FICHE DE PROJET PACP TOLIARA
L’amélioration des revenus des pêcheurs traditionnels dans le littoral du Sud ouest dépend surtout de l’exploitation rationnelle des ressources halieutiques dans cette région. En effet, la mise en place des réserves marines qui constituent des lieux de reproduction et de grossissement des ressources : poissons, crevettes, poulpes, crabes, concombre de mer… contribue tant à la préservation des ressources marines qu’à la professionnalisation du métier des pêcheurs traditionnels.
A terme du projet PACP ou Projet d’Appui aux Collectivités des Pêcheurs de Toliara, 50 réserves marines seront mises en place dans la région du Sud ouest. Ce projet, sous tutelle du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et financé par la BAD et l’Etat malagasy, s’est fixé parmi ses objectifs la mise en place de réserves marines en partenariat avec des organismes oeuvrant dans le domaine des recherches en milieu marin dont l’Institut halieutique et scientifique marine ou I.H.S.M , le Wildlife Conservation Society ou W.C.S, la Blue Venture, le Reef Doctor, le W.W.F … . Pour cette année 2009, 20 réserves marines sont prévues à être mises en place dont 15 en cours. Par suite des recherches effectuées et répondant aux besoins des pêcheurs locaux, une première réserve marine a été mise en place à Andavadaoka dans le District de Morombe en 2004 par le W.C.S dans le cadre de son programme marin. L’efficacité de cette réserve a permis au projet PACP de diffuser ce système au sein de sa zone d’action suivant l’organisation et la structuration de la communauté des pêcheurs sur place. Ces réserves marines mises en place dans le cadre de la mise en œuvre du projet PACP de Toliara sont constituées par des mangroves, aires marines et récifs coralliens et qui sont gérées et entretenues par les communautés des pêcheurs ou bénéficiaires du projet par le biais de Dina. Selon le témoignage des pêcheurs traditionnels de Sarodrano qui compte de 383 pêcheurs traditionnels dans la Commune de Saint Augustin et ceux de Tsifota dans la Commune de Manombo qui compte1263 pêcheurs traditionnels, la fermeture et la réouverture de ces réserves leur ont permis d’augmenter considérablement leur production tant en qualité qu’en quantité. Avant la mise en place des réserves, leur production varie entre 2Kg à 5Kg par jour en matière de crevette tandis qu’actuellement ils obtiennent jusqu’à 20Kg de crevettes par jour au moment de la réouverture des réserves, a affirmé Johanison Mélan, Président du Comité de gestion de réserve à Sarodrano. 
La pêche traditionnelle fait partie intégrante de l’activité de la populationde la région du Sud ouest de Madagascar. Ce projet, financé par la Banque Africaine pour le Développement ou BAD et l’Etat malagasy, à hauteur de 20 .863 millions d’Ariary, à travers ses quatre composantes dont (i) le renforcement des capacités des intervenants du projet , (ii) l’aménagement et gestion durable des ressources halieutiques, (iii) Développement de la production halieutique ; et (iv) Coordination et gestion du projet vise la réduction de la pauvreté des pêcheurs traditionnels tout en préservant les ressources marines. Pourtant, afin de préserver les ressources halieutiques disponibles, les collectivités de pêcheurs, regroupés au sein de Groupement familiale des pêcheurs ou GFP contribuent à la préservation des ressources à la gestion des réserves marines par de « DINA » qui spécifie le mode de gestion des réserves : clôture et ouverture de ces réserves marines. Pour cette année 2009, 20 réserves marines sont prévues à être mises en place pour une meilleure exploitation des ressources halieutiques au niveau de cette région. La disposition des réserves marines peut être temporaire ou définitif suivant la réglementation en vigueur en matière d’exploitation des ressources halieutiques. De ce fait des Comités de gestion des réserves marines sont constituées pour veiller au respect des Dina.
REDACTION : Jocelyn RAZAFINDRASENDRA
DATE : 03 AOUT 2009
SCID/DSI/MAEP