Actuellement les plants de cyprès dans la capitale sont victimes de nécrose et de dessèchement total dans différents endroits. Notons que les haies taillées sont les plus touchées.
Les premiers résultats d'analyses effectués ont montré que les dégâts sont liés à la présence d'un puceron ailé qui est un petit insecte pouvant attaquer diverses cultures et entre autres les plantes ornementales. Celui-ci appartient au genre Toxoptera, il attaque différentes parties de la plante comme, les feuilles, les rameaux en piquant et en injectant du poison qui va provoquer le brunissement et le dessèchement de la plante.
Le miellat sécrété par les insectes va favoriser le développement de la fumagine sous l'action combinée des fourmis.
Compte tenu de la complexité de la biologie de l’insecte, on peut assister à l'apparition de plusieurs générations en une année, ce qui peut être l'origine d'importants dégâts.
Nous recommandons la protection des plantes par :
1. Une pulvérisation d'insecticide à base des matières actives suivantes: chlorpyriphos cthyl 500g/1 -+- cyperméthriue 50g/1 à la dose 600ml/ha ou lambdacyalotbrine 15g/1 + acétamipride logil à la dose de ll/ha ou Diméthoate 400EC à la dose de t L/ha, ou d'autres produits appropriés pour lutter contre les pucerons sur les plantes ornementales. Notons que ces produits sont disponibles dans les magasins revendeurs.
2. le traitement doit être fait dès la première apparition des insectes, aussi les propriétaires sont invités à faire une observation régulière des jeunes pousses et de rameaux.
3. Le traitement peut être repris après 10 à 15 jours et veiller à ce que la dose des produits soit respectée.
4. une application d'engrais foliaire et un apport de fumure organique peut soutenir et réactiver la végétation.
5. Après chaque taille, un traitement insecticide doit être fait pour éviter l'invasion des insectes.
6. Si le développement de la fumagine est important, il faut faire une application d'un fongicide à base de Mancozèbe à une dose de 2.5 Kg/ha
Des études complémentaires sont en cours pour identifier si d'autres agents causaux peuvent aussi contribuer à la destruction de nos cyprès.
Antananarivo, le 17 Octobre 2008
Rédacteur : Fiononana Ranaivoson
SCID/DSI/MAEP
Date : 20 octobre 2008