche des mesures politiques importantes et rapides. Si le Vietnam, le Japon ou aussi le Sénégal ont mené leur révolution agricole, Madagascar demeure pour l’instant au stade de démarrage. C’était en 2015 que tout a redémarré avec la remise en marche des périmètres irrigués, la rénovation des bassins versants, la création de plusieurs techniques agricoles et la promotion de nouvelles filières d’élevage. La promotion de la chaine de valeurs agricole a été initiée et la création des activités de développement intégrées a été avancée. Produire le double avec les moyens actuels est désormais possible. C’est l’accompagnement qui est souvent inapproprié.

Arrivé à un stade où Madagascar arrivera à produire plus qu’il n’en a besoin, les Malagasy seront maîtres de leur destin. Arriver à produire davantage pour alimenter les industries de transformation locales et créer des emplois importants, c’est le rêve de tout dirigeant. Madagascar peut y arriver et les dirigeants en ont la capacité. Mais tout est question de volonté.

 Jeudi 8 Août 2019 – Velo Ghislain

Fier Mada : Professionnaliser les métiers agricoles

Le développement du secteur agricole, pilier de la croissance économique du pays, est une priorité pour l’État malagasy. Le Président Andry Rajoelina a exprimé sa volonté de travailler de concert avec les agriculteurs pour trouver ensemble des solutions durables pour développer le secteur lors de l’ouverture officielle de la FIERMada, au Stade Maki Andohatapenaka. L’État a, d’ores et déjà, déployé des efforts pour développer le secteur agricole, notamment dans la facilitation des démarches dans le domaine foncier, a-t-il fait savoir. Ceci, afin d’encourager les agriculteurs à étendre leurs terrains d’exploitation.
Le programme Fihariana a également été mis en place pour aider les entrepreneurs à trouver des financements ainsi que des formations professionnelles, selon toujours le Président de la Répu-blique. Par ailleurs, la construction et la réhabilitation des infrastructures telles que les routes pour acheminer les produits, ont été inscrites dans la récente loi de finances rectificative. Parmi les routes nationales concernées, figure la RN44 reliant Ambatondrazaka, le grenier de la production rizicole à Madagascar. Le défi est de professionnaliser les métiers agricoles à travers toute l’Île afin d’accroitre les productions car l’agriculture reste la clé pour sortir le pays de la pauvreté, a déclaré le Président de la République. 450 stands ont été érigés pour présenter les différents produits issus des 23 régions de Madagascar lors de cette 21ème édition de la FIERMada qui se tiendra jusqu’au dimanche 11 août 2019.

   Jeudi 8 Août 2019 – Jemima R

CIDST : Des bases de données commerciales disponibles pour bientôt

Dans sa mission de valorisation et diffusion des résultats de recherche; d’appuie aux acteurs du développement en information scientifique et technique pour une meilleure prise de décision, le CIDST offre à chaque édition de la Fier Mada, des nouveaux documents ou fiches techniques portant sur le secteur élevage et agriculture.

Le Centre d’Information et de Documentation Scientifique et Technique (CIDST) dispose d’une bibliothèque au niveau de son centre à Tsimbazaza, avec libre accès à l’information scientifique et technique. Ce centre a en sa possession 19 000 documents et des bases de données sur l’environnement et le développement rural. Par ailleurs, les bases de données commerciales relatives à l’importation, exportation et normalisation des produits agricoles sont en cours et seront disponibles pour bientôt, a-t-on appris. Cette bibliothèque attire environ 10 personnes par jour durant les périodes de travail, et une augmentation de ce nombre est constatée lors des périodes de vacances. Etudiants, opérateurs économiques, agriculteurs et éleveurs figurent parmi les visiteurs.

Dans sa mission de valorisation et diffusion des résultats de recherche ; d’appuie aux acteurs du développement en information scientifique et technique pour une meilleure prise de décision, le Centre d’Information et de Documentation Scientifique et Technique (CIDST) offre à chaque édition de la Foire Internationale de l’Economie Rurale de Madagascar, des nouveaux documents ou fiches techniques portant sur le secteur élevage et agriculture. Les recherches effectuées par les enseignants chercheurs sont élaborées suivant les besoins des éleveurs ou agriculteurs. Cette année, outre les anciennes fiches techniques, des nouveaux documents sur l’élevage des cailles, et la plantation des bananes et vanille sont disponibles. Une nouvelle fiche technique sur la plantation de raisins est en vue pour la prochaine édition. Au total, durant la 21ème édition de la FIER Mada, 60 fiches techniques relatives à l’élevage et l’agriculture ont été élaborées et sont disponibles actuellement. Des feed-back positifs ont été enregistrés auprès des utilisateurs de celles-ci, selon les explications du Dr Sylvia Volampeno, Directeur du CIDST et non moins Enseignants chercheurs. Notons que ces fiches techniques ont été traduites en malagasy et vendues à partir de 200 Ariary.

   Jeudi 8 Août 2019 – Fanambinantsoa

Fier-Mada. Agri-business ou rural-business ?

Pour la première fois depuis plus de 20 ans que Fier Mada est né, un président de la République a procédé à l’inauguration de cette foire-exposition et forum à la fois des paysans agriculteurs éleveurs, pêcheurs et artisans à la fois qu’est le Fier-Mada ou Foire de l’économie rurale de Madagascar. Tout le monde s’en félicite et en premier lieu les organisateurs et les exposants. Le président de la République Andry Rajoelina d’ailleurs n’a pas caché sa fierté ; et dans son allocution il a encouragé de telles manifestations et il a promis un soutien conséquent pour les prochaines éditions de Fier-Mada. En tout cas, Jacques Ramanantsoa, un des fondateurs de Fier-Mada a saisi l’occasion pour transmettre au président de la République, des messages en faveur du monde rural –plus précisément en faveur des salaires minima (SMIG) dans le secteur rural. Il a aussi suggéré la revue annuelle du SMIG agricole sur la base des recettes issues des exploitations des ressources naturelles, du sol et du sous-sol (impôt, taxe et redevance divers) des régions ; et que cette méthode soit stipulée dans la Constitution. Jacques Ramanantsoa a apparemment recadré la perception communément en vogue d’agri-business pour une option et une philosophie plus appropriée du rural-business.

En tout cas le président Andry Rajoelina a recommandé à la population malgache de changer d’habitude alimentaire, de consommer davantage de maïs et de poulet pour davantage de protéine, et ce à la place du riz et de la viande rouge (de zébu).

Bien sûr le maïs est plus nutritif et procure plus d’énergie mais il demande plus de charbon ou de bois de chauffe, et de temps également à la cuisson ; en d’autres termes il est onéreux. De plus, il faut tenir compte de la concurrence animale et des rentrées d’argent des ménages qui écoulent le maïs auprès des collecteurs qui approvisionnent les compagnies et usines de provenderie. Si voici un mois le kilos de maïs en grain s’achète auprès des épiceries à 800 ariary, aujourd’hui, il vaut 1200 ariary.

Par ailleurs, quand le président indique qu’il faut aussi recourir à l’élevage à cycle court qui est plus productif en 40 jours ; il entend par là l’élevage de poulet de chair. Il n’y a pas de mal à cela certes, bien qu’il faille toujours s’approvisionner auprès des compagnies productrices de poussins d’un jour et de provende pour garantir la poursuite de sa petite entreprise individuelle d’élevage de poulet de chair, voire de poule pondeuse. Mais que faire alors des « poulets gasy » qui sont déjà implantés alors que des associations d’éleveurs de « poulets gasy » sont depuis plus d’un an déjà, dans l’Imamo entre autres régions, en train de promouvoir des méthodes à productivité aussi performante à l’échelle du paysannat malagasy. D’après un membre d’une de ces associations d’éleveurs de « poulets gasy », avec un coq et cinq poules élevés de manière méthodique et rationnelle, un éleveur arrive à quelque 500 têtes en une année ; un élevage domestique moderne qui convient au paysannat et qui peut améliorer la vie et l’économie rurale. Bref, il y a beaucoup de matière à réflexion entre agri-business et rural-business.

  Mercredi 7 Août 2019 – Solange Heriniaina

Ambohijanaka – FILATEX appuie les paysans à travers le projet « Roso »

Secteurs clés pour le développement économique. L’agriculture et l’élevage demeurent les activités qui assurent le quotidien de 80 % de la population malagasy. C’est dans ce cadre que le groupe FILATEX finance le programme de développement agricole « Roso » mené par l’Organisation non gouvernemental (ONG) « Iray Dia ». Le projet sera mis en œuvre durant ce mois d’août. Cela tombe bien car Madagascar se trouve en ce moment au cœur d’une grande campagne rizicole. Tous les travaux sont alors exécutés dans la Commune d’Ambohijanaka dont 12 Fokontany en sont bénéficiaires.

Plusieurs activités

Dans son action, l’ONG « Iray Dia »vise essentiellement à améliorer de façon durable la sécurité alimentaire et le revenu des agriculteurs. Ainsi, dans ses activités, l’équipe transfert aux paysans les bonnes pratiques agricoles, notamment le Système rizicole intensif (SRI) et les cultures maraîchères. Mais en même temps, l’ONG appuie les activités d’élevage que ce soit des bovins, vaches laitières, volailles ou la pisciculture. Outre cela, l’organisation offre une formation dans la gestion de l’eau et la fertilité du sol, la facilitation à l’accès aux intrants agricoles et surtout la gestion du budget familial. A noter qu’un technicien accompagne les paysans durant toutes ces activités.

Résultats attendus 

Les paysans auront sûrement du mal à s’adapter aux nouvelles techniques et méthodes. Néanmoins, l’ONG espère que la moitié de la population ciblée utilisera des semences améliorées à l’issue de ce programme. Les innovations agricoles, quant à elles, permettront aux agriculteurs d’augmenter leur rendement de 30 %. Par ailleurs, deux points d’eau clés seront réparés afin de mieux alimenter en eau les rizières et de les fertiliser.  Cette initiative s’inscrit dans l’atteinte des objectifs durables N° 2 qui consistent à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.

  Mercredi 7 Août 2019

Agriculture et sécurité alimentaire : Résultats décevants pour le Projet Bassin-versant Lac II

Le projet BV Lac II est intégré dans le cadre de la politique nationale Bassins versants périmètres irrigués (BVPI), qui avait pour objectif global l’amélioration durable des conditions de vie et des revenus des populations grâce à la préservation et à la valorisation des ressources naturelles.

Les objectifs étant d’augmenter la production agricole, de préserver l’environnement et sécuriser le fonctionnement des aménagements hydro-agricoles par la protection des bassins versants, d’assurer et sécuriser les conditions du développement des exploitations agricoles, de renforcer les capacités des producteurs et de leurs organisations, de renforcer les capacités des structures décentralisées et des services déconcentrés locaux en vue du transfert de maîtrise d’ouvrage, et de renforcer la promotion de l’agroécologie au niveau national.

Mais remarque Cabinets Sylva trop et BRM et l’AFD , dans leur évaluation , le projet n’a pas réellement contribué à l’amélioration de l’offre de services aux exploitations agricoles. Les pratiques agroécologiques ont été adoptées et adaptées par îlots. Les effets sur l’accroissement durable de la production, les revenus des ménages, l’aménagement des bassins-versants et le service de l’eau sont limités. Le projet a permis de développer une offre de service public local accessible au plus grand nombre, même si l’impact réel en termes de sécurisation foncière des ménages reste faible. L’objectif « laboratoire » de la politique foncière a été négligeable.

Conclusions et enseignements

Ce projet , selon la même évaluation, a contribué à initier les bases d’une agriculture durable, performante, professionnelle, attachée à la préservation des paysages et ressources renouvelables. Des outils et mécanismes qui inscrivent le développement de l’exploitation dans une vision territoriale plus large, impliquant les autres acteurs du développement local ont été testés et systématisés. Des référentiels technicoéconomiques ont été produits. Les résultats sur les périmètres irrigués sont décevants.

Sur le volet foncier, le projet a eu un impact indéniable en ancrant la réforme foncière dans le paysage institutionnel et en mettant en place un service public de sécurisation foncière local accessible au plus grand nombre. Ces résultats sont toutefois extrêmement fragiles et réduits à la zone du projet.

  Mardi 6 Août 2019- Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA.
(Source : MAEP)

Exploitation des crabes des mangroves : Une suspension de deux mois à partir du mois d’août.

A Madagascar, cela fait plus de deux ans que l’exploitation des crabes des mangroves (Scylla Serrata) n’a pas eu droit à une fermeture, même pas une petite semaine de pause. Une situation qui a impacté négativement sur la production, que ce soit en qualité ou en quantité selon les opérateurs. Ainsi, l’équipe du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), menée par le Directeur de cabinet Lova RAMAROSON est venue rencontrer les acteurs de la filière à Mahavatsy II, Tuléar. Le but de cette visite est d’informer tous les opérateurs que désormais, l’arrêté 14 274/2019 sur la règlementation de l’exploitation des crabes des mangroves, stipule la suspension de toutes les exploitations du Scylla Serrata du 10 août au 31 octobre 2019. Une initiative du MAEP qui a ravi les exploitants de la filière crabe puisque selon ces derniers, deux mois et vingt jours ne peuvent que préserver la durabilité de cette filière.

Suspension temporaire de l’exploitation. La ponte des crabes des mangroves a généralement lieu entre août et octobre. C’est donc pour cette raison que l’exploitation sera fermée chaque année à cette même période. Cette suspension de l’exploitation signifie qu’il est formellement interdit de pêcher, de collecter, de commercialiser, d’acheter, de transporter, de conserver ou encore d’exporter les crabes des mangroves qu’ils soient vivants, semi-conservés, congelés, entiers, en morceaux, ou sous d’autres formes. Cet arrêté s’applique sur l’ensemble du territoire malgache et à ceux qui sont encore tentés de déroger à cette loi, seront sévèrement sanctionnés.

Un atelier pour la filière crabes. Mais que l’exploitation soit fermée ne signifie pas que les acteurs de la filière crabes doivent rester muets et suspendre leurs activités. En effet, le MAEP prévoit d’organiser un atelier national des crabes des mangroves pendant la fermeture de l’exploitation. Le but est de permettre aux exploitants ainsi qu’à tous les acteurs , de s’exprimer mais aussi de partager leurs expériences. Pour l’instant, la date et le lieu de cet événement restent inconnus mais seront certainement communiqués par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et la Pêche en temps voulu.

 Mardi 6 Août 2019- Arh

Crabes de mangroves : fermeture saisonnière de la pêche

La pêche aux crabes est suspendue à compter du 10 août jusqu’au 31 octobre. Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) a pris cette décision afin de respecter la période de ponte et pour assurer une gestion rationnelle de cette ressource halieutique.

Ce département ministériel rappelle que l’arrêté 14274/2019 portant la réglementation de l’exploitation des crabes de mangroves (Scylla serrata) a déjà été publié le 18 juillet. Cet arrêté dispose que l’exploitation, la pêche, la collecte, la vente, l’achat, le transport, la conservation et l’exportation de toute forme de crabes de mangroves de Madagascar vivantes, semi-conservées, congelées, entier, morceau, miette, chair… est fermée du 10 août à zéro heure au 31 octobre à minuit de chaque année sur tout le territoire national.

Depuis deux ans (2017-2018), l’exploitation des crabes n’a pas connu de fermeture. Cela a eu des impacts négatifs au niveau de la production, tant en qualité qu’en quantité, d’après les opérateurs. Selon les responsables du Maep ayant effectué des missions de sensibilisation auprès des opérateurs œuvrant dans la filière crabe du pays, cette fermeture de deux mois et 20 jours coïncide avec leurs attentes afin de préserver la durabilité du secteur. Ils déclarent qu’ils veilleront à l’application de cet arrêté.

 Lundi 5 Août 2019- Synèse R

Fihariana: misy ny vahaolana hoan’ ny fambolena

Azo atao tsara ny mamerina ireo avy any ambanivohitra mibosesika an-tanan-dehibe. Anisan’ny olana sy mahakivy azy ireo ny hakelin’ny vokatra miakatra. Nanao fikarohana sy vahaolana amin’izany izahay ka anisan’izany ny zezika”, hoy ny tompon’andraikitra eo anivon’ny Zezika Malagasy (Zezima),  Ramangalahy Eric. Nanteriny fa mampitombo betsaka ny vokatra vokarina ny fampiasana izany ary efa maro ireo tantsaha resy lahatra ka mampiasa izany amin’izao fotoana izao. “Mamelona indray ny nofon-tany izy io ary miady amin’ny nofon-tany efa vizaky ny zezika simika. Tsy mifidy voly ary natoraly tanteraka”, hoy ihany izy. Efa nandalo fitiliana sy andrana samihafa ary efa nankatoavin’ny minisiteran’ny Fambolena.

Nampitombo ny vokatra miakatra…

Tsy vitan’izany fa efa voatsirika ny akora nanamboarana azy, toy ny zezim-pahitra sy ny fako ary ireo singa mandrafitra izany. “Nahazoana tombony betsaka ny voka-bary sy ny legioma nampiasana azy io nefa kely fotsiny ny fatra ampiasana amin’izany. Mampitombo ny vokatra rahateo ny fampiasana azy ary afaka mifangaro amin’ny zezika hafa koa”, hoy ihany izy. Nanomboka ny taona 2006 ny nihodinan’ny orinasa.  Manome asa ho an’ny olona miisa 35 izy ireo  ary Malagasy avokoa. Mamokatra 25 t isan-kerinandro eo izy ireo ary efa misy ny vokatra raisin’ny minisiteran’ny Fambolena manokana. Natao anaty fonosana 25 kg izany mba ho mora ny mitondra azy ary mba ho zakan’ny fahefa-mividin’ny mpamboly sy ny tantsaha.

Vendredi 2 août 2019- Riana R

Ambositra-Réseau hydroagricole : les infrastructures à réhabiliter.

Le manque d’infrastructures hydroagricoles dans le district d’Ambositra, freine le développement des activités agricoles dans cette zone aux potentiels énormes. Avec le réaménagement du réseau hydroagricole du périmètre irrigué d’Andohariana Analalehibe, de la commune d’Ilaka, qui dé­butera en septembre, les exploitants agricoles d’Ambositra comptent atteindre un rendement rizicole d’au moins 5t/ha et une production rizicole allant jusqu’à 450 tonnes.

Le réaménagement de ce réseau hydroagricole est intégré dans le Programme de développement des filières agricoles inclusives (Defis), lancé en décembre 2018. Une dizaine de réseaux hydroagricoles dans les huit régions d’intervention, seront ainsi réaménagés.

Le réaménagement du réseau d’Andohariana Anala­lehibe permettra d’irriguer près de 150 ha de terrain. La construction du canal d’irrigation de 4,7 km et des deux barrages hydroagricoles, est également prévue.

Le manque d’infrastructures hydroagricoles dans le district d’Ambositra, freine le développement des activités agricoles dans cette zone aux potentiels énormes. Avec le réaménagement du réseau hydroagricole du périmètre irrigué d’Andohariana Analalehibe, de la commune d’Ilaka, qui dé­butera en septembre, les exploitants agricoles d’Ambositra comptent atteindre un rendement rizicole d’au moins 5t/ha et une production rizicole allant jusqu’à 450 tonnes.

Le réaménagement de ce réseau hydroagricole est intégré dans le Programme de développement des filières agricoles inclusives (Defis), lancé en décembre 2018. Une dizaine de réseaux hydroagricoles dans les huit régions d’intervention, seront ainsi réaménagés.

Le réaménagement du réseau d’Andohariana Anala­lehibe permettra d’irriguer près de 150 ha de terrain. La construction du canal d’irrigation de 4,7 km et des deux barrages hydroagricoles, est également prévue.

Jeudi 1 août 2019-R Mathieu

Aogositra – septambra – oktobra: averina ny fampiatoana fanaratoana drakaka.

Nandray fanapahan-kevira ny minisitera misahana ny jono fa averina, manomboka ny volana aogositra izao hatramin’ny 31 oktobra 2019, ny fampiatoana manerana ny Nosy ny fanaratoana drakaka. Taona maro, araka ny tatitra nataon’ny minisitera, tsy nisy izay fanakatonana ny fanaratoana drakaka izay, lasa fihariana gaboraraka. Misy fiantraikany ratsy lehibe izany ka izao fanapahan-kevitra izao noraisina hifehezana sy hampanarahan-dalàna io lalam-pihariana io, hampitombo ny vokatra drakaka sy hampanara-penitra izany, araka izay takina amin’ny tsena eto an-toerana sy any ivelany.

Izay famerenana ny fanakatonana ny jono izay, tafiditra ao anatin’ny fandaharanasan’ny minisitera ho fanatsarana ny lalam-pihariana hampitombo ny fidiram-bolan’ny mpanjono. Rehefa mitombo sy tsara ny vokatra, mitombo, manaraka izany, koa ny tolotra ho an’ny ho an’ny tsena eto an-toerana sy ny fanondranana azy. Mampiditra vola vahiny izay fanondranana izay, singa iray mampantanjaka ny toekarena. Hahatrarana izany ny hisian’ny fitantanana mangarahara momba ny fitrandrahana ny harena an-dranomasina.

Mangataka fiaraha-miasa amin’ny tsy miankina ny minisitera amin’izany sehatra izany, mba ho ara-dalàna sy hanara-penitra. Tanjona ny fiarovana ny mpanjifa ho amin’ny fahavitan-tena amin’ny sakafo sy hahafahana mifaninana eo amin’ny tsena iraisam-pirenena. Mora ho an’ny minisiteran’ny Fambolena sy ny jono ny mametraka fepetra fa sarotra kosa ny fanaraha-maso izay fanakatonana ny jono izay manerana ny Nosy. Na eo aza ny afaka manao izany, tsy ferana ny mety ho fisian’ny kolikoly sy ny varo-maizina.

 Jeudi 1 Août 2019- Mampionona D

Filière crabe : Exploitation suspendue du 10 août au 31 octobre prochain.

La filière crabe est en situation de détresse à Madagascar. Cela est dû à une surexploitation incontrôlable dans toutes les mangroves surtout dans la région de Boeny. Normalement, la saison de pêche est ouverte chaque année au mois de novembre et clôturée au mois de juillet. Mais depuis ces deux dernières années,  aucune fermeture de saison n’a eu lieu, les pêcheurs et les collecteurs avaient toujours capturé ce crustacé tout au long de l’année et ce de manière sauvage. Ce qui laisse maintenant subsister des impacts négatifs sur la production des crabes, ainsi l’Etat a pris une mesure afin de redresser la situation. Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) suspend l’exploitation de crabes du 10 août jusqu’au 31 octobre prochain sur tout le territoire national. D’après les informations recueillies, cette mesure a été prise afin d’assurer la durabilité de cette filière tout en respectant la période de ponte ainsi que l’augmentation de la taille minimale requise pour la capture qui est de 11cm. Tout activité liée à l’exploitation de crabes telle que la pêche, la vente, le transport… sera donc interdite pendant ces deux mois et demi. A rappeler que d’importante quantité de crabes de petite taille a été aperçu sur les marchés de la capitale ces derniers temps. La manière avec laquelle les pêcheurs exploitent ce produit halieutique n’était soumise à de sérieux contrôles. A partir de maintenant alors, la réglementation sera mise en œuvre.